Révolution de l’enseignement

Enseigner avec le numérique ? C’est possible ?

Que verrons-nous comme enseignement en 2028 ? Pas d’école ? Pas de professeurs ? Pas de livres ? Des tablettes ? Des robots ? À domicile ? Toutes ces idées sont ce que nous allons développer ici. Avec l’avancée de toutes ces technologies, cela pourrait être notre futur ! C’est effrayant, n’est-ce pas. C’est le sujet principal de notre article, l’enseignement et le numérique.

Décembre 2028, après 10 ans de recherches, les citoyens ont décidé de mettre en place une révolution attendue par certains et redoutée par d’autres. L’école, les professeurs, les évaluations, comment faire autrement ? C’est l’évolution actuelle et possible jusqu’à un certain point. Un colloque réunissant les ministres de l’Éducation de différents pays a travaillé de concert afin de trouver des solutions au faible taux de réussite des établissements scolaires. C’est ainsi que fut proposer l’intégration du digital et du numérique dans notre éducation. Nous parlerons des modifications que cela entraînerait dans notre société. Puis, ce que nous pourrions espérer comme changement dans l’enseignement primaire et secondaire principalement.

Enseignement digital

Les technologies incluses dans l’innovation sont principalement des robots et des caméras intelligents équipées de capteurs de mouvements. Ceux-ci sont placés dans la maison des étudiants avec l’approbation des parents pour permettre une surveillance optimale de l’enfant à domicile. Cette technologie permettra à l’enfant d’avoir un enseignement individuel selon des interfaces différentes et adaptées en fonction des cours enseignés. Nous retrouvons un apprentissage principalement via de la réalité virtuelle qui avec des jeux libres, dirigés et régis par des règles permettra à l’enfant d’apprendre de manière plus ludique et de retenir plus facilement l’information. Ceux-ci, bien sûr, seront contrôlés avec des limites de temps de relaxation et chaque activité aurait des objectifs pour assurer la réussite de l’élève. Suite à la réussite de ses objectifs éducatifs, l’enseignant pourra évaluer la réussite de son élève.

Les étudiants apprennent dans le confort de leurs domiciles, cela leur permet également d’évoluer à leur rythme sans subir la pression sociale des autres élèves. Bien sûr, un barème obligatoire de connaissance est instauré pour assurer une bonne adaptation à notre vie moderne. L’enseignant, programmeur de l’holographie, a la possibilité d’adapter sa matière selon les difficultés rencontrées par l’élève, il peut donc ,de cette manière, s’assurer la compréhension complète de son élève.

L’enseignant dans tout cela ? Son métier n’est pas remis en cause, loin de là, il est maintenant plus essentiel que jamais. Comme dans tout le domaine de l’enseignement, il est en constante évolution. En collaboration avec les programmeurs, il mettra sur pied de nouvelles méthodes et outils d’apprentissage. Il pourra donc mieux se concentrer sur son rôle éducatif et créatif plutôt que sur la répétition d’une même matière. Il sera un guide à l’apprentissage. Son rôle sera de créer du contenu éducatif et adapté pour ses cours.

L’apprentissage de la vie en société ne sera pas mis de côté pour autant. Beaucoup de critiques ont fait ralentir cette révolution. Elles disaient que les enfants perdraient le contact avec la société, qu’ils n’apprendraient ni à vivre en groupe ni à interagir avec les autres. Les ministères se sont longuement penchés sur la question. Il en est ressorti que la manière de vivre en société est enseignée aux enfants par l’environnement d’une école et la cohabitation au sein d’un groupe et non par l’enseignement des professeurs. Malgré cela, beaucoup sortent tout de même de l’école sans vraiment savoir comment agir en société. C’est pour cette raison que chaque semaine, dans un établissement scolaire, une journée sera consacrée à l’apprentissage des comportements à adopter en société et en groupe. Ils seront également sensibilisés à l’éthique liée à l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux.

En outre, cette révolution donne la possibilité d’offrir une éducation équivalente entre les pays, car les normes d’enseignement seront mondiales. Cela facilite les échanges futurs et permet même l’émergence de plus en plus de professeurs sans frontières.

