Le Problème éthique de la voiture autonome

Bien que les véhicules autonomes devrait réduire significativement le nombre d’accidents, en matière de véhicules autonomes et d’intelligence artificielles, il existe une question éthique très importante : quelles décisions devrait prendre la voiture autonome en cas d’accident inévitable ? Va-t-elle choisir de sauver ceux qui sont dedans ou des piétons ? Va-t-elle faire une distinction si devant elle se trouvent des piétons et qu’elle ne peut en sauver que quelques-uns ? Va-t-elle choisir de sauver plus le plus grand nombre de vies ?

Toutes ces questions des chercheurs du MIT, du CNRS, de Harvard et de l’université de Colombie-Britannique, ont tenté de créer un algorithme pour y répondre. N’importe qui peut répondre à une série de treize dilemmes sur ce que devrait faire la voiture autonome en cas de panne de freins via le site : http://moralmachine.mit.edu/ . A partir des résultats obtenus ces chercheurs tentent de créer un algorithme.

D’après les résultats, les gens qui ont fait le test ont tendance à privilégier le fait de sauver un plus grand nombre de vies. Les gens semblent tenir moyennement compte du fait que les potentielles victimes soient en infraction vis-à-vis de la loi. Il est intéressant de noter que les gens semblent plus enclins à sauver les femmes plutôt que les hommes, de même ils sont plus enclins à sauver les humains que les animaux domestiques. Toujours selon les résultats du test, les personnes qui l’on fait, préfèrent sauver les plus jeunes et les plus athlétiques ainsi que les personnes issues des plus hautes sphères sociales.

Pour éviter les accidents les véhicules autonomes seront équipés de toute une série de capteurs capable de repérer et d’identifier n’importe quel obstacle ou être vivant en mouvement et ainsi les éviter. Mais dans le cas d’une défaillance le système devra choisir quelle décision prendre. D’après les chercheurs Allemands en matière de voiture autonomes, celles-ci choisiront toujours la solution qui sauvera le plus de vies que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du véhicule.

Mais en sera-t-il ainsi ? Les constructeurs laisseront-ils leurs véhicules faire un choix qui mettrait la vie des utilisateurs en danger en cas de défaillance ? Et le public sera-t-il prêt à investir dans un véhicule qui est capable de préférer sacrifier leur vie plutôt que celle des autres ? Toutes ces questions restent encore sans réponses et représente le défi éthique que les chercheurs et les constructeurs devront relever pour commercialiser les voitures autonomes.

Un autre problème éthique est celui des données. Ces véhicules vont nécessiter d’entrer un certain nombre de données comme notre adresse, les endroits où nous allons le plus et d’autres données sur nos habitudes. La voiture enregistrera aussi tous les itinéraires qu’elle à emprunter et les conversations que nous pourrions avoir dans l’habitacle ou via le kit main libre et comme ces véhicules seront connectés à internet nos données risquent d’être en libre circulation sur la toile ou encore utilisées à des fins commerciales. La voiture autonome et connectée pourrait agir comme un cookie internet sur roues.

L’éthique en matière d’intelligence artificielle est un domaine très vaste et qui doit être encore beaucoup étudié avant de voir arriver l’émergence de bon nombre d’objets autonomes et connectés sûrs et moralement éthique. Cela représente aujourd’hui la principale source d’inquiétude des potentiels utilisateurs et la principale source d’étude des chercheurs en intelligence artificielle.

Tashi Baibout

 

 

Sources :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *