Van Gogh – The immersive experience

     PAULET Lia, PINCHART Juliette, SCHALLIER Morgane

Le 22 octobre, nous nous sommes toutes les trois rendues à l’exposition temporaire « Van Gogh – The Immersive Experience » qui se tient dans le Palais de la Bourse de Bruxelles, situé en plein coeur de la ville de Bruxelles-Capitale. Ce bâtiment fut érigé entre 1868 et 1873 sous la direction de l’architecte Léon Suys dans le cadre d’un programme d’assainissement et d’embellissement de la ville.

Le Palais de la Bourse de Bruxelles est un lieu parfait pour accueillir cette exposition, de part sa localisation mais aussi car l’architecture d’intérieur du bâtiment apporte énormément de charme à cette installation très moderne.

Le Palais de la Bourse de Bruxelles

Du 10 octobre au 6 janvier, cette exposition a pour but premier, comme son nom l’indique, de nous immerger dans l’univers du peintre Vincent Van Gogh (1853-1890). Les oeuvres sont mises en scène sous la forme de vidéos et sont agrémentées d’une musique d’ambiance afin de rendre les peinture de l’artiste totalement vivantes. Le second objectif est de « vulgariser » l’art, souvent jugé inaccessible.

Un concurrent à cette exposition pourrait être l’exposition Klimt à l’Atelier des lumières à Paris, qui est elle aussi une exposition immersive dans l’univers d’un génie.

Ce concept d’immersion a attisé notre curiosité car aucune de nous ne l’avait encore expérimenté. Cette dimension nous tentait donc énormément.

Nous avons pu observer différents types de public lors de notre visite :
  •  Familles ; Le fait d’avoir une exposition plus vivante que les musées traditionnels, dans lesquels les enfants s’ennuient généralement assez rapidement, est un vrai plus pour les parents désireux de faire des sorties culturelles avec leurs petits.
  • Touristes ; La localisation du Palais de la Bourse attire évidemment beaucoup de touristes qui se baladent dans le cœur de Bruxelles.
  • Belges ; Une grande campagne de publicité à été réalisée autour de cette exposition en Belgique, c’est pourquoi nous savons pu également observer des adolescents ou adultes belges visiter l’exposition qui ne nécessite aucun pré-requis. Une personne peut totalement la visiter sans même connaître Van Gogh.
L’exposition est divisée en cinq sections distinctes :
  •  Salle 1 : Nous avons été immédiatement plongées dans l’ambiance un petit peu sombre spécifique à Van Gogh. Sur notre droite se trouvaient quelques textes explicatifs sur l’artiste et en face de nous il y avait une première projection vidéo avec une compilation de ses différents tableaux de fleurs dans des vases divers. Un effet de transition se faisait de manière délicate entre chaque bouquet.  Juste à côté se trouve une reproduction de la chambre de l’artiste  qui vise à nous faire entrer dans son intimité et plus seulement dans son oeuvre. Dans cette première section se trouvait également une SharingBox interactive. Celle-ci invite le public à se prendre en photo à l’intérieur de l’un des tableaux de Van Gogh, au choix. Une tablette est ensuite mise à disposition et permet l’ajout d’accessoires sur notre photo tels qu’un chapeau de paille ou une pipe par exemple.
  • Salle 2 : Elle est la plus grande mais aussi la plus impressionnante. Nous y avons passé plus d’une heure allongées sur le sol à nous laisser transporter dans l’univers du génie qu’était Vincent Van Gogh. Des projections de dix mètres de haut nous entouraient à 360 degrés. Les visiteurs peuvent observer les autoportraits les plus connus de l’artiste se balader sur les murs, La Nuit Étoilée, un train avancer à toute vitesse à travers plusieurs tableaux, des fleurs et des plantes grandir et envahir toute la pièce. Les transitions apportent un côté très esthétique à cette mise en scène. Parfois les tableaux se déforment ou disparaissent comme si la page d’un livre était arrachée pour laisser place à la suivante. D’autres fois, toute la salle est envahie de fumée ou de nuages pour laisser apparaître une nouvelle atmosphère. Durant la projection, la musique est également un facteur non négligeable de  l’expérience. En effet, elle est omniprésente pour accompagner les tableaux dansant et en fonction de ceux-ci, le son est tantôt doux, tantôt plus agressif. Dans cet espace, des chaises longues, des coussins ainsi que des tapis au sol sont mis à disposition des visiteurs afin qu’ils profitent de cette expérience confortablement installés pendant  la projection qui dure environ quarante minutes. Nous pourrions presque comparer cela à un cinéma: un grand écran, des sièges, une projection et du son.

  • Salle 3 : Cette pièce analyse l’un des tableaux les plus connus de Van Gogh, La Nuit Étoilée. Quelques rangées de chaises sont installées au milieu de la pièce face à un écran qui diffuse en boucle une vidéo qui analyse et explique cette œuvre qui serait apparemment la dernière qu’il ait peinte avant sa mort. Des textes explicatifs se trouvent également sur les murs en français et en néerlandais car la vidéo est en anglais uniquement.
  • Salle 4 : Cette section offre une opportunité de laisser notre créativité s’exprimer à travers le coloriage ainsi que le dessin. Cet espace est une sorte de petit atelier pour créer nos propres chefs-d’oeuvres. Les petits, comme les grands, auront ensuite la satisfaction de pouvoir projeter leurs dessins sur les murs de la pièce.
  • Salle 5 : Elle est remplie de casques de réalité virtuelle. Ceux-ci permettent aux visiteurs, moyennant 2€ supplémentaires sur le coup initial du ticket (qui est de 11,5 € pour les étudiants et les séniors, 14,5 € pour les adultes et 9,5 € pour les enfants) de se promener dans certaines œuvres de Van Gogh.

Cette exposition nous a fait ressentir différentes émotions. Nous avons d'abord été surprises car ce type d’expositionimmersive était une grande première. Ensuite nous avons été émerveillées et nous sommes retombées en enfance. Nous avons profité du moment présent et sommes tout simplement entrées dans les peintures de Van Gogh.
Le digital

Toute l’exposition a été construite autour des techniques digitales. Il n’y a aucune « vraie » œuvre de l’artiste dans la Bourse, au sens matériel. Dans chaque salle se trouvent des dispositifs multimédia tels que des projecteurs, écrans, enceintes, casques de réalité augmentée ou encore une SharingBox.

L’enjeu éthique et déontologique que nous pourrions souligner est le fait qu’il n’y avait justement aucune vraie œuvre de l’artiste dans toute l’exposition. Une peinture reste quelque chose de matériel et non une création numérique. Si toutes les expositions venaient à se diriger dans ce sens, que ferions nous des réelles peintures qui restent, selon nous, ce que l’on devrait admirer de Van Gogh?  Il faut voir ce type d’exposition comme un complément, une valeur ajoutée à son œuvre.

L’exposition Vision, aux Halles de Schaerbeek, nous présentait une petite salle immersive. Nous étions entourées d’un écran circulaire sur lequel était projeté une vidéo en 3D. Cependant, ce n’est pas comparable avec l’exposition Van Gogh qui est, selon nous, bien plus aboutie et scénarisée. Ici, toute l’exposition était faite pour nous immerger dans le digital. Tandis qu’aux Halles, il ne s’agissait que d’une petite installation dans une plus grande exposition.

Améliorations possibles ?

L’expérience utilisateur est extrêmement enrichissante. La seule chose que nous regrettons est que les vidéos ne soient pas également projetées au plafond étant donné que nous avions la possibilité de nous allonger sur le sol. Une autre piste intéressante serait d’avoir un peu plus d’informations. L’exposition est très belle visuellement, mais une personne ne connaissant absolument pas Van Gogh n’aura pas appris beaucoup sur l’artiste en lui même. Les textes explicatifs ne sont en effet pas très nombreux.

Nous pourrions également imaginer ajouter des éléments extérieurs qui supporteraient le digital pour rendre l’expérience encore plus réelle. Par exemple, à un moment donné dans la projection de la grande salle, un train s’avance vers nous et de la vapeur envahi l’écran. Nous pourrions ajouter des machines qui diffuseraient de la vraie vapeur.

La scénarisation…

Nous avons directement fait le lien entre cette exposition et notre cours de scénarisation interactive. A l’image de ce que nous apprenons à faire dans le cadre de ce cours, l’exposition raconte une histoire sous une forme digitale. Les tableaux se lient, se délient, changent de couleur, de forme et s’entremêlent. Les transitions sont fondues et délicates et une musique douce, grave ou rapide accompagne cette danse.

Digital planner

Morgane Schallier

Yasmina Lfrah

Annette Job

 

Digital planner

 

Le digital planner est le terme le plus universel et n’a pas de nom spécifique en français, mais il existe différentes appellations anglaises telles que le digital web, le planning stratégique du web, ou le média planner.

Tout d’abord, le digital planner doit être à l’affût des nouvelles tendances et avancées digitales.

Celui-ci développe des points de vue de différents internautes et analyse les différentes tendances du net ainsi que le territoire de la marque dont il s’occupe. Il se sert des informations récoltées afin de développer et vendre la marque aux consommateurs. Il conseillera et proposera ensuite des moyens de valoriser la marque de manière digitale.

 

Le métier en lui-même

Le point le plus important du métier est la communication des consommateurs.

En effet, les consommateurs vont faire vivre la marque, et augmenteront sa popularité à travers les divers réseaux mis à leurs dispositions (Facebook, Instagram, Twitter,…).

Le digital planer s’occupera aussi de la diffusion de messages publicitaires. Pour y parvenir, il utilisera l’entièreté des outils technologiques mis à sa disposition.

Le digital planner se doit de toujours être au courant de toutes les nouvelles avancées technologiques.

Il élaborera un « plan média (= élaboration des campagnes de publicité qui vont être diffusées sur les différents supports). Pour se faire, il établira des études qualitatives et quantitatives, et sélectionnera les supports en fonction de la cible définie et calculera les différents coûts de revient de chaque campagne. » [1] 

Le digital planner s’occupera aussi du message et de la campagne publicitaire d’une marque tout en s’adaptant aux nouvelles technologies en se basant sur des analyses faites au préalable.

Ses analyses permettent aussi d’orienter la campagne vers le bon réseau, ce qui permettra de faire développer la marque afin d’avoir une stratégie réussie et de faire consommer la cible.

Les missions

L’objectif de ce métier est d’analyser pour chaque client l’ensemble des caractéristiques qui compose l’univers et l’image d’une marque (c’est-ce qu’on appelle le territoire de marque) ainsi que les comportements des cibles sur les réseaux sociaux.  » [2]

Ensuite, les missions de ce métier se partage en différentes parties [1]

Installer les campagnes publicitaires :
  • Faire une campagne publicitaire autour des éléments liés aux consommateurs.
  • Créer des analyses de l’environnement concurrentielles.
  • Comprendre ce que le client désire.
  • Fixer une période d’action par rapport aux attentes des annonceurs.
  • Fixer les conséquences médiatiques attendues.
Faire des plans médias 
  • Créer un accord avec le client sur son budget.
  • Émettre les différents moyens de communication.
  • Analyser les médias en fonction de la demande du client et reprendre les meilleurs d’entre eux pour toucher la cible.
Créer un lien entre l’annonceur et les agences médias 
  • Travailler avec l’annonceur et le trafic manager.
  • Assurez le reportingmédia auprès des clients.
  • Créer une stratégie médiatique.
  • Suivre et diriger la diffusion de la campagne.
  • Mettre en place des plannings.
Faire en sorte que tout se déroule comme prévu
  • Faire des évaluations et des bilans sur base des études de marché.
  • Établir des bilans médiatiques pour observer si la stratégie sur la cible fonctionne.
  • Ajuster ou modifier les plans si besoin.

Compétences

  • Être un véritable expert des médias
  • Avoir une connaissance approfondie de l’offre média sur le marché.
  • Être familiarisé avec les chiffres et outils d’optimisation médias.
  • Être un bon négociateur et savoir être convaincant.
  • Respecter la demande du client
  • Argumenter et défendre ses idées
  • Bien connaître les publics visés
  • Faire des recherches, se documenter pour être au courant des derniers logiciels et des dernières techniques sur le marché
  • Connaître une ou plusieurs langues
  • Avoir une forte connaissance des réseaux sociaux
  • Savoir maitriser des outils de Social Media Management (SynthésioAgoraPulseSprout Social, Listening…)
  • Avoir une formation universitaire spécifique ou un diplôme d’une grande école de marketing, de communication ou de commerce d’un niveau bac+3/4 est requis.

 

Pour ce métier, il est aussi nécessaire d’être rigoureux, curieux, avoir un esprit rationnel, avoir une grande faculté d’analyse et de synthèse. Avoir une bonne culture générale en marketing est primordiale. Être autonome, aimer le digital et vouloir le comprendre, aimer le contact avec les gens, être résistant au stress, être rapide, rigoureux et précis.

 

Évolution du métier

Le digital planner débute généralement sa carrière en tant qu’assistant, il peut ensuite évoluer vers des fonctions de digital planner confirmé. Sa carrière se construit au fur et à mesure des expériences acquises. Cela peut le conduire vers des postes à responsabilité. Les grandes opportunités se situe en général dans les grandes villes et métropoles où se trouve une grande partie des centrales d’achats et agences de publicités.

Ce métier évolue sans cesse grâce aux nouvelles technologies.

Notre définition d’un professionnel du multimédia

Le multimédia offre plusieurs débouchées autant créatives que techniques.

Un professionnel du multimédia est pour nous une personne qui aime travailler dans la communication, le graphisme, l’informatique et le marketing.

Il est constamment à la recherche des nouvelles avancées et fait régulièrement des veilles afin de toujours être à la page des avancées technologiques.

Il aime et a envie de comprendre les différents supports multimédia et les innovations technologiques.

Il peut généralement travailler ou cela lui chante ; au travail, à la maison, à son arrêt de bus, etc. mais il peut aussi travailler au sein d’une agence web, de communications ou dans des studios de création et peut être un travailleur indépendant.

 

Bibliographie : 

[1] COQUAIS, Morgane. [Fiche métier] Qu’est-ce qu’un digital planner ?[en ligne]. Dans : emarketing.fr. 12 sept. 2016. [Consulté le 09-12-18]. Disponible à l’adresse : http://www.e-marketing.fr/Thematique/management-1090/Breves/Fiche-metier-est-digital-planner-308601.htm#zkU0KjB2r4V39pjp.97

[2] Dictionnaire. Territoire de marque. [en ligne] Dans: L’intern@ute, Dictionnaires. [Consulté le 09-12-18]. Disponible à l’adresse :https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/territoire-de-marque/

 

Annexe

Lien de l’interview: https://youtu.be/P_YnAPmIC_c

L’avenir de la mode : les vêtements connectés

De nos jours la technologie est partout, même dans le secteur de la mode. Vous avez surement déjà rêvé d’avoir des vêtements qui changent de couleurs ou qui s’adaptent à la température extérieure. Et si le rêve devenait réalité ? Des vêtements connectés, il en existe déjà mais vous ne risquez pas d’en trouver en magasin à moins de devoir dépenser une somme exorbitante. Et si cette technologie devenait accessible et même courante, qu’est-ce que ça donnerait dans 10 ans ?

