Commande 3

Matthieu Decoene et Charlotte Orban

La lecture numérique

Étudiants en première écriture multimédia à l’ISFSC (Institut Supérieur de Formation Sociale et de Communication), nous avons dû, dans le cadre de notre cours de Créative Lab, organiser une sortie lors de la Digitale Week. Notre choix s’est porté sur une séance d’information et de découverte sur la lecture numérique, organisée par la bibliothèque de Berchem St Agathe situé rue des soldats, 21. Cette séance avait pour but de présenter des dispositifs multimédias liés à la lecture et d’en expliquer le mode d’utilisation.

Photo de la séance de découverte par Charlotte Orban – 06/11/18

Nous avons choisi cette séance car, pour nous, le papier est démodé et nous voulions voir les possibilités futures liées au livre et au niveau des technologies. Ainsi que voir comment les technologies pourraient nous aider dans le cadre de nos cours.

Évidemment le lieu est en collaboration avec d’autres bibliothèques de la fédération Wallonie-Bruxelles et n’a à ce jour aucun concurrent. Le public cible de cette séance est le public senior en principale, mais aussi les adolescents. Malheureusement cela a moins fonctionné avec ce dernier.

La séance s’est présenté en deux points, la première partie était sur la découverte de la liseuse et la deuxième sur le livre en réalité augmentée. Ils utilisent comme technologies donc, la liseuse, le smartphone et l’ordinateur pour l’accès à internet.

La liseuse

Une liseuse Sony par Charlotte Orban – 06/11/18

La première chose qui nous a été demandée était si nous connaissions la différence entre une liseuse et une tablette.

Effectivement la différence est flagrante mais pas toujours connu de tous. La tablette est un outil multimédia qui présente plus d’options qu’une liseuse, ne serait-ce qu’en termes d’utilisation. Une tablette réunit plusieurs applications et une utilisation diversifiée, accès à internet, musique, etc. La liseuse a seulement l’utilité de réunir une bibliothèque entière de livre à une petite tablette légère. Elle se différencie aussi de la tablette par la batterie qui peut tenir plusieurs semaines, une capacité en Giga octet plus grande. Un écran mat et non lumineux qui peut se lire sous le soleil et une manipulation plus simple.

Nous poursuivons maintenant sur comment télécharger des livres. Vous devez savoir qu’un livre numérique se présente sous la forme de eBook ou Kindle, achetable sur Amazon, Fnac et autres sites. Bémol, un prix que nous pensons encore beaucoup trop excessif pour un format Électronique. Exemple,  Tara Duncan T1  : Les sortceliers, 560 pages, 19,90 euros format broché, 7,50 euros format de poche et 11,99 euros en format Kindle (numérique). Une observation sur le format de poche qui est moins cher que le format numérique.

Des solutions ?

Une solution existe, les bibliothèques se mettent de plus en plus à jour. C’est à dire que depuis peu et surtout en collaboration avec toute les bibliothèques de la fédération Wallonie-Bruxelles. Ils investissent dans les livres numériques pour les installer sur une plateforme collaborative qui réunit touts les livres achetés et donne accès aux clients le pouvoir de louer ses livres numériques en question.

Comment ça marche ?

Il suffit de s’inscrire en ligne sur Lirtuel et d’associer la bibliothèque où nous sommes clients. De là la bibliothèque confirme ou non la demande. Une fois cela fait, le client à accès à plus de 5000 titres (en PDF ou eBook) des fichiers chrono-dégradables, fini les oublies d’empreint et des pertes.

Le livre en réalité augmenté

 

Livre qui sert de support à l’application par Charlotte Orban – 06/11/18

Un livre à réalité augmenté, peu d’édition et pourtant une nouvelle ère

Nous avons découvert les livres de la maison d’édition Albin Michel Jeunesse qui se teste à une collection de livres à réalité augmenter lancée le 4 mai 2016 avec ses deux premiers titres « Chouette ! » et « Copain ? ». Ces albums illustrés sont à destination des enfants de 3 à 6 ans et s’accompagnent d’une application  pour smartphone ou tablette disponible sur iOS et Android sous le nom de « histoires animées ».

Le livre peut tout à fait se lire sans application et il ajoute un contenu sonore, visuel et interactif. Lorsque la tablette ou le smartphone passent au-dessus des pages, les décors et personnages prennent vie laissant place à de magnifiques illustrations animées, des bruitages s’activent et le texte peut même être lu.

Teste du livre en réalité augmenté par Charlotte Orban – 06/11/18

Une question éthique

« Oui c’est très bien, mais les enfants doivent aussi apprendre à lire. »                                                                                                               – Vieille dame

La question peut se poser. En sachant que l’application lit l’histoire à la place de la personne, est-ce que cela pourrait contraindre l’apprentissage de la lecture ? J’ai pour cela contacté deux personnes (Justine Lehon, une jeune institutrice de 22 ans, diplômé en 2018, et Maud Delepière, une ancienne institutrice, actuellement formatrice à la Haute école de Bruxelles-Brabant Defré ,de 42 ans)  qui pourrait nous aider à répondre à la question :

« Est-ce que la lecture à réalité augmentée contraint à l’apprentissage de la lecture ? »

« Même si je trouve l’idée très chouette je pense qu’elle peut poser un problème pour le livre d’enfants. Lorsqu’on travaille sur des albums avec des enfants (dans mon cadre professionnel) on travaille également la construction de l’imagination, se faire des images mentales, un film de l’histoire dans sa tête. Et le fait d’ajouter cette partie-là aux livres peut, selon moi bloquer cet apprentissage. En plus est-ce que ça ne risque pas au niveau familial de stopper la lecture du soir des parents si l’enfant est face à un écran ?  Et également ça ajoute encore une consommation d’écran à l’enfant (le soir la lumière bleue est nocive pour le sommeil). Donc je dirais oui pour des ados qui ont plus de difficultés à lire, ça peut être une chouette porte d’entrée. Mais il faut avant laisser aux enfants l’occasion de faire ce que fait cette application dans leur tête. »                                                                                                                                                                                                                                                                    – Justine Lehon

 » Je ne trouve pas… elle l’a rend moins nécessaire »

– Maud Delepière

Conclusion

Avec tout ça, il nous reste à voir comment l’évolution du livre à réalité augmenté évoluera . Question qui ne se pose pas pour la liseuse avec des chiffres en vente qui augmente d’année en année, lentement mais surement.

Je termine l’explication de la découverte par une note positive. En effet, je ne connaissais pas l’existence d’un site comprenant des livres numériques louables ni celui des livres à réalité augmentée. J’attends de voir comment cela évoluera dans le temps.

Nous pouvons faire le lien avec deux de nos cours

Dans un premier temps, celui avec scénarisation, en effet avoir la réalité augmenté avec le livre m’a fait pensé au cours de scénarisation avec les ateliers dans lesquels nous devions expérimente la RA avec différents supports.

Nous retrouvons aussi le lien avec notre cours de Projet, des modules que nous pouvons reprendre pour offrir une utilisation plus attrayante dans notre application.

Source :

BFM Business, 6 chiffres qui expliquent pourquoi le e-book ne fait pas recette en France, [en ligne] le 13/01/18, mis à jour le 13/01/18. Disponible sur : https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/6-chiffres-qui-expliquent-pourquoi-le-e-book-ne-fait-pas-recette-en-france-1344354.html (consulté le 20-11-18)

Médiathèque départementale de l’Oise, MDO [en ligne], Disponible sur http://mdo.oise.fr/la-mediatheque-numerique/numerique-en bibliotheque/2170-livre-a-realite-augmentee-entre-papier-et-numerique (consulté le 20-11-18)

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