Le début de tout

Tout a commencé, par un travail de projection futuriste que deux étudiantes de 1re année en Écriture multimédia à l’ISFSC ont développé en 2018. Un article sur l’innovation dans le domaine de l’enseignement qui a amené les chercheurs à se questionner sur la plus-value d’une telle innovation. Plusieurs psychologues, neurologues, instituteurs et enseignants espèrent y voir des avantages encore plus grands que le tableau blanc interactif et le tableau numérique interactif de l’époque. Notamment, pour améliorer le travail collectif entre les élèves ; leur concentration ; le temps consacré par l’enseignant et par les élèves et la facilité pour eux de mieux retenir l’information.

Dix ans auparavant, nous retrouvions déjà des tableaux interactifs dans l’environnement des écoles ainsi que dans les entreprises. Ceux-ci étaient utilisés pour les formations, les réunions et toutes autres activités d’apprentissages. Ils étaient considérés comme l’outil idéal pour combiner l’interactivité et l’apprentissage. Ils fonctionnaient en parallèle avec un ordinateur et un vidéoprojecteur lié à une surface interactive tactile. Aujourd’hui en 2028, cela semble superflu, car la majorité des enfants ont des casques de réalité virtuelle, des tablettes numériques, des téléphones analogiques … toute dernière génération qu’ils utilisent depuis leur plus jeune âge. De ce fait, comment pourrions-nous proposer un outil digital qui aiderait davantage l’apprentissage des élèves ?

Les avancées et son origine

Nous retrouvions une différence entre les écoles du monde et avons vu une avancée majeure dans l’enseignement au moment où les professeurs ont eu le contrôle de ce que faisaient leurs élèves au niveau individuel pendant leur temps de travail.

Dans l’enseignement scandinave, par exemple, on retrouve chez eux des cursus spécialisés pour les élèves handicapés ou les personnes immigrées qui ne parlent pas la langue du pays. Les classes sont séparées par niveau et le redoublement est impossible, chacun réussi à son rythme. Lors des pauses, nous retrouvons également des cours, mais qui sont plus ludiques et toujours enrichissants pour les élèves. Par exemple, ils peuvent cuisiner eux-mêmes leur repas de midi. C’est pourquoi il est encore aujourd’hui réputé pour enseigner aux étudiants l’importance de la pédagogie universelle.

En Suisse, il y a l’adéquation entre le système d’enseignement et les besoins réels du monde du travail. Les étudiants sont encouragés à maîtriser certaines matières et seront orientés en fonction du résultat de leur performance en examen.

Nous retrouvons donc de par le monde, dix ans auparavant, déjà des prémisses de l’évolution numérique d’aujourd’hui.

@Maryline Brault

Des critiques

Beaucoup de critiques disent que les technologies ne permettent pas un meilleur apprentissage d’une matière contrairement à un professeur. C’est pour cela qu’il est important préciser que la technologie ne le remplacera pas la matière d’un enseignant. Le digital est un outil conçu pour lui permettre d’optimiser la transmission de sa matière et permettre aux élèves de mieux assimiler l’information. Les ordinateurs ne sont que des outils d’apprentissages.

Plusieurs parents ont relevé leur inquiétude liée aux dépenses qu’occasionnent les achats du matériel digital nécessaire à cette méthode d’apprentissage pour leurs enfants. Depuis une quinzaine d’années, nous avons pu observer une augmentation substantielle de la dépendance qu’éprouvent les jeunes relativement aux nouvelles technologies et plus précisément concernant les jeux vidéo. La cyberdépendance est devenue si importante que bon nombre d’entre eux ont dû se rendre en cure de désintoxication.

Pour les rassurer, il est important de dire qu’il faut faire la différence entre le temps de l’apprentissage et le temps de jeu consacré sur les différents appareils. Il y a également une différence entre utiliser un appareil de manière passive et l’utiliser de manière active et productive pour explorer ses champs d’intérêt et créer quelque chose d’utile et d’expressif pour aider les autres. Nous retrouverons dans l’évolution de l’enseignement une surveillance des élèves via les hologrammes et les détecteurs. Lorsque l’enfant ne travaillera pas, il n’aura pas non plus accès à ses jeux non éducatifs. Il ne pourra pas utiliser d’autres jeux que ceux fournis dans le cadre de son apprentissage.

Également, au sujet des critiques dans le domaine de la discrimination sociale et des frais scolaires. Des études ont prouvé que l’enseignement digital demande moins de coûts que l’enseignement traditionnel. En effet, ceux-ci seront rapidement amortis avec le temps contrairement aux matériels et aux livres scolaires que les écoles doivent payer chaque année. Un autre point positif est que les outils électroniques permettent d’avoir des mises à jour continuellement et de multiplier les outils virtuels employés ce qui n’est pas possible dans l’enseignement traditionnel.

« Gardons-nous de voir le numérique comme fantastique »
Philippe Champy

Bien sûr, il existe d’autres critiques qui pourraient être données contre cette innovation. Notamment la peur des problèmes psychologiques que peut provoquer l’écran à grande échelle, mais également les problèmes de santé à risque tels que la dépression, l’obésité ou les problèmes de sommeil. À côté de cela, il est à noter une critique plus marketing dans le domaine des ventes des équipements et des entreprises qui bénéficieront de ces nouvelles normes d’éducation. Enfin, il ne faut pas oublier le volet environnemental.

Ce type d’innovation demande l’utilisation de matières premières rares et l’exploitation de métaux qui peuvent développer de l’emploi, mais également occasionner des dégâts écologiques dans les pays qui les exploitent.

Les solutions miraculeuses n’existent pas. Il faut savoir s’adapter aux changements et nous retrouverons toujours des personnes plus craintives à ces innovations. C’est pour cette raison qu’en réponse à cette avancée, des écoles traditionnelles qui interdisent ce genre de technologie et proposent un enseignement « à l’ancienne » apparaissent doucement.

En conclusion, cette innovation ne verra peut-être jamais le jour, car rappelons qu’elle n’est qu’une fantaisie de nos esprits créatifs. Nous sommes bien en 2018 et pas en 2028. Peut-être que l’enseignement ne va jamais se rendre aussi loin dans l’intégration du digital dans le milieu scolaire. Tout cela n’est que supposition. Certains penseront qu’une telle vision du futur ouvrira les portes à un avenir digital incroyable ou effrayant. Qu’en savons-nous?

Maryline Brault
Yasmina Lfrah

Sources utilisées pour la création de cette innovation futuriste

BIHOUIX, Philippe, MAUVILLY, Karine. Le désastre de l’école numérique : plaidoyer pour une école sans écrans. Paris : Seuil, 2016. 230 pages. (ISBN : 978-2-0213-1918-7). Résumé disponible sur ce site (consulté le 18 décembre 2018)

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THE GOVERNOR’S OFFICE OF STUDENT ACHIEVEMENT. What is Digital Learning [en ligne]. 18 décembre 2018. Disponible sur ce site (consulté le 18 décembre 2018)

Annexes

L’interview

Interview Enseignement

Interview avec Hélène Goffart, enseignant de l’école Institut de la Sainte-Famille d’Helmet, Schaerbeek, Bruxelles

Nous sommes à l’ère de l’informatique, les technologies avancent rapidement. Beaucoup d’écoles ont à leur disposition des tableaux informatiques (TDI). Cette technologie, selon vous, aide-t-elle réellement les jeunes d’aujourd’hui à mieux comprendre et performer dans leur apprentissage scolaire ? Oui, je pense que ça aide qu’il y a de plus en plus de TBI et ça s’utilise beaucoup. Son aide bien à suivre et c’est double support pour les élèves ça les accroche plus aux cours. Vu que nous sommes beaucoup stimulés par les écrans (GSM, ordinateurs, tablettes, ). Le contact frontal avec les profs est parfois insuffisant, il y en a beaucoup d’étudiants qui décrochent cela permet de raccrocher et de varier les canaux d’informations parce qu’il y a ce que le prof dit y a des parfois des images ou des films. Ça maintient la tension quand elle fluctue.

De plus en plus de recherche a été faite, quelques écoles ont commencé à tester l’école via internet. Est-ce le cas de votre école ? Qu’en pensez-vous ? Cours de e-learning il n’y pas du tout. Ce qui existe, c’est l’application smartschool qu’on retrouve dans beaucoup d’écoles qui permet de retrouver ce qu’on a dans le journal de classe, les programmations des cours. L’interface n’est pas conviviale. Beaucoup de profs acceptent de communiquer avec les élèves via les réseaux sociaux ou ils ont des sites ou des programmes exprès pour les cours. Ce n’est pas fait par l’école, mais individuellement les profs le font.

