Fiche métier – Graphiste

Nom générique et appellation

Graphiste, Graphic designer, Infographiste, Computer graphics designer, Concepteur-graphiste, Web design, Animateur graphique, Motion design, Conception du mouvement, Motion graphics design, Technicien de l’image et du son, Graphiste Web

Description abrégée du métier

Avant toute chose, le graphiste est là pour traduire des idées en images. Il va élaborer l’univers graphique d’un produit et/ou d’une entreprise et lui donner son identité visuelle. Qu’il s’agisse de secteurs différents comme la communication, la presse, l’édition ou encore la publicité, son rôle principal reste le même bien qu’il doive veiller à respecter les exigences et autres particularités liées à chacun d’entre eux.

Description détaillée du métier

Le graphiste est chargé de concevoir et réaliser une image, un ensemble visuel pour représenter une idée, un produit ou une marque et participer ainsi à l’identité de l’entreprise ou d’un projet.

Dans un premier temps, le graphiste rencontre son interlocuteur pour identifier et analyser sa demande. Cela va lui permettre de prendre connaissance du message qu’il va devoir transmettre. Sous les directives que lui aura donner le client, il va alors pouvoir passer à la seconde étape de son travail qui consiste à l’élaboration d’ébauches, de croquis qui permettront d’illustrer les idées voulues.

Pour transmettre son message, le graphiste va utiliser plusieurs procédés : le dessin, les couleurs, les typographies et ce, tout aussi bien avec un crayon qu’une souris d’ordinateur.
Concrètement, son rôle sera de créer un visuel cohérent et accrocheur pour le message que le client souhaite transmettre. Il pourra ainsi concevoir des logos, du matériel promotionnel (affiches, flyers, cartes de visite, etc.), des couvertures d’ouvrages ou du packaging. Il pourra également réaliser la mise en page ou la charte graphique de logiciel ou de site internet. Dans ces cas là, il sera amené à collaborer avec le webdesigner pour créer des écrans ou des interfaces. Très proche de l’opérateur PAO (Publication Assistée par Ordinateur) et de l’infographiste, il travaillera également souvent en étroite collaboration avec ces professionnels du graphisme.

Une fois le commanditaire du projet satisfait du travail du graphiste, ce dernier pourra être amené à assurer le suivi de la production (fabrication, impression). Le graphiste assure donc plusieurs missions, de la réception du concept à la livraison du projet tout en respectant les exigences et les demandes du client.

Si dans une grande agence son rôle peut se limiter à trouver une idée puis la traduire simplement par une image avant de confier le projet à d’autres professionnels, dans une petite structure, il est souvent amené à prendre part à toutes les étapes de la réalisation. Il doit alors faire preuve de polyvalence.

Entre infographiste et graphiste la frontière est floue. Né des nouvelles technologies de l’information, l’infographiste se définit comme « graphiste en informatique » .Le graphiste a un rôle plus général mais toutefois similaire car ses compétences sont censées s’étendre au-delà de l’outil informatique (peinture, dessin,etc). Le graphiste joue donc un rôle davantage artistique/créatif là où l’infographiste est plutôt exécutant.

L’infographiste peut intervenir dans différents domaines:

  • Le marketing : L’infographiste travaille à définir l’environnement marketing d’une entreprise, d’une marque, etc. Il doit étudier les valeurs mises en avant par son employeur et les faire transparaître dans la charte graphique. Pour cela, il doit donc faire un ensemble de choix visuels et mettre en place une stratégie marketing sur l’ensemble des supports de communications de la marque.
  • L’audiovisuel : II est surtout chargé de créer des génériques, d’intégrer des effets spéciaux ou de participer à la réalisation de dessins animés.
  • Les jeux vidéos : Il intervient à différentes étapes au niveau de la mise en forme des images et de leurs enchaînements. Il peut même se spécialiser dans une discipline en particulier : personnages, décors, mouvement, lumière, etc.
  • La publicité ou l’édition : Il se charge de la réalisation de sites internet et crée toutes sortes d’interfaces visuelles, animées ou non.

Le motion designer est également liée au métier de graphiste car il a pour objectif la communication visuelle en passant par l’animation et le graphisme. Assez polyvalent, ce professionnel sait manipuler l’image, le son et les différents éléments de montages et d’animation graphiques comme la typographie, l’audio, l’animation 3D ou 2D, les effets spéciaux et les vidéos. Grâce à cela, il sera à même de réaliser des films de présentation, des clips musicaux ou des messages publicitaires. Il pourra donc travailler dans de nombreux domaines : le cinéma, la publicité, les jeux vidéo ou le web.

Mission : c’est l’objectif du métier

De l’affiche au logo en passant par l’emballage, ce professionnel a pour objectif de donner une identité visuelle forte et claire à chaque produit pour attirer et séduire le public.
“Il est comme le metteur en scène de l’information : il manie les textes et les images pour composer un message clair et efficace. Un as du crayon, doublé d’un virtuose de la souris informatique.”

Activités principales

  • Rencontrer son interlocuteur ou son client pour identifier et analyser sa demande
  • Rédiger le cahier des charges
  • Exprimer la demande du client par la création du moodboard
  • Élaborer des story-boards
  • S’implique dans toutes les étapes de la réalisation : conception, création, exécution (dans le cas du print s’ajoute l’impression)
  • Dans le cas d’un spot télé ou d’autres supports avec un format vidéo:
    • Concevoir des planches de vidéo
    • Rendu des images
    • Montage
    • Étalonnage
    • Encodage
  • Animer des vidéos et intégrer les sons et effets spéciaux
    • Adaptations aux découpages techniques
    • Conception des mouvements
    • Mise en place des effets de transition
  • Participer au montage, à la numérisation, au choix des couleurs, à l’incorporation du texte
  • Assurer les échanges permanents avec le client, mais aussi avec son directeur artistique et éventuellement le rédacteur pour veiller à la bonne conduite du projet

Compétences requises pour le métier

  • Posséder une bonne culture générale
  • Maîtriser les techniques d’illustration, de dessin, de typographie, d’impression, etc.
  • Maîtriser les notions de perspective, de mise en page
  • Pouvoir proposer, synthétiser ou développer une idée originale
  • Avoir le sens des couleurs
  • Allier compétences techniques et fibre artistique
  • Respecter la demande du client
  • Argumenter et défendre ses idées
  • Bien connaître les publics visés
  • Respecter les délais impartis
  • Faire des recherches, se documenter afin de se tenir au courant des derniers logiciels et des dernières techniques sur le marché (outils, tendances graphiques, etc.)
  • Posséder des notions de gestion (indépendant)
  • Maîtriser les logiciels de traitement et de création de l’image, d’animation, de programmation, etc. ( After-Effects, Adobe Première, Illustrator, Photoshop, Flash, Dreamweaver, Indesign, 3DS, Première pro, DVD etc.)
  • Structurer les différents éléments afin de faciliter leur compréhension
  • Tenir compte des contraintes techniques et budgétaires
  • Connaître une ou plusieurs langues (surtout la maîtrise de l’anglais)
  • Doit détenir un des diplômes suivants :
    • Bachelor en Motion Design
    • Maquettiste infographiste multimédia,
    • Communication visuelle,
    • Création digitale,
    • Designer graphique et multimédia,
    • Infographiste jeu vidéo,
    • Designer graphiste,
    • Dessinateur-concepteur option édition multimédia,
    • Dessinateur-concepteur option jeu vidéo,

Qualités humaines requises pour le métier

  • Créativité, imagination
  • Sensibilité artistique
    • Esprit créatif
    • “Sens de l’image”
    • Sens de l’esthétique développé
    • Oeil d’artiste
  • Sens de l’observation
  • Grande curiosité, Être en veille permanente
  • Persévérance
  • Être à l’écoute et savoir communiquer
  • Analyse
  • Capacité d’adaptation par rapport au travail, aux délais mais aussi aux contraintes de clients
  • Résistance au stress
  • Polyvalence
  • Rigueur et précision
  • Rapidité
  • Capacité à travailler en équipe et Leadership
  • Bonnes capacités relationnelles
  • Accepter les critiques
  • Savoir remettre en question son travail

Évolutions du métier

La grande question concernant l’activité de graphiste et la carrière envisagée est de savoir comment l’exercer. Cela peut être en tant qu’indépendant ou alors en tant que salarié.

L’évolution ne se fait donc pas de la même manière en fonction du statut.

Quoi qu’il en soit, les débuts sont souvent difficiles, la concurrence étant importante et le marché plutôt au ralenti.

Du coup, la tendance est soit à la formation soit à la spécialisation.
Certains choisissent d’élargir leurs connaissances afin de mettre plus en avant leur polyvalence.Tandis que d’autres se spécialisent dans une technique donnée afin de montrer leur connaissance approfondie de celle-ci.

Le graphiste freelance doit s’appuyer sur son book avec ses réalisations pour aller démarcher des clients.

Sa réputation et l’excellence de son travail l’aideront à progresser dans le métier et à décrocher des contrats.

Quant au salarié qui débute en agence, il occupe souvent le poste d’assistant directeur artistique ou encore de maquettiste et roughmen avant de franchir petit à petit les étapes.

Le multimédia et, plus particulièrement, le commerce en ligne offrent des perspectives de développement.

Après quelques années d’expérience et une bonne connaissance du marché, l’infographiste pourra reprendre ou créer une entreprise.

Notre définition d’un professionnel du multimédia

Pour moi, un professionnel du multimédia est une personne polyvalente possédant des compétences de base, comme ici le graphisme. Il est également capable de pouvoir réaliser d’autres tâches, le sortant de son champ de compétence. Il arrive à allier différents outils comme des logiciels informatiques mais aussi des techniques plus traditionnelles pour créer d’autres types de supports multimédias.

Il s’informe de tout ce qui existent en matière de multimédia et des différentes techniques de diffusion, des concurrents selon le domaine de la boîte, ou le client qui l’emploi.

Il s’agit aussi d’une personne qui est à l’écoute aussi bien de son client mais aussi de son équipe.

Il a un tempérament d’acier et un esprit d’ouverture puisqu’il doit gérer son temps, son stress et les critiques de son travail.

Il est le jongleur qui a entre ses mains la boule du relationnelle, de la maîtrise et de la créativité et c’est en amenant sa touche personnelle dans cet équilibre qu’il sortira du lot.

Fiche créé par
Maryline BRAULT
Elodie RITS
Laura WIBAUT

Sources

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Annexe : Entrevue réalisée avec Stéphane Maréchal, Infographiste.

« Vous pourriez peut-être nous parler un peu de votre expérience en agence, est-ce que vous avez directement travaillé en agence ou vous avez fait autre chose avant? En fait, j’ai travaillé pendant trois ans en agence à Liège. C’était intéressant car quand on sort des études on n’a pas toujours l’expérience nécessaire donc ça m’a appris pas mal de choses. Je n’ai pas tout de suite fait du graphisme, au départ j’étais web designer. Le graphisme est venu un peu après même si c’est quand même fort lié. En parallèle, j’ai fait un peu de print mais pas beaucoup parce qu’on était une petite équipe de 4 et qu’on avait 3 graphistes qui travaillaient avec moi. Toujours en parallèle de ça, j’ai donné des formations.
En 2010, après cette expérience de trois ans, j’ai décidé de créer ma boîte, elle aura dix ans l’année prochaine. On en est très fier.
Au départ j’étais livré à moi-même, tout en effectuant des formations privées sur le côté, j’étais à la recherche de clients et d’un aspect plus commercial et entrepreneur.
Très honnêtement, au début, je n’étais pas très attiré par le print. C’est après deux, trois ans de web dans la programmation que j’ai décidé de m’y intéresser. En préparant des formations pour des étudiants en print, je me suis également encore plus intéressé à différents outils qui ont fortement changé il y a quelques années. C’est de là qu’est venu l’ouverture de notre département print.