L’origine de l’idée

Nous avons eu l’idée des vêtements connectés aux différentes fonctions car étant trois filles, nous connaissons pas mal de soucis liés à nos tenues. Que ce soit les vêtements devenus trop petits, rétrécis à cause de la machine à laver ou ceux agrandis car nos frères et sœurs plus grands, qui nous les ont emprunté. Si en plus de cela, on parle des vêtements que nous devons acheter en fonction des saisons, cela représente un énorme budget pour nous, étudiantes qui n’avons pas énormément de revenus.

Les vêtements de demain ne se contenteront plus de nous habiller, ils s’adapteront à notre morphologie, garderont l’apparence des vêtements actuels (une chemise gardera l’apparence d’une chemise), ils s’adapteront à la température extérieure et seront pourvus de capteurs biométriques qui nous aideront à rester en bonne santé en analysant continuellement nos différents paramètres.

Une nouvelle innovation

Les gens vont souvent faire du shopping car leurs vêtements sont devenus trop grands, trop petits ou tout simplement car ils ne sont plus à leur goût ou ne correspondent pas à la saison. Cela coute pourtant assez cher et tout le monde n’a pas les moyens de se le permettre.

C’est pour cela que nous avons imaginé des tenues dont la fonctionnalité principale sera de s’adapter à notre morphologie. Grace à différents capteurs, le vêtement analysera notre corps et nous enverra un message via Bluetooth pour  nous demander la permission de s’activer et donc de s’adapter. Il faudra donner une réponse positive à la notification pour que les fibres synthétiques connectées se dilatent ou se contractent pour envelopper parfaitement notre corps. Il est important de préciser que l’activation du vêtement se fera uniquement via une validation biométrique sur l’objet qui y sera connecté, téléphone ou tablette. Cela fera de cette manière une première barrière aux malversations que pourraient engendrer l’utilisation de ces vêtements qui récolteront des informations privées tout au long de la journée.

Une température parfaite

La fonctionnalité secondaire du vêtement serait l’adaptation à la température de notre environnement.

Nous nous sommes tous déjà fait surprendre par les variations de températures qui peuvent avoir lieu tout au long de la journée. Lorsqu’il fait 5°C le matin et 25°C l’après-midi et que nous ne savons plus comment nous habiller ce qui peut fragiliser notre organisme et dans le pire des cas provoquer des maladies.

Nous pourrons pallier à ce problème grâce aux fibres synthétiques qui se contractent ou se dilatent en fonction de la chaleur. Il y’aura également la possibilité d’adapté la température selon son envie via la même utilisation que celle qui permettra l’adaptation du tissus à notre morphologie.

Vidéo : Un t-shirt sur mesure pour vous garder au chaud

Vêtement connecté qui améliora la prévention

Parmi toutes les capacités qu’aura le vêtement connecté, il possédera également une fonction médicale.

Grâce à une combinaison de capteurs extrêmement précis placés sur des zones stratégiques, il sera capable d’analyser en continu notre activité corporelle et même dans les cas critiques, d’appeler automatiquement et sur une ligne d’urgence spécialisée, une ambulance tout en donnant la position de la victime grâce à un système de géolocalisation.

Les capteurs biométriques intégrés dans le vêtement intelligent seront reliés à l’application mobile  qui pourra nous prévenir en cas de constatations du moindre problème mais également nous aider à prévenir les maladies en nous prodiguant des conseils. Elle pourra par exemple nous informer sur les modes d’alimentations sains si elle constate une trop grande fluctuation morphologique, que ce soit à cause d’une sur ou sous-alimentation. Elle pourra également pousser les gens à sortir marcher et s’oxygéner si les capteurs sentent que la personne est inactive et à l’intérieur d’une pièce renfermée depuis trop longtemps.

Pourquoi des vêtements connectés ?

