LE CROWSOURCING PERMET-IL LA CRÉATION DE RELATION ENTRE LES PERSONNES D’UN MÊME QUARTIER ?

AUTEUR

Roberto Francisco

Morgane schallier

Killian Simon

 

Veille et innovation 2

2019-2020 ISFSC

 

1. Introduction

Hypothèse

Dans un contexte où les gens d’un même quartier se connaissaient de moins en moins, le crowdsourcing pourrait d’abord permettre la collaboration entre ces divers individus et plus tard, pourrait même permettre la collaboration entre plusieurs quartiers d’une seule et même région dans la réalisation d’une ou plusieurs tâches. Le crowdsