Entretien avec un psychologue, Alexandre Dachet

Notre objet connecté ayant été créé pour lutter contre le burn-out, en éliminant les notifications « futiles », nous avons décidé de rencontrer un psychologue afin de lui demander son avis sur la question. Ce jeans diminue-t-il réellement le stress ? Peut-il lutter contre le burn-out ? C’est ce que nous avons demandé à Alexandre Dachet, psychologue.

Au premier abord, le jeans semble être une bonne idée pour éviter de se retrouver submergé de notifications. Filtrer les appels ou mails d’un patron un peu trop oppressant, ça pourrait en aider certaines. Mais une observation chez les personnes en burn-out efface quasi totalement ce raisonnement. Car les personnes souffrant d’un burn-out recherchent en tout premier lieu de se déconnecter totalement. Ce ne sont pas quelques notifications de certaines personnes spécifiques qu’elles veulent éviter, mais plutôt toutes les notifications.

En effet, dans cette situation, il y a un besoin beaucoup plus urgent de se reconnecter à soi-même. Alors pourquoi pas adapter ce jeans ? On pourrait imaginer que les notifications seraient des rappels pour prendre soin de soi. Pour se rappeler de prendre une pause, faire un exercice de respiration, s’étirer. On serait bien plus proches du but du jeans.

Cependant, Alexandre Dachet affirme que les notifications peuvent être source de stress et de déconnexion à l’instant présent. Ainsi, notre jeans n’est pas tout à fait à côté de la plaque. Comme un document trouvé sur le net avait pu nous le démontrer.

Pour conclure notre interview, nous lui avons également demandé s’il observait une proportion de femmes plus importante que d’hommes dans ses patients touchés par le burn-out. Même si une première observation est qu’il reçoit effectivement plus de femmes que d’hommes concernés par le burn-out, il reconnait aussi que c’est simplement le cas pour ses patients de manière générale, peu importe les troubles liés à leurs thérapies. Ainsi, il est assez difficile pour lui d’évaluer une corrélation potentielle entre burn-out et genre.

À nouveau, nos recherches iraient plutôt dans ce sens. Nous n’avons cependant pas trouvé de statistiques suffisamment fiables pour affirmer cette impression que les femmes souffrent effectivement plus du burn-out que les hommes.

En conclusion, notre jeans connecté ne ferait pas fureur dans les cabinets de thérapie… Mais si sa fonction était révisée, sans doute deviendrait-il un bon allié face au stress et au surmenage.

Lena Ramis

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