Commande 3 : ‘Living Tomorrow’

Creative Lab : Commande 3

Living Tommorow

 

  • Membres du binôme :

Antoine Visart et Audran Charpentier

 

  • Présentation du lieu de sortie :

A l’origine baptisé « Maison du futur », Living Tomorrow est un complexe technologique situé à Vilvorde dans la périphérie de la ville de Bruxelles.

Il se présente sous la forme d’un environnement de test dont la vocation est de parvenir à combiner innovations technologiques et marketing. Son but principal est donc d’informer les visiteurs au sujet des nouveaux services et produits qui sont disponibles sur le marché tout en leur offrant un aperçu de leurs évolutions futures. Ainsi, il cherche à appréhender le futur de l’Humanité en imaginant comment nous pourrions vivre, habiter et travailler dans le monde de demain, en fonction des nouvelles technologies qui émergent.

De plus, il offre des possibilités de partenariats aux entreprises désirant s’informer, analyser leurs besoins et potentiellement chercher des moyens de se développer. En effet, les progrès technologiques sont intimement liés à celles-ci et Living Tomorrow tente indéniablement de mesurer l’impact qu’ils pourraient avoir sur les différents secteurs du marché (nouveaux types de consommation, menaces et opportunités de demain, partenariats éventuels entre différents secteurs, etc.)

La recherche et l’innovation sont donc bien leurs deux préoccupations principales. Différents groupes de recherche, appelés « Groupes de Vision », sont d’ailleurs constamment occupés à examiner de nouvelles idées. Ces groupes s’organisent autour de plusieurs thématiques que voici :

  • L’Horeca
  • Les soins de santé
  • La vie quotidienne, l’habitat et Internet
  • La distribution
  • Le domaine urbain
  • L’agriculture et le domaine alimentaire
  • Le sport
  • Le secteur des paiements

Les projets développés sont ensuite intégrés au complexe afin de participer à des démonstrations présentées aux différentes organisations qui désirent collaborer avec le site. Pas moins de 150 000 visiteurs et plus de 200 événements parsèment le lieu chaque année.

 

  • Contenu général de la sortie :

Après avoir été accueillis, nous avons été emmenés dans une salle de conférence où une brève introduction nous a été présentée. Nous avons ensuite été divisé en deux groupes et avons débuté la visite.

Nous sommes donc passés par différentes pièces où une multitude de nouvelles technologies ont été exposées devant nos yeux. D’une nouvelle génération de boîte aux lettres à des techniques agricoles futuristes, en passant par des pièces de maison intelligentes, des soins de santé plus efficaces et des possibilités d’ouvrages publics respectueux de l’environnement, de nombreux secteurs ont été abordés durant notre visite. A certains moments, nous avons même été invités à essayer l’une ou l’autre technologie. Cela n’a néanmoins pas souvent été le cas.

Enfin, lorsque la visite a pris fin, nous sommes redescendus à l’accueil, avons retrouvé l’autre groupe et sommes chacun repartis vaquer à nos occupations.

 

  • Description des publics cibles : 

Se revendiquant être un lieu de recherche et d’innovation technologiques, il est normal que Living Tomorrow soit axé sur des domaines qui touchent l’ensemble de la population.

Les premières concernées sont évidemment les entreprises, avec qui le complexe organise des partenariats afin de les aider à s’épanouir au mieux en prenant compte des nouveaux progrès et enjeux techniques du marché. Ces entreprises proviennent donc d’une pléthore de secteurs différents.

Les hommes d’affaires sont donc spécifiquement visés, mais les consommateurs individuels sont également les bienvenus. Acceptant les visites groupées, le site permet à ces derniers de se tenir au courant des progrès effectués dans les domaines qui les intéressent.

Les autorités sont aussi une cible primordiale pour le complexe. Cela peut désigner des autorités publiques, à l’instar des villes, institutions européennes, fédérales, …, mais il peut également s’agir d’autorités en matière de savoir telles que certains centres de connaissance de premier plan, comme par exemple Centexbel.

En outre, les secteurs de la santé, de la construction et ceux faisant partie du domaine alimentaire ne sont évidemment pas oubliés. Qu’il s’agisse de prestataires individuels ou de centres dédiés, chacun est invité à prendre connaissance des innovations liées à ses attributions et, pourquoi pas, de participer à leur développement.

