Révolution de l’enseignement

Enseigner avec le numérique ? C’est possible ?

Que verrons-nous comme enseignement en 2028 ? Pas d’école ? Pas de professeurs ? Pas de livres ? Des tablettes ? Des robots ? À domicile ? Toutes ces idées sont ce que nous allons développer ici. Avec l’avancée de toutes ces technologies, cela pourrait être notre futur ! C’est effrayant, n’est-ce pas. C’est le sujet principal de notre article, l’enseignement et le numérique.

Décembre 2028, après 10 ans de recherches, les citoyens ont décidé de mettre en place une révolution attendue par certains et redoutée par d’autres. L’école, les professeurs, les évaluations, comment faire autrement ? C’est l’évolution actuelle et possible jusqu’à un certain point. Un colloque réunissant les ministres de l’Éducation de différents pays a travaillé de concert afin de trouver des solutions au faible taux de réussite des établissements scolaires. C’est ainsi que fut proposer l’intégration du digital et du numérique dans notre éducation. Nous parlerons des modifications que cela entraînerait dans notre société. Puis, ce que nous pourrions espérer comme changement dans l’enseignement primaire et secondaire principalement.

Enseignement digital

Les technologies incluses dans l’innovation sont principalement des robots et des caméras intelligents équipées de capteurs de mouvements. Ceux-ci sont placés dans la maison des étudiants avec l’approbation des parents pour permettre une surveillance optimale de l’enfant à domicile. Cette technologie permettra à l’enfant d’avoir un enseignement individuel selon des interfaces différentes et adaptées en fonction des cours enseignés. Nous retrouvons un apprentissage principalement via de la réalité virtuelle qui avec des jeux libres, dirigés et régis par des règles permettra à l’enfant d’apprendre de manière plus ludique et de retenir plus facilement l’information. Ceux-ci, bien sûr, seront contrôlés avec des limites de temps de relaxation et chaque activité aurait des objectifs pour assurer la réussite de l’élève. Suite à la réussite de ses objectifs éducatifs, l’enseignant pourra évaluer la réussite de son élève.

Les étudiants apprennent dans le confort de leurs domiciles, cela leur permet également d’évoluer à leur rythme sans subir la pression sociale des autres élèves. Bien sûr, un barème obligatoire de connaissance est instauré pour assurer une bonne adaptation à notre vie moderne. L’enseignant, programmeur de l’holographie, a la possibilité d’adapter sa matière selon les difficultés rencontrées par l’élève, il peut donc ,de cette manière, s’assurer la compréhension complète de son élève.

L’enseignant dans tout cela ? Son métier n’est pas remis en cause, loin de là, il est maintenant plus essentiel que jamais. Comme dans tout le domaine de l’enseignement, il est en constante évolution. En collaboration avec les programmeurs, il mettra sur pied de nouvelles méthodes et outils d’apprentissage. Il pourra donc mieux se concentrer sur son rôle éducatif et créatif plutôt que sur la répétition d’une même matière. Il sera un guide à l’apprentissage. Son rôle sera de créer du contenu éducatif et adapté pour ses cours.

L’apprentissage de la vie en société ne sera pas mis de côté pour autant. Beaucoup de critiques ont fait ralentir cette révolution. Elles disaient que les enfants perdraient le contact avec la société, qu’ils n’apprendraient ni à vivre en groupe ni à interagir avec les autres. Les ministères se sont longuement penchés sur la question. Il en est ressorti que la manière de vivre en société est enseignée aux enfants par l’environnement d’une école et la cohabitation au sein d’un groupe et non par l’enseignement des professeurs. Malgré cela, beaucoup sortent tout de même de l’école sans vraiment savoir comment agir en société. C’est pour cette raison que chaque semaine, dans un établissement scolaire, une journée sera consacrée à l’apprentissage des comportements à adopter en société et en groupe. Ils seront également sensibilisés à l’éthique liée à l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux.

En outre, cette révolution donne la possibilité d’offrir une éducation équivalente entre les pays, car les normes d’enseignement seront mondiales. Cela facilite les échanges futurs et permet même l’émergence de plus en plus de professeurs sans frontières.

Le début de tout

Tout a commencé, par un travail de projection futuriste que deux étudiantes de 1re année en Écriture multimédia à l’ISFSC ont développé en 2018. Un article sur l’innovation dans le domaine de l’enseignement qui a amené les chercheurs à se questionner sur la plus-value d’une telle innovation. Plusieurs psychologues, neurologues, instituteurs et enseignants espèrent y voir des avantages encore plus grands que le tableau blanc interactif et le tableau numérique interactif de l’époque. Notamment, pour améliorer le travail collectif entre les élèves ; leur concentration ; le temps consacré par l’enseignant et par les élèves et la facilité pour eux de mieux retenir l’information.

Dix ans auparavant, nous retrouvions déjà des tableaux interactifs dans l’environnement des écoles ainsi que dans les entreprises. Ceux-ci étaient utilisés pour les formations, les réunions et toutes autres activités d’apprentissages. Ils étaient considérés comme l’outil idéal pour combiner l’interactivité et l’apprentissage. Ils fonctionnaient en parallèle avec un ordinateur et un vidéoprojecteur lié à une surface interactive tactile. Aujourd’hui en 2028, cela semble superflu, car la majorité des enfants ont des casques de réalité virtuelle, des tablettes numériques, des téléphones analogiques … toute dernière génération qu’ils utilisent depuis leur plus jeune âge. De ce fait, comment pourrions-nous proposer un outil digital qui aiderait davantage l’apprentissage des élèves ?

Les avancées et son origine

Nous retrouvions une différence entre les écoles du monde et avons vu une avancée majeure dans l’enseignement au moment où les professeurs ont eu le contrôle de ce que faisaient leurs élèves au niveau individuel pendant leur temps de travail.

Dans l’enseignement scandinave, par exemple, on retrouve chez eux des cursus spécialisés pour les élèves handicapés ou les personnes immigrées qui ne parlent pas la langue du pays. Les classes sont séparées par niveau et le redoublement est impossible, chacun réussi à son rythme. Lors des pauses, nous retrouvons également des cours, mais qui sont plus ludiques et toujours enrichissants pour les élèves. Par exemple, ils peuvent cuisiner eux-mêmes leur repas de midi. C’est pourquoi il est encore aujourd’hui réputé pour enseigner aux étudiants l’importance de la pédagogie universelle.

En Suisse, il y a l’adéquation entre le système d’enseignement et les besoins réels du monde du travail. Les étudiants sont encouragés à maîtriser certaines matières et seront orientés en fonction du résultat de leur performance en examen.

Nous retrouvons donc de par le monde, dix ans auparavant, déjà des prémisses de l’évolution numérique d’aujourd’hui.

@Maryline Brault

Des critiques

Beaucoup de critiques disent que les technologies ne permettent pas un meilleur apprentissage d’une matière contrairement à un professeur. C’est pour cela qu’il est important préciser que la technologie ne le remplacera pas la matière d’un enseignant. Le digital est un outil conçu pour lui permettre d’optimiser la transmission de sa matière et permettre aux élèves de mieux assimiler l’information. Les ordinateurs ne sont que des outils d’apprentissages.

Plusieurs parents ont relevé leur inquiétude liée aux dépenses qu’occasionnent les achats du matériel digital nécessaire à cette méthode d’apprentissage pour leurs enfants. Depuis une quinzaine d’années, nous avons pu observer une augmentation substantielle de la dépendance qu’éprouvent les jeunes relativement aux nouvelles technologies et plus précisément concernant les jeux vidéo. La cyberdépendance est devenue si importante que bon nombre d’entre eux ont dû se rendre en cure de désintoxication.

Pour les rassurer, il est important de dire qu’il faut faire la différence entre le temps de l’apprentissage et le temps de jeu consacré sur les différents appareils. Il y a également une différence entre utiliser un appareil de manière passive et l’utiliser de manière active et productive pour explorer ses champs d’intérêt et créer quelque chose d’utile et d’expressif pour aider les autres. Nous retrouverons dans l’évolution de l’enseignement une surveillance des élèves via les hologrammes et les détecteurs. Lorsque l’enfant ne travaillera pas, il n’aura pas non plus accès à ses jeux non éducatifs. Il ne pourra pas utiliser d’autres jeux que ceux fournis dans le cadre de son apprentissage.

Également, au sujet des critiques dans le domaine de la discrimination sociale et des frais scolaires. Des études ont prouvé que l’enseignement digital demande moins de coûts que l’enseignement traditionnel. En effet, ceux-ci seront rapidement amortis avec le temps contrairement aux matériels et aux livres scolaires que les écoles doivent payer chaque année. Un autre point positif est que les outils électroniques permettent d’avoir des mises à jour continuellement et de multiplier les outils virtuels employés ce qui n’est pas possible dans l’enseignement traditionnel.

« Gardons-nous de voir le numérique comme fantastique »
Philippe Champy

Bien sûr, il existe d’autres critiques qui pourraient être données contre cette innovation. Notamment la peur des problèmes psychologiques que peut provoquer l’écran à grande échelle, mais également les problèmes de santé à risque tels que la dépression, l’obésité ou les problèmes de sommeil. À côté de cela, il est à noter une critique plus marketing dans le domaine des ventes des équipements et des entreprises qui bénéficieront de ces nouvelles normes d’éducation. Enfin, il ne faut pas oublier le volet environnemental.

Ce type d’innovation demande l’utilisation de matières premières rares et l’exploitation de métaux qui peuvent développer de l’emploi, mais également occasionner des dégâts écologiques dans les pays qui les exploitent.

Les solutions miraculeuses n’existent pas. Il faut savoir s’adapter aux changements et nous retrouverons toujours des personnes plus craintives à ces innovations. C’est pour cette raison qu’en réponse à cette avancée, des écoles traditionnelles qui interdisent ce genre de technologie et proposent un enseignement « à l’ancienne » apparaissent doucement.

En conclusion, cette innovation ne verra peut-être jamais le jour, car rappelons qu’elle n’est qu’une fantaisie de nos esprits créatifs. Nous sommes bien en 2018 et pas en 2028. Peut-être que l’enseignement ne va jamais se rendre aussi loin dans l’intégration du digital dans le milieu scolaire. Tout cela n’est que supposition. Certains penseront qu’une telle vision du futur ouvrira les portes à un avenir digital incroyable ou effrayant. Qu’en savons-nous?

Maryline Brault
Yasmina Lfrah

Sources utilisées pour la création de cette innovation futuriste

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Annexes

L’interview

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