Quel est le nom de votre agence? L’agence s’appelle The good idea compagny, on a changé l’année dernière. Auparavant elle s’appelait Business consult.

Pourquoi vous avez changé? On a changé de nom parce que l’équipe s’agrandit et qu’on a réorganisé nos services et nos activités. Nous avons intégré des nouveaux services que nous n’avions pas par le passé. J’en avais également marre de ce nom que je traînais depuis dix ans et qui n’était pas très funky. Comme la boîte prend un tournant légèrement différent, on a surfé sur la vague de quelque chose d’un peu moins sérieux tout en restant en corporate.

Quel est votre travail dans l’agence ? Quels services offrez-vous ? Alors on fait différentes choses, on a plusieurs pôles d’activités. Il y a, forcément, le pôle print où on réalise toute une série de supports assez classique et variés : cartes de visite, dépliants, brochures, affiches, bilans annuels, rollup, kakémono, bach… ce genre de choses et aussi du print classique, des brochures, des magazines, des catalogues, des journaux, tout ça.
À côté, on a un volet digital, où l’on crée des campagnes digitales sur mesure avec différents outils, soit les médias sociaux, soit les espaces publicitaires digitaux. On a la partie web, où on crée des portails web.
Par le passé, nous nous occupions du développement sur mesure mais on en fait de moins en moins pour éviter d’en faire à terme. On se contente des sites de présentation classique du type WordPress.
Nous avons un pôle marketing et communication où nous sommes davantage sur l’accompagnement de la stratégie globale et l’audit marketing avec le service de positionnement et de stratégie de la marque.
On a un pôle consultance et gestion de projet, où on détache un consultant qui s’occupe de A à Z d’un projet en intégration dans une équipe. Par exemple, on travaille pour Engel & Völkers, un groupe d’agence immobilière prestigieuse mondiale que vous connaissez peut-être. Nous nous occupons de leur branche en France, au Luxembourg et en Belgique. Actuellement nous avons un consultant détaché qui rédige pour eux des articles d’actualités, qui crée des photos, des visuels, des supports, etc. C’est vraiment l’équipe conseil dans la stratégie externe donc c’est l’accompagnement du projet de A à Z.
Pour finir, nous avons le volet de formations et événements. Là, nous accompagnons les entreprises dans le développement de leurs compétences aussi bien en infographie qu’en développement commercial, en marketing, en communication ou en team building. On fait de l’animation d’équipe par le jeu et la communication, surtout en interne. On organise également des événements uniquement corporate.

C’est très varié ! Oui, c’est très varié, mais en fait on tourne à 360 degrés autour du client et de sa communication autant externe qu’interne. Il y a également un pôle vidéo dont je ne vous ai pas parlé parce que ça rentre dans l’agence créative. Pour cela nous travaillons en général avec des collaborateurs spécifiques.
C’est donc effectivement assez varié mais cela reste de la communication. On tourne vraiment autour du client et c’est ça qu’il apprécie car grâce à un interlocuteur, on peut lui offrir une palette de services différents.

Combien d’employés avez-vous dans l’agence ? On est huit à l’agence et nous essayons encore de nous développer.

Donc, quelles sont vos tâches quotidiennes ? C’est particulier, dans une petite entreprise comme ça, je fais beaucoup de commercial et d’administratif. J’essaie de faire de moins en moins de production mais j’y suis malgré tout obligé dans des moments de rush comme maintenant. Aujourd’hui, c’est… pour vous dire je n’ai pas dormi depuis quarante-huit heures, comme ça vous le savez. Nous sommes actuellement sur un projet web qui doit sortir la semaine prochaine, j’y travaille non stop depuis trois jours. Ce qui se passe c’est qu’il faut absolument que ça sorte et personne ne peut m’aider car toute l’équipe est full. Je m’en occupe donc seul.
Je fais également beaucoup de validations. Je reçois des documents de la part des équipes qui travaillent et je valide si ça correspond au message du client.
Ça m’arrive encore de faire du print et je fais pas mal de bénévolat pour aider des associations. Nous travaillons notamment pour le conservatoire de la danse à Bruxelles, pour lequel on crée des supports, des visuels, du partenariat, des contrats de sponsoring, etc. Il y a donc encore pas mal de travail graphique. J’ai un œil assez pointu quand je vois des travaux revenir de mes équipes qui sont superbes mais pas avec la finition que j’espérais. Dans ces cas-là, je les remballe et leur demande de retravailler et peaufiner les documents.C’est rare mais ça arrive.

Es-ce que cela vous arrive dans des gros projets de collaborer avec d’autres agences? Cela nous arrive dans le cas de consultance en gestion de projet. Par exemple, certains clients ont déjà leur agence, ils ont leur graphiste, leur web designer, etc mais par contre ils ne veulent pas s’occuper de la gestion et la coordination des projets. Nous collaborons alors avec ces agences en lien avec le client final pour amener une couche marketing et stratégique.
Par contre, pour les projets que nous réalisons pour nos clients directs, il est très rare qu’on travaille avec d’autres agences. Si on collabore c’est avec des partenaires freelances. Par exemple, notre spécialiste vidéo est un freelance. Nous ne pouvons l’avoir tous les jours donc nous le contactons ponctuellement tout comme notre photographe. C’est des gens avec qui on travaille et collabore mais qui ont leur job et missions de leur côté. Ils viennent s’intégrer dans notre planning quand on en a besoin.

