Van Gogh – The immersive experience

Soline Verbeyst et Laura Wibaut

Choix du lieu de sortie

Nous étions censés avoir une activité découverte sur la programmation des robots avec le Fablab mobil. Cela n’a malencontreusement pas pu se faire car il n’y avait personne à l’endroit indiqué. Nous avons donc rapidement du revoir nos plans et après quelques recherches, nous sommes tombés sur le site de l’exposition de van Gogh qui proposait de découvrir l’univers du célèbre peintre grâce à une « technologie d’imagerie virtuelle dernier cri ». Cela a piqué notre curiosité et nous avons décidé de nous y rendre.

Lieu 

L’exposition Van Gogh -The immersive expérience est tenue au Palais de la Bourse. C’est l’ancien lieu de rencontre de l’ensemble des agents de change. Quand le marché comptant a été entièrement automatisé en 1996, il a perdu ce rôle et est au fil du temps devenu un lieu accueillant bon nombre d’événements. L’objectif avec l’exposition de Van Gogh est de permettre une immersion visuelle totale dans son univers artistique.

Contenu général 

L’exposition Van Gogh – The immersive expérience est comme son nom l’indique une exposition cherchant à nous rapprocher de l’univers artistique du célèbre peintre grâce à une immersion visuelle dans son art.

L’exposition est divisée en trois parties, correspondant à différents moments de la vie de l’artiste.

La première est consacrée à la découverte de la peinture de van Gogh. Grâce à la projection de ses premiers tableaux, nous nous rendons compte de la recherche de style qu’avait le jeune peintre à ses débuts. Ce qui est intéressant dans cette partie est l’évolution des différentes peintures de fleurs dans un pot projetées dans un cadre accroché au mur. Nous sommes donc témoins de l’évolution du style de van Gogh sur plusieurs tableaux ayant le même thème.

La seconde partie est encore plus immersive. Des projecteurs animent tous les murs de la salle centrale de la Bourse. C’est de cette manière que nous sommes pleinement immergés dans son art par la projection  d’œuvres comme « La nuit étoilée » (1889) et le « Champ de blé aux corbeaux » (1890). Ses peintures projetées dans la somptueuse salle nous transportent au cœur de l’époque où le style impressionniste du peintre était le plus fort.

La dernière partie de la visite éclaire la part d’ombre qui marquait la vie de l’artiste et sa dérive vers la folie. Il y’ avait également une salle destinée aux enfants dans laquelle ils pouvaient exprimer leur créativité tout en dessinant.

Une salle annexe propose un contenu qui nous a particulièrement intéressé. Grâce à un casque de réalité virtuelle, nous sommes plongés dans un petit quartier des environs d’Arles qui a vu vivre le peintre  pendant des années. Au fil d’une balade, nous évoluons dans ces petites rues avant de nous diriger vers la campagne environnante. Toute cette promenade virtuelle est agrémentée de la superposition des tableaux que van Gogh a peint devant ces paysages. Cette activité se déroulait dans une salle obscure où étaient suspendus les casques de réalité virtuelle. En dessous de chaque casque, il y avait un tabouret avec lequel on pouvait tourner à 360°. Cela nous a permis de visualiser concrètement le cadre de vie qu’a eu Van Gogh lorsqu’il a vécu près d’Arles et également de le comparer avec les œuvres qu’il y a peintes.

Publics visés 

L’exposition a été conçue pour un large public. Elle se destine aux passionnés d’art et plus particulièrement de Van Gogh. Aux familles et aux personnes intéressées par les expositions mettant la technologie et le multimédia en avant. L’exposition utilise bon nombre de technologies pour immerger le visiteur dans l’art du peintre sans pour autant rentrer dans les spécificités artistiques qui pourraient désintéresser les néophytes. En arrivant à conserver un bon équilibre entre l’art, la culture et le digital elle permet de garder tous les publics attentifs.

Rapport avec le digital

Cela se rapporte au digital car l’exposition utilise une technologie d’imagerie virtuelle. Il y du son, des lumières et également une expérience de VR  qui est proposée. L’assemblage de tout cela permet une immersion complète dans l’univers artistique de Van Gogh.

Technologies embarquées 

L’exposition utilise la technologie d’imagerie virtuelle. Des projecteurs sont utilisés pour projeter les œuvres du célèbre peintre sur les murs de la Bourse. Des baffles étaient également disposés dans toute la salle pour ajouter une dimension auditive à l’immersion que l’on nous proposait.

Concurrents identifiés 

À Bruxelles, l’exposition sur van Gogh est la seule à présenter un contenu digital immersif lié à l’art.

En Europe par contre, certains pays en ont déjà fait l’expérience.  À Paris par exemple, il y a le palais Garnier et son expérience « Inside opera ».  À Londres a eut lieu une exposition immersive nommée « Bjork Digital » présentant le travail de la chanteuse islandaise Björk en collaboration avec les plus grands artistes de réalité virtuelle.

Enjeux éthiques et déontologiques

Il n y’a pas d’enjeux éthiques ou déontologiques en tant que tels. Ce que l’on peut cependant mettre en évidence, c’est que beaucoup de gens ne sont pas encore prêts à accueillir la technologie dans le domaine artistique. En effet, pour certains, l’œuvre de l’artiste pourrait s’en trouver dénaturée.

Il serait cependant intéressant de montrer à ces personnes que grâce à la technologie, l’art peut toucher de plus en plus de monde car il est mis à disposition de tous. Il sera également plus susceptible de toucher certains publics assez réticents à se rendre dans des musées « traditionnels ».

Pistes d’amélioration de l’expérience utilisateur

Dans la grande salle où étaient projetées les œuvres de van Gogh pour une immersion totale à 360°, il aurait été intéressant de modifier l’endroit de passage.  Toutes les personnes qui entraient parlaient et bouchaient la vue ce qui n’était pas agréable pour les spectateurs qui souhaitaient se plonger totalement dans l’univers du célèbre peintre.

Un autre point qui pourrait être travaillé c’est la surface de projection. Il n’y avait pas d’œuvre au sol ni au plafond ce qui aurait pourtant pu rendre l’immersion totale au sein de l’univers de van Gogh. Si cela avait été le cas, nous nous serions senti comme dans une géode plongée au cœur même de ses toiles.

Lien avec les cours

Cette exposition nous a directement fait penser au cours de scénarisation interactive. L’expérience que vit chaque visiteur a été pensée selon un scénario qui le fait passer à travers les différentes étapes de la vie de van Gogh. Les détails des œuvres présentées dans chaque salle ont un sens et un rapport les unes aux autres particulier ce qui rend l’approche très intéressante.

 

Bibliographie

SOKOLOWICZ PAPIOL Bruno. Björk Digital (CCCB) [vidéo en ligne].  Dans : Youtube. 22 juin 2017 [consulté le 19 décembre 2018]. Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=iIwHGJrK1nE

RTBF. L’exposition immersive « Björk Digital » débarque en Europe en septembre [en ligne]. Dans RTBF culture.  24 août 2016 [consulté le 19 décembre 2018].  Disponible à l’adresse : https://www.rtbf.be/culture/arts/detail_l-exposition-immersive-bjork-digital-debarque-en-europe-en-septembre?id=9386910

Inside-info. Inside opéra :  Immersive Game au cœur du Palais Garnier – Paris. Webedia. Date de publication inconnue [consulté le 20 décembre 2018]. Disponible à l’adresse : https://www.inside-infos.fr/opera/faq

Living Tomorrow

 

Soline Verbeyst et Laura Wibaut

La maison du futur

Living tomorrow appelé aussi « la maison du futur » est un lieu à Vilvoorde où on nous montre comment la technologie du futur va avoir un impact sur notre mode de vie.  Ils ont ouvert leur porte en 1955. Living Tomorrow fait des brainstormings sur les innovations possibles, ils analysent et testent leurs idées et créations dans cette maison. Ils entreprennent de façon innovatrice pour faire une différence.

