Van Gogh – The immersive experience

Soline Verbeyst et Laura Wibaut

Choix du lieu de sortie

Nous étions censés avoir une activité découverte sur la programmation des robots avec le Fablab mobil. Cela n’a malencontreusement pas pu se faire car il n’y avait personne à l’endroit indiqué. Nous avons donc rapidement du revoir nos plans et après quelques recherches, nous sommes tombés sur le site de l’exposition de van Gogh qui proposait de découvrir l’univers du célèbre peintre grâce à une « technologie d’imagerie virtuelle dernier cri ». Cela a piqué notre curiosité et nous avons décidé de nous y rendre.

Lieu 

L’exposition Van Gogh -The immersive expérience est tenue au Palais de la Bourse. C’est l’ancien lieu de rencontre de l’ensemble des agents de change. Quand le marché comptant a été entièrement automatisé en 1996, il a perdu ce rôle et est au fil du temps devenu un lieu accueillant bon nombre d’événements. L’objectif avec l’exposition de Van Gogh est de permettre une immersion visuelle totale dans son univers artistique.

Contenu général 

L’exposition Van Gogh – The immersive expérience est comme son nom l’indique une exposition cherchant à nous rapprocher de l’univers artistique du célèbre peintre grâce à une immersion visuelle dans son art.

L’exposition est divisée en trois parties, correspondant à différents moments de la vie de l’artiste.

La première est consacrée à la découverte de la peinture de van Gogh. Grâce à la projection de ses premiers tableaux, nous nous rendons compte de la recherche de style qu’avait le jeune peintre à ses débuts. Ce qui est intéressant dans cette partie est l’évolution des différentes peintures de fleurs dans un pot projetées dans un cadre accroché au mur. Nous sommes donc témoins de l’évolution du style de van Gogh sur plusieurs tableaux ayant le même thème.

La seconde partie est encore plus immersive. Des projecteurs animent tous les murs de la salle centrale de la Bourse. C’est de cette manière que nous sommes pleinement immergés dans son art par la projection  d’œuvres comme « La nuit étoilée » (1889) et le « Champ de blé aux corbeaux » (1890). Ses peintures projetées dans la somptueuse salle nous transportent au cœur de l’époque où le style impressionniste du peintre était le plus fort.

La dernière partie de la visite éclaire la part d’ombre qui marquait la vie de l’artiste et sa dérive vers la folie. Il y’ avait également une salle destinée aux enfants dans laquelle ils pouvaient exprimer leur créativité tout en dessinant.

Une salle annexe propose un contenu qui nous a particulièrement intéressé. Grâce à un casque de réalité virtuelle, nous sommes plongés dans un petit quartier des environs d’Arles qui a vu vivre le peintre  pendant des années. Au fil d’une balade, nous évoluons dans ces petites rues avant de nous diriger vers la campagne environnante. Toute cette promenade virtuelle est agrémentée de la superposition des tableaux que van Gogh a peint devant ces paysages. Cette activité se déroulait dans une salle obscure où étaient suspendus les casques de réalité virtuelle. En dessous de chaque casque, il y avait un tabouret avec lequel on pouvait tourner à 360°. Cela nous a permis de visualiser concrètement le cadre de vie qu’a eu Van Gogh lorsqu’il a vécu près d’Arles et également de le comparer avec les œuvres qu’il y a peintes.

Publics visés 

L’exposition a été conçue pour un large public. Elle se destine aux passionnés d’art et plus particulièrement de Van Gogh. Aux familles et aux personnes intéressées par les expositions mettant la technologie et le multimédia en avant. L’exposition utilise bon nombre de technologies pour immerger le visiteur dans l’art du peintre sans pour autant rentrer dans les spécificités artistiques qui pourraient désintéresser les néophytes. En arrivant à conserver un bon équilibre entre l’art, la culture et le digital elle permet de garder tous les publics attentifs.

Rapport avec le digital

Cela se rapporte au digital car l’exposition utilise une technologie d’imagerie virtuelle. Il y du son, des lumières et également une expérience de VR  qui est proposée. L’assemblage de tout cela permet une immersion complète dans l’univers artistique de Van Gogh.

Technologies embarquées 

L’exposition utilise la technologie d’imagerie virtuelle. Des projecteurs sont utilisés pour projeter les œuvres du célèbre peintre sur les murs de la Bourse. Des baffles étaient également disposés dans toute la salle pour ajouter une dimension auditive à l’immersion que l’on nous proposait.

Concurrents identifiés 

À Bruxelles, l’exposition sur van Gogh est la seule à présenter un contenu digital immersif lié à l’art.

En Europe par contre, certains pays en ont déjà fait l’expérience.  À Paris par exemple, il y a le palais Garnier et son expérience « Inside opera ».  À Londres a eut lieu une exposition immersive nommée « Bjork Digital » présentant le travail de la chanteuse islandaise Björk en collaboration avec les plus grands artistes de réalité virtuelle.

Enjeux éthiques et déontologiques

Il n y’a pas d’enjeux éthiques ou déontologiques en tant que tels. Ce que l’on peut cependant mettre en évidence, c’est que beaucoup de gens ne sont pas encore prêts à accueillir la technologie dans le domaine artistique. En effet, pour certains, l’œuvre de l’artiste pourrait s’en trouver dénaturée.

Il serait cependant intéressant de montrer à ces personnes que grâce à la technologie, l’art peut toucher de plus en plus de monde car il est mis à disposition de tous. Il sera également plus susceptible de toucher certains publics assez réticents à se rendre dans des musées « traditionnels ».

Pistes d’amélioration de l’expérience utilisateur

Dans la grande salle où étaient projetées les œuvres de van Gogh pour une immersion totale à 360°, il aurait été intéressant de modifier l’endroit de passage.  Toutes les personnes qui entraient parlaient et bouchaient la vue ce qui n’était pas agréable pour les spectateurs qui souhaitaient se plonger totalement dans l’univers du célèbre peintre.

Un autre point qui pourrait être travaillé c’est la surface de projection. Il n’y avait pas d’œuvre au sol ni au plafond ce qui aurait pourtant pu rendre l’immersion totale au sein de l’univers de van Gogh. Si cela avait été le cas, nous nous serions senti comme dans une géode plongée au cœur même de ses toiles.

Lien avec les cours

Cette exposition nous a directement fait penser au cours de scénarisation interactive. L’expérience que vit chaque visiteur a été pensée selon un scénario qui le fait passer à travers les différentes étapes de la vie de van Gogh. Les détails des œuvres présentées dans chaque salle ont un sens et un rapport les unes aux autres particulier ce qui rend l’approche très intéressante.

 

Bibliographie

SOKOLOWICZ PAPIOL Bruno. Björk Digital (CCCB) [vidéo en ligne].  Dans : Youtube. 22 juin 2017 [consulté le 19 décembre 2018]. Disponible à l’adresse : https://www.youtube.com/watch?v=iIwHGJrK1nE

RTBF. L’exposition immersive « Björk Digital » débarque en Europe en septembre [en ligne]. Dans RTBF culture.  24 août 2016 [consulté le 19 décembre 2018].  Disponible à l’adresse : https://www.rtbf.be/culture/arts/detail_l-exposition-immersive-bjork-digital-debarque-en-europe-en-septembre?id=9386910

Inside-info. Inside opéra :  Immersive Game au cœur du Palais Garnier – Paris. Webedia. Date de publication inconnue [consulté le 20 décembre 2018]. Disponible à l’adresse : https://www.inside-infos.fr/opera/faq

Living Tomorrow

 

Soline Verbeyst et Laura Wibaut

La maison du futur

Living tomorrow appelé aussi « la maison du futur » est un lieu à Vilvoorde où on nous montre comment la technologie du futur va avoir un impact sur notre mode de vie.  Ils ont ouvert leur porte en 1955. Living Tomorrow fait des brainstormings sur les innovations possibles, ils analysent et testent leurs idées et créations dans cette maison. Ils entreprennent de façon innovatrice pour faire une différence.

Il y a différents groupes de vision. En collaboration avec des partenaires, ils innovent de nouvelles choses. Les groupes touchent divers thèmes : l’évolution du secteur de soin de santé, le futur de l’agriculture, horeca, …

Les objectifs de Living Tomorrow sont d’informer les clients sur les possibilités de technologies futuristes et de montrer à quoi pourrait ressembler le futur de demain.

  La sortie

Lors de notre sorti, nous étions accompagnés d’un guide qui nous a présenté plusieurs innovations : une salle de bain intelligente, des camions autonomes, des drones secouristes et agriculteurs, l’agriculture et une cuisine intelligente.

Nous avons été accueillis par Zora le robot avec une danse dans un auditoire, ou l’un des guides nous a présenté en quelque mots ce que c’était Living Tomorrow et qu’est-ce qu’ils y faisaient. Il nous a raconté la création du bâtiment et de ses objectifs.

La salle de bain

Lors de notre visite, nous avons été divisés en deux groupes. Nous sommes tous d’abord aller dans la salle de bain. Dans celle-ci il y avait un miroir qui, lorsqu’on se mettait sur la dalle nous donnait des informations comme notre taille, notre poids, notre rythme cardiaque, … Nous voyons notre squelette. Depuis ce miroir, s’il y avait une anomalie quelconque, on pouvait programmer un rendez-vous.

Le drone secouriste

Nous avons vu une vidéo sur un drone secouriste : il s’agissait d’un homme qui faisait un arrêt cardiaque. Ce n’est pas une ambulance qui est venue mais un drone de premier soins. Le temps perdu sur la route est inexistant, il peut atteindre une vitesse de 80 km/h. Le drone est contrôlé par un médecin. Celui-ci a accès à une caméra et un micro pour savoir ce qui se passe et pouvoir donner des indications aux personnes sur place. Ces personnes pourront alors effectuer les premiers soins sur la victime. L’avantage principal est sa rapidité d’intervention qui permettra de sauver de nombreuses vies.

 Agriculture

Grâce à des algues, nous pourrions nous nourrir malgré la surpopulation. Il y aura bientôt trop d’êtres humains sur terre et les ressources premières ce font de plus en plus rare.

Nous avons aussi vu un drone agriculteurs pour surveiller la santé des plantes et éviter les épidémies. Cela permet à l’agriculteur de ne pas avoir à quadriller lui-même tous ses champs, il peut facilement intervenir en cas de maladie et ainsi ne pas perdre toute sa récolte.

L’éclairage

Des lampadaires intelligents ont été mis en place dans la rue où se trouve Living Tomorrow. Il s’agit de lampadaires qui économisent l’énergie et lorsqu’il n’y a aucun mouvement dans la rue, la lumière est plus faible. Malheureusement, les citoyens n’étaient pas très à l’aise avec ça car lorsqu’ils regardaient dehors ils ne voyaient rien et cela leur faisait peur. Ils ont dû alors augmenter la lumière lorsqu’il n’y avait pas de passage pour rassurer les riverains.

Camions autonomes 

Nous avons abordé le thème des camions autonomes, ce sont des camions qui n’auront pas besoin de chauffeur pour être conduit d’un point A à un point B.

La cuisine intelligente 

Grâce à un frigo intelligent qui possède un écran tactile qui permet de savoir ce qu’il y a dedans sans l’ouvrir, nous économisons de l’énergie. Il permet également de nous donner des recettes avec les aliments qui restent dans le frigo. La recette qui peut-être sous forme de vidéo sera transmisse sur le plan de travail. Il nous indique également les aliments qu’il faut rapidement consommer.

Lorsqu’on passe avec nos aliments achetés, l’écran les scanne et les enregistre. Ce qui permet de ne pas uniquement savoir ce qu’il y a dans le frigo mais également dans le reste des armoires. Avec cet écran on peut commander à manger.

Alexa

Alexa est une intelligence artificielle à qui on peut demander divers sujets, comme la météo, des calculs, allumer ou éteindre les lumières, mettre de la musique. Elle est capable d’interagir avec nous et fonctionne par commande vocale. Elle permet de faire des recherches sur internet.  L’enceinte Alexa est disponible sur Amazon.

Les publics cibles de Living Tomorrow sont nombreux. Living Tomorrow s’adresse à tout le monde mais surtout aux entreprises pour les inspirer à créer des nouveautés ou tout simplement pour qu’ils s’adaptent aux tendances du futur. Elle s’adresse également aux écoles, comme la nôtre, aux groupes et aux particuliers.

Lien avec le digital

La maison est entièrement en lien avec le digital, tous les objets sont en grande partie connectés.

Les enjeux éthiques   

Un enjeu éthique que nous avons identifié est lié à la vie privée que nous risquons de perdre. Par exemple, Alexa peut écouter les conversations dans la maison en permanence.  Un autre enjeu concerne l’éducation. Si toutes les informations sont à portée de main, qu’elle sera la place de l’école ?

Que devient l’humain dans tout cela ? Quelle sera la place de l’homme si de nombreux secteurs commencent à être dirigé par des robots ou des intelligences artificielles. Cela ne risquerait-il pas de mener à beaucoup de chômage ?

Un autre enjeu est l’humain en tant que tel qui n’est pas encore prêt à recevoir toutes ces technologies.

Toutes ces nouvelles technologies apportent un sentiment d’excitation. Les technologies qu’on voyait auparavant dans des films de science fiction sont maintenant réels.  

Cela évoque aussi des sentiments plus négatifs comme la peur et l’appréhension et différentes questions comme : vers quel monde allons-nous ?  À quoi ressemblera le monde de demain ? Serons-nous vraiment capables d’accepter ces innovations ?

Les technologies embarquées
Il y a énormément de technologies embarquées comme : 

  • Un drone secouriste/ un drone agriculteur
  • Une cuisine intelligente
  • Un robot humanoïde
  • Alexa
  • Une salle de bains intelligente
  • Les lampadaires

Pistes d’améliorations

Nous avons repéré plusieurs points négatifs lors de notre visite. Le premier est que nous n’avons pas eu la chance d’interagir énormément avec la technologie de la maison, à part dans la salle de bain où il a fallu l’intervention d’un élève. Lors de la visite, nous suivions le guide et nous n’avons pas eu le temps d’interagir avec les éléments. Le temps passé à Living tommorow était trop court, nous n’avons qu’une heure là-bas.

Lien avec BelExpo

Contrairement à BelExpo où nous étions livrés à nous-même, la visite  à Living tommorow était encadrée. BelExpo cherche à résoudre des problèmes d’ordre écologique et Living Tomorrow crée des innovations connectées pour nous faciliter la vie.

Lien avec les cours

Nous pouvons faire le lien avec le cours de plateforme collaborative où nous avons du imaginer une innovation qui aurait lieu dans dix ans.

 

 

 

 

 

 

Fiche métier : web designer

Fiche métier – Web designer

White Box

 

 

 

 

                                                                                                                                              

  • Nom générique

Le web designer peut être désigné en français par l’appellation créateur ou concepteur de sites web.

  • Description abrégée

Le web designer est un architecte des sites web et des applications mobiles. Le web designer va établir le type de navigation, le wireframe, la charte graphique, les typographies et tous les autres éléments relevant de l’esthétique et du mode de fonctionnement d’une plateforme.

  • Description détaillée du métier

Le web designer conçoit des interfaces attractives de sites internet et d’applications mobiles. Il réalise l’identité visuelle de ces interfaces. Il crée tous les éléments graphiques : le choix des couleurs, les bannières, les zones d’interactivité, les illustrations, les typographies et les animations. Le web designer définit l’architecture et l’agencement du site. Il va chercher à harmoniser son interface à tous les niveaux de présentation.

Pour ce faire, il doit veiller à bien respecter les désirs de son client. Le web designer doit réaliser un cahier des charges qu’il présentera à son client. Il doit prendre en compte l’ergonomie, l’interactivité, l’usage et l’accessibilité. Il établit un plan précis de l’arborescence des pages.  Comprendre quels sont les objectifs du client lui permettra de concevoir le meilleur site en accord avec l’image et les valeurs du client et de son entreprise. Il faut aussi adapter l’interface au public visé ce qui nécessite de bien se renseigner sur celui-ci. Le web designer ne doit pas hésiter à faire remarquer à son client que son projet ou certaines de ses attentes ne sont pas adaptées à son public cible ou à l’image de l’entreprise même si cela débouche sur certains conflits.

Le web designer ne travaille généralement pas seul, il collabore avec les développeurs et les graphistes sous la direction du chef de projet. Il arrive souvent que le web designer soit polyvalent, surtout dans les petites équipes. En effet, il peut être amené à participer à d’autres activités comme le dessin des graphismes ou à se renseigner sur les phases de codages pour aider son équipe.

Il est spécialisé dans le monde du multimédia et a une très bonne maîtrise des logiciels tels qu’Illustrator, InDesign ou Photoshop. Etre créatif est indispensable, il doit imaginer l’interface la plus simple d’utilisation qui soit adaptée à tout le monde et doit essayer d’être le plus original pour que l’utilisateur ait le sentiment de vivre une expérience unique. Il doit se projeter de l’autre côté de sa production et penser au comportement que l’internaute aura lorsqu’il sera confronté à son interface.

Il doit constamment s’adapter aux tendances actuelles, en mettant à jour ces interfaces pour être en accord avec les goûts du public.

Le web designer peut travailler dans divers secteurs, qu’ils soient commerciaux ou humanitaires. Plusieurs choix de structures lui sont proposés comme l’agence web, les entreprises, les institutions publiques ou être indépendant.

L’inconvénient principal du web designer est qu’il travaille souvent dans l’urgence pour être à temps dans les deadlines ou si le client n’est pas satisfait il faut alors recommencer.  Il y a des périodes de grand stress comme lorsqu’ils ne trouvent pas de client ou lorsque, au contraire, les demandes de ce dernier sont trop nombreuses.

Pour l’instant, les parcours d’études des gens qui pratiquent ce métier sont divers car c’est un nouveau poste qui est arrivé en même temps qu’Internet. On peut avoir fait des études artistiques comme le graphisme, des études de communication, des écoles des métiers du web, des formations ou de l’informatique.

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  • Missions

L’interface que crée le web designer a plusieurs objectifs.

Elle doit valoriser l’image de son client, c’est-à-dire, qu’elle doit donner l’esprit du site ou de l’application, être cohérente dans la structure, la charte graphique. Le web designer va chercher à capter l’utilisateur.  Son interface doit être ergonomique, et doit répondre aux attentes de l’utilisateur. Elle doit aussi être facile d’utilisation pour que l’internaute trouve facilement les informations qu’il cherche. Il cherche, à travers les éléments graphiques, à véhiculer les valeurs de l’entreprise à l’utilisateur.

  • Activités principales

Le web designer crée, gère et met à jour un site internet pour des entreprises ou des institutions diverses. Son rôle consiste à mettre en page un site tout en le rendant attractif.

Le web designer va donc :

  1. cibler les besoins de l’entreprise, son positionnement et son objectif, tout en prenant en compte les contraintes techniques et financières
  2. définir le cahier des charges et élaborer la charte graphique suivant le positionnement de l’entreprise et ses besoins marketing
  3. réaliser une maquette : typologie, place des textes et des photos, choix des couleurs…
  4. définir l’identité visuelle du site en fonction du public, l’organisation des pages, l’arborescence
  5. s’assurer de respecter les différentes contraintes énumérées lors de la création du projet tout au long du processus
  6. assurer le suivi du site Internet après la livraison et effectuer les modifications qui s’imposent
  7. effectuer des tâches de mise à jour, notamment des éléments graphiques
  8. utiliser ses connaissances techniques pour assurer la bonne fréquentation du site grâce au référencement
  9. définir et concevoir les supports de communication
  • Qualités humaines requises pour le métier

Les web designers travaillent souvent en collaboration avec d’autres métiers du digital comme par exemple les développeurs. Ils doivent avancer dans leurs projets main dans la main avec le client afin de rencontrer leurs attentes. Pour cela, ils doivent être dotés d’un sens de la collaboration et d’un esprit d’équipe développés. L’essentiel du travail d’un web designer est le débuging. Il est donc essentiel de disposer d’une bonne logique et d’une bonne capacité de résolution des problèmes. Le métier allie technique, créativité et innovation afin de rendre leur production attirante, originale et plaisante. Il repose sur une base artistique importante.

  • Compétences requises

La compétence la plus importante pour un web designer est la créativité (surtout graphique et visuelle). En effet, cette compétence, accompagnée d’une méthodologie rigoureuse et de connaissances techniques certaines, est requise pour pouvoir se présenter comme un bon web designer.

Une bonne compréhension du monde numérique est nécessaire également car par la suite il vous sera demander de concevoir ce monde.

Ensuite, il est certain qu’un esprit d’équipe dans ce métier est indispensable à la bonne réalisation des projets. Effectivement, il faut savoir accepter les avis/idées qu’émettent les autres participants au projet. Vous ne travaillez jamais seul dans ce métier, vous aurez toujours besoin de plusieurs personnes pour pouvoir avancer dans ce que vous faites. Chacun pourra apporter ses connaissances et vous formerez ainsi une merveilleuse équipe.

De plus, peut-être que certains jours vous recevrez des critiques constructives que ça soit de la part de vos collègues ou de la part du/des client(s), et lorsque ce sera le cas, il ne faudra pas vous braquer et prendre cette critique comme un mauvais jugement de votre travail. Le client a des attentes précises et vous devrez pouvoir vous retourner sur les critiques qu’il vous donnera et inversement : défendre votre avis si vous pensez que c’est bénéfique pour lui de travailler comme vous l’avez fait.  Si les critiques viennent de vos collègues, la démarche à suivre reste la même : la remise en question. Ce sont également des professionnels et ils vous aident à rester sur le bon chemin.

  • L’évolution du métier

Le métier est basé sur l’esthétique et l’esthétisme qui changent continuellement en fonction des tendances. Ce qui était joli hier peut ne plus être attrayant pour le public aujourd’hui. Le monde du digital bouge très vite. Il y a beaucoup de nouvelles technologies et le web designer doit les suivre de près. D’un point de vue de leur carrière, ils peuvent monter en grade et devenir chef de projet ou décider de créer leur propre agence de Webdesign.

  • Définition : professionnel du multimédia

Un professionnel du multimédia est quelqu’un qui va à la rencontre du graphisme, de la communication, du marketing et de l’informatique. Créer un catalogue pour un site de commerce en ligne, animer les personnages d’un jeu vidéo, concevoir une application pour smartphone, travailler sur un film en 3D, imaginer le contenu des bornes interactives dans un musée, … Pour répondre à ces enjeux, on attend des professionnels qu’ils aient des compétences techniques solides et qu’ils soient capables d’évoluer au gré des nouveautés technologiques.

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Interview de Benoît Vrins, web designer chez Spade Bruxelles.


https://soundcloud.com/perrine-juszczak/web-designer/s-9LQN2?fbclid=IwAR0MP3h0kMsZaJlgRYJbCeF_4Ku1Z6eZQsiOlP_iNbeJmvTH8hM5UjkDOqM

  • Quelles études avez-vous fait ?

Il a étudié à l’IECS, il est sorti depuis un bon moment déjà. A ce moment-là, c’était encore beaucoup du tâtonnement et il y avait moins de spécialisations. Il est sorti avec des bases et a construit son métier de web designer grâce à son expérience.

  • Quelle est votre fonction spécifique dans cette agence ?

Les fonctions sont regroupées dans les petites entreprises donc lui est co-fondateur de l’agence donc un peu « gérant ». Une partie de son boulot est de gérer l’entreprise avec ses partenaires. Il joue un rôle de directeur créatif mais pas comme ceux dans les grosses agences de publicité. Lui valide les propositions et ne les crée pas. Dernière partie de son boulot, il fait du design ux dans le sens où il travaille moins sur le visuel maintenant mais majoritairement il accompagne les clients dans la conception même des applications.

  • Description d’une journée type ?

Aucune journée ne se ressemble alors il décrit sa journée d’aujourd’hui : Rédaction d’un article de blog, mise à jour du portfolio de spade avec un nouveau projet, gérance de mails pour rdv, passer en vue un projet pour l’opéra de Liège avec sa collègue, réunion, amélioration de design après la réunion, temps chez les clients (ateliers : min entre 2 et 4h. Toute la phase ux en collaboration avec les clients).

  • Qu’est-ce qui vous plaît dans votre activité professionnelle ?