Qu’est ce qui vous a poussé à développer votre propre entreprise ? Alors déjà j’ai des parents qui sont indépendants, cela donne une culture et une mentalité spécifique. Je ne dis pas que c’est bien, au contraire parfois c’est très compliqué par contre, ça donne une vision de la vie qui est un peu différente.
J’ai un caractère très autonome et j’ai besoin d’une grande liberté.
Je ne vous en ai pas parlé mais j’ai travaillé pendant cinq ans dans le ministère de l’enseignement. Je créais des cours et m’occupais de l’infographie pour une cellule qui s’appelle “enseignement à distance” et qui permet d’enseigner à distance aux gens qui ne peuvent pas aller à l’école, aux personnes qui veulent se convertir, pour des parents avec des enfants qui ne savent pas bouger, des prisonniers, etc.
Ce qui m’a également donné envie de créer ma boîte c’est que j’ai besoin de liberté. Je me suis senti enfermé dans ses jobs, aussi bien en agence qu’au ministère.
Quand on est huit heures par jour avec les même « têtes de cons », c’est compliqué s’ils ne nous reviennent pas. C’est chouette de s’entourer d’une bonne équipe quand on est à l’école, on se fait des amis mais c’est parfois un peu différent quand on travaille avec des gens avec qui on ne s’entend pas forcément.
Je vous avoue qu’un jour lorsque j’ai regardé mes collègues râler car je n’avais pas envie de manger avec eux à midi, je me suis dit “non ce n’est pas possible. Je peux pas faire ma vie ici, avec ses gens à qui je n’ai rien à dire, qui ne partagent pas la même passion, la même envie. Si je me démène c’est pour moi.”
Tout ça vient d’une réflexion plus profonde sur la liberté et sur le choix de… parce que je vous assure que quand vous commencez de zéro, les trois premières années c’est vraiment dur. Et même maintenant, après dix ans, il y a encore des mois où on mange des pâtes. Donc ce n’est pas forcément évident mais cela reste malgré tout enrichissant, passionnant et très valorisant. Je vis de ça depuis dix ans et tous les jours je crée mon job et je fais ce que j’ai envie.
Par contre, ce qu’on oublie souvent de dire c’est que quand on crée son job, on se dit “ouah c’est super je travaille quand je veux, je travaille la nuit et pas le week-end » mais dans la réalité, cela ne se passe exactement comme ça. Il y a une énorme pression et beaucoup de contraintes des clients.

Cela vous arrive-t-il souvent de travailler plus de trente-cinq heures par semaine ? Cela m’est arrivé de faire des semaines de quatre-vingt heures. Après chacun fait ses choix, je suis un peu workoolique donc j’ai vraiment besoin de travailler, c’est un moteur. Je connais des confrères qui font leurs huit heures par jour et j’ai une collègue avec qui on travaille à Liège qui preste huit heures par jour. Elle termine à seize heures le vendredi parce qu’elle a des enfants, que ça l’arrange et qu’elle a réussi à cadrer sa vie avec un projet régulier, un mari qui gagne bien sa vie, etc. Cela peut donc également être faisable sans trop de prise de tête. Ce n’est juste pas du tout mon mode de fonctionnement, peut-être qu’il n’est pas bon je ne sais pas mais ce n’est pas mon mode de fonctionnement.

Lorsque vous engagez du nouveau personnel, quelles sont les compétences que vous recherchez ? Alors comme vous avez compris, dans l’agence on fait pas mal de chose. Là on est actuellement en pleine période de recrutement. Notre staff print, designer, graphiste est complet à l’heure actuelle par contre, on cherche un web designer.
Si je devais engager un infographiste demain, les compétences principales qui me paraîtraient intéressantes c’est déjà le style, donc le look et la patte graphique que va amener l’infographiste.
Par exemple, là on travaille avec une de mes anciennes étudiantes, une fille vraiment géniale. Elle comprend tout, tout de suite. C’est aussi une question de feeling, quelqu’un qui comprend tout de suite l’esprit graphique. Ça c’est quelque chose qu’on a ou pas. On peut ne pas l’avoir, c’est mon cas pour être très honnête. Par contre, en étant malin, on peut développer d’autres compétences qui permettent d’être bon. C’est également ça qui est intéressant et qui fait certainement notre différence. C’est peut-être un élément à côté duquel beaucoup d’employeurs passent. Et pourtant ce n’est pas parce qu’on a pas une compétence ou une autre qu’on ne peut pas en développer d’autres pour y palier. Cela j’y crois vraiment.
Une autre chose qui est très importante dans notre métier c’est le respect des délais.
Avoir une maîtrise des délais et des coûts, savoir travailler de manière autonome ou en équipe sont des compétences importantes.
Dans mon entreprise, nous travaillons beaucoup en équipe parce qu’on a des projets sur long terme. Parfois on se passe des documents, on s’échange des données et on a des meetings avec les clients.
Une autre chose à savoir aussi, même si cela peut paraître futile, c’est qu’il faut avoir une bonne présentation. C’est hyper important dans notre milieu. L’année passé, on a engagé une stagiaire qui venait de l’ULB et qui avait des ongles de six cm de longs avec brillants et d’autres trucs. Alors c’est super joli et tout ce qu’on veut pour sortir mais pour aller voir un client, c’est non. En tout cas, c’est mon positionnement d’image de marque qui me permet de dire “Je vais démarcher un client qui est l’Oréal, Coty, …” ce sont des gens qui sont dans cette même philosophie alors pour moi c’est très important.
Après tout le monde a son style. Pour moi, tant qu’il y a un style et une vrai réflexion ça m’intéresse. Il y’a également le feeling qui est très important. Il n’y a rien à faire, je préfère engager quelqu’un qui est un peu moins bon mais avec qui j’ai un super feeling et avec qui je me marre toute la journée que quelqu’un qui est super efficace mais qui m’ennuie, à qui je n’ai pas envie de parler. L’ambiance chez nous c’est vraiment primordial.

Comment vous faites pour vous tenir régulièrement à jour sur des nouveautés, sur des nouvelles technologies et ce genre de chose? Je me tiens à jour parce que j’y suis obligé. Dans notre métier c’est constant. Personnellement, je vais en formation au moins vingt heures par an, c’est à dire souvent deux heures par mois, ce qui est tout de même pas mal.
Elles traitent de domaines bien spécifiques que ce soit le digital, l’infographie, le marketing, le management ou peu importe. Donc, déjà il y a cet aspect formatif. En plus de cela, je suis formateur et donc en contact avec des étudiants en permanence. Ça m’oblige à constamment être formé aux nouveautés, aux mises à jour. Là par exemple on a une grosse mise à jour de la suite Adobe, forcément je suis obligé de me tenir au courant pour savoir expliquer les nouveautés. D’une certaine manière, c’est pour ça que j’y suis obligé. Ca m’embête parfois parce que c’est une contrainte mais d’autre part, c’est positif parce que c’est également enrichissant pour moi.
Puis au fil de dix ans, on fait des rencontres, on s’abonne à des newsletters, on a Facebook, qui est formidable, on a LinkedIn. Des outils comme ça nous permettent, de temps en temps quand on ne s’y attend pas, d’avoir des inputs qui nous permettent de faire un peu de veille technologique. Instagram est formidable, vous tapez “Logo type, Infographie” ou tout ce que vous voulez et vous avez des trucs de dingue qui apparaissent. Vous avez aussi Behance qui est super pour ça. Il y a également plein de magazines : Étape,… enfin je peux en citer plein mais moi j’adore la collection Pyramyd. C’est des chouettes bouquins pour les infographistes. Vous avez Trends tendance qui vous donne un aspect plutôt économique du métier.
À côté de cela, il y’a des salons et conférences : assez souvent le salon de la comm, le salon du marketing,le salon du digital,le salon du web 2.0, le salon des applis mobiles où là il faut participer un peu aussi. Il y a des groupements d’entreprises, des chambres de commerce, où là vous êtes aussi à la rencontre du même secteur.
Par exemple, il y a quinze jours ou trois semaines, c’était la rencontre de meet à Lisbone, un énorme événement qui regroupe tous les professionnels du secteur du web, c’était clairement l’un des événements de l’année. Vraiment c’était un truc de dingue. Moi, je n’y suis pas allé mais j’ai envoyé une collègue.
Donc voilà,il faut avoir envie, ça ne vient pas tout seul. Au début, c’est difficile parce qu’on ne sais pas trop où aller mais après quelques années, ça se fait assez naturellement.
J’ai une collaboration, Pauline que vous connaissez, elle est très forte là dedans, elle fait beaucoup de veille. Elle achète beaucoup de bouquins, c’est quelque chose qu’on voit en cours et elle l’a vraiment bien appliqué. C’est génial, elle a plein de sources et grâce aux forums beaucoup de choses sont gratuites maintenant. Elle s’investit beaucoup, elle lit des articles, elle applique.
Il y a également beaucoup de tutos. Ça c’est également une chouette opportunité. Si vous voulez travailler votre graphisme, je vous conseille d’aller sur une plateforme en ligne qui s’appelle Video2brain. Ca a été racheté par LinkedIn il y a quelques mois et c’est assez incroyable. Avant, c’était Line Art qui était derrière la plateforme en ligne. Ce n’est pas cher, pour les étudiants je crois que c’est 150 euros par an et vous avez des milliers de tutos sur tous les logiciels que vous voulez.

Cela fait dix ans que vous avez créé votre entreprise, comment vous voyez-vous dans l’avenir? C’est une bonne question. Honnêtement, sans vouloir vous décourager parfois je me dis que j’en ai vraiment marre et que j’ai envie de faire autre chose. Je suis quelqu’un qui aime bien le changement, j’ai aussi envie de voyager, ce que je n’ai pas l’occasion de faire beaucoup malheureusement. Enfin, un peu plus que la moyenne des gens mais pas suffisamment.
Comment je me vois ? Très honnêtement, j’ai envie de moins travailler. Ça fait dix ans que je travaille vraiment, vraiment, vraiment beaucoup, sept jours sur sept. Ça représente vraiment une grosse masse de travail et c’est assez épuisant. Je me rends compte que je n’ai pas utilisé la bonne stratégie, faire un démarrage lent et serein plutôt qu’un démarrage sur les chapeaux de roues.
La première année je faisais déjà mon chiffre d’affaires et j’étais content. J’avoue que là, dans les dix ans à venir je ne sais pas vous dire, dans les cinq ans, je me vois bien engager encore deux-trois personnes qui s’occuperont des choses que j’ai plus du tout envie de faire. Je pourrai ainsi me libérer un peu de certaines contraintes et faire vraiment ce que j’aime bien et ce qui m’éclate. Ce ne sera pas tout à fait le cas et c’est normal car en tant que dirigeant d’entreprise, vous faites jamais vraiment des trucs qui vous plaisent. Vous récupérez le savoir des autres, vous assumez donc c’est très sympa mais parfois c’est un peu pesant. Enfin voilà, j’ai vraiment cet objectif d’alléger mes semaines et pouvoir avoir de vrais week-ends comme tout le monde et pouvoir dire à tout le monde le vendredi “salut à lundi” ce qui ne m’est pas arrivé depuis dix ans.

Quel genre de conseil donneriez-vous à un jeune qui se lancerait dans le graphisme et qui débuterait ? Le conseil que je lui donnerais c’est “Vas-y!”. Je vous raconte quand même la petite histoire, je pense que c’est important. Quand je me suis lancé, j’avais un CDI, j’étais dans mon agence. Tous les organismes que j’ai rencontrés, que ce soit l’ONEM, Actiris, le Forem, le guichet d’entreprise, la Cantal, peu importe, ils m’ont tous dit “Mais t’es malades, pourquoi tu fais ca?”. C’était en pleine crise financière. “Pourquoi tu fais ça? C’est pas possible. Tu peux pas.” Etcetera. “T’as un CDI, c’est bien, tu es bien payé”.
Les seuls qui m’ont supporté c’est ma famille évidemment parce qu’ils croyaient tout simplement en moi. Je pense que la confiance en soi est primordiale.
On peut ne pas avoir confiance en soi, se dire : “Ouais mais non je vais pas y arriver” mais sincèrement, il faut essayer de le dépasser. Comme je le dis toujours, il y a du travail pour tout le monde si vous avez un petit grain de folie, une petit patte, une petite énergie, un bon relationnel, ou je sais pas, un truc.
Par exemple, j’ai une étudiante très jeune, elle doit avoir vingt ans. C’est une illustratrice comme je n’en ai pas vu depuis très longtemps dans ma vie. Elle n’a pourtant pas du tout confiance en elle, elle trouve que tout ce qu’elle fait est nul, que c’est moche que c’est pas assez professionnel. Personnellement, je vendrai à 1000 euros le dessin sans problème.
Je lui est dit : “Ma cocotte faut que tu te bouges, tu te fais un portefolio, un beau cv, un portail web et tu y vas”. Elle s’est créer un Instagram et en une semaine, elle avait deux mille followers.
Avoir un contrat, un premier contact, faire une carte de voeux pour le baptême de votre petite nièce, c’est des petites choses comme ça qui donnent confiance.
Tout vient d’abord par la famille et les amis puis petit à petit ça grandit et vous commencez à avoir des clients qui vous paient un peu des sous. Vous commencez à monter un petit peu vos tarifs et c’est parti.
Donc vraiment mon conseil c’est de ne pas avoir peur. Surtout que maintenant, vous êtes à Bruxelles et il y a des formules qui n’existaient pas à mon époque. Celle que je trouve génialissime et que vous connaissez peut être, c’est la SMART. C’est un organisme, smart.be qui comme Merveille.be, permet de conserver vos allocations sociales, donc les allocations de chômage et de travailler en même temps comme freelance.
Le jour où vous travaillez, vous devez cocher un petit formulaire et ces journées-là, vous n’êtes pas payé par le chômage mais par votre prestation. Vous n’avez pas besoin de comptable, il n’y a pas trop de formalités administratives et il n’y a pas de plafond maximum. C’est vraiment un statut génial que vous pouvez avoir même en travaillant en tant qu’employé.

Merci beaucoup! En tout cas, si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me contacter par mail, je vous répondrais si j’ai un peu de temps. Merci beaucoup ! Au revoir. »

Le concepteur rédacteur digitale.

Qu’est-ce qu’un concepteur rédacteur digital?

par Julien Van Shill ,Killian Simon et Imane El Oueriaghli .

Un nom qui en dit long:

Un nom bien trop long pour représenter une profession, mais il en contient d’autres plus simple comme CR ou copywriter.

Le concepteur rédacteur trouve des concepts de campagnes publicitaires ou communicationnelles originales pour des médias ou pour marques. En prenant compte des produits ou services, des supports utilisés et du public visé. Son style de création devient « la marque de fabrique » de l’agence dans lequel il travaille.

Ce métier consiste à créer des campagnes publicitaires ou communicationnelles, il peut travailler dans une agence de publicité ou comme travailleur indépendant, dit aussi Freelancer ou pigiste. Il n’est pas complètement seul, il est accompagné de son binôme: le directeur artistique, qui lui sert d’imager l’idée qu’il devra contextualiser.

Ensemble, ils forment une « team » qu’ils appellent « créatif ».  Avec son coéquipier et le directeur de création, il contrôle et coordonne les mises en page, les polices, les formats de documents et il peut également être présent lors des enregistrements télé, radio, etc…

Il traduit des idées en mots, c’est-à-dire qu’il contextualise des idées en inventant des slogans, tels que « Proximus, infiniment proche. » ou encore « Just do It! », représentant un service ou un produit.

Mais son travail n’est pas simplement trouvé des phrases et de les appliquer, en lisant ces slogans vous ne vous êtes pas empêché d’avoir l’intonation qui va avec. Le copywriter alias la plume, concocte des phrases réfléchies, il pense à l’intonation, le rythme des mots pour que cela puisse être percutant et mémorable.

QUelle est sa mission:

Il conceptualise des compagnes et rédige des slogans ainsi que des textes d’accroche en s’inspirant des idées prédéfinies de la clientèle de service commercial ou du planning stratégique.

Il devra commencer par connaitre la définition du produit ou service à mettre en valeur, du public ciblé et des supports utilisés en travaillant avec le chef de projet ou le directeur clientèle. Une fois qu’il connait son sujet à la perfection et de rédiger le slogan ou le texte d’accroche, il s’allie avec son binôme pour se mettre d’accord sur la visualisation du produit ou du service en question, ils créent plusieurs campagnes afin de montrer différentes versions du projet au directeur de création.

Après sa validation, le copywriter devra adapter ses textes pour les mettre dans un maximum de supports, comme l’affiche publicitaire, la radio, la télévision, la presse pour faire passer la campagne sur une plus grande étendue.

En conclusion, le concepteur rédacteur doit percuter les consommateurs par un message qu’ils devront comprendre facilement et rapidement en créant un contenu simple et clair.

Pour cela, il doit de bonne qualité humaine comme:

  • une bonne créativité
  • Une culture générale
  • Une curiosité d’esprit
  • Une bonne connaissance de la psychologie de vente
  • Une capacité à analyser une synthèse
  • Une Parfaite maitrise des langues
  • Un sens d’humour.
  • Une résistance au stress.

Mais aussi des compétences requises comme une formation issue d’école de commerce ou universitaire avec des notions d’art graphique, d’édition ou formations littéraires. Le copywriter doit être accompagné d’un book de référence afin que l’entreprise prend en compte ses expériences acquises.

Que doit-il faire:
  1. Communiquer avec l’annonceur (directeur clientèle ou chef de projet)
  2. Recueillir les caractéristiques du planning stratégique pour l’axe de campagne.
  3. Comprendre l’idée, le concept, les cibles etc.
  4. Demander des informations au service des études pour obtenir des informations supplémentaires sur le concept.
  5. Collaborer avec les planeurs stratégiques pour la forme d’approche.
  6. Collaborer avec les médiaplanneurs pour savoir quel média sera retenu.
  7. (Se garder informé des tendances de l’actualité du secteur marketing et publicitaires)
  8. Imaginer différents projets et concepts originaux (Brainstorming).
  9. Mettre en forme les idées de projet avec le directeur artistique.
  10. Présenter les différents projets au directeur de création.
  11. Présenter le concept validé au client.
  12. Une fois le projet validé, écrire différents textes publicitaires pour différents supports.
  13. Suivre la réalisation du projet avec le directeur artistique ou de création jusqu’à la fin pour que l’idée soit respectée.
L’évolution du métier:

Pour commencer, le métier concepteur rédacteur évolue sans cesse depuis son existence. Il est bien plus touché depuis le tournant digital, inévitable pour ce dernier. Les concepteurs rédacteurs doivent s’adapter aux nouvelles technologies et aux différents supports médiatiques.

Certains préfèrent évoluer vers d’autres métiers avec une part de réflexion plus stratégique tels que le consulting ou le planning.

D’autres qui persisteront dans ce métier devront élargir leur éventail de connaissances et avoir des bases en marketing ou business, sans oublier devoir s’adapter aux nouvelles plates-formes multimédias et aux formats futurs. Le mass-média ne disparaîtra certainement pas dans les prochaines années et les concepteurs rédacteurs seront fortement recherchés. De plus, les cibles changent constamment de mentalité et de style de vie, ce qu’ils doivent prendre compte aussi.

Définition d’un professionnel du multimédia:

Imane: selon moi, un professionnel du multimédia doit avoir de bons réflexes, il doit s’adapter et réagir de manière rapide au client. Avec tous les supports multimédias à porter de main, il accède à de meilleurs conditions pour un travail optimal.

Killian: pour moi un métier dans le multimédia est un métier où on doit être très connecté au niveau technologique et être capable d’utiliser toutes sortes de supports de contenu différents. Par exemple, du contenu audio, visuel, écrit et vidéo.

Julien:  un professionnel du multimédia est quelqu’un qui a de grandes connaissances en nouvelles technologies et innovation. Il est amené à travailler sur différents supports numériques et enrichit l’expérience utilisateur des clients.

Interviews:

Nous avons interviewé Mr. Yves Cwajgenbaum, 45 ans, de l’entreprise J. Walter Johnson pour obtenir des informations sur son métier de concepteur rédacteur. Accueillis dans des bureaux modernes, nous avons pu en apprendre plus sur sa profession qu’il pratique depuis plus de 15 ans. Cet homme d’expérience a travaillé dans 6 autres entreprises et son travail est devenu sa passion.

Comment décrire votre métier ?

Le rôle d’un concepteur rédacteur est de formuler toutes les idées et intention du client en mot d’une façon courte mais intrigante.

Quel est l’objectif de votre métier ?

L’objectif est simple. Vendre le produit du client. L’important est de présenter le bien de la meilleure façon possible, mais surtout que l’idée du client soit respectée. Le message derrière est primordial pour tous les types de concepts.

Que devez-vous faire pour réaliser vos différentes tâches ?

Le client pour commencer ne parlera pas directement au concepteur rédacteur mais plutôt par le stratège qui lui saura le positionner sur le marché. Vu que le client déborde souvent d’idées et d’envies, le stratège s’occupera de filtrer les informations et de lui expliquer les tendances du marché et des concurrents.

Quelles sont pour vous les connaissances requises pour exercer ce métier ?

Il est bien sûr très important de maitriser la langue. Un concepteur ne peut pas se permettre d’être déconnecté du monde, il doit avoir de la culture dans plein de domaines différents.

D’après mon expérience, les connaissances du métier s’apprennent beaucoup sur le terrain. Bien sûr une formation est nécessaire mais c’est un métier qu’il faut apprendre sur le tas.

Quelles sont pour vous les qualités humaines requises pour exercer ce métier ?

Il faut impérativement savoir se mettre dans la peau du client, mais pas seulement ! Du client et des gens auquel le concept est destiné. Nous sommes très jongleurs et pouvons toucher à tous les types de sujets : alcool, assurance, voitures etc. Et il faut aimer les gens. Les comprendre et savoir travailler avec eux, car la plupart du travail se fait en équipe. Lors des brainstormings, il est très important de savoir se lâcher, ne pas avoir peur de dire une bêtise, en soi une idée reste une idée. Je fais l’effort de connaitre mes collègues et surtout mon binôme (directeur artistique) en dehors du travail, car il est important d’être à l’aise avec eux, surtout lors des argumentations ou il faut être franc mais professionnel pour l’objectif commun.

Quelles sont les évolutions que vous pensez possibles pour vous dans votre entreprise et pour ce métier de manière plus globale ?

Le métier a déjà beaucoup changé depuis l’ère du digital. La masse-média va rester sans aucun doute, donc il faudra savoir s’adapter aux formats et supports futurs. Les gens évoluent aussi et auront d’autres attentes, il faudra utiliser d’autres approches. Pour ma part, la suite logique après être concepteur rédacteur est de devenir directeur de création.

deuxième interview:

Alain De Bouyalsky, il travaille en marketing commercial dans dernière heure et la DH radio depuis une vingtaine d’années. Il a donc beaucoup d’expérience concernant le métier de concepteur rédacteur comme il l’explique bien ci-dessous:
https://soundcloud.com/user-945634926/interview-dun-concepteur-redacteur/s-6EfDf

sources:

http://www.agrion.org/images_bn/1505.jpg

https://www.techno-science.net/definition/4834.html

https://www.elaee.com/fiches-metiers/fiche-metier-concepteur-redacteur

https://moxyone.be/over-ons/

https://www.youtube.com/watch?v=Hu4xKSnlaLs&t=69s

Métiers du Digital : Fiche Métier

Fiche métier : Motion Design

 

Premièrement, nous avons décidé de nous intéresser au métier de Motion Design. Ce nom de métier se prononce de cette façon autant en français qu’en anglais.