Ces idées feront vivre une nouvelle expérience incroyable aux utilisateurs pour plusieurs raisons.

Premièrement, ils feront des économies, il n’auront plus besoin de paniquer pour savoir s’ils rentreront encore dans leurs vêtements, que ce soit les costumes des hommes lors d’événements important ou les magnifiques robes d’été des dames. Ils n’auront également plus besoin de mettre quatre couches de vêtements quand il fera froid.

De plus, sur cinq tonnes de vêtements produit chaque année en Europe, quatre tonnes de vêtements sont jetés. Le but de cette innovation est donc de diminuer cette surconsommation de vêtements et de créer un circuit circulaire où les vêtements, une fois usés seraient renvoyés à l’usine et redeviendraient une matière première.

Sachant que de nombreuse familles n’ont pas les moyens d’acheter des vêtements à leur taille, l’adaptation selon la morphologie et l’adaptation de la température permettraient d’améliorer leurs conditions de vie. Ils pourraient garder leurs vêtements très longtemps et se les échangeraient entre eux.

Et enfin, il permettra d’éviter un grand nombre de maladies.

Du point de vue de l’utilisateur

La personne se lève de bon matin, prend une douche, déjeune, etc. Vient ensuite le moment de s’habiller. Elle essaye d’enfiler son jeans mais n’y parvient pas. Elle reçoit alors une notification sur son téléphone pour lui demander si le pantalon peut s’adapter. Après avoir accepté et validé sa réponse via une détection biométrique sur le téléphone, le jeans va tout simplement s’adapter à sa silhouette.

Sur le chemin du travail, une vague de froid la frappe mais il n’y a pas de soucis, dans un premier temps les capteurs dans son t-shirt vont s’adapter en augmentant la température et atteindre ainsi une température de base qu’elle aura auparavant fixé en paramétrant le vêtement sur son téléphone. Si elle en vient néanmoins à avoir soudainement un peu trop chaud après cette fameuse augmentation de la température, elle pourra toujours réajuster la température via son téléphone. La température sera donc adaptable à la fois instantanément dans le vêtement en fonction des paramètres choisis par défaut mais également plus personnalisable sur le moment s’il le faut.

En fin de journée, la personne rentre chez elle en passant par une petite route isolée et elle se fait malencontreusement percuter par un chauffard en délit de fuite. Personne n’est là pour l’aider. Étant donné que les paramètres de la personne sont continuellement analysés, les capteurs du vêtements vont instantanément détecter qu’il y a un problème. En effectuant une analyse plus poussée, il vont permettre de constater les nombreuses fractures de la victime et également le ralentissement de son rythme cardiaque. L’application va envoyer une notification à l’utilisateur. En cas d’absence de réponse, un message avec l’analyse complète de l’état de la victime et sa localisation est envoyé automatiquement au centre de secours le plus proche avec comme but d’envoyer le plus rapidement une ambulance.  Grâce à la rapidité de tout ce processus, la victime à la chance d’être sauvée. Avec un simple vêtement, nous pourrions sauvez de nombreuses vies rapidement.

Les vêtements connectés pourront également être fort utiles pour les patients qui doivent avoir une surveillance médicale continue. Cela permettrait de pallier au déficit du personnel hospitalier et au manque de temps qui y est lié. Etant donné que le personnel soignant doit constamment se préoccuper des états d’urgence de tous leurs patients, il n’est pas rare qu’ils ne s’occupent que des soins physiques tout en délaissant la dimension psychologique qui est pourtant essentielle dans le processus de guérison. Les vêtements connectés pourront donc faire gagner du temps en envoyant sur l’appareil du personnel, des notifications qui les informeraient des réelles urgences. Les infirmiers auraient alors par exemple plus de temps à consacrer individuellement à chaque patient car il ne devrait pas vérifier continuellement l’état des autres.

