La maison du futur

Living tomorrow, qu’est ce que c’est?

C’est un établissement qui a été créé en 1995 par Bill Gates qui lui a d’ailleurs donné son nom. Cette structure à la mission de présenter la technologie que nous pourrions retrouver dans 5 ans au coeur de notre quotidien. En 2003, les Pays-Bas ont fait également une structure similaire à celle retrouvée à Vilvoorde. Ils ont pris part à plusieurs projets d’innovations en terme d’urbanisme, par exemple ils ont participé à la construction d’une maison pour personnes âgées, maison de retraite dans laquelle il y avait plusieurs types de technologie. La pratique a soulevé plusieurs problèmes auxquels ils ne s’attendaient pas notamment au sujet de la reconnaissance des empreintes digitales. La peau des personnes âgées se détériore rapidement donc ils devaient changer la reconnaissance tous les 3 mois ce qui est inconcevable dans le quotidien.

Il y a deux parties à Living Tomorrow: Tomorrow Lab (les créateurs) et Living Tomorrow. Les créateurs cherchent à faire des prévisions dans le futur tout en restant dans le concret et le possible. Pourquoi? Tout simplement parce que le matériel coûte cher. Les prévisions comprends un délai d’évolution de 5 ans.

    • Actuellement, les évolutions sont axés sur deux grands principes :

    • L’intelligence artificielle: par exemple, dans le jeux de go, l’ordinateur perdait la première partie et gagnait les quatre suivantes contre le champion mondiale.
    • La singularité: par exemple un échange de pommes entre deux IA qui lorsqu’il n’y avait plus de pomme, elles commençaient à s’entre-tuer comme les mammifères le feraient, c’est un phénomène qui pourrait arriver vers 2035-2040.

     

  • Les créateurs de Tomorrow Lab prévoient que la majorité du travail serait remplacé sauf pour les métiers plus créatifs et liés aux émotions.

    Notre futur maison

    La première chose que nous avons vu dans la maison du futur est la porte d’entrée. Lorsque le facteur vient avec un colis, il scanne les paquets devant la borne NFC qui lui confirme l’adresse, le contenu et dans quelle boite le déposer, cette dernière s’ouvre selon l’information récupérée en le scannant. Ce système permet aussi de déposer de la nourriture avec des frigos et aussi du linge pour le nettoyeur. En Allemagne, ils utilisent déjà ce type d’innovation.

    La cuisine

    Dans la cuisine nous retrouvions un t-shirt avec de la réalité augmentée qui sert à enseigner l’anatomie humaine, ce qui est particulièrement intéressant pour l’enseignement du futur. Il y avait aussi un meuble de cuisine en corian qui est une matière déjà utilisée mais puisqu’elle est composée d’une matière assez cher à produire, il n’est pas encore accessible à tous. Ce meuble a été créé par Zaaride, un architecte. L’avantage c’est qu’il peut se travailler comme le bois, et qu’il est thermoformable à 135°C. Ce qui lui permet de reprendre sa forme après avoir été coupé et de retrouver son état lisse et ainsi empêcher les bactéries de se retrouver dans les entailles de la planche à découper. Il est également translucide et donc on peut y incorporer des Leds pour pouvoir inscrire sur le meuble comme un post-it pour laisser des messages à la famille.

    @Maryline Brault

    Il y avait aussi un écran tactile qui permettait de lister ce qu’on avait dans les armoires et le frigo pour permettre de composer la liste de course et savoir ce qu’il contenait mais également racheter en fonction de ce qui manque. Il était aussi équipé de la vérification de la péremption des aliments, qui indique leur température.

  • Le guide nous a ensuite présenté la maison intelligente qui s’adapte à nos habitudes de vie après plusieurs jours. Par exemple la bouteille de vin, musique douce, lumière tamisée tous les soirs, un jour, il suffira juste de prendre la bouteille de vin et la maison va faire le reste toute seule. Les fruits et légumes ont leur information imprimé avec de l’amidon qui permettait d’avoir de l’information sur les fruits de saison et leur provenance. Samsung utilise déjà le frigo avec une caméra intégrée.
  • Le frigo donne aussi des recettes en se basant sur les aliments qu’il reste. Les recettes peuvent être envoyées vers la télévision et contrôler avec le bracelet MYO. Le bracelet MYO est un bracelet qui enregistre les muscles utilisés. Il est déjà utilisé pour les prothèses, par exemple une personne ayant une prothèse pour la main va avoir ce bracelet sur son avant-bras qui, avec les mouvements de ses muscles et nerfs vont faire bouger la main électronique. Armin Van Buuren, DJ, utilise ce système pour gérer l’éclairage sur scène.

    Alexia

    Alexia est une enceinte sonore qui permet de rechercher vocalement des informations via Internet. Celle-ci est vendue par Amazon. Alexia écoute en permanence donc il faut faire attention à la vie privée. Il est possible de bloquer l’écoute d’Alexia via un code de sécurité qui est souvent désactivé dans le quotidien de son utilisation. il s’agit donc d’un volet éthique discutable.

    Chambre d’enfant

    Le lit Moby

    @Maryline Brault

    Il s’agit d’un lit connecté avec un filtre à air qui créé une bulle d’air filtré. Utile pour les personnes ayant des problèmes pulmonaires. Ce procédé est déjà utilisé dans les hôpitaux notamment pour les enfants qui ne veulent pas utiliser les masques à oxygène et à médication. Sur le lit, il y avait des taies d’oreiller, qui ont été imprimés en 3D qui permettaient grâce à leurs microbulles de réduire le taux d’acarien

    dans les oreilles et donc d’aider les personnes qui en étaient allergiques.

    Salle de bain

    @Maryline Brault

    Lorsqu’on se mettait sur la dalle qui se trouvait au sol, un écran nous permettait de voir notre rythme cardiaque et d’autres informations qui permettent d’aider à faire des vérifications plus régulières au niveau médical afin d’avoir un meilleur suivi. L’écran permet aussi de pouvoir prendre directement un rendez-vous avec le médecin s’il y a un dérèglement. La ville de Dubai, veut lancer ce projet ultérieurement.

    Dans la salle de bain, on pouvait aussi retrouver un pacemaker (pour le cœur) et (pour Parkinson), la batterie avait une durée de 10 ans et ils ont l’intention de faire des batteries rechargeables via une injection d’électrolyte. Des capsules à avaler pour faire le test de gastro-intestinale.

    @Maryline Brault

    La toilette connectée permet d’analyser l’urine et les excréments. Notamment de prévenir du cancer du colon car la toilette peut détecter même une seule goutte de sang. Elle permet également de vérifier les carences alimentaires et peut être reliée à la cuisine pour faire des repas en conséquence pour aider les carences de la personne.

    Le médicament en amidon peut être digéré et permet d’assurer la prise de médicament notamment pour les personnes atteintes d’Alzheimer qui oubliaient la prise de leur médicament. Le médicament contient une puce reliée aux GSM de la personne qui permet d’éteindre l’alarme de la prise de médicament une fois digéré par le système gastrique. Cela permet de vérifier par les assurances notamment qu’en cas d’accident la personne à bien pris (ou pas) son médicament.

    Impression 3D

    La fabrication d’outil en 3D peut être construite en une fois sans avoir de petites particules. Ceci est aussi une évolution que nous allons voir de plus en plus dans un futur proche. De nos jours, les pièces d’avions sont créés en acier avec des imprimantes 3D. Un projet d’un avion transparent entièrement imprimé en 3D est encore en développement. Des tests de vol ont déjà été fait sur le prototype. On y voit également une grande utilisation dans le domaine médical. Lorsqu’il y a une fracture, la structure imprimée en trois dimensions permettra le soutien de la fracture jusqu’à sa guérison et par la suite, les médecins n’auront pas à rouvrir la plaie pour l’enlever puisqu’il sera absorbé par le corps.

    Réseau électrique intelligent

    Celui-ci fonctionne grâce à des capteurs qui permettent la détection de mouvements dans la lumière des routes, les rond-points, les lampadaires, les abribus, les passages piétons.

    Ce réseau est équipé d’un système qui permet de le recharger pendant la journée. La route aussi peut changer de luminosité selon le degré de luminosité extérieure et de la température.

    Nous retrouvons également, le drone médicale. Ceux-ci sont tous équipés de défibrillateurs. Le modèle standard vole à une vitesse de 120 km/h et les nouveaux modèles à 220 km/h. Au Pays-Bas, les coordonnées du GPS sont directement transmises au drône pour lui permettre d’arriver plus vite sur les lieux. En Belgique, les coordonnées ne sont pas transmises pour raison de transmission d’informations personnelles. Le projet va sortir dans un ou deux ans sur le marché.

    Agriculture intelligente

    L’agriculture intelligente a été aménagée sous forme de jardins sur les toits qui sont survolés par des drones pour contrôler et surveiller la croissance des champs et ils permettent de vérifier le taux de chlorophylle dans les plantes.

    @Maryline Brault

    La culture de plante qui est à la mode en ce moment et qui pourrait apporter de nombreuses solutions serait celle de l’algue, on observe notamment qu’il existe déjà un réacteur d’algues, utilisé à Anvers. Son utilisation en agriculture se définit par un mélange d’algues, d’eau et de dioxyde dans un sac qui permet la reproduction des algues, ainsi que sa production dans les milieux arides et difficilement cultivables. Elle permet aussi une production plus rapide. Nous pouvons également l’utiliser comme carburant. C’est aussi utilisé dans l’agriculture pour nourrir les crevettes en Belgique.

    @Maryline Brault

    Dans le domaine de l’élevage, il existe un appareil dénommé le moniteur de toux de porc qui fonctionne comme un micro pour prévenir le fermier de l’état de ses bêtes. Si beaucoup d’animaux sont malades une alarme est déclenchée pour informer le fermier de soigner ses bêtes. Cela permet de réduire l’utilisation des antibiotiques.

    Qui sont les principaux intéressés?

    Le public cible de Living Tomorrow est composé en grande partie des entreprises puisque les installations permettent d’organiser des évènements qui les concernent et cela leur permet aussi d’avoir une collaboration future avec eux. Cela ne les empêche pas d’accueillir aussi des classes comme la nôtre ou des plus jeunes puisque lors de notre visite, une classe de primaire allait aussi visiter le lieu.

    La visite guidées de Living Tomorrow incluent des visites de certaines parties du bâtiment. Le guide a d’abord présenté le lieu en parlant des créations de l’établissement, ses projets et ses objectifs. Ensuite, il a nous conduit dans différentes parties de l’exposition en nous expliquant les différentes technologies mises en place avec leur avantages et leurs inconvénients.

    Notre présence dans cette visite s’intégrait au cadre de notre cours de Creative Lab et permettait de nous présenter des innovations qui existent mais qui ne sont pas encore à la portée de tous. Ces innovations sont intéressantes parce qu’elles permettent d’améliorer le quotidien, chacune à sa façon.

    Il y a deux points de cette visite qui nous interpellés.

    • Le premier, toutes ces technologies pourraient être accessibles à tous si les coûts n’étaient pas si importants, il y a des équipes de chercheurs au sein de leur bâtiment avec lesquelles ils collaborent. Alors pourquoi, n’ont-ils pas encore trouver comment pallier à ce facteur? ou plutôt pourquoi ne mettent-ils pas des chercheurs sur le coup?
    • Deuxième point, toutes ces technologies existent déjà certes, il faudra du temps pour qu’elles soient vraiment utilisées par le plus grand nombre mais comme elles existent c’est contradictoire avec l’esprit de living tomorrow qui considère que ce sont des avancées futures.
    • Living tomorrow présentent des technologies innovantes, la plupart étaient en lien avec le monde du digital. La protection de la vie privée et des données personnelles serais un enjeux dans la majorité de ses évolutions. Comme la plupart de ces technologies recueillent des données, écoutent en permanence ou sont même équipées de caméra, la question qu’on pourrait se poser serait où vont toutes ses données collectées et quel est l’usage qui en est fait? Et puis qu’est-ce qui nous protégerait des hackers qui pourraient prendre le contrôle total de notre maison?

    Également, l’établissement parle beaucoup du futur au niveau numérique mais le futur pourrait également inclure un retour à la nature. De nombreux citoyens prennent déjà l’initiative de faire leurs propres plantations. De même que dans certaines écoles, nous pouvons retrouver des potagers dans la cour de récréation, notamment à l’école maternelle Des Marolles. École dont la pédagogie inclut des sorties en forêt ce qui permet la création de liens avec la nature ainsi qu’une implication plus active dans le monde qui les entoure.  Les gens sont d’un naturel méfiant par rapport à tout ce qui tourne autour de la technologie, donc il est fort possible que tout ce qui concerne le monde digital et l’informatique s’inclut dans notre vie mais pas de manière aussi prédominante et ouverte sur l’information personnelle et public.

    Pour améliorer la visite de son établissement, Living Tomorrow pourrait présenté l’évolution de ces innovations dans 10 ans, montrer les conséquences possibles que ces technologies vont apporter sur l’ensemble du système économique et social. Il pourrait également faire des simulations d’une société avec l’ensemble des technologies proposées et amener un propos plus critique sur les technologies. Si elles existent pourquoi ne sont-elle pas plus utilisées? Il serait également intéressant de parler de ce qui n’est pas encore en place parce que leurs chercheurs travaillent déjà dessus, ce que nous avons vu était déjà utilisable et en construction.

    Outre Living Tomorrow

    Comparer à BelExpo, le public visé est plus vaste, l’objectif de l’exposition n’amènent pas tout à fait le même message malgré qu’il y ait aussi la partie écologie mais pas seulement.

    Nous pouvons faire des liens avec plusieurs cours que nous avons à l’ISFSC.

    • Le cours de scénarisation interactive puisque beaucoup des technologies présentées peuvent interagir entre elles et qu’il y a vraiment un travail de scénarisation derrière. Le cours de gestion de projet de par la diversité d’idées et de la mise en place ainsi que l’expérience utilisateur de la visite qui sont tous des éléments que l’on peut prendre en compte dans notre projet d’année.
    • Nous retrouvons aussi des liens avec le cours de plateforme collaborative car les innovations sont parfois plus avancées qu’on ne le croit et dans le cadre de notre innovation, les technologies qui seront présentes dans 10 ans sont parfois déjà en création maintenant. Cette visite nous fait réaliser que la technologie change mais pas aussi vite qu’on pourrait le croire.
    • Pour le cours de Creative Lab, nous pouvons faire un lien avec notre visite libre, Kikk in town, qui proposait dans le Market des activités visionnaires sur l’évolution du digital. Nous avons retrouvé le même type d’informations innovantes lors du salon de Digital First. Il y avait beaucoup d’activités dans la même ligne directrice que se voulait la visite de Living tomorrow soit la nouveauté, le futur et l’innovation en matière de vie quotidienne.

    Maryline Brault
    Elodie Rits

    Sources

    LIVING TOMORROW. Notre manière de vivre de demain dépend de ce que nous faisons aujourd’hui. Living Tomorrow, 2018. Disponible sur : https://www.livingtomorrow.com/fr (consulté le 18 décembre 2018)

    COORDINATION SOCIALE DES MAROLLES DE BRUXELLES. Ecole maternelle de la Marolle. 2018. Disponible sur : https://www.lesmarolles.be/liste-des-associations-et-services/ecole-de-la-marolle (consulté le 18 décembre 2018)

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