Enjeux et controverses du jean connecté de Spinali Design

Nous nous sommes concentrées sur deux sujets principaux : la santé et le marketing.

Au niveau de la santé, nous nous sommes premièrement demandé si les vibrations du jean ne pourraient pas devenir trop envahissantes. Nous avons aussi pensé qu’il pourrait y avoir une gêne causée par des vibrations fantômes. Sans oublier bien sûr à quel point la zone du bassin, sur laquelle sont produites les vibrations, est une zone sensible car proche des parties génitales. En cas de douleur pré-existante, le jean pourrait-il même devenir douloureux ?

De plus, les notifications faisant dès lors partie intégrante de notre habillement, que faire lorsque l’on souhaite se déconnecter totalement, ne serait-ce que pour cinq minutes, pendant la journée ? Faudrait-il se changer obligatoirement pour pouvoir « fuir » ses notifications ?

Le jean étant revendiqué comme un accessoire luttant contre le burn-out, il est bien normal de se questionner quant à son efficacité. Le fait d’être aussi proche, physiquement parlant, de ses notifications et ses responsabilités, ne pourrait-il pas plutôt être une source de stress supplémentaire ? Ce jean aurait-il l’effet inverse de ce qu’il est censé faire ?

 

Pour les points marketing, nous nous sommes d’abord questionné sur son trait de « vêtement professionnel ». Même si le jean est de plus en plus accepté dans le milieu professionnel, son design est-il adapté ? Ensuite est venu la question du prix : est-il trop élevé ? Qui peut s’offrir ce jean ? Est-ce un investissement sur le long terme ? La fabrique du jean est-elle de suffisamment bonne qualité pour en justifier l’achat ?

Et enfin, ce jean n’étant accessible qu’aux femmes, la question se pose : pourquoi pas les hommes ? Est-ce une stratégie marketing basée sur le fait que les hommes dépensent moins en vêtements et accessoires ? Qu’ils sont (peut-être) moins touchés par le burn-out ? Spinali Design n’a peut-être pas suffisamment de clients fidèles masculins ?

 

C’est en nous basant sur ces questionnements que nous avons réalisé nos différentes interviews (Alexandre Dachet, psychologue, Nuria Ramis, spécialiste marketing, Isabelle Dupond, gynécologue et André Blavier, responsable du secteur digital) et une documentation analysée. Nous vous redirigeons vers celles-ci afin de découvrir, potentiellement, quelques réponses à ces questions.

 

Lena Ramis

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