– Question difficile. Beaucoup de choses lui plaisent. De manière générale, le métier de designer est très valorisant car ils sont perçus comme des gens qui apportent des solutions donc c’est très agréable. « Grâce à moi, à spade, et à la méthodologie mise en place, ils ont maintenant un beau site. »

-Travail en atelier : phases d’interactions où il y a beaucoup d’échange, d’éléments créatifs qui sortent.

-Juste milieu entre un aspect créatif et un aspect plus technique.

  • Les points négatifs de votre métier ?

Beaucoup également. Le stress qui peut apparaître avec les deadlines à respecter ou quand le client est mécontent (qualité, retard, …). Il n’a quand même pas l’impression que c’est un milieu dans lequel où il y a plus de stress qu’ailleurs. La gestion de projet dans certains cas est très chouette et dans d’autres c’est plus compliqué pour toute une série de facteurs et généralement c’est fort lié à la confiance qu’on a avec les gens qu’on collabore.

  • En général, quelles sont les attentes de vos clients ?

Des gens viennent avec un cahier des charges de 40 pages comme d’autres viennent avec un mail de 2 lignes. Pas assez de renseignements dans certains cas et dans d’autres beaucoup de renseignements précis. La maturité se construit en ateliers.

  • Quels sont vos horaires ?

Ils sont assez traditionnels chez eux car ils sont plusieurs à avoir une vie de famille et ils sont dans un état d’esprit « le travail n’est pas tout ». Entre 9h et 18h sauf s’il y a un deadline à respecter ou autre, s’il faut réparer un truc le samedi matin ok mais vraiment exceptionnelle.

  • Avez-vous eu d’autres expériences professionnelles avant ?

Oui, la boîte Spade a été créée en 2009. Il est sorti de l’école en 2000 donc a travaillé 9 ans dans une autre agence où il était responsable d’une cellule web dans une autre agence plutôt orientée associatif. Il a eu une vie d’indépendant tout seul pendant 2 ans avant de créer Spade. Pour le travail avec la croix rouge et amnesty, il a une affinité pour ça par ses études. Il aime beaucoup travailler avec le côté associatif. Chez Spade, ils ont acquis pas mal d’expériences sur les besoins des associations de manière globale.

  • Quelles sont les connaissances indispensables pour pouvoir évoluer dans ce métier ?

Benoît donne cours de design également. Il y a des compétences qui sont plus graphiques mais c’est plus dans la pratique professionnelle. Il  a également des compétences techniques ; bonne compréhension du monde numérique car après il faudra le concevoir. Pour le designer, compétences liées à son état d’esprit, à ce qu’il a envie de faire. La qualité de l’empathie est un des éléments qui peut faire la différence chez un designer. Capacité de se mettre à la place de l’utilisateur et donc pouvoir le défendre dans les réunions. Avant l’empathie il y a l’observation ; aimer observer les gens et s’en nourrir. Avoir l’envie de se mettre à la place des autres.

  • Est-ce qu’il y a souvent un conflit entre la demande du client et une bonne expérience pour l’utilisateur ?

Aspect négatif d’un projet, il pousse l’approche du ux design. On est là pour prendre la parole au nom de votre utilisateur et donc dire des choses qui ne plairont pas forcément. Conflit de temps en temps avec les clients mais ce n’est pas un problème.

  • Y-a-t-il beaucoup d’opportunités d’embauches dans ce métier ?

Question difficile car c’est un métier avec des hauts et des bas, il y a eu plusieurs fois des crises dans le secteur. Il y a eu des moments où on engageait n’importe qui mais si on prend l’état actuel, il pense que pour les gens compétents qui en veulent il y a du boulot. Lui veut quelqu’un qui cherche à se spécialiser, qui sait qu’il est plus faible dans un domaine mais plus fort dans un autre. Il cherche des gens avec une personnalité, des gens qui travaillent bien le contenu car c’est un gain de temps et les clients seront contents.

Le robot de consultation

La robotisation des métiers de la consultation pour les cas légers afin de palier à la surcharge de travail des médecins et de leur permettre de se spécialiser dans les cas les plus graves.

Les robots pour remplacer les médecins, une possibilité dans le futur ?

Sarah Baneton, Perrine Juszczak et Soline Verbeyst

  • L’origine de cette innovation

L’idée nous est venue durant le brainstorming lors du premier cours de plateforme collaborative. On réfléchissait à comment se passaient les visites médicales de nos jours. On s’est rendu compte que c’était de plus en plus rapide. Les médecins nous reçoivent dans leurs bureaux, on leur explique ce qui nous dérange et après quelques minutes de questions et réponses, ils nous donnent leurs verdicts, nous prescrivent une ordonnance et passent au patient suivant tels des robots.

  • Pourquoi?

Cela va permettre aux médecins de pouvoir se concentrer sur les cas les plus graves en se spécialisant ou en passant plus de temps avec ces patients qui demandent une attention particulière. Ils pourraient aussi rejoindre leurs compères de la recherche scientifique afin de les aider à trouver des remèdes aux maladies grâce à leur expérience. C’est aussi un projet, qui pour l’instant, n’a pas encore réussi à être mis en place, ce qui le rend unique.

  • En bref

« Je pense avoir de la fièvre, je suis épuisée et je tousse. Je me rends chez le robot de consultation du coin. Il me scanne de haut en bas et voit ma gorge enflammée. Après avoir pris ma température, il cherche dans son immense base de données. « Vous sentez vous fatiguée ? Avez-vous des douleurs musculaires ? » je réponds que oui. J’ai la grippe. Sans attendre, la prescription fraichement imprimée sort de son buste, le certificat pour excuser mon absence au boulot aussi. « Juste un conseil, j’ai examiné le taux de gamma GT présent dans votre foie, diminuez la consommation d’alcool. » J’acquiesce en souriant, lui demandant d’effacer cette information de ma fiche médicale électronique et complète qu’il possède. Il refuse. Peu importe, il est programmé pour suivre la clause de secret médical quoi qu’il arrive. »

Voilà ce à quoi ressemblera une consultation chez le médecin dans 10 ans… Un robot sera capable de vous ausculter et de vous diagnostiquer comme un réel médecin ayant fait les années d’études nécessaires à l’acquisition de ces connaissances.

  • Un peu de contexte

De plus en plus, les médecins sont obligés de rallonger leurs horaires et de sortir tard de leurs cabinets pour essayer de recevoir tous leurs patients. Cependant, il ne faut pas oublier que ces médecins restent des personnes humaines qui ont besoin de temps pour leurs vies personnelles ou leurs vies de famille, mais aussi -et surtout- pour avoir l’occasion de soigner des cas plus graves que ceux qu’ils traitent actuellement. Voilà pourquoi ces robots-médecins seront plus qu’efficaces dans les prochaines années. Ils seront considérés comme les médecins de famille ; ils sauront quoi faire pour soigner toutes les petites maladies les plus courantes comme le rhume, la grippe, la gastroentérite ou la bronchite. Ces robots laisseront ainsi l’opportunité aux « réels » médecins de pouvoir se déplacer pour partir à la rencontre de cas plus complexes et de pouvoir par la même occasion se spécialiser dans un domaine précis.

  • N’ayez crainte

Pour les personnes qui se méfieraient de cette innovation ; ne vous inquiétez pas. La technologie est telle que ce robot-médecin ressemblera à une personne humaine. Il ne présentera aucun signe qui pourrait montrer que la « personne » en face de vous est un robot. Ce sera, en effet, un robot mais il tiendra une conversation avec vous telle une personne réelle. Il aura les connaissances d’un médecin diplômé de ses années d’études obligatoires. Les consultations resteront inchangées. Vous aurez alors l’impression d’assister à une consultation habituelle. Cependant, tout aura changé. En inventant ces robots-médecins pour toutes les visites basiques (gastro, grippe, varicelle, rhume, bronchite, …), nous offrirons aux « réels » médecins la possibilité de recevoir des cas plus inquiétants et de les soigner dans les plus brefs délais. De plus, ceux-ci seront aussi soumis à une clause de confidentialité où vos données seront protégées et gérées selon vos souhaits. 

  • Comment ça se passe ?

L’utilisateur, appelons le Julien, tombe malade, il appelle son généraliste pour avoir un rendez-vous.  Il en a un le lendemain matin. Il se rend chez son docteur qui n’habite pas la porte à côté mais c’est son médecin de famille depuis toujours et il le connait bien.

Arrivé dans la salle d’attente, il a pris de quoi lire car il sait que son médecin a généralement du retard. Dans la salle d’attente, il entend une dame discuter au téléphone des robots-docteurs, et comme que, même s’ils ne sont pas humains, ils sont efficaces.

Plus tard dans l’année, julien tombe encore une fois malade et décide d’aller voir un médecin-robot. Il se rend donc dans un cabinet près de chez lui. On lui demande si c’est sa première fois. On l’invite à remplir un formulaire en attendant le docteur. Le formulaire comporte des questions sur ses antécédents familiaux. On lui demande si il a déjà subi des opérations, ses informations personnelles comme son âge, son poids et son adresse. Il y a une case qui demande si le patient autorise que ces informations soit enregistrées. Elles pourront être transmises aux autres médecins-robots pour qu’il n’a plus à remplir de formulaire. Il accepte.

Dès qu’il a fini de remplir son formulaire, on lui demande de se rendre chez le docteur. Il tombe sur le robot qui le salue et lui demande de se mettre debout contre le mur. Le robot commence à effectuer un scan grâce à ces yeux. Il a détecté une zone très enflammée dans sa gorge. C’est une angine. Il l’annonce à Julien et une prescription sort du robot et il la prend. Le robot lui dit de prendre ces médicaments pendant quatre jours. Si sa maladie ne s’améliore pas d’ici la, il fallait revenir. Enfin il le salue et lui demande de quitter le cabinet.

  • Les bénéfices

Les bénéfices d’un robot qui nous diagnostique sont nombreux. Notre diagnostic est direct, il arrive souvent qu’on ne se sente pas bien mais que le docteur ne voit rien.  Il nous envoie voir un autre docteur ou on le fait de notre plein gré. S’il s’agit d’un robot, il a une base de données immense.