Est-ce que certains élèves ont plus de difficulté avec cette technologie comparativement à d’autres ? Non généralement, c’est les professeurs qui ont des difficultés que les élèves.

Est-ce que ce type de formation pourrait être une solution au problème de gestion de classe que nous retrouvons de plus en plus dans les écoles ? (Par rapport au TBI) C’est plus au niveau de l’apprentissage même, malheureusement, je pense dans les groupes classes de 20 élèves quand il y a des professeurs débutants qu’il n’a pas l’expérience ou l’émotion. On peut très bien préparer un très bon cours, malheureusement, je pense que si ça ne fonctionne pas ça ne fonctionne pas. C’est deux réalités différentes.

Serait plus intéressant pour vous d’avoir plus de temps pour créer de nouvelle façon d’enseigner et activité plutôt que d’être dans une classe et à répéter les mêmes informations ? Quitte à diminuer le temps passé avec les élèves ? Est-ce que ce type d’apprentissage pourrait intéresser et capter plus l’attention des élèves ? Oui, ça se fait de plus en plus et à différents niveaux et là, je pense que l’outil informatique peut aider et je pense que ça se fait de plus en plus au Canada qu’ici d’ailleurs. C’est-à-dire on travaille plus sur des intelligences multiples sur le fait de travailler en intégration avec des élèves qui ont des problèmes dyscalculie , dysorthographie, dyslexie, des enfants qui ont un problème type syndrome d’Asperger , des enfants qui ont parfois un frein dans certains apprentissages et le fait de passer par d’autres canaux d’apprentissage, ça je pense que ça peut aider et oui c’est que ça peut aider et notamment des élèves qui ont des problèmes dysgraphiques peuvent travailler sur des tablettes durant les cours. On a des élèves « du style Yassine » qui ont des feuilles dans tous les sens justement l’outil informatique peut ranger automatiquement des choses comme ça. À ce niveau-là, c’est une bonne chose, et c’est une toute nouvelle manière d’appréhender le métier, effectivement les élèves qui ont des problèmes « x » peuvent maintenant demander les cours en PDF et de demander aux professeurs de les envoyés. Sa demande un apprentissage, tout le monde, n’est pas au point par rapport à ça, les professeurs sont parfois réticents et ça change leurs manières qu’ils ont.

C’est plus un apprentissage pour le professeur que l’élève ? Je pense que pour l’élève c’est plus instinctif parce qu’ils sont nés dedans. J’ai quarante ans, j’ai un âge moyen pour un prof. Mais je ne suis pas du tout née là-dedans.

Est-ce que cela pourrait être néfaste concernant les acquis sociaux des étudiants ? Alors je pense que toute façon, moi je donne des cours pratiques. Que de toute façon l’entièreté des cours à domicile ce n’est pas possible, ou alors peut-être en humanité générale quoique même il y a des cours d’éducations physiques un petit peu compliqués de faire la gym devant son écran ce n’est pas extrêmement motivant où nager dans sa baignoire, fin je ne sais pas comment on fait. Donc je pense que l’entièreté des cours ça ne sera pas possible, je pense aussi que ça demanderait une discipline personnelle, les cours e-learning que tous les élèves n’ont pas. C’est-à-dire, tu leur dis étudie par toi-même à la maison, y a des élèves qui font ça pour le jury-central ce genre de choses là y a des personnes auxquelles ça ne leur convient pas du tout ça me parait quand même d’aller vraiment loin peut-être de filmer les cours pour les revoir si on est plutôt quelqu’un d’auditif ou des choses comme ça pourrait être une bonne chose. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vraiment être complément chez soi pour recevoir les cours.

Explication de notre idée par à l’hologramme, aux capteurs, les parents. Oui alors je pense que ça serait un frein au niveau social parce qu’il y a énormément de choses qui se passe en interactions que ça soit dans la classe, dans la récréation, sur les temps de midi, le travail en binôme, mais pas que dans l’apprentissage scolaire, dans l’apprentissage social qui sont également fondamental pour les élèves et pour les enfants au niveau de la socialisation.

Avez-vous remarqué une différence dans l’apprentissage lorsque nous sortant d’un cadre magistral des cours classiques? Lorsque vous faites des jeux ou des activités de groupe par exemple. On insiste beaucoup pour faire des apprentissages qui ne sont justement pas magistraux, les deux ont de l’intérêt. Maintenant, apprendre uniquement par des mises en situation jeux sans faire un retour aux théoriques ça n’a pas de sens parce qui va intéresser l’élève c’est le jeu c’est clair. Mise en situation ce qui intéresse l’élève c’est de faire du théâtre, fin si on ne fait pas un parallèle avec de la matière théorique dans l’immédiat, on ne va nulle part. À côté ça, pour revenir aux différents canaux d’apprentissages c’est pas mal de varier de faire une cour magistrale, des cours pratiques à côté de ça faire un jeu ça permet de mettre en application ce qu’il a appris. Dans l’inverse s’il apprend tout par cœur et n’a pas compris. Donc l’un ne va pas sans l’autre. Ce sont différents canaux d’apprentissage qui se renforce mutuellement.

Nous savons qu’il y a plusieurs types d’apprenants, des étudiants plus auditifs ou visuels par exemple. Vous êtes-vous souvent dans votre carrière retrouvez face à des élèves ayant besoin d’autres techniques d’enseignement que ceux classiquement donnés vous forçant à sortir de votre zone de confort en termes d’enseignement? Exemple qui a besoin de toucher. Oui, moi je donne cours en technique de qualification, donc à priori plus quand en humanité générale, des élèves qui apprennent par leurs expériences, ils ont des stages ils ont besoin de voir les choses, quand on vient avec des concepts qui sont uniquement théoriques, ils sont souvent bien gentils ils ne disent pas qu’ils n’ont pas compris, mais après on le voit. Il faut passer par de la pratique.

En termes du pourcentage ? Non c’est variable d’une classe à l’autre et d’un cours à l’autre et parfois on explique et parfois on explique un truc théorique celui qui est à l’Ouest qui sort une question parfaitement pertinente et à tout à fait bien compris, ça dépend d’un jour à l’autre. Ça dépend de la théorie des prérequis d’élèves, je pense que beaucoup de choses qui sont au niveau compréhension, capacité d’abstraction qui ne sont pas du domaine de l’école, mais de ce que l’enfant a déjà acquis chez lui de la façon dont il vit, la façon dont il a été éduqué.

La Belgique étant de cultures diversifiées, est-ce arrivé de devoir revoir votre manière de donnée classe pour certains élèves requièrent des besoins spécifiques ?Alors, tout d’abord il y a la règle des 18 fois, quand on n’a pas répété 18 fois un truc aux élèves on peut s’attendre à ce qu’ils n’ont pas retenu ça c’est une première chose. Oui j’essaye de réexpliquer les choses, c’est intuitif souvent c’est difficile de comprendre comment un élève fonctionne. Je connais « Yasmina » je sais qu’il y avait des tas de choses que tu devais réécrire et pour les acquérir. Mais chacun a ses canaux d’apprentissage privilégié et doit trouver lui-même, ou les logopèdes neuropsychologue s’y mettent c’est des beaucoup de séances pour comprendre comment un élève fonctionne. Alors quand on à 20 en classe et gérer une matière c’est très compliqué de faire individuellement pour chacun. Du coup oui on essaye, mais en tant que professeurs c’est se mettre une mission impossible que ce dire on va trouver le canal d’apprentissage qui convient à chacun.

Adaptations intuitif ? En tant qu’humain on comprend comment fonctionne et s’adapter.
Y a des neuropsychologues et logopèdes qui se spécialise justement dans les outils informatiques spécifiques qui peuvent aider chaque élève en fonction de ses difficultés, mais donc c’est un travail individuel qui se fait sur de nombreuses séances pour tester ce qui convient pour chaque élève. Demander aux professeurs de s’adapter à ça, je pense que c’est faisable notamment en donner cours sous format informatiques, mais par contre lui demander à lui de faire un diagnostic pour chaque élève ça ce n’est pas possible. Ce n’est pas son métier.

Lorsque vous enseignez, vous avez nécessairement des étudiants comprenant la matière de manière différente. Lorsque vous devez répéter celle-ci cherchez-vous à modifier la façon que vous l’enseigner ? Explication orale, visuelle ou graphique ou geste.

