Fiche métier : Illustratrice numérique

Nom générique du métier 

Un/e illustrateur/trice numérique, ou « digital illustrator » en anglais, est une version évoluée de l’illustrateur telle qu’on le connait. Celui-ci travaille à présent avec des outils digitaux comme la tablette numérique (par exemple, l’Ipad Pro).

Professionnel du multimédia 

Selon nous, un professionnel du multimédia est bien évidemment quelqu’un qui travaille avec des outils numérique. Ce qui qualifie un « bon » professionnel du multimédia est qu’il doit posséder un maximum de compétences dans les autres domaines du numérique tels que le marketing, le graphisme, la communication,… Il doit également être informé et curieux de toutes les nouvelles technologies ainsi que de ses évolutions. En effet, car le monde d’aujourd’hui évolue très vite.

Enfin, il doit être capable de travailler en équipe avec tous les corps de métier qui l’entourent, afin de mieux travailler et d’être plus productif. Il doit également pouvoir travailler sous la pression des deadlines.

Description détaillé du métier 

L’illustrateur/trice travaille premièrement sur papier où il/elle dessine ses premières idées. Ensuite, il/elle envoie son projet final sur tablette graphique.

La tablette graphique se branche à l’ordinateur. On dessine dessus avec un stylet et le dessin apparait sur l’écran de manière instantanée. La plupart du temps, il/elle travaille sur des logiciels tels que Photoshop ou Illustrator.

Image : Wacil Anajar

Il/elle travaille soit en tant qu’indépendant ou au sein d’une entreprise de graphisme.

Celui-ci peut également dispenser des cours à d’autres personnes, afin de transmettre son savoir, comme le fait notre interviewée.

Il/elle travaille lorsqu’un client se présente ou simplement comme passe-temps, car il est avant tout passionné par ce qu’il/elle fait.

Il/elle peut travailler n’importe où tant qu’il/elle a son matériel informatique : soit à domicile ou dans un espace de co-working pour les indépendants, ou encore à son lieu de travail (dans le cas d’un salarié).

Mission 

Le but de l’illustrateur est très souvent communicationnel ou éducatif.

Dans les deux cas, le but est artistique et aide à la compréhension du message à faire passer.

Les livres pour enfants concernant leur éducation à la maternelle,  par exemple, illustrent des moments de la vie de tous les jours et relèvent aussi du travaille de l’illustrateur.

Une publicité peut également faire l’objet d’un travail artistique pour un illustrateur numérique.

Activité principales 

  • L’analyse des besoins du client, comprendre et interpréter ses objectifs.
  • Tenir compte des exigences du client tout en y intégrant son propre style graphique.
  • Réaliser plusieurs maquettes/prototypes à proposer au client. Le but étant que celui-ci en choisisse un. Le travail final découlera de la maquette sélectionnée.
  • Accepter et s’adapter aux exigences du client, cela inclut parfois des changements de dernière minute.
  • Réaliser un cahier des charges.

Compétences requises pour le métier 

 

  • Imagination et esprit de créativité.
  • Sortir de sa zone de confort et varier les styles, tester de nouvelles choses.
  • Faire preuve de curiosité.
  • Avoir un bon esprit d’analyse et un bon esprit critique.
  • Avoir de bonnes connaissances concernant ses publics cibles.
  • Posséder les compétences techniques et artistiques d’un dessinateur.

 

Qualités humaines requises pour le métier 

  • Ouverture d’esprit.
  • Avoir le dialogue facile et être accueillant.
  • Etre à l’écoute du client.
  • Faire preuve de calme et de patience malgré la pression imposée par certains clients.
  • Ne rien imposer au client mais plutôt lui proposer des choses.

Evolutions du métier 

 

Le changement majeur du métier d’illustrateur est certainement l’apparition de l’ordinateur, ainsi que des outils utilisés en parallèles tels que : la tablette graphique (mentionnée plus haut), ou encore les logiciels de dessins et de retouches photos.

Du point de vue de l’environnement interne, le travail en lui-même est donc devenu plus pratique grâce à ces outils. En ce qui concerne l’environnement externe, il faut savoir que grâce aux ordinateurs, encore une fois, la communication devient plus facile entre le client et l’illustrateur. En effet, les réseaux sociaux, les sites internets (avec les coordonnées de la personne), ou encore les boîtes mails permettent de travailler beaucoup plus rapidement. Cela permet même d’exercer le métier à distance : ainsi, il est tout à fait possible de travailler avec une personne que l’on ne rencontrera jamais physiquement car celle-ci se trouve à l’autre bout du monde. Grâce à Internet, le nombre de clients devient beaucoup plus vaste. Cela permet également de travailler avec des personnes ou des entreprises qui ont un style ou une vision des choses qui sont à l’opposé de votre travail. Cela ne peut être qu’enrichissant d’un point de vue professionnel et personnel.

