Innovation – Le casque VR analyseur d’ADN

Ne vous-êtes vous jamais demandé d’où viennent vos ancêtres, qui ils étaient et ce qu’ils faisaient ?  

Ce sont des questions qui nous fascinent et en même temps qui nous font peur.  En 2007, Ubisoft Montreal sort un premier jeu révolutionnaire dans ses mécaniques mais également dans sa narration et son histoire : Assassin’s Creed. Dans cette série de jeux nous incarnons Desmond Miles et grâce à une machine nommée l’Animus, nous explorons diverses époques de l’histoire à travers les yeux de ses ancêtres, passant par la Renaissance italienne jusqu’à la Révolution industrielle.  

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Origine de l’idée

C’est en partant de ce postulat, au début, que nous avons imaginé notre innovation. Et si cet « Animus » pouvait exister dans notre monde ? Bien sûr il ne serait pas exactement comme dans l’œuvre d’Ubisoft Montreal, mais si une machine nous permettrai d’avoir des informations sur nos ancêtres, ou même sur nos parents. Avec le fait qu’énormément de données se retrouvent archivées informatiquement, comme des actes de naissance, des contrats de travail, ou même d’articles de journaux de l’époque, on peut se demander est-ce-que, dans 10 ans, une technologie serait capable d’analyser ces différentes bases de donnée pour sortir des éléments en rapport avec nous ? C’est la question que nous nous sommes posée.

Le casque VR

Mais comment procéder pour pouvoir extraire de l’ADN et ainsi connaître directement tous ses aïeuls? Pour nous une possibilité existe: c’est le casque VR. Le casque VR a fait son apparition sur les marchés publiques il y a quelques années. Son premier but est de divertir mais aujourd’hui on peut observer des utilisations plus intéressantes. Comme par exemple dans le cinéma où il permet de visualiser des scènes à effets spéciaux et ainsi pouvoir mieux capturer une scène (cf. Steven Spelberg – Ready Player One) ou encore aider les chirurgiens en herbe à s’entraîner sur des simulations d’opération. De ce fait pourquoi ne serait-il pas possible d’intégrer un système qui donnerait plus ample information de notre généalogie?

Steven Spielberg sur le tournage de Ready Player One

Aujourd’hui, notre société n’arrête pas d’accélérer, que ce soit pour commander, payer, travailler… Tout est optimiser et inscrit dans des DATA, et notre innovation s’inscrit aussi dans cet angle. Tout le monde sait que réunir un arbre généalogique que ce soit par contact ou par ADN prend du temps, et par conséquent le casque VR serait une solution à ce temps si durement consacré. En recherchant dans une grande base de donnée le casque VR pourra tout de suite analyser les gènes et pouvoir fournir de plus grandes informations ainsi qu’une immersion dans l’ancienne vie de nos ancêtres. Pouvoir connaître son ancêtre peut paraître inutile, ce qui est faux, cette connaissance pourrait tout bonnement aider les historiens dans leurs recherches mais aussi pour certaines personnes pouvoir se remémorer le passé et ceux des ancêtres est primordial pour tout simplement mieux se connaître. Tout le monde possède des origines, qu’elles soient lointaines ou non, différentes, et comme dirait Antonio Gramsci, célèbre penseur, « Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va« .

Expérience vis à vis de l’utilisateur

Mais qu’est ce que cette innovation peut apporter en terme d’expérience ?

Premièrement, elle aurait un réel impact chez des personnes recherchant des informations sur des proches disparus, en obtenant des informations sur ceux-ci via leurs réseaux sociaux, pouvoir revoir des photos récentes d’eux,… Elle pourrait même aider à les retrouver en localisant les dernières photos misent en ligne.

Ensuite elle pourrait être un véritable outil pour les autorités, car on peut imaginer qu’avec les autorisations nécessaires, l’intelligence artificielle présente dans le casque pourrait avoir accès à des éléments privés de certaines personnes sur les réseaux sociaux (comme les messages privés sur Facebook ou Twitter par exemple), ce qui pourrait accélérer le processus de recherche d’une personne disparue. De plus le casque VR pourrait permettre d’avoir une vue d’ensemble directement sous les yeux lors d’une enquête policière, avec des images, vidéos, textes, cartes,… (à la manière des tableaux interactifs présents dans le film « Minority Report » de Steven Spielberg).

Un visuel ergonomique et clair à la Minority Report

Ensuite, cette innovation pourrait avoir une réelle importance dans le travail des historiens, car ceux-ci pourront faire leurs recherches plus facilement en restant dans leur bureau ou chez eux, sans avoir à se déplacer dans une bibliothèque spécifique. Et si jamais les documents qu’ils recherchent ne sont pas en ligne, l’intelligence artificielle pourrait dire à quels endroits probables pourraient se trouver ce qu’ils recherchent.

Et enfin, elle serait utiliser pour simplement en savoir plus sur ses ancêtres, en utilisant son propre ADN dans la machine, on pourrait regrouper plusieurs informations sur sa famille, où ils vivaient, ce qu’ils faisaient dans la vie, on pourrait retrouver toutes sortes de photos, et toutes autres informations que le casque pourrait retrouver dans les différentes bases de donnée explorées.

Bien sûr on pourrait se poser certaines question, comme par exemple quelles seront les limite du casque et dans quelle mesure une personne aurait l’accès à des données privées (comme les messages privés sur les réseaux sociaux, les photos ou même les mails) d’une autre personne sans l’autorisation de celle-ci. Mais étant donné que les recherches du casque sont effectuées à partir de l’analyse d’une séquence ADN, il faut donc que l’utilisateur puisse avoir accès à cet élément pour faire des recherches. On pourrait imaginer que pour utiliser l’entièreté des fonctionnalités du casque, il faudrait avoir une autorisation spécifique obtenu suite à la présentation d’un dossier argumenté à une autorité public.

On peut également se demander quel impact aurait cette technologie dans la protection de la vie privé si le gouvernement et les autorités utilisent cet appareil, si il n’y aurait pas d’abus quant à la collecte d’informations. Pour pallier à ce problème, on peut imaginer que seul un certain département de la police aurait accès à l’appareil et à toute ses fonctionnalités, et que ce département serait concentré sur la recherche de personnes disparues ou en fuite.

Plus précisément

Du point de vue d’un utilisateur lambda, comment ça marche ? Premièrement il faut que l’utilisateur mette dans le compartiment prévu un élément contenant une séquence ADN (un cheveu ou du sang par exemple). Ensuite, le casque VR va commencer à analyser la séquence ADN pour pouvoir proposer divers contenus à l’utilisateur. Celui-ci va d’abord avoir accès à diverses informations concernant la personne analysée comme son nom, prénom, âge, situation amoureuse, dernier lieu d’habitation connue, dernier emploi connu,photos,… Il aura également la possibilité de voir les informations sur les membre de la sa famille connus (frères, sœurs, parent, oncle, …) pour proposer un arbre généalogique plus ou moins complet. Ses informations seraient un mixte entre les informations contenus dans des base de données diverses (en se basant sur les actes de naissance, de mariage,…) et sur les informations trouvées sur les réseaux sociaux des personnes concernées.

Après, si l’utilisateur le souhaite, il peut demander à la machine de faire des recherches plus approfondies. Le casque VR va alors analyser plusieurs informations communes entre les membres de la famille et regrouper les informations avec différentes bases de données (par exemple, si plusieurs membres d’une famille sont nées au même endroit, la machine fera des recherches plus précise sur eux dans les bases de donnée communale de l’endroit en question).

Réaliste?

Pour Géraldine Marchand, sa vision de la VR tend plus vers le tourisme et le voyage. La VR faciliterait plus la vie de ceux qui n’ont pas de moyen de s’offrir des voyages ou pour les gens qui aimeraient découvrir des ruines dans leur état d’origine.  De plus dans sa vision, la VR aura évolué au point d’infuser des odeurs et permettre le toucher, donc mobiliser nos sens. Là où corrèlent nos idées sont sur l’immersion et le fait de revivre des moments de l’ancienne époque. Pouvoir rendre cette utilisation accessible permet de donner une vision concrète de ce qu’a pu être l’Histoire et ainsi avoir une meilleure compréhension pour tout le monde.

Notre idée est de ce fait presque possible, si le casque VR peut mobiliser nos sens, il pourrait très bien consulter notre ADN, voire plus! Il ne faudrait juste pas espérer que notre monde se transforme en un monde supercontrolé à la Blade Runner, mais ça c’est au futur de nous le dire.

 

Balise

« Analyser facilement votre ADN et retrouvez-vous dans la peau de vos ancêtres avec un casque VR ultra performant ! Vivez les moments passés en un clin d’œil et découvrez vos origines… »

Source :
  • http://www.mikekruis.nl/homme/tom-cruise-rapport-minoritaire-904.html
  • https://www.tomsguide.fr/2016/04/21/casque-vr-quel-casque-de-realite-virtuelle-choisir/
  • https://www.slashfilm.com/ready-player-one-vr-featurette/

Adrian Rase & Bruno Medina

 

 

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