Revenir aux 18 Fois, vous les formulez à chaque fois autrement ?
Oui de nouveau c’est intuitif, la chose que l’étudiant comprend très bien c’est vous n’avez rien à faire pour demain ou vous êtes licenciée ça il suffit d’une fois.

Quel type d’évaluation privilégiez-vous ? Pourquoi ? Moi je privilégie les évaluations certificatives plutôt que formatives quitte à dire « parfait je l’annule manifestement personne n’a rien compris et on refait une nouvelle interrogation », mais là c’est pour toucher la motivation de l’élève qui est fondamentalement plus importante que la compréhension de la matière voilà, il faut être honnête l’envie de l’élève c’est de réussir, mais tout ne l’intéresse pas tout le temps je pense qu’il y a des choses dans tous les cours qui l’intéresse et qui marque, mais pour avoir vraiment une connaissance de la matière il nécessite d’étudier comprendre et savoir ne s’est pas du tout la même chose. Et quand on dit c’est formatif souvent l’élève entend chouette je ne dois pas étudier. Alors par contre oral, écrit ça dépend un peu.

Faites-vous parfois des changements dans celle-ci ? Voyez-vous une différence de résultat ? Ah, mais si on veut mettre tout le monde en échec c’est très facile, c’est évident. De toute façon les vraies ou faux avec des phrases « tarabiscotées » et des doubles négations des trucs comme ça. Honnêtement pour moi c’est de la connerie finie, la seule chose qu’on évalue quand on fait c’est la capacité de l’élève à maîtriser le français et certainement pas la connaissance qu’il a du cours. Donc vraiment je déteste ce système d’évaluation. Je préfère beaucoup plus travailler via des questions ouvertes qui donnent une meilleure vision de ce que l’élève a compris ou pas. Donc oui ça je pense qu’effectivement on peut plus ou moins simplifié ou complexifier une évaluation sur la matière. À partir du moment où toute la classe présente la même évaluation ou lorsqu’on fait des interrogations orales avec des questionnaires différents et l’élève, tire au sort, ou prépare le questionnaire à l’avance. Là on est sur quelque chose d’objectif. Effectivement quand on interroge chaque élève dans la manière dont on a envie de l’interroger et qu’on n’a pas préparé à l’avance quelque chose d’égal pour tout le monde. Alors oui ça rentre dans quelque chose de partial qui n’est pas juste.

Voyez-vous des faiblesses dans notre projet quant à la révolution de l’enseignement ? Le coup, le fait qu’il y a toujours une inégalité sociale entre les étudiants qui va être probablement plus marquée. Qui se marque moins quand on arrive dans un bâtiment où finalement tout le monde est ensemble. Un élève qui n’a pas le chauffage chez lui et qu’en hiver il doit rester devant son ordinateur ça serait quand même violent. Je pense que c’est surtout ça serait un niveau social pas uniquement au niveau du bien-être, mais au niveau de l’apprentissage de la vie en groupe. Et alors avec toute les dérive que ça entraînent d’être finalement tout le temps dans les écrans aussi la concentration je ne suis pas sûr que tout le temps être stimuler par un écran n’est pas forcément une bonne chose. De toute façon aucun système n’est parfait.

