Entretien avec un responsable du secteur digital, André Blavier

André Blavier, responsable du secteur numérique chez Digital Wallonia, nous a accordé une interview au sujet des vêtements connectés.

Pour lui, il ne faut pas se poser de questions sur si les vêtements connectés, ou plus couramment appelé ‘Wearables’, sont une bonne idée de création, à ses yeux c’est quelque chose d’inévitable. Une meilleure question à se poser selon lui, c’est de trouver les opportunités que cela engendre. Il nous a dit que fondamentalement ces objets (wearables) n’ont un sens que quand ils savent capter et émettre des données et interagir avec l’homme. On peut faire deux choses avec ces données récoltées, explique-t-il. D’une part on peut les analyser et en déduire des choses à propos de notre comportement, de nos habitudes de fonctionnement, d’autre part comment ces objets vont interagir avec nous, par exemple pour nous donner des conseils.

Comme avantage principal, Mr Blavier, nomme la récolte de données. Cela peut nous donner plein d’informations par rapport à nos comportements, la santé, nos déplacements, etc. Surtout dans le domaine de la santé cela est très important. Le plus gros risque dans ce secteur est la vie privée. Ceci peut par exemple influencer les assurances de façon négative. Si un objet connecté récolte des données à propos d’une mauvaise habitude chez une personne, cela pourrait influencer les assurances à augmenter leurs prix ou même de ne plus assurer cette personne. Un risque que nous avions envisagé par rapport aux wearables, notamment le risque pour la santé à cause des ondes, est moins important à ses yeux. Il explique cela en disant que l’on a notre smartphone sur nous ou près de nous tout le temps et que ce sont les mêmes ondes que celles des wearables. Cela n’a pas de sens, à son avis, de se poser la question rien que pour les wearables, il y a toujours le smartphone, le wifi, la 4G, etc. autour de nous.

En posant une question sur comment il voit l’avenir (des wearables), Mr Blavier explique que pour l’instant on est 7 milliards de personnes sur la planète dont 60 % est connecté à internet. Il estime que d’ici à 2022 il y aura 100 milliards d’utilisateurs d’internet, ce qui veut dire que 90 milliards d’entre eux seront des objets connectés.  Tandis qu’aujourd’hui les objets connectés sont passifs, dans le futur ce seront des utilisateurs actifs. Il ne nous dit pas s’il trouve ça bien ou pas, il dit que de toute façon c’est inévitable.

 

Pour le jeans connecté de Spinali Design, il ne le considère pas comme une bonne solution. Il dit qu’il faut supprimer l’intermédiaire et directement supprimer les notifications sur les smartphones. Une meilleure utilité serait d’envoyer un message positif, utiliser le jeans pour analyser la pression sanguine et envoyer des alertes quand celle-ci n’est pas bonne ou pour dire que l’on n’a pas assez bougé. Le jeans supprime un problème plutôt que de trouver des opportunités, ce qui selon lui serait mieux.

La fonction de navigation du jeans est plus intéressante, mais le problème est qu’on ne met pas tout le temps un jeans. Cela n’a donc pas d’utilité quand on est par exemple en costume. Il dit que cette fonction serait plus utile sur par exemple un guidon de vélo. Celui-ci y est toujours quand on roule à vélo.
En recherchant ceci, on a trouvé que cela existe : Velco a créé un « WinkBar » pour le guidon de vélo. Une de ses fonctionalité est la navigation GPS grâce à des signaux de lumière sur le guidon.

En ce qui concerne le public cible, comme tout le monde porte des jeans, il élargirait le public cible au maximum.

Malgré toutes ces remarques, il trouve l’idée bonne.

 

En conclusion, Mr Blavier nous a appris que les wearables sont inévitables. Il faut se poser la question sur les opportunités et les risques que cela engendre. Il y a des opportunités pour l’analyse de données, surtout dans le secteur de la santé et des risques pour la vie privée. Dans le futur, les objets connectés seront encore plus présents. Il y aura beaucoup plus d’objets connectés qu’il y aura de personnes.

Personnellement, il ne trouvait le jeans connecté de Spinali Design pas très intéressant. Malgré que l’idée soit bonne, il y a, selon lui, de meilleures façons de la développer.

 

Margaux Schellekens

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