De plus, on retrouve également d’autres synonymes comme Motion Graphic, Graphic Design, Design Animé ou encore de Design d’Animation.

Source: Google

 

Qu’est-ce que le métier de Motion Design ?

Le métier de Motion Design consiste à transmettre une série d’informations. Dès lors, cette série d’informations peut être soit en 2D ou en 3D grâce à un ensemble d’éléments multimédias comme les photos, vidéos, sons, textes…

Source: Google

Ce métier requiert beaucoup de créativité et un certain savoir-faire sur des logiciels utilisé spécifiquement dans ce métier tel que Photoshop et/ou Illustrator. 

 

Description détaillée

De plus, le métier de Motion Design est ce que l’on peut considérer aujourd’hui comme l’aptitude de donner vie au graphisme grâce à une multitudes de connaissances en multimédias et de l’audiovisuel.

Source: Google

D’innombrables spécifications existent quant au but d’une animation. Elle peut être dirigé dans le cadre de l’animation d’éléments 3D ou 2D, d’animationd’illustrations (des vidéos, des images, du son, du texte, etc…), d’interfaces graphiques, de sites web…

Vous l’aurez donc compris, il est possible de réaliser de nombreuses fonctionnalités dans le cadre du métier de Motion Design. Un métier où on ne se limite guère à une activité ! 

 

Mission : l’objectif du métier 

Le principal objectif du métier est d’avant tout communiquer une série d’information à un public ciblé. A différence près que cette information au lieu d’être principalement rédigé à l’écrit comme les journalistes ont coutume de le faire.

Source: Google

Elle sera réalisée au travers d’un ensemble de médias comme une vidéo, du texte, des images, des effets spéciaux, des sons dans le but de rendre cette même information autant attractive à l’œil du public qu’instructive.

 

Activités principales 

  • Créer
  • Innover
  • Informer
  • Amuser
  • Sensibiliser

 

Les compétences requises pour être Motion Designer 

  1. De la créativité pour avoir un univers graphique de bonne qualité ;
  2. Du savoir-faire sur des logiciels comme Illustrator et/ou Photoshop ;
  3. Être curieux des dernières nouveautés ou fonctionnalités possible dans ce métier ;
  4. De la rapidité quant au message qui veut être véhiculé ;
  5. Du dynamisme pour ne pas ennuyer votre public ;
  6. Un bon niveau d’anglais ;
  7. De la discipline afin d’obtenir une animation simple à comprendre.

 

Les qualités humaines requises 

Les qualités humaines requises pour ce métier sont :

  1. Être à l’écoute ;
  2. Être ouvert d’esprit (pour entretenir une bonne compréhension et relation avec un client) ;
  3. Savoir recevoir des critiques et prendre le bon du mauvais pour s’améliorer ;
  4. Savoir sortir de sa zone de confort pour toujours évoluer dans le métier de Motion Design ;
  5. Un bon esprit d’équipe (leadership).[1]

 

Quelles sont les possibilités d’évolution ? 

  • En interne :

Rmq :  Il faut cependant multiplier les stages et les projets afin de récolter plus d’expérience et de se faire un réseau de contacts important, pour cela il est possible de :

  1. Travailler au sein d’une entreprise de réalisation de films de présentation au sein d’un studio de création ;
  2. Travailler pour une société de production ou une chaîne de télévision ;
  3. Devenir directeur artistique ;
  4. Travailler à son compte en créant son propre studio de création. [2]
  • En externe :
  1. Ensemble des contacts (amis, famille, collègue, etc…)

 

Notre définition d’un professionnel du multimédia 

Source: Google

Tout d’abord, un professionnel du multimédia est selon nous, une personne capable de transmettre une ou une multitude d’informations à un émetteur, un client, à un public ciblé.

Ensuite, cette transmission d’information se réalise de manière interactive au travers d’un ensemble de techniques de graphisme liant l’aspect vidéo, son, image/photo, effets spéciaux.

Le but est de rendre cette transmission d’informations autant agréable que compréhensible lors de son visionnage.

 

L’interview avec Brice

Tout d’abord, dans le cadre de ce travail, nous avons dû interviewer un professionnel du métier. Nous avons donc pris contact avec Brice un Motion Designer indépendant et qui travaille aussi avec le collectif Tout va bien.

Vidéo YouTube du collectif:

[3]

Capture d’écran de leur site internet : 

 

Enfin, l’interview s’est déroulé au centre Dansaert, le lieu de travail de Brice car il y loue un espace de coworking. Nous vous invitons  à écouter notre interview via le lien qui se trouve ci-dessous :

https://soundcloud.com/roberto-francisco-13/interview-motion-design/s-dPjAj

 

 

 

 

Auteurs:  Roberto Francisco., Chirine Msimar. et Charlotte Porco.

 

 

 Sources :

[1] STUDYRAMA. Motion designer [en ligne]. Studyrama, 17/06/2014, 12/10/2017. Disponible sur : https://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/multimedia/motion-designer-95081 (consulté le 02 décembre 2018)

[2] STUDYRAMA. Motion designer [en ligne]. Studyrama, 17/06/2014, 12/10/2017. Disponible sur : https://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/multimedia/motion-designer-95081 (consulté le 02 décembre 2018)

[3] TOUTVABIEN. Esperanzah! annonce le lancement Tout va bien, le nouveau web média vidéo. In : TOUTVABIEN. Youtube. [2 :06), 30 avril 2018. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=J-lOQYs4fp0&t=30s (consulté le 02 décembre 2018).