Le monde du service économique ne déroge pas à la règle et demeure, lui aussi, au centre des préoccupations. Assureurs, banques ou encore distributeurs, font tous l’objet d’une minutieuse analyse afin de déceler d’éventuelles métamorphoses de leurs activités.

Enfin, les jeunes étudiants et les seniors sont eux aussi ciblés par l’établissement. En effet, les premiers représentent la génération de demain et figurent donc parmi les principaux concernés. Ils sont dès lors invités dès leur plus jeune âge à venir visiter le site dans une optique éducationnelle. Les seconds, quant à eux, requièrent une attention particulière concernant différents besoins et l’entreprise les encourage à se renseigner au sujet des potentielles améliorations détectées.

A noter que certains médias font office de relais d’information pour l’entreprise. Ils font donc également partie des publics visés (en particulier des médias spécialisés dans la diffusion d’informations relatives aux différents secteurs concernés).

 

  • Rapport au digital : 

Au vu des nombreuses technologies exploitées et du niveau de pointe visé par l’entreprise, il semble logique qu’elle réalise cela en adéquation avec les techniques actuelles.

Le rapport au digital est donc fréquent. Les puces RFID, présentes tout au long de la visite, ne permettent-elles pas le stockage et la retransmission de données à distance ? Les écrans digitaux ne sont-ils pas indispensables au bon usage de certaines technologies, comme dans le cas des cuisines intelligentes ou des miroirs interactifs ? Et enfin, les technologies déjà utilisées à l’heure actuelle telles que le wifi, Bluetooth ou encore les systèmes de reconnaissance vocale ne sont-ils pas primordiaux au bon fonctionnement de dispositifs comme « Alexa » ?

Les liens avec le monde du digital sont donc aussi nombreux qu’utiles. Sans cela, bien peu des innovations présentées auraient pu voir le jour, et celles qui l’auraient quand même fait s’en seraient retrouvées fort amoindries. Il paraît donc naturel de dire que cette exposition s’est en partie construite sur le principe-même du digital !

 

  • Enjeux éthiques et déontologiques :

Au vu de la crise écologique actuelle, certains soulèveraient en premier lieu l’emploi de matériaux dont l’usage et la récolte ne sont pas toujours respectueux de l’environnement (comme le bambou par exemple).

D’autre part, les problématiques liées à la surpopulation et aux enjeux alimentaires conséquents possèdent également leur lot de complications éthiques. Est-il acceptable, par exemple, d’injecter des antibiotiques à des élevages de porcs pour éviter certaines épidémies ?

Toutefois,la majorité des enjeux éthiques et déontologiques liés aux nouvelles technologies sont connexe avec l’intelligence artificielle. L’un de nos guides nous en a d’ailleurs brièvement parlé lors de notre visite à Living Tomorrow. Cette technologie pourrait selon nombre d’experts échapper à notre contrôle et même, dans les pires scénarios imaginés, causer la perte de l’espèce humaine. En effet, le principe de cette technologie est qu’elle apprend d’elle-même, et ce en étant directement reliée à la plus vaste banque de savoir et de connaissances jamais créée, soit internet. Mais en plus d’avoir accès à cet immense ensemble de connaissances, nous sommes occupés à lui offrir une autre ressource, et non des moindres : nos données personnelles. En effet, nous possédons presque tous cette technologie dans le creux de notre poche, à savoir au sein de notre smartphone via des fonctionnalités telles que Siri pour les appareils de la marque Apple ou une multitude de déclinaisons équivalentes sous Android. Mais également bientôt dans nos maisons, avec la démocratisation d’appareils tels que le robot intelligent d’Amazon appelé ‘Alexa’, ou encore le ‘Google Home’ du géant américain du même nom. Ces appareils, conçus pour nous aider et anticiper nos besoins en se basant sur une masse gigantesque de données, nous connaissent mieux que personne. Que se passerait-il si, du jour au lendemain et suite à un développement trop poussé, ils devenaient véritablement auto-suffisants et se rebellaient contre nous, leurs créateurs ? Cette idée peut faire sourire et sembler farfelue, mais la question a pourtant vraiment été posée par des experts et scientifiques spécialistes du domaine, dont Elon Musk ainsi que Stephen Hawking. Leurs interventions respectives relevaient probablement plus de la prévention que d’un véritable avertissement, mais le message délivré reste le même : il faut être extrêmement vigilant quant au surdéveloppement de cette technologie, potentielle annihilatrice de l’espèce humaine.