Comment voyez-vous l’enseignement dans 10 ans ? Je ne sais pas bien, ils nous parlent beaucoup du pacte d’excellence qui pour le moment un quand même très flou. Je ne sais pas idéalement, moi j’aimerais bien un système qui aille vers beaucoup moins de redoublement. J’aime bien système suisse. Ils ont par classes de 24, à partir du moment où l’élève est en difficulté on le fait passer dans une classe 7, 8 élèves, mais qui travaille en parallèle pour avoir le même programme. Et si l’élève arrive à remonter, à ce moment-là des méthodes plus individualiser on le réoriente vers des classes moyennes. En Belgique aussi il y ce genre de système « PIA » les plans individualisés d’apprentissages, c’est les enfants qui ont des difficultés en première sont normalement mieux suivis en deuxième. Alors à 24 je ne sais pas très bien comment on fait. Ça dépend des écoles aussi, y en a-ils les gardent dans des classes et dit juste qu’il y a une Pilar et alors pendant le conseil de classe on regarde ce qu’on a fait. Ce n’est pas encore suffisamment au point, je pense qu’il y a une manière dont on donne les ressources financières qui ne sont peut-être pas très optimales ici en Belgique. On a supprimé le redoublement en 1 secondaire et puis j’entends les résultats en deuxième pour le CED1D qui sont catastrophiques, donc supprimer le redoublement de manière automatique comme ça n’est pas une solution. Je trouve qu’on retourne dans le travers, quand je disais que je préférais faire des interrogations certificatives l’élève de première à très bien compris si on lui dit tu ne redoubles pas c’est bon il ne fera rien. Et donc finalement cette motivation-là elle existe, mais en Belgique 70% des élèves sortent avec au moins une année de retard y a que 30% des élèves qui sortent à 18 ans à la fin des humanités ce n’est pas normal c’est trop. Là je suis titulaire d’une classe en 5 années, j’ai vu qu’il y avait une élève qui était née sur les 17 en 2002 donc qui était dans l’année de son âge. Quand j’ai discuté avec elle, elle me dit qu’elle commencé avec une d’avance et à doubler 1 fois. Même elle en faite à recommencer et c’est énorme y aucun élève qui aime recommencer. Alors on choisit parfois le redoublement en se disant ça va lui faire du bien ça va l’aider c’est souvent le cas, mais c’est très coûteux au niveau de l’enseignement et pas agréable au niveau de l’estime de soi, au niveau de la construction des études supérieures, mais si on termine à 21-22 ans, ça fait tard pour commencer des études supérieures donc voilà c’est surtout à ce niveau-là. Trouver des solutions qui soient réalistes adaptés, je ne sais pas si c’est la culture belge qui fait ça. Quand on n’est pas dans une menace de sanctions, on se laisse aller.

Pensez-vous que cette technologie pourrait remplacer votre métier ? Non je ne pense pas, non je ne crois pas. Je ne pense pas que la robotique va nous dépasser. Fin la manière dont je vois le futur je pense qu’on va aller vers une décroissance vers moins de technologie, car on n’y arrivera pas et même si dans une période de croissance alors je crois qu’on travaillerait probablement moins. D’une autre manière, mais ça ne remplacerait pas. Ça ne m’inquiète pas.

Digital planner

Morgane Schallier

Yasmina Lfrah

Annette Job

 

Digital planner

 

Le digital planner est le terme le plus universel et n’a pas de nom spécifique en français, mais il existe différentes appellations anglaises telles que le digital web, le planning stratégique du web, ou le média planner.

Tout d’abord, le digital planner doit être à l’affût des nouvelles tendances et avancées digitales.

Celui-ci développe des points de vue de différents internautes et analyse les différentes tendances du net ainsi que le territoire de la marque dont il s’occupe. Il se sert des informations récoltées afin de développer et vendre la marque aux consommateurs. Il conseillera et proposera ensuite des moyens de valoriser la marque de manière digitale.

 

Le métier en lui-même

Le point le plus important du métier est la communication des consommateurs.

En effet, les consommateurs vont faire vivre la marque, et augmenteront sa popularité à travers les divers réseaux mis à leurs dispositions (Facebook, Instagram, Twitter,…).

Le digital planer s’occupera aussi de la diffusion de messages publicitaires. Pour y parvenir, il utilisera l’entièreté des outils technologiques mis à sa disposition.

Le digital planner se doit de toujours être au courant de toutes les nouvelles avancées technologiques.

Il élaborera un « plan média (= élaboration des campagnes de publicité qui vont être diffusées sur les différents supports). Pour se faire, il établira des études qualitatives et quantitatives, et sélectionnera les supports en fonction de la cible définie et calculera les différents coûts de revient de chaque campagne. » [1] 

Le digital planner s’occupera aussi du message et de la campagne publicitaire d’une marque tout en s’adaptant aux nouvelles technologies en se basant sur des analyses faites au préalable.

Ses analyses permettent aussi d’orienter la campagne vers le bon réseau, ce qui permettra de faire développer la marque afin d’avoir une stratégie réussie et de faire consommer la cible.

Les missions

L’objectif de ce métier est d’analyser pour chaque client l’ensemble des caractéristiques qui compose l’univers et l’image d’une marque (c’est-ce qu’on appelle le territoire de marque) ainsi que les comportements des cibles sur les réseaux sociaux.  » [2]

Ensuite, les missions de ce métier se partage en différentes parties [1]

Installer les campagnes publicitaires :
  • Faire une campagne publicitaire autour des éléments liés aux consommateurs.
  • Créer des analyses de l’environnement concurrentielles.
  • Comprendre ce que le client désire.
  • Fixer une période d’action par rapport aux attentes des annonceurs.
  • Fixer les conséquences médiatiques attendues.
Faire des plans médias 
  • Créer un accord avec le client sur son budget.
  • Émettre les différents moyens de communication.
  • Analyser les médias en fonction de la demande du client et reprendre les meilleurs d’entre eux pour toucher la cible.
Créer un lien entre l’annonceur et les agences médias 
  • Travailler avec l’annonceur et le trafic manager.
  • Assurez le reportingmédia auprès des clients.
  • Créer une stratégie médiatique.
  • Suivre et diriger la diffusion de la campagne.
  • Mettre en place des plannings.
Faire en sorte que tout se déroule comme prévu
  • Faire des évaluations et des bilans sur base des études de marché.
  • Établir des bilans médiatiques pour observer si la stratégie sur la cible fonctionne.
  • Ajuster ou modifier les plans si besoin.

Compétences

  • Être un véritable expert des médias
  • Avoir une connaissance approfondie de l’offre média sur le marché.
  • Être familiarisé avec les chiffres et outils d’optimisation médias.
  • Être un bon négociateur et savoir être convaincant.
  • Respecter la demande du client
  • Argumenter et défendre ses idées
  • Bien connaître les publics visés
  • Faire des recherches, se documenter pour être au courant des derniers logiciels et des dernières techniques sur le marché
  • Connaître une ou plusieurs langues
  • Avoir une forte connaissance des réseaux sociaux
  • Savoir maitriser des outils de Social Media Management (SynthésioAgoraPulseSprout Social, Listening…)
  • Avoir une formation universitaire spécifique ou un diplôme d’une grande école de marketing, de communication ou de commerce d’un niveau bac+3/4 est requis.

 

Pour ce métier, il est aussi nécessaire d’être rigoureux, curieux, avoir un esprit rationnel, avoir une grande faculté d’analyse et de synthèse. Avoir une bonne culture générale en marketing est primordiale. Être autonome, aimer le digital et vouloir le comprendre, aimer le contact avec les gens, être résistant au stress, être rapide, rigoureux et précis.

 

Évolution du métier

Le digital planner débute généralement sa carrière en tant qu’assistant, il peut ensuite évoluer vers des fonctions de digital planner confirmé. Sa carrière se construit au fur et à mesure des expériences acquises. Cela peut le conduire vers des postes à responsabilité. Les grandes opportunités se situe en général dans les grandes villes et métropoles où se trouve une grande partie des centrales d’achats et agences de publicités.

Ce métier évolue sans cesse grâce aux nouvelles technologies.

Notre définition d’un professionnel du multimédia

Le multimédia offre plusieurs débouchées autant créatives que techniques.

Un professionnel du multimédia est pour nous une personne qui aime travailler dans la communication, le graphisme, l’informatique et le marketing.

Il est constamment à la recherche des nouvelles avancées et fait régulièrement des veilles afin de toujours être à la page des avancées technologiques.

Il aime et a envie de comprendre les différents supports multimédia et les innovations technologiques.

Il peut généralement travailler ou cela lui chante ; au travail, à la maison, à son arrêt de bus, etc. mais il peut aussi travailler au sein d’une agence web, de communications ou dans des studios de création et peut être un travailleur indépendant.

 

Bibliographie : 

[1] COQUAIS, Morgane. [Fiche métier] Qu’est-ce qu’un digital planner ?[en ligne]. Dans : emarketing.fr. 12 sept. 2016. [Consulté le 09-12-18]. Disponible à l’adresse : http://www.e-marketing.fr/Thematique/management-1090/Breves/Fiche-metier-est-digital-planner-308601.htm#zkU0KjB2r4V39pjp.97

[2] Dictionnaire. Territoire de marque. [en ligne] Dans: L’intern@ute, Dictionnaires. [Consulté le 09-12-18]. Disponible à l’adresse :https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/territoire-de-marque/

 

Annexe

Lien de l’interview: https://youtu.be/P_YnAPmIC_c