En revanche, l’Internet impose une rapidité d’exécution hors-norme. Il faut savoir qu’avec Internet, tout va extrêmement vite : les clients sont pressés et demandent le résulta d’un travail dans un délai assez court.

 

Interview d’une illustratrice

 

Afin d’illustrer ce travail, nous avons réalisé une interview de Clotilde Goubely, illustratrice numérique et professeure à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles.

Image : Clotilde Goubely / Instagram

 

  • Dans quels types d’entreprises avez-vous travaillé ?

J’ai travaillé pour la RTBF, Disney et j’ai fait pas mal de publicités aussi.

 

  • Quels sont les types de travaux avez-vous réalisé et pour quel genre de clients ?

J’ai réalisé quelques campagnes pour des pubs axées sur sensibilisation de la santé auprès des enfants.

 

  • Selon vous, le métier risque-t-il de disparaître avec le temps pour être remplacé par une technologie ?

Je doute que la créativité humaine et son imagination débordante puissent être un jour remplacés par une intelligence artificielle. Pour moi, un algorithme binaire ne peut comprendre la manière dont il doit faire passer une émotion, ou même avoir un certaine sensibilité dans sa communication visuelle.

 

  • Dans quel type d’environnement exercez-vous ce travail ?

Au début, j’ai exercé des petits postes à mon domicile : j’ai illustré des faits d’actualité pour une revue papier. Un peu comme on le voit souvent dans les journaux les caricatures, mais plus sous forme ludique et destiné aux plus jeunes.

 

  • Quel type d’études avez-vous fait ?

J’ai étudié en secondaire à Saint-Luc en art plastique. Ensuite, j’ai suivi un parcours supérieur en Communication visuelle, et j’ai tout de suite enchainé des études de professeure. En rejoignant l’Institut Saint-Luc en tant que professeure, j’ai pu sécuriser mes revenus avec un salaire constant.

 

  • Etant donné que vous avez travaillé à la fois pour des entreprises et en tant qu’indépendante,  pouvez-vous nous parler de la difficulté que vous avez rencontré face à la masse de travail énorme (ou inexistante) ?

Durant mes études, j’ai toujours travaillé à mon compte ou je rejoignais des projets dans des entreprises pour de petites durées. Ceci m’a permis d’épargner et de pouvoir financer mes études et autres activités. Mais rien ne me pouvait me garantir une sécurité : c’est un milieu qui bouge énormément et il faut être à la page sans cesse. Rater une mise à jour de style graphique et ne pas se renouveler peut nous coûter une perte de contrat. Un monde dans lequel il faut se renouveler sans arrêt peut rapidement devenir compliqué quand on devient mère de famille.

 

  • Travaillez-vous plutôt seule ou en groupe ?

J’ai fait les deux. J’ai beaucoup apprécié travailler sur de grands projets avec des équipes énormes. On apprend et on partage énormément et on se créé un réseau plus large. Mais je préfère exercer mon travaille seule : je peux être à la fois la chef d’orchestre et être la personne qui exécute les démarches pratiques. C’est pourquoi j’ai produit quelques ouvrages de comptes pour enfant, écrits et illustrés entièrement par moi-même.

 

  • Du point de vue investissement financier et temporel, avez-vous été rapidement rentable ?

Dans notre métier l’investissement matériel peut être minimisé au maximum, il nous faut pas de matériel spécialement coûteux. Hormis mes feutres et ustensiles pour le travail sur papier, rien de très coûteux ou éphémère. En revanche, l’investissement au niveau du temps a été très lourd, mais il est automatiquement rentabilisé car les heures de travail sont impactées par l’accord fixé avec le client lors du devis.

  • Travaillez-vous uniquement sur des écrans ou avez-vous toujours un contact avec le papier ?

Dans mon métier, le rapport avec le papier est important. Je fais des croquis de ce que je souhaite réaliser sur papier et j’essaye de reporter mes idées sur écran par la suite.

  • Sentez-vous une évolution, un changement au sein de votre métier ?

Oui, l’évolution est marquée. En effet, le Design graphique n’est plus lié qu’à l’imprimerie, mais aussi à d’autres médias. Par exemple, nous parlons de plus en plus du Design Web, donc de la conception de l’interface d’un site web.

  • La concurrence est-elle présente et est-elle « rude » ?

Au début, ce métier était un métier concurrentiel, il y avait beaucoup de monde pour peu de postes. Mais depuis que le marché du numérique (donc le web, le commerce en ligne, les réseaux sociaux,…) est en plein croissance, les designers graphiques font leur place auprès des équipes de communication et des entreprises de marketing. Donc, le développement de ce marché permet plus de débouchés pour les designers graphiques et ainsi, il y a un peu plus de postes.

Nicolas Bastiaans –  Wacil Anajar – Ayoub Azaoum – Matis D’errico

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