« Ces vêtements seraient une avancée dans le domaine de la mode principalement dans la transparence de la chaîne – et donc un facteur important qui facilitera la transition du secteur vers une économie circulaire (plutôt que linéaire). Une expérience du consommateur et les différentes applications de niche mais sans impact majeur sur le secteur » (1)

Quand est-il de la durabilité ?

Du coté économique, cela pourrait faire beaucoup de changements, d’un côté il y aura une baisse dans la vente de vêtements et de l’autre, cela permettra de créer de nouveaux métiers.

D’un point de vue écologique, le système va changer puisqu’il va passer d’une économie linéaire à une chaîne circulaire, c’est-à-dire que les vêtements, une fois usés seront renvoyés à l’usine. Les déchets deviendront de cette manière une matière première et nous pourrons continuer à préserver l’environnement et alimenter l’économie.

Du côté social, cela ne changera pas les rencontres entre amis pour les sorties shopping puisqu’il y aurait encore des vêtements en vente. Comme le visuel reste le même si les gens veulent acheter un vêtement dans un autre type de modèle, cela reste possible, il y aurait aussi des gadgets et accessoires associés qui pourraient permettre leur personnalisation. Ce sont des vêtements qui pourront être portés par tout le monde puisqu’il s’adapteront à toutes les morphologies. Ils permettront également aux utilisateurs d’améliorer leur confiance en eux et donc d’avoir une meilleur image d’eux.

« L’industrie de la mode subit une pression croissante pour passer d’une chaîne d’approvisionnement linéaire à une chaîne circulaire.  Cela aura une incidence sur tous les aspects, de la conception au processus de recyclage.« (1)

 

Quand pense notre public cible ?

Suite à notre sondage, nous remarquons que les gens achète beaucoup de vêtements mais souvent en soldes, ils font attentions au prix mais aussi à la qualité. Après avoir demandé si notre cible était intéressé par un tel vêtement, nous avons eu un retour plutôt positif mais avec quelque crainte car c’est quelque chose de nouveau et qui peut effrayer certain. Les gens sont prête à mettre un prix correct allant jusqu’à 40 euros.

La question éthique ou déontologique

Comme ça reste des visuels de vêtements existants, il n’y aura aucun problème à ce niveaux là mais malheureusement comme toutes technologies cela coûtera chère et donc ce ne sera pas accessible à tout le monde. De plus, les gens pourraient avoir peur d’être entourés de technologie en permanence. Il faudra également rassurés les utilisateurs sur les malversations que pourraient subir la récolte des données collectées sur leur santé.

Visual thinking

Sources

Image 1 : LA REDACTION. Textiles intelligents : le vêtement du XXIème siècle ![en ligne]. Dans : MAGAWEB. Mai 20, 2016.  [Consulté le 15-11-18]. Disponible à l’adresse : https://www.magaweb.fr/textiles-intelligents-vetement-du-xxieme-siecle/

Image 2 : WIKIBLOG. Rencontre avec … BioSerenity le tshirt connecté [en ligne]. Dans : WIKIBLOG. Accueil. [en ligne]. 5 juin.  [Consulté le 15-11-18]. Disponible à l’adresse : http://blog.wikipme.fr/bioserenity-tshirt-connecte/

(1) MERCKX, Jan. (travaille dans le management dans les sections de l’industrie engagement et innovation à Mad and More). Propos recueillis par RITS, Elodie; SCHALLIER, Morgane et WIBAUT, Laura. Bruxelles. 27-11-18.

 

 

Annexe 

Jan Merckx travaille dans le management dans les sections de l’industrie engagement et innovation à Mad and More.

L’industrie de la mode subit une pression croissante pour passer d’une chaîne d’approvisionnement linéaire à une chaîne circulaire.  Cela aura une incidence sur tous les aspects, de la conception au processus de recyclage.

Quel est votre avis sur les vêtements connectés ?

Il y a deux niveaux que je distingue :

  • Application d’une identification sur les vêtements.