La question éthique et déontologique majeure réside donc dans cette problématique et pourrait être formulée comme tel : « Est-il acceptable et raisonnable de laisser libre cours au développement d’une technologie ayant à terme la capacité de détruire l’humanité ? ».

 

  • Technologies embarquées :

Etant donné que l’entreprise investit dans une multitude de domaines différents, la liste des technologies embarquées est inouïe et en détailler une liste exhaustive demeure illusoire. Nous pouvons toutefois en citer quelques exemples que nous avons pu observer lors de notre visite :

  • Les puces RFID : ces puces, intégrables à une quantité non négligeable d’objets du quotidien, permettent entre autres le stockage et la restitution de données concernant l’objet dans lequel elles ont été implantées.

 

  • Le Corian : matériel travaillable, thermoformable et translucide, il pourrait être utilisé à la place de nombreux matériaux exploités à l’heure actuelle. La seule contrainte liée à son utilisation reste son caractère onéreux.

 

  • Les QR Code : technologie notoire, son utilisation est apparue utile lors de certains moments de la visite.

 

  • L’amidon : molécule utilisée afin d’imprimer des équivalents de puces RFID sur les fruits.

 

  • Bracelets MYO et Bluetooth : bracelets permettant le contrôle en temps réel de visuels et de sons.

 

  • Impression 3D : utilisée pour concevoir des textiles spécifiques tels que les taies utilisées dans les lits oxygénés.

 

  • Capteurs gestuels, balance, et autres outils de mesure : utilisés par exemple dans les projets de miroir interactifs, ils permettent d’afficher en temps réel des données concernant l’utilisateur.

 

  • Similis de pacemaker : reproductions plus petites et plus pratiques des anciens modèles, ceux-ci faciliteraient grandement l’implantation de tels dispositifs chez l’être humain. Ils sont en outre équipés de batteries rechargeables.

 

  • Drones équipés de défibrillateurs : munis en plus d’un système de géolocalisation et d’électrodes, ceux-ci serviraient à prodiguer des soins de secours en cas d’urgence à des personnes les nécessitant.

 

  • Capteurs sonores : permettent la surveillance sanitaire des porcs durant leur élevage (pour remarquer directement si un phénomène de toux apparaît, car cela peut être signe d’une épidémie de grippe porcine).

 

  • Capteurs de motion : utilisés dans le cadre d’un éclairage de rue intelligent, ils permettraient de ne diffuser une lumière vive qu’au passage de corps physiques.

 

  • Substances fluorescentes : permettrait par exemple un marquage routier mieux visible dans de mauvaises conditions d’éclairage.

Visionnez cette vidéo pour en apprendre davantage sur les deux derniers points :

 

  • Pistes d’amélioration en termes d’UX :

Nous avons, en vain, cherché à trouver d’éventuelles idées afin d’améliorer l’expérience utilisateur. Nous en avons déduit que le lieu et la visite était déjà formidablement bien pensés ainsi que réalisés. Les guides à qui nous avons eu affaire étaient extrêmement compétents et nous ont laissé une excellente impression. Ils maîtrisaient leur sujet et étaient à même de nous fournir des explications claires quant aux innovations exposées ainsi que de répondre à nos questions les plus farfelues. Tout cela en français, en sachant qu’ils étaient néerlandophones.

De plus, la scénarisation de la visite et la mise en contexte des différentes inventions, couplées aux explications reçues oralement, nous ont permis de rapidement comprendre ce qui nous était montré, même lorsqu’il s’agissait de concepts relativement compliqués.

 

  • Différences avec BelExpo :

Les différences que nous avons pu noter avec la visite de BelExpo sont nombreuses :

 

Tout d’abord, l’objectif de la visite ainsi que les publics visés. Alors que BelExpo visait une clientèle relativement jeune au moyen d’activités ludiques, Living Tomorrow s’adresse à un public bien plus averti. En effet, comme dit plus haut, ses principales cibles demeurent les institutions ou les entrepreneurs. Par conséquent, la première était vouée à l’apprentissage, tandis que la deuxième concernait plus des projets d’innovation et de marchandisage.