Il y a différents groupes de vision. En collaboration avec des partenaires, ils innovent de nouvelles choses. Les groupes touchent divers thèmes : l’évolution du secteur de soin de santé, le futur de l’agriculture, horeca, …

Les objectifs de Living Tomorrow sont d’informer les clients sur les possibilités de technologies futuristes et de montrer à quoi pourrait ressembler le futur de demain.

  La sortie

Lors de notre sorti, nous étions accompagnés d’un guide qui nous a présenté plusieurs innovations : une salle de bain intelligente, des camions autonomes, des drones secouristes et agriculteurs, l’agriculture et une cuisine intelligente.

Nous avons été accueillis par Zora le robot avec une danse dans un auditoire, ou l’un des guides nous a présenté en quelque mots ce que c’était Living Tomorrow et qu’est-ce qu’ils y faisaient. Il nous a raconté la création du bâtiment et de ses objectifs.

La salle de bain

Lors de notre visite, nous avons été divisés en deux groupes. Nous sommes tous d’abord aller dans la salle de bain. Dans celle-ci il y avait un miroir qui, lorsqu’on se mettait sur la dalle nous donnait des informations comme notre taille, notre poids, notre rythme cardiaque, … Nous voyons notre squelette. Depuis ce miroir, s’il y avait une anomalie quelconque, on pouvait programmer un rendez-vous.

Le drone secouriste

Nous avons vu une vidéo sur un drone secouriste : il s’agissait d’un homme qui faisait un arrêt cardiaque. Ce n’est pas une ambulance qui est venue mais un drone de premier soins. Le temps perdu sur la route est inexistant, il peut atteindre une vitesse de 80 km/h. Le drone est contrôlé par un médecin. Celui-ci a accès à une caméra et un micro pour savoir ce qui se passe et pouvoir donner des indications aux personnes sur place. Ces personnes pourront alors effectuer les premiers soins sur la victime. L’avantage principal est sa rapidité d’intervention qui permettra de sauver de nombreuses vies.

 Agriculture

Grâce à des algues, nous pourrions nous nourrir malgré la surpopulation. Il y aura bientôt trop d’êtres humains sur terre et les ressources premières ce font de plus en plus rare.

Nous avons aussi vu un drone agriculteurs pour surveiller la santé des plantes et éviter les épidémies. Cela permet à l’agriculteur de ne pas avoir à quadriller lui-même tous ses champs, il peut facilement intervenir en cas de maladie et ainsi ne pas perdre toute sa récolte.

L’éclairage

Des lampadaires intelligents ont été mis en place dans la rue où se trouve Living Tomorrow. Il s’agit de lampadaires qui économisent l’énergie et lorsqu’il n’y a aucun mouvement dans la rue, la lumière est plus faible. Malheureusement, les citoyens n’étaient pas très à l’aise avec ça car lorsqu’ils regardaient dehors ils ne voyaient rien et cela leur faisait peur. Ils ont dû alors augmenter la lumière lorsqu’il n’y avait pas de passage pour rassurer les riverains.

Camions autonomes 

Nous avons abordé le thème des camions autonomes, ce sont des camions qui n’auront pas besoin de chauffeur pour être conduit d’un point A à un point B.

La cuisine intelligente 

Grâce à un frigo intelligent qui possède un écran tactile qui permet de savoir ce qu’il y a dedans sans l’ouvrir, nous économisons de l’énergie. Il permet également de nous donner des recettes avec les aliments qui restent dans le frigo. La recette qui peut-être sous forme de vidéo sera transmisse sur le plan de travail. Il nous indique également les aliments qu’il faut rapidement consommer.

Lorsqu’on passe avec nos aliments achetés, l’écran les scanne et les enregistre. Ce qui permet de ne pas uniquement savoir ce qu’il y a dans le frigo mais également dans le reste des armoires. Avec cet écran on peut commander à manger.

Alexa

Alexa est une intelligence artificielle à qui on peut demander divers sujets, comme la météo, des calculs, allumer ou éteindre les lumières, mettre de la musique. Elle est capable d’interagir avec nous et fonctionne par commande vocale. Elle permet de faire des recherches sur internet.  L’enceinte Alexa est disponible sur Amazon.

Les publics cibles de Living Tomorrow sont nombreux. Living Tomorrow s’adresse à tout le monde mais surtout aux entreprises pour les inspirer à créer des nouveautés ou tout simplement pour qu’ils s’adaptent aux tendances du futur. Elle s’adresse également aux écoles, comme la nôtre, aux groupes et aux particuliers.

Lien avec le digital

La maison est entièrement en lien avec le digital, tous les objets sont en grande partie connectés.

Les enjeux éthiques   

Un enjeu éthique que nous avons identifié est lié à la vie privée que nous risquons de perdre. Par exemple, Alexa peut écouter les conversations dans la maison en permanence.  Un autre enjeu concerne l’éducation. Si toutes les informations sont à portée de main, qu’elle sera la place de l’école ?

Que devient l’humain dans tout cela ? Quelle sera la place de l’homme si de nombreux secteurs commencent à être dirigé par des robots ou des intelligences artificielles. Cela ne risquerait-il pas de mener à beaucoup de chômage ?

Un autre enjeu est l’humain en tant que tel qui n’est pas encore prêt à recevoir toutes ces technologies.

Toutes ces nouvelles technologies apportent un sentiment d’excitation. Les technologies qu’on voyait auparavant dans des films de science fiction sont maintenant réels.  

Cela évoque aussi des sentiments plus négatifs comme la peur et l’appréhension et différentes questions comme : vers quel monde allons-nous ?  À quoi ressemblera le monde de demain ? Serons-nous vraiment capables d’accepter ces innovations ?

Les technologies embarquées
Il y a énormément de technologies embarquées comme : 

  • Un drone secouriste/ un drone agriculteur
  • Une cuisine intelligente
  • Un robot humanoïde
  • Alexa
  • Une salle de bains intelligente
  • Les lampadaires

Pistes d’améliorations

Nous avons repéré plusieurs points négatifs lors de notre visite. Le premier est que nous n’avons pas eu la chance d’interagir énormément avec la technologie de la maison, à part dans la salle de bain où il a fallu l’intervention d’un élève. Lors de la visite, nous suivions le guide et nous n’avons pas eu le temps d’interagir avec les éléments. Le temps passé à Living tommorow était trop court, nous n’avons qu’une heure là-bas.

Lien avec BelExpo

Contrairement à BelExpo où nous étions livrés à nous-même, la visite  à Living tommorow était encadrée. BelExpo cherche à résoudre des problèmes d’ordre écologique et Living Tomorrow crée des innovations connectées pour nous faciliter la vie.

Lien avec les cours

Nous pouvons faire le lien avec le cours de plateforme collaborative où nous avons du imaginer une innovation qui aurait lieu dans dix ans.

 

 

 

 

 

 

L’avenir de la mode : les vêtements connectés

De nos jours la technologie est partout, même dans le secteur de la mode. Vous avez surement déjà rêvé d’avoir des vêtements qui changent de couleurs ou qui s’adaptent à la température extérieure. Et si le rêve devenait réalité ? Des vêtements connectés, il en existe déjà mais vous ne risquez pas d’en trouver en magasin à moins de devoir dépenser une somme exorbitante. Et si cette technologie devenait accessible et même courante, qu’est-ce que ça donnerait dans 10 ans ?

L’origine de l’idée

Nous avons eu l’idée des vêtements connectés aux différentes fonctions car étant trois filles, nous connaissons pas mal de soucis liés à nos tenues. Que ce soit les vêtements devenus trop petits, rétrécis à cause de la machine à laver ou ceux agrandis car nos frères et sœurs plus grands, qui nous les ont emprunté. Si en plus de cela, on parle des vêtements que nous devons acheter en fonction des saisons, cela représente un énorme budget pour nous, étudiantes qui n’avons pas énormément de revenus.

Les vêtements de demain ne se contenteront plus de nous habiller, ils s’adapteront à notre morphologie, garderont l’apparence des vêtements actuels (une chemise gardera l’apparence d’une chemise), ils s’adapteront à la température extérieure et seront pourvus de capteurs biométriques qui nous aideront à rester en bonne santé en analysant continuellement nos différents paramètres.

Une nouvelle innovation

Les gens vont souvent faire du shopping car leurs vêtements sont devenus trop grands, trop petits ou tout simplement car ils ne sont plus à leur goût ou ne correspondent pas à la saison. Cela coute pourtant assez cher et tout le monde n’a pas les moyens de se le permettre.

C’est pour cela que nous avons imaginé des tenues dont la fonctionnalité principale sera de s’adapter à notre morphologie. Grace à différents capteurs, le vêtement analysera notre corps et nous enverra un message via Bluetooth pour  nous demander la permission de s’activer et donc de s’adapter. Il faudra donner une réponse positive à la notification pour que les fibres synthétiques connectées se dilatent ou se contractent pour envelopper parfaitement notre corps. Il est important de préciser que l’activation du vêtement se fera uniquement via une validation biométrique sur l’objet qui y sera connecté, téléphone ou tablette. Cela fera de cette manière une première barrière aux malversations que pourraient engendrer l’utilisation de ces vêtements qui récolteront des informations privées tout au long de la journée.

Une température parfaite

La fonctionnalité secondaire du vêtement serait l’adaptation à la température de notre environnement.

Nous nous sommes tous déjà fait surprendre par les variations de températures qui peuvent avoir lieu tout au long de la journée. Lorsqu’il fait 5°C le matin et 25°C l’après-midi et que nous ne savons plus comment nous habiller ce qui peut fragiliser notre organisme et dans le pire des cas provoquer des maladies.

Nous pourrons pallier à ce problème grâce aux fibres synthétiques qui se contractent ou se dilatent en fonction de la chaleur. Il y’aura également la possibilité d’adapté la température selon son envie via la même utilisation que celle qui permettra l’adaptation du tissus à notre morphologie.

Vidéo : Un t-shirt sur mesure pour vous garder au chaud

Vêtement connecté qui améliora la prévention

Parmi toutes les capacités qu’aura le vêtement connecté, il possédera également une fonction médicale.

Grâce à une combinaison de capteurs extrêmement précis placés sur des zones stratégiques, il sera capable d’analyser en continu notre activité corporelle et même dans les cas critiques, d’appeler automatiquement et sur une ligne d’urgence spécialisée, une ambulance tout en donnant la position de la victime grâce à un système de géolocalisation.

Les capteurs biométriques intégrés dans le vêtement intelligent seront reliés à l’application mobile  qui pourra nous prévenir en cas de constatations du moindre problème mais également nous aider à prévenir les maladies en nous prodiguant des conseils. Elle pourra par exemple nous informer sur les modes d’alimentations sains si elle constate une trop grande fluctuation morphologique, que ce soit à cause d’une sur ou sous-alimentation. Elle pourra également pousser les gens à sortir marcher et s’oxygéner si les capteurs sentent que la personne est inactive et à l’intérieur d’une pièce renfermée depuis trop longtemps.

Pourquoi des vêtements connectés ?

Ces idées feront vivre une nouvelle expérience incroyable aux utilisateurs pour plusieurs raisons.

Premièrement, ils feront des économies, il n’auront plus besoin de paniquer pour savoir s’ils rentreront encore dans leurs vêtements, que ce soit les costumes des hommes lors d’événements important ou les magnifiques robes d’été des dames. Ils n’auront également plus besoin de mettre quatre couches de vêtements quand il fera froid.

De plus, sur cinq tonnes de vêtements produit chaque année en Europe, quatre tonnes de vêtements sont jetés. Le but de cette innovation est donc de diminuer cette surconsommation de vêtements et de créer un circuit circulaire où les vêtements, une fois usés seraient renvoyés à l’usine et redeviendraient une matière première.

Sachant que de nombreuse familles n’ont pas les moyens d’acheter des vêtements à leur taille, l’adaptation selon la morphologie et l’adaptation de la température permettraient d’améliorer leurs conditions de vie. Ils pourraient garder leurs vêtements très longtemps et se les échangeraient entre eux.

Et enfin, il permettra d’éviter un grand nombre de maladies.

Du point de vue de l’utilisateur

La personne se lève de bon matin, prend une douche, déjeune, etc. Vient ensuite le moment de s’habiller. Elle essaye d’enfiler son jeans mais n’y parvient pas. Elle reçoit alors une notification sur son téléphone pour lui demander si le pantalon peut s’adapter. Après avoir accepté et validé sa réponse via une détection biométrique sur le téléphone, le jeans va tout simplement s’adapter à sa silhouette.

Sur le chemin du travail, une vague de froid la frappe mais il n’y a pas de soucis, dans un premier temps les capteurs dans son t-shirt vont s’adapter en augmentant la température et atteindre ainsi une température de base qu’elle aura auparavant fixé en paramétrant le vêtement sur son téléphone. Si elle en vient néanmoins à avoir soudainement un peu trop chaud après cette fameuse augmentation de la température, elle pourra toujours réajuster la température via son téléphone. La température sera donc adaptable à la fois instantanément dans le vêtement en fonction des paramètres choisis par défaut mais également plus personnalisable sur le moment s’il le faut.

En fin de journée, la personne rentre chez elle en passant par une petite route isolée et elle se fait malencontreusement percuter par un chauffard en délit de fuite. Personne n’est là pour l’aider. Étant donné que les paramètres de la personne sont continuellement analysés, les capteurs du vêtements vont instantanément détecter qu’il y a un problème. En effectuant une analyse plus poussée, il vont permettre de constater les nombreuses fractures de la victime et également le ralentissement de son rythme cardiaque. L’application va envoyer une notification à l’utilisateur. En cas d’absence de réponse, un message avec l’analyse complète de l’état de la victime et sa localisation est envoyé automatiquement au centre de secours le plus proche avec comme but d’envoyer le plus rapidement une ambulance.  Grâce à la rapidité de tout ce processus, la victime à la chance d’être sauvée. Avec un simple vêtement, nous pourrions sauvez de nombreuses vies rapidement.

Les vêtements connectés pourront également être fort utiles pour les patients qui doivent avoir une surveillance médicale continue. Cela permettrait de pallier au déficit du personnel hospitalier et au manque de temps qui y est lié. Etant donné que le personnel soignant doit constamment se préoccuper des états d’urgence de tous leurs patients, il n’est pas rare qu’ils ne s’occupent que des soins physiques tout en délaissant la dimension psychologique qui est pourtant essentielle dans le processus de guérison. Les vêtements connectés pourront donc faire gagner du temps en envoyant sur l’appareil du personnel, des notifications qui les informeraient des réelles urgences. Les infirmiers auraient alors par exemple plus de temps à consacrer individuellement à chaque patient car il ne devrait pas vérifier continuellement l’état des autres.

« Ces vêtements seraient une avancée dans le domaine de la mode principalement dans la transparence de la chaîne – et donc un facteur important qui facilitera la transition du secteur vers une économie circulaire (plutôt que linéaire). Une expérience du consommateur et les différentes applications de niche mais sans impact majeur sur le secteur » (1)

Quand est-il de la durabilité ?

Du coté économique, cela pourrait faire beaucoup de changements, d’un côté il y aura une baisse dans la vente de vêtements et de l’autre, cela permettra de créer de nouveaux métiers.

D’un point de vue écologique, le système va changer puisqu’il va passer d’une économie linéaire à une chaîne circulaire, c’est-à-dire que les vêtements, une fois usés seront renvoyés à l’usine. Les déchets deviendront de cette manière une matière première et nous pourrons continuer à préserver l’environnement et alimenter l’économie.

Du côté social, cela ne changera pas les rencontres entre amis pour les sorties shopping puisqu’il y aurait encore des vêtements en vente. Comme le visuel reste le même si les gens veulent acheter un vêtement dans un autre type de modèle, cela reste possible, il y aurait aussi des gadgets et accessoires associés qui pourraient permettre leur personnalisation. Ce sont des vêtements qui pourront être portés par tout le monde puisqu’il s’adapteront à toutes les morphologies. Ils permettront également aux utilisateurs d’améliorer leur confiance en eux et donc d’avoir une meilleur image d’eux.

« L’industrie de la mode subit une pression croissante pour passer d’une chaîne d’approvisionnement linéaire à une chaîne circulaire.  Cela aura une incidence sur tous les aspects, de la conception au processus de recyclage.« (1)

 

Quand pense notre public cible ?

Suite à notre sondage, nous remarquons que les gens achète beaucoup de vêtements mais souvent en soldes, ils font attentions au prix mais aussi à la qualité. Après avoir demandé si notre cible était intéressé par un tel vêtement, nous avons eu un retour plutôt positif mais avec quelque crainte car c’est quelque chose de nouveau et qui peut effrayer certain. Les gens sont prête à mettre un prix correct allant jusqu’à 40 euros.

La question éthique ou déontologique

Comme ça reste des visuels de vêtements existants, il n’y aura aucun problème à ce niveaux là mais malheureusement comme toutes technologies cela coûtera chère et donc ce ne sera pas accessible à tout le monde. De plus, les gens pourraient avoir peur d’être entourés de technologie en permanence. Il faudra également rassurés les utilisateurs sur les malversations que pourraient subir la récolte des données collectées sur leur santé.

Visual thinking

Sources

Image 1 : LA REDACTION. Textiles intelligents : le vêtement du XXIème siècle ![en ligne]. Dans : MAGAWEB. Mai 20, 2016.  [Consulté le 15-11-18]. Disponible à l’adresse : https://www.magaweb.fr/textiles-intelligents-vetement-du-xxieme-siecle/

Image 2 : WIKIBLOG. Rencontre avec … BioSerenity le tshirt connecté [en ligne]. Dans : WIKIBLOG. Accueil. [en ligne]. 5 juin.  [Consulté le 15-11-18]. Disponible à l’adresse : http://blog.wikipme.fr/bioserenity-tshirt-connecte/

(1) MERCKX, Jan. (travaille dans le management dans les sections de l’industrie engagement et innovation à Mad and More). Propos recueillis par RITS, Elodie; SCHALLIER, Morgane et WIBAUT, Laura. Bruxelles. 27-11-18.

 

 

Annexe 

Jan Merckx travaille dans le management dans les sections de l’industrie engagement et innovation à Mad and More.

L’industrie de la mode subit une pression croissante pour passer d’une chaîne d’approvisionnement linéaire à une chaîne circulaire.  Cela aura une incidence sur tous les aspects, de la conception au processus de recyclage.

Quel est votre avis sur les vêtements connectés ?

Il y a deux niveaux que je distingue :

  • Application d’une identification sur les vêtements.

Identification standard :(code unique sous la forme d’un numéro de série unique, de préférence dans une étiquette RFID, basé sur le sGTIN (identification) et Gen2/RAIN (protocole de communication). C’est la norme que le commerce de détail suit pour les applications logistiques. L’utilisation au sein de l’habillement augmente rapidement car Omnichannel exige une précision de stock de près de 100% dans le commerce. p.ex. Janela/Evrythng ; Fashion Connect ; Primo 1D

Identification non standard : le principal moyen aujourd’hui est la balise NFC. Son utilisation est de plus en plus fréquente et intéressante car les smartphones sont équipés de lecteurs NFC (et pas de lecteurs RAIN). Mais le prix n’est pas négligeable (15 à 20 cents) et cette puce n’a aucune application logistique. p.ex. Nike Connect

  • Installation/intégration de capteurs

Personnellement, je suis d’avis  qu’il s’agit d’une application de niche et qu’elle le restera.  Il est plutôt destiné à des applications de niche (par exemple le sport) ou comme gadget. Lorsque le capteur agit sur le vêtement (par exemple en ajustant la température), c’est plus logique. Mais pour recueillir des informations sur la personne, il est préférable d’utiliser d’autres outils, des capteurs qui ne sont pas intégrés aux vêtements.

Quelques exemples : https://fashionretail.blog/2018/06/11/internet-of-things-in-fashion/

Comment imaginez-vous le futur des vêtements connectés ?

L’avenir réside principalement dans l’identification RAIN (1a) et les applications mobiles.

La connexion ne doit pas nécessairement se faire par RFID, mais peut également se faire par code à barres 2D.

Selon vous, pour quel public serait destiné les vêtements connectés ?

Tout d’abord, les acteurs industriels (B2B) et les gouvernements s’intéresseront en premier lieu à la transparence de la chaîne, qui améliore les processus de vente mais est également essentielle pour des processus tels que le recyclage des vêtements.

Au sein de votre agence/entreprise avez-vous déjà un projet de vêtements connectés ?

Uniquement dans le domaine 1a (et b)

En quoi ces vêtements seraient une avancée dans le domaine de la mode ?

1a. Principalement la transparence de la chaîne – et donc un facteur important qui facilitera la transition du secteur vers une économie circulaire (plutôt que linéaire).

1b. Expérience du consommateur

2 Les différentes applications de niche mais sans impact majeur sur le secteur

Pensez-vous qu’il pourrait y avoir des dérives suite à l’utilisation de ces vêtements connectés dans l’avenir ?

J’ai besoin d’y réfléchir un moment ?

Avis complémentaire

Un bonus : j’ai eu une conversation aujourd’hui avec un consultant britannique qui (dit-elle) soutient d’importantes marques de luxe dans l’habillement avec la numérisation et l’utilisation de la technologie.

Elle convient que l’intégration des capteurs ne se fera que dans des applications de niche. Mais une remarque intéressante était qu’elle voyait une plus grande utilisation dans les capteurs incorporés dans les sous-vêtements, et en particulier le soutien-gorge. Il s’agirait principalement d’applications dans le domaine de la santé.

Ce qui me frappe aussi, c’est que beaucoup de marques sont très intéressées par l’intelligence artificielle. Ici, je vois des opportunités dans le futur pour créer une interaction entre les vêtements intelligents et les appareils de réalité augmentée (par exemple, les lunettes Google).

Des exemples

En tout cas, Van de Velde ne le fait pas encore : https://www.innovation.vandevelde.eu/focus-areas

(Je travaille avec eux sur la RFID, je vais leur demander s’ils regardent aussi plus loin)

Mais surtout des vêtements de sport et des sous-vêtements.

https://www.wareable.com/smart-clothing/best-smart-clothing

J’étais à Connect Fashion aujourd’hui, au fait.

https://www.connect-fashion.com/

Fiche métier – Graphiste

Nom générique et appellation

Graphiste, Graphic designer, Infographiste, Computer graphics designer, Concepteur-graphiste, Web design, Animateur graphique, Motion design, Conception du mouvement, Motion graphics design, Technicien de l’image et du son, Graphiste Web

Description abrégée du métier

Avant toute chose, le graphiste est là pour traduire des idées en images. Il va élaborer l’univers graphique d’un produit et/ou d’une entreprise et lui donner son identité visuelle. Qu’il s’agisse de secteurs différents comme la communication, la presse, l’édition ou encore la publicité, son rôle principal reste le même bien qu’il doive veiller à respecter les exigences et autres particularités liées à chacun d’entre eux.

Description détaillée du métier

Le graphiste est chargé de concevoir et réaliser une image, un ensemble visuel pour représenter une idée, un produit ou une marque et participer ainsi à l’identité de l’entreprise ou d’un projet.

Dans un premier temps, le graphiste rencontre son interlocuteur pour identifier et analyser sa demande. Cela va lui permettre de prendre connaissance du message qu’il va devoir transmettre. Sous les directives que lui aura donner le client, il va alors pouvoir passer à la seconde étape de son travail qui consiste à l’élaboration d’ébauches, de croquis qui permettront d’illustrer les idées voulues.

Pour transmettre son message, le graphiste va utiliser plusieurs procédés : le dessin, les couleurs, les typographies et ce, tout aussi bien avec un crayon qu’une souris d’ordinateur.
Concrètement, son rôle sera de créer un visuel cohérent et accrocheur pour le message que le client souhaite transmettre. Il pourra ainsi concevoir des logos, du matériel promotionnel (affiches, flyers, cartes de visite, etc.), des couvertures d’ouvrages ou du packaging. Il pourra également réaliser la mise en page ou la charte graphique de logiciel ou de site internet. Dans ces cas là, il sera amené à collaborer avec le webdesigner pour créer des écrans ou des interfaces. Très proche de l’opérateur PAO (Publication Assistée par Ordinateur) et de l’infographiste, il travaillera également souvent en étroite collaboration avec ces professionnels du graphisme.

Une fois le commanditaire du projet satisfait du travail du graphiste, ce dernier pourra être amené à assurer le suivi de la production (fabrication, impression). Le graphiste assure donc plusieurs missions, de la réception du concept à la livraison du projet tout en respectant les exigences et les demandes du client.

Si dans une grande agence son rôle peut se limiter à trouver une idée puis la traduire simplement par une image avant de confier le projet à d’autres professionnels, dans une petite structure, il est souvent amené à prendre part à toutes les étapes de la réalisation. Il doit alors faire preuve de polyvalence.

Entre infographiste et graphiste la frontière est floue. Né des nouvelles technologies de l’information, l’infographiste se définit comme « graphiste en informatique » .Le graphiste a un rôle plus général mais toutefois similaire car ses compétences sont censées s’étendre au-delà de l’outil informatique (peinture, dessin,etc). Le graphiste joue donc un rôle davantage artistique/créatif là où l’infographiste est plutôt exécutant.

L’infographiste peut intervenir dans différents domaines:

  • Le marketing : L’infographiste travaille à définir l’environnement marketing d’une entreprise, d’une marque, etc. Il doit étudier les valeurs mises en avant par son employeur et les faire transparaître dans la charte graphique. Pour cela, il doit donc faire un ensemble de choix visuels et mettre en place une stratégie marketing sur l’ensemble des supports de communications de la marque.
  • L’audiovisuel : II est surtout chargé de créer des génériques, d’intégrer des effets spéciaux ou de participer à la réalisation de dessins animés.
  • Les jeux vidéos : Il intervient à différentes étapes au niveau de la mise en forme des images et de leurs enchaînements. Il peut même se spécialiser dans une discipline en particulier : personnages, décors, mouvement, lumière, etc.
  • La publicité ou l’édition : Il se charge de la réalisation de sites internet et crée toutes sortes d’interfaces visuelles, animées ou non.

Le motion designer est également liée au métier de graphiste car il a pour objectif la communication visuelle en passant par l’animation et le graphisme. Assez polyvalent, ce professionnel sait manipuler l’image, le son et les différents éléments de montages et d’animation graphiques comme la typographie, l’audio, l’animation 3D ou 2D, les effets spéciaux et les vidéos. Grâce à cela, il sera à même de réaliser des films de présentation, des clips musicaux ou des messages publicitaires. Il pourra donc travailler dans de nombreux domaines : le cinéma, la publicité, les jeux vidéo ou le web.

Mission : c’est l’objectif du métier

De l’affiche au logo en passant par l’emballage, ce professionnel a pour objectif de donner une identité visuelle forte et claire à chaque produit pour attirer et séduire le public.
“Il est comme le metteur en scène de l’information : il manie les textes et les images pour composer un message clair et efficace. Un as du crayon, doublé d’un virtuose de la souris informatique.”

Activités principales

  • Rencontrer son interlocuteur ou son client pour identifier et analyser sa demande
  • Rédiger le cahier des charges
  • Exprimer la demande du client par la création du moodboard
  • Élaborer des story-boards
  • S’implique dans toutes les étapes de la réalisation : conception, création, exécution (dans le cas du print s’ajoute l’impression)
  • Dans le cas d’un spot télé ou d’autres supports avec un format vidéo:
    • Concevoir des planches de vidéo
    • Rendu des images
    • Montage
    • Étalonnage
    • Encodage
  • Animer des vidéos et intégrer les sons et effets spéciaux
    • Adaptations aux découpages techniques
    • Conception des mouvements
    • Mise en place des effets de transition
  • Participer au montage, à la numérisation, au choix des couleurs, à l’incorporation du texte
  • Assurer les échanges permanents avec le client, mais aussi avec son directeur artistique et éventuellement le rédacteur pour veiller à la bonne conduite du projet

Compétences requises pour le métier

  • Posséder une bonne culture générale
  • Maîtriser les techniques d’illustration, de dessin, de typographie, d’impression, etc.
  • Maîtriser les notions de perspective, de mise en page
  • Pouvoir proposer, synthétiser ou développer une idée originale
  • Avoir le sens des couleurs
  • Allier compétences techniques et fibre artistique
  • Respecter la demande du client
  • Argumenter et défendre ses idées
  • Bien connaître les publics visés
  • Respecter les délais impartis
  • Faire des recherches, se documenter afin de se tenir au courant des derniers logiciels et des dernières techniques sur le marché (outils, tendances graphiques, etc.)
  • Posséder des notions de gestion (indépendant)
  • Maîtriser les logiciels de traitement et de création de l’image, d’animation, de programmation, etc. ( After-Effects, Adobe Première, Illustrator, Photoshop, Flash, Dreamweaver, Indesign, 3DS, Première pro, DVD etc.)
  • Structurer les différents éléments afin de faciliter leur compréhension
  • Tenir compte des contraintes techniques et budgétaires
  • Connaître une ou plusieurs langues (surtout la maîtrise de l’anglais)
  • Doit détenir un des diplômes suivants :
    • Bachelor en Motion Design
    • Maquettiste infographiste multimédia,
    • Communication visuelle,
    • Création digitale,
    • Designer graphique et multimédia,
    • Infographiste jeu vidéo,
    • Designer graphiste,
    • Dessinateur-concepteur option édition multimédia,
    • Dessinateur-concepteur option jeu vidéo,

Qualités humaines requises pour le métier

  • Créativité, imagination
  • Sensibilité artistique
    • Esprit créatif
    • “Sens de l’image”
    • Sens de l’esthétique développé
    • Oeil d’artiste
  • Sens de l’observation
  • Grande curiosité, Être en veille permanente
  • Persévérance
  • Être à l’écoute et savoir communiquer
  • Analyse
  • Capacité d’adaptation par rapport au travail, aux délais mais aussi aux contraintes de clients
  • Résistance au stress
  • Polyvalence
  • Rigueur et précision
  • Rapidité
  • Capacité à travailler en équipe et Leadership
  • Bonnes capacités relationnelles
  • Accepter les critiques
  • Savoir remettre en question son travail

Évolutions du métier

La grande question concernant l’activité de graphiste et la carrière envisagée est de savoir comment l’exercer. Cela peut être en tant qu’indépendant ou alors en tant que salarié.

L’évolution ne se fait donc pas de la même manière en fonction du statut.

Quoi qu’il en soit, les débuts sont souvent difficiles, la concurrence étant importante et le marché plutôt au ralenti.

Du coup, la tendance est soit à la formation soit à la spécialisation.
Certains choisissent d’élargir leurs connaissances afin de mettre plus en avant leur polyvalence.Tandis que d’autres se spécialisent dans une technique donnée afin de montrer leur connaissance approfondie de celle-ci.

Le graphiste freelance doit s’appuyer sur son book avec ses réalisations pour aller démarcher des clients.

Sa réputation et l’excellence de son travail l’aideront à progresser dans le métier et à décrocher des contrats.

Quant au salarié qui débute en agence, il occupe souvent le poste d’assistant directeur artistique ou encore de maquettiste et roughmen avant de franchir petit à petit les étapes.

Le multimédia et, plus particulièrement, le commerce en ligne offrent des perspectives de développement.

Après quelques années d’expérience et une bonne connaissance du marché, l’infographiste pourra reprendre ou créer une entreprise.

Notre définition d’un professionnel du multimédia

Pour moi, un professionnel du multimédia est une personne polyvalente possédant des compétences de base, comme ici le graphisme. Il est également capable de pouvoir réaliser d’autres tâches, le sortant de son champ de compétence. Il arrive à allier différents outils comme des logiciels informatiques mais aussi des techniques plus traditionnelles pour créer d’autres types de supports multimédias.

Il s’informe de tout ce qui existent en matière de multimédia et des différentes techniques de diffusion, des concurrents selon le domaine de la boîte, ou le client qui l’emploi.

Il s’agit aussi d’une personne qui est à l’écoute aussi bien de son client mais aussi de son équipe.

Il a un tempérament d’acier et un esprit d’ouverture puisqu’il doit gérer son temps, son stress et les critiques de son travail.

Il est le jongleur qui a entre ses mains la boule du relationnelle, de la maîtrise et de la créativité et c’est en amenant sa touche personnelle dans cet équilibre qu’il sortira du lot.

Fiche créé par
Maryline BRAULT
Elodie RITS
Laura WIBAUT

Sources

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Annexe : Entrevue réalisée avec Stéphane Maréchal, Infographiste.

« Vous pourriez peut-être nous parler un peu de votre expérience en agence, est-ce que vous avez directement travaillé en agence ou vous avez fait autre chose avant? En fait, j’ai travaillé pendant trois ans en agence à Liège. C’était intéressant car quand on sort des études on n’a pas toujours l’expérience nécessaire donc ça m’a appris pas mal de choses. Je n’ai pas tout de suite fait du graphisme, au départ j’étais web designer. Le graphisme est venu un peu après même si c’est quand même fort lié. En parallèle, j’ai fait un peu de print mais pas beaucoup parce qu’on était une petite équipe de 4 et qu’on avait 3 graphistes qui travaillaient avec moi. Toujours en parallèle de ça, j’ai donné des formations.
En 2010, après cette expérience de trois ans, j’ai décidé de créer ma boîte, elle aura dix ans l’année prochaine. On en est très fier.
Au départ j’étais livré à moi-même, tout en effectuant des formations privées sur le côté, j’étais à la recherche de clients et d’un aspect plus commercial et entrepreneur.
Très honnêtement, au début, je n’étais pas très attiré par le print. C’est après deux, trois ans de web dans la programmation que j’ai décidé de m’y intéresser. En préparant des formations pour des étudiants en print, je me suis également encore plus intéressé à différents outils qui ont fortement changé il y a quelques années. C’est de là qu’est venu l’ouverture de notre département print.

Quel est le nom de votre agence? L’agence s’appelle The good idea compagny, on a changé l’année dernière. Auparavant elle s’appelait Business consult.

Pourquoi vous avez changé? On a changé de nom parce que l’équipe s’agrandit et qu’on a réorganisé nos services et nos activités. Nous avons intégré des nouveaux services que nous n’avions pas par le passé. J’en avais également marre de ce nom que je traînais depuis dix ans et qui n’était pas très funky. Comme la boîte prend un tournant légèrement différent, on a surfé sur la vague de quelque chose d’un peu moins sérieux tout en restant en corporate.

Quel est votre travail dans l’agence ? Quels services offrez-vous ? Alors on fait différentes choses, on a plusieurs pôles d’activités. Il y a, forcément, le pôle print où on réalise toute une série de supports assez classique et variés : cartes de visite, dépliants, brochures, affiches, bilans annuels, rollup, kakémono, bach… ce genre de choses et aussi du print classique, des brochures, des magazines, des catalogues, des journaux, tout ça.
À côté, on a un volet digital, où l’on crée des campagnes digitales sur mesure avec différents outils, soit les médias sociaux, soit les espaces publicitaires digitaux. On a la partie web, où on crée des portails web.
Par le passé, nous nous occupions du développement sur mesure mais on en fait de moins en moins pour éviter d’en faire à terme. On se contente des sites de présentation classique du type WordPress.
Nous avons un pôle marketing et communication où nous sommes davantage sur l’accompagnement de la stratégie globale et l’audit marketing avec le service de positionnement et de stratégie de la marque.
On a un pôle consultance et gestion de projet, où on détache un consultant qui s’occupe de A à Z d’un projet en intégration dans une équipe. Par exemple, on travaille pour Engel & Völkers, un groupe d’agence immobilière prestigieuse mondiale que vous connaissez peut-être. Nous nous occupons de leur branche en France, au Luxembourg et en Belgique. Actuellement nous avons un consultant détaché qui rédige pour eux des articles d’actualités, qui crée des photos, des visuels, des supports, etc. C’est vraiment l’équipe conseil dans la stratégie externe donc c’est l’accompagnement du projet de A à Z.
Pour finir, nous avons le volet de formations et événements. Là, nous accompagnons les entreprises dans le développement de leurs compétences aussi bien en infographie qu’en développement commercial, en marketing, en communication ou en team building. On fait de l’animation d’équipe par le jeu et la communication, surtout en interne. On organise également des événements uniquement corporate.

C’est très varié ! Oui, c’est très varié, mais en fait on tourne à 360 degrés autour du client et de sa communication autant externe qu’interne. Il y a également un pôle vidéo dont je ne vous ai pas parlé parce que ça rentre dans l’agence créative. Pour cela nous travaillons en général avec des collaborateurs spécifiques.
C’est donc effectivement assez varié mais cela reste de la communication. On tourne vraiment autour du client et c’est ça qu’il apprécie car grâce à un interlocuteur, on peut lui offrir une palette de services différents.

Combien d’employés avez-vous dans l’agence ? On est huit à l’agence et nous essayons encore de nous développer.

Donc, quelles sont vos tâches quotidiennes ? C’est particulier, dans une petite entreprise comme ça, je fais beaucoup de commercial et d’administratif. J’essaie de faire de moins en moins de production mais j’y suis malgré tout obligé dans des moments de rush comme maintenant. Aujourd’hui, c’est… pour vous dire je n’ai pas dormi depuis quarante-huit heures, comme ça vous le savez. Nous sommes actuellement sur un projet web qui doit sortir la semaine prochaine, j’y travaille non stop depuis trois jours. Ce qui se passe c’est qu’il faut absolument que ça sorte et personne ne peut m’aider car toute l’équipe est full. Je m’en occupe donc seul.
Je fais également beaucoup de validations. Je reçois des documents de la part des équipes qui travaillent et je valide si ça correspond au message du client.
Ça m’arrive encore de faire du print et je fais pas mal de bénévolat pour aider des associations. Nous travaillons notamment pour le conservatoire de la danse à Bruxelles, pour lequel on crée des supports, des visuels, du partenariat, des contrats de sponsoring, etc. Il y a donc encore pas mal de travail graphique. J’ai un œil assez pointu quand je vois des travaux revenir de mes équipes qui sont superbes mais pas avec la finition que j’espérais. Dans ces cas-là, je les remballe et leur demande de retravailler et peaufiner les documents.C’est rare mais ça arrive.

Es-ce que cela vous arrive dans des gros projets de collaborer avec d’autres agences? Cela nous arrive dans le cas de consultance en gestion de projet. Par exemple, certains clients ont déjà leur agence, ils ont leur graphiste, leur web designer, etc mais par contre ils ne veulent pas s’occuper de la gestion et la coordination des projets. Nous collaborons alors avec ces agences en lien avec le client final pour amener une couche marketing et stratégique.
Par contre, pour les projets que nous réalisons pour nos clients directs, il est très rare qu’on travaille avec d’autres agences. Si on collabore c’est avec des partenaires freelances. Par exemple, notre spécialiste vidéo est un freelance. Nous ne pouvons l’avoir tous les jours donc nous le contactons ponctuellement tout comme notre photographe. C’est des gens avec qui on travaille et collabore mais qui ont leur job et missions de leur côté. Ils viennent s’intégrer dans notre planning quand on en a besoin.

Qu’est ce qui vous a poussé à développer votre propre entreprise ? Alors déjà j’ai des parents qui sont indépendants, cela donne une culture et une mentalité spécifique. Je ne dis pas que c’est bien, au contraire parfois c’est très compliqué par contre, ça donne une vision de la vie qui est un peu différente.
J’ai un caractère très autonome et j’ai besoin d’une grande liberté.
Je ne vous en ai pas parlé mais j’ai travaillé pendant cinq ans dans le ministère de l’enseignement. Je créais des cours et m’occupais de l’infographie pour une cellule qui s’appelle “enseignement à distance” et qui permet d’enseigner à distance aux gens qui ne peuvent pas aller à l’école, aux personnes qui veulent se convertir, pour des parents avec des enfants qui ne savent pas bouger, des prisonniers, etc.
Ce qui m’a également donné envie de créer ma boîte c’est que j’ai besoin de liberté. Je me suis senti enfermé dans ses jobs, aussi bien en agence qu’au ministère.
Quand on est huit heures par jour avec les même « têtes de cons », c’est compliqué s’ils ne nous reviennent pas. C’est chouette de s’entourer d’une bonne équipe quand on est à l’école, on se fait des amis mais c’est parfois un peu différent quand on travaille avec des gens avec qui on ne s’entend pas forcément.
Je vous avoue qu’un jour lorsque j’ai regardé mes collègues râler car je n’avais pas envie de manger avec eux à midi, je me suis dit “non ce n’est pas possible. Je peux pas faire ma vie ici, avec ses gens à qui je n’ai rien à dire, qui ne partagent pas la même passion, la même envie. Si je me démène c’est pour moi.”
Tout ça vient d’une réflexion plus profonde sur la liberté et sur le choix de… parce que je vous assure que quand vous commencez de zéro, les trois premières années c’est vraiment dur. Et même maintenant, après dix ans, il y a encore des mois où on mange des pâtes. Donc ce n’est pas forcément évident mais cela reste malgré tout enrichissant, passionnant et très valorisant. Je vis de ça depuis dix ans et tous les jours je crée mon job et je fais ce que j’ai envie.
Par contre, ce qu’on oublie souvent de dire c’est que quand on crée son job, on se dit “ouah c’est super je travaille quand je veux, je travaille la nuit et pas le week-end » mais dans la réalité, cela ne se passe exactement comme ça. Il y a une énorme pression et beaucoup de contraintes des clients.

Cela vous arrive-t-il souvent de travailler plus de trente-cinq heures par semaine ? Cela m’est arrivé de faire des semaines de quatre-vingt heures. Après chacun fait ses choix, je suis un peu workoolique donc j’ai vraiment besoin de travailler, c’est un moteur. Je connais des confrères qui font leurs huit heures par jour et j’ai une collègue avec qui on travaille à Liège qui preste huit heures par jour. Elle termine à seize heures le vendredi parce qu’elle a des enfants, que ça l’arrange et qu’elle a réussi à cadrer sa vie avec un projet régulier, un mari qui gagne bien sa vie, etc. Cela peut donc également être faisable sans trop de prise de tête. Ce n’est juste pas du tout mon mode de fonctionnement, peut-être qu’il n’est pas bon je ne sais pas mais ce n’est pas mon mode de fonctionnement.

Lorsque vous engagez du nouveau personnel, quelles sont les compétences que vous recherchez ? Alors comme vous avez compris, dans l’agence on fait pas mal de chose. Là on est actuellement en pleine période de recrutement. Notre staff print, designer, graphiste est complet à l’heure actuelle par contre, on cherche un web designer.
Si je devais engager un infographiste demain, les compétences principales qui me paraîtraient intéressantes c’est déjà le style, donc le look et la patte graphique que va amener l’infographiste.
Par exemple, là on travaille avec une de mes anciennes étudiantes, une fille vraiment géniale. Elle comprend tout, tout de suite. C’est aussi une question de feeling, quelqu’un qui comprend tout de suite l’esprit graphique. Ça c’est quelque chose qu’on a ou pas. On peut ne pas l’avoir, c’est mon cas pour être très honnête. Par contre, en étant malin, on peut développer d’autres compétences qui permettent d’être bon. C’est également ça qui est intéressant et qui fait certainement notre différence. C’est peut-être un élément à côté duquel beaucoup d’employeurs passent. Et pourtant ce n’est pas parce qu’on a pas une compétence ou une autre qu’on ne peut pas en développer d’autres pour y palier. Cela j’y crois vraiment.
Une autre chose qui est très importante dans notre métier c’est le respect des délais.
Avoir une maîtrise des délais et des coûts, savoir travailler de manière autonome ou en équipe sont des compétences importantes.
Dans mon entreprise, nous travaillons beaucoup en équipe parce qu’on a des projets sur long terme. Parfois on se passe des documents, on s’échange des données et on a des meetings avec les clients.
Une autre chose à savoir aussi, même si cela peut paraître futile, c’est qu’il faut avoir une bonne présentation. C’est hyper important dans notre milieu. L’année passé, on a engagé une stagiaire qui venait de l’ULB et qui avait des ongles de six cm de longs avec brillants et d’autres trucs. Alors c’est super joli et tout ce qu’on veut pour sortir mais pour aller voir un client, c’est non. En tout cas, c’est mon positionnement d’image de marque qui me permet de dire “Je vais démarcher un client qui est l’Oréal, Coty, …” ce sont des gens qui sont dans cette même philosophie alors pour moi c’est très important.
Après tout le monde a son style. Pour moi, tant qu’il y a un style et une vrai réflexion ça m’intéresse. Il y’a également le feeling qui est très important. Il n’y a rien à faire, je préfère engager quelqu’un qui est un peu moins bon mais avec qui j’ai un super feeling et avec qui je me marre toute la journée que quelqu’un qui est super efficace mais qui m’ennuie, à qui je n’ai pas envie de parler. L’ambiance chez nous c’est vraiment primordial.

Comment vous faites pour vous tenir régulièrement à jour sur des nouveautés, sur des nouvelles technologies et ce genre de chose? Je me tiens à jour parce que j’y suis obligé. Dans notre métier c’est constant. Personnellement, je vais en formation au moins vingt heures par an, c’est à dire souvent deux heures par mois, ce qui est tout de même pas mal.
Elles traitent de domaines bien spécifiques que ce soit le digital, l’infographie, le marketing, le management ou peu importe. Donc, déjà il y a cet aspect formatif. En plus de cela, je suis formateur et donc en contact avec des étudiants en permanence. Ça m’oblige à constamment être formé aux nouveautés, aux mises à jour. Là par exemple on a une grosse mise à jour de la suite Adobe, forcément je suis obligé de me tenir au courant pour savoir expliquer les nouveautés. D’une certaine manière, c’est pour ça que j’y suis obligé. Ca m’embête parfois parce que c’est une contrainte mais d’autre part, c’est positif parce que c’est également enrichissant pour moi.
Puis au fil de dix ans, on fait des rencontres, on s’abonne à des newsletters, on a Facebook, qui est formidable, on a LinkedIn. Des outils comme ça nous permettent, de temps en temps quand on ne s’y attend pas, d’avoir des inputs qui nous permettent de faire un peu de veille technologique. Instagram est formidable, vous tapez “Logo type, Infographie” ou tout ce que vous voulez et vous avez des trucs de dingue qui apparaissent. Vous avez aussi Behance qui est super pour ça. Il y a également plein de magazines : Étape,… enfin je peux en citer plein mais moi j’adore la collection Pyramyd. C’est des chouettes bouquins pour les infographistes. Vous avez Trends tendance qui vous donne un aspect plutôt économique du métier.
À côté de cela, il y’a des salons et conférences : assez souvent le salon de la comm, le salon du marketing,le salon du digital,le salon du web 2.0, le salon des applis mobiles où là il faut participer un peu aussi. Il y a des groupements d’entreprises, des chambres de commerce, où là vous êtes aussi à la rencontre du même secteur.
Par exemple, il y a quinze jours ou trois semaines, c’était la rencontre de meet à Lisbone, un énorme événement qui regroupe tous les professionnels du secteur du web, c’était clairement l’un des événements de l’année. Vraiment c’était un truc de dingue. Moi, je n’y suis pas allé mais j’ai envoyé une collègue.
Donc voilà,il faut avoir envie, ça ne vient pas tout seul. Au début, c’est difficile parce qu’on ne sais pas trop où aller mais après quelques années, ça se fait assez naturellement.
J’ai une collaboration, Pauline que vous connaissez, elle est très forte là dedans, elle fait beaucoup de veille. Elle achète beaucoup de bouquins, c’est quelque chose qu’on voit en cours et elle l’a vraiment bien appliqué. C’est génial, elle a plein de sources et grâce aux forums beaucoup de choses sont gratuites maintenant. Elle s’investit beaucoup, elle lit des articles, elle applique.
Il y a également beaucoup de tutos. Ça c’est également une chouette opportunité. Si vous voulez travailler votre graphisme, je vous conseille d’aller sur une plateforme en ligne qui s’appelle Video2brain. Ca a été racheté par LinkedIn il y a quelques mois et c’est assez incroyable. Avant, c’était Line Art qui était derrière la plateforme en ligne. Ce n’est pas cher, pour les étudiants je crois que c’est 150 euros par an et vous avez des milliers de tutos sur tous les logiciels que vous voulez.

Cela fait dix ans que vous avez créé votre entreprise, comment vous voyez-vous dans l’avenir? C’est une bonne question. Honnêtement, sans vouloir vous décourager parfois je me dis que j’en ai vraiment marre et que j’ai envie de faire autre chose. Je suis quelqu’un qui aime bien le changement, j’ai aussi envie de voyager, ce que je n’ai pas l’occasion de faire beaucoup malheureusement. Enfin, un peu plus que la moyenne des gens mais pas suffisamment.
Comment je me vois ? Très honnêtement, j’ai envie de moins travailler. Ça fait dix ans que je travaille vraiment, vraiment, vraiment beaucoup, sept jours sur sept. Ça représente vraiment une grosse masse de travail et c’est assez épuisant. Je me rends compte que je n’ai pas utilisé la bonne stratégie, faire un démarrage lent et serein plutôt qu’un démarrage sur les chapeaux de roues.
La première année je faisais déjà mon chiffre d’affaires et j’étais content. J’avoue que là, dans les dix ans à venir je ne sais pas vous dire, dans les cinq ans, je me vois bien engager encore deux-trois personnes qui s’occuperont des choses que j’ai plus du tout envie de faire. Je pourrai ainsi me libérer un peu de certaines contraintes et faire vraiment ce que j’aime bien et ce qui m’éclate. Ce ne sera pas tout à fait le cas et c’est normal car en tant que dirigeant d’entreprise, vous faites jamais vraiment des trucs qui vous plaisent. Vous récupérez le savoir des autres, vous assumez donc c’est très sympa mais parfois c’est un peu pesant. Enfin voilà, j’ai vraiment cet objectif d’alléger mes semaines et pouvoir avoir de vrais week-ends comme tout le monde et pouvoir dire à tout le monde le vendredi “salut à lundi” ce qui ne m’est pas arrivé depuis dix ans.

Quel genre de conseil donneriez-vous à un jeune qui se lancerait dans le graphisme et qui débuterait ? Le conseil que je lui donnerais c’est “Vas-y!”. Je vous raconte quand même la petite histoire, je pense que c’est important. Quand je me suis lancé, j’avais un CDI, j’étais dans mon agence. Tous les organismes que j’ai rencontrés, que ce soit l’ONEM, Actiris, le Forem, le guichet d’entreprise, la Cantal, peu importe, ils m’ont tous dit “Mais t’es malades, pourquoi tu fais ca?”. C’était en pleine crise financière. “Pourquoi tu fais ça? C’est pas possible. Tu peux pas.” Etcetera. “T’as un CDI, c’est bien, tu es bien payé”.
Les seuls qui m’ont supporté c’est ma famille évidemment parce qu’ils croyaient tout simplement en moi. Je pense que la confiance en soi est primordiale.
On peut ne pas avoir confiance en soi, se dire : “Ouais mais non je vais pas y arriver” mais sincèrement, il faut essayer de le dépasser. Comme je le dis toujours, il y a du travail pour tout le monde si vous avez un petit grain de folie, une petit patte, une petite énergie, un bon relationnel, ou je sais pas, un truc.
Par exemple, j’ai une étudiante très jeune, elle doit avoir vingt ans. C’est une illustratrice comme je n’en ai pas vu depuis très longtemps dans ma vie. Elle n’a pourtant pas du tout confiance en elle, elle trouve que tout ce qu’elle fait est nul, que c’est moche que c’est pas assez professionnel. Personnellement, je vendrai à 1000 euros le dessin sans problème.
Je lui est dit : “Ma cocotte faut que tu te bouges, tu te fais un portefolio, un beau cv, un portail web et tu y vas”. Elle s’est créer un Instagram et en une semaine, elle avait deux mille followers.
Avoir un contrat, un premier contact, faire une carte de voeux pour le baptême de votre petite nièce, c’est des petites choses comme ça qui donnent confiance.
Tout vient d’abord par la famille et les amis puis petit à petit ça grandit et vous commencez à avoir des clients qui vous paient un peu des sous. Vous commencez à monter un petit peu vos tarifs et c’est parti.
Donc vraiment mon conseil c’est de ne pas avoir peur. Surtout que maintenant, vous êtes à Bruxelles et il y a des formules qui n’existaient pas à mon époque. Celle que je trouve génialissime et que vous connaissez peut être, c’est la SMART. C’est un organisme, smart.be qui comme Merveille.be, permet de conserver vos allocations sociales, donc les allocations de chômage et de travailler en même temps comme freelance.
Le jour où vous travaillez, vous devez cocher un petit formulaire et ces journées-là, vous n’êtes pas payé par le chômage mais par votre prestation. Vous n’avez pas besoin de comptable, il n’y a pas trop de formalités administratives et il n’y a pas de plafond maximum. C’est vraiment un statut génial que vous pouvez avoir même en travaillant en tant qu’employé.

Merci beaucoup! En tout cas, si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me contacter par mail, je vous répondrais si j’ai un peu de temps. Merci beaucoup ! Au revoir. »