Lorsqu’on accepte que nos informations soient transmises aux autres robots-docteurs, peu importe où on se trouve, le robot sera exactement tous les soucis de santé qu’a eu son patient et les médicaments qu’il a dû prendre.

Les robots, ont une mission, détecter ce qui ne va pas, le temps du diagnostic est beaucoup plus rapide que chez un généraliste car celui si ne discute pas d’autres choses. Il sait qu’il a 20 minutes pour un patient et s’y tient.

D’un autre point de vue, cette innovation ouvrira les portes à de nombreux nouveaux métiers. Effectivement, il faudra des personnes pour créer ces robots et les entretenir.

  • D’un point de vue déontologie et éthique

La robotisation et l’automatisation des emplois soulèvent un grand débat. En effet, l’évolution et l’extension de ces technologies amènent actuellement au licenciement de travailleurs, spécialement dans les domaines des hôtesses d’accueil, des assistants et des caissiers. Si cela a été bénéfique pour la suppression de métiers dangereux et néfastes pour la santé des êtres humains, elle peut maintenant enlever du marché des emplois corrects. Cependant, la société et les technologies étant en changement constant, il est difficile d’aller contre ce mouvement. Le plus judicieux serait de reformer les emplois. En effet, ces machines demandent une création, une maintenance et une assistance. Ces étapes ouvrent un nouveau champ de travail, à condition d’instaurer des formations correctes pour y réinjecter les désœuvrés.

Une innovation robotique dans le domaine de la médecine pose aussi une question essentielle : celle du contact humain. Si scanner soi-même ses articles au magasin est concevable dans la conscience collective, sommes-nous prêts à renoncer aux conseils d’une personne qui – comme les médecins de famille- nous connait depuis des années, voit nos enfants grandir et prête une attention particulière à tous les critères et antécédents qui composent notre santé ? Aussi, sommes-nous enclin à ne plus disposer de ce climat de discussion et d’écoute sensible et humaine  qu’un médecin peut apporter ?

Il ne faut pas oublier que les médecins, ou plutôt « guérisseurs » dans le sens large, ont toujours fait partie intégrante de notre société. Des druides au mires du moyen-âge, ils font partie d’une entité culturelle. Mais la différence entre les guérisseurs à pouvoirs divins et mystiques de l’antiquité et les saignées pratiquées des siècles plus tard avant d’arriver à la médecine moderne que nous connaissons. C’est la preuve que le profil de ce que l’on considère comme professionnel de la médecine change au fil du temps. La robotisation pourrait n’être que l’étape suivante de cette évolution.

 

Une interview avec J. Héros (Flénu, Hainaut), jeune médecin généraliste

  • Que penses-tu de la robotisation des emplois en général ?

« Je suis mitigé. En un sens, je pense que cela pourrait éliminer les travaux à peine et qui demande de la répétition, un environnement qui pour moi pèse beaucoup sur le bien-être des travailleurs. Il ne faut pas oublier que la mécanisation à sauver des populations, en tout cas en occident, des métiers à risques… Pense aux mineurs de fond de la région auparavant. Cependant, je pense que l’on ne réfléchit pas à la transition. Je connais des employés de banques ou de postes qui ont perdu leur emploi à cause de l’automatisation. Sans aucune prise en charge des patrons et sans aucune formation permettant d’être redirigé ailleurs… »

  • Tu parles des domaines du service. Est-ce que tu te considères dans cette catégorie ?

« Bien sûr. C’est l’essence même de mon travail. Servir, aider, conseiller et prendre soin des autres. »

  • Et que dirais-tu si ton travail était remplacé par un robot dont l’intelligence artificielle aurait absorbé toute la matières de tes années d’études ?

« Alors d’abord, je serai effondré et relativement en colère ! Ca, c’est sûr, et aussi, subjectif. Sinon, d’un point de vue objectif et bien… pourquoi pas.

Je veux dire… En soi je suis un peu comme une machine. J’ai ma base de données, qui évolue, je suis confronté à des problèmes, je les analyse, et je trouve une solution. »

  • Donc tu penses que ce serait possible ?

« Oui et non. D’un point de vue technologique, oui j’y crois. Mais d’un point de vue sociétaire, jamais. Je m’explique. Les gens viennent ici parce qu’ils ont confiance. Le lien médecin-patient est vital. Il est rassurant. On a bien trop peur de l’erreur informatique pour mettre sa santé entre les mains d’une machine. Aussi, je ne pense pas que les qualités d’un robot soit comparables à nos capacités humaines. Beaucoup de gens ont le dos brisé, la solution directe c’est des antidouleurs et des séances chez le kiné pas vrai ? Sauf si je peux, grâce à mon contact direct avec mon patient mes connaissances approfondies sur lui, comprendre que ces maux sont liés au stress qu’il ressent à cause de son boulot ou de sa vie de famille et qu’une thérapie psy serait en fait la solution adéquate. »