De ce point découlent certaines différences plus concrètes. Lors de la visite de BelExpo, une brève introduction a été énoncée juste avant de rentrer dans le parcours (dans un lieu qui n’était pas spécialement propice à cela), puis nous avons été rendus totalement libres de nos actes et nous avons pu déambuler à notre guise. A Living Tomorrow, par contre, nous avons d’abord été reçus dans une salle dédiée où une petite conférence d’introduction nous a été présentée. Ensuite, la visite s’est entièrement déroulée suivie d’un accompagnateur. Ces deux points relèvent à nos yeux de la différence du public visé. De plus, alors que BelExpo nous incitait à jouer et à expérimenter les diverses créations mises en place, Living Tomorrow s’est contenté d’une présentation quasi ex cathedra des différents objets d’exposition.

Enfin, pour nous permettre une plus grande interaction avec la visite, BelExpo nous a tous confié une sorte de bracelet magnétique qui nous a ensuite permis de nous identifier à chaque borne d’activité durant le parcours. A ce niveau, rien ne nous a été prêté du côté de Living Tomorrow.

Salle de conférence Living Tomorrow :

 

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  • Lien réalisé avec nos cours et description de l’activité :

Après la visite, nous avons tout de suite fait un lien entre ce que nous venions de voir et le cours de scénarisation interactive. En effet, ce cours nous pousse à être créatif dans la réalisation de plusieurs de nos travaux scolaires en nous exigeant de bâtir ces derniers sur un schéma narratif intéressant et ayant du sens.

Or c’est exactement ce que nous a proposé Living Tomorrow dans sa façon de nous présenter les technologies futuristes qu’elle abrite. Effectivement, plutôt que de simplement montrer et expliquer chaque technologie sans faire de liens entre elles et sans les mettre en contexte, comme pourrait le faire une exposition plus basique, Living Tomorrow expose ses inventions innovantes en suivant un schéma narratif très bien élaboré. Le lieu est pensé, construit et présenté comme une maison du futur, abritant de nombreuses pièces telles qu’un hall d’entrée, un salon, une salle à manger ou encore une chambre à coucher. La visite consiste donc en un tour du propriétaire durant lequel le guide nous explique l’objectif de chacune des technologies et inventions disséminées dans chaque pièce. Cette conception de la visite la rend ludique et explicite pour le visiteur, lui permettant d’assimiler facilement l’intérêt des innovations qu’il découvre grâce à une mise en contexte dans un environnement qui lui est familier.

 

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  • Lien réalisé avec d’autres visites :

 

Nous n’avons pas réussi à en effectuer.

 

Sources :

 

LIVING TOMORROW. Living Tomorrow – How we will live tomorrow depends on what we do today[en ligne]. Disponible sur : https://www.livingtomorrow.com/fr. (Consulté le 10/12/2018)

 

LIVING TOMORROW. Brochure. [Fichier PDF]. Document interne à l’entreprise. Disponible sur : file:///E:/Écriture%20multimédia/Creative%20Lab/LIVING%20TOMORROW%20BROCHURE%20-%20BECOME%20PARTICIPANT%20-FR.PDF. (Consultée le 10/12/2018)

 

KHARPAL, Arjun. Stephen Hawking says A.I. could be ‘worst event in the history of our civilization’ (en ligne.). Disponible sur : https://www.cnbc.com/2017/11/06/stephen-hawking-ai-could-be-worst-event-in-civilization.html(consulté le 18-12-2018).

 

Sources des images et vidéos :

 

1Source de l’image : eventonline.be. Disponible sur : https://www.eventonline.be/fr/detail/lieu-de-levenement-bruxelles-living-tomorrow/. (Consulté le 11/12/2018)

 

2Source de l’image : eventonline.be. Disponible sur : https://www.eventonline.be/fr/detail/lieu-de-levenement-bruxelles-living-tomorrow/. (Consulté le 11/12/2018)

 

3Source de l’image : eventonline.be. Disponible sur : https://www.eventonline.be/fr/detail/lieu-de-levenement-bruxelles-living-tomorrow/. (Consulté le 11/12/2018)

 

EANDIS CVBA. Eclairage public intelligent [vidéo en ligne, 2 min.]. In : Youtube, 08/01/2014. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=APTUthwp0jI. (Consulté le 11/12/2018)

 

4Source de l’image : Photo réalisée par Visart Antoine.

 

5Source de l’image : Photo réalisée par Visart Antoine.

 

6Source de l’image : Photo réalisée par Visart Antoine.

 

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