Identification standard :(code unique sous la forme d’un numéro de série unique, de préférence dans une étiquette RFID, basé sur le sGTIN (identification) et Gen2/RAIN (protocole de communication). C’est la norme que le commerce de détail suit pour les applications logistiques. L’utilisation au sein de l’habillement augmente rapidement car Omnichannel exige une précision de stock de près de 100% dans le commerce. p.ex. Janela/Evrythng ; Fashion Connect ; Primo 1D

Identification non standard : le principal moyen aujourd’hui est la balise NFC. Son utilisation est de plus en plus fréquente et intéressante car les smartphones sont équipés de lecteurs NFC (et pas de lecteurs RAIN). Mais le prix n’est pas négligeable (15 à 20 cents) et cette puce n’a aucune application logistique. p.ex. Nike Connect

  • Installation/intégration de capteurs

Personnellement, je suis d’avis  qu’il s’agit d’une application de niche et qu’elle le restera.  Il est plutôt destiné à des applications de niche (par exemple le sport) ou comme gadget. Lorsque le capteur agit sur le vêtement (par exemple en ajustant la température), c’est plus logique. Mais pour recueillir des informations sur la personne, il est préférable d’utiliser d’autres outils, des capteurs qui ne sont pas intégrés aux vêtements.

Quelques exemples : https://fashionretail.blog/2018/06/11/internet-of-things-in-fashion/

Comment imaginez-vous le futur des vêtements connectés ?

L’avenir réside principalement dans l’identification RAIN (1a) et les applications mobiles.

La connexion ne doit pas nécessairement se faire par RFID, mais peut également se faire par code à barres 2D.

Selon vous, pour quel public serait destiné les vêtements connectés ?

Tout d’abord, les acteurs industriels (B2B) et les gouvernements s’intéresseront en premier lieu à la transparence de la chaîne, qui améliore les processus de vente mais est également essentielle pour des processus tels que le recyclage des vêtements.

Au sein de votre agence/entreprise avez-vous déjà un projet de vêtements connectés ?

Uniquement dans le domaine 1a (et b)

En quoi ces vêtements seraient une avancée dans le domaine de la mode ?

1a. Principalement la transparence de la chaîne – et donc un facteur important qui facilitera la transition du secteur vers une économie circulaire (plutôt que linéaire).

1b. Expérience du consommateur

2 Les différentes applications de niche mais sans impact majeur sur le secteur

Pensez-vous qu’il pourrait y avoir des dérives suite à l’utilisation de ces vêtements connectés dans l’avenir ?

J’ai besoin d’y réfléchir un moment ?

Avis complémentaire

Un bonus : j’ai eu une conversation aujourd’hui avec un consultant britannique qui (dit-elle) soutient d’importantes marques de luxe dans l’habillement avec la numérisation et l’utilisation de la technologie.

Elle convient que l’intégration des capteurs ne se fera que dans des applications de niche. Mais une remarque intéressante était qu’elle voyait une plus grande utilisation dans les capteurs incorporés dans les sous-vêtements, et en particulier le soutien-gorge. Il s’agirait principalement d’applications dans le domaine de la santé.

Ce qui me frappe aussi, c’est que beaucoup de marques sont très intéressées par l’intelligence artificielle. Ici, je vois des opportunités dans le futur pour créer une interaction entre les vêtements intelligents et les appareils de réalité augmentée (par exemple, les lunettes Google).

Des exemples

En tout cas, Van de Velde ne le fait pas encore : https://www.innovation.vandevelde.eu/focus-areas

(Je travaille avec eux sur la RFID, je vais leur demander s’ils regardent aussi plus loin)

Mais surtout des vêtements de sport et des sous-vêtements.

https://www.wareable.com/smart-clothing/best-smart-clothing

J’étais à Connect Fashion aujourd’hui, au fait.

https://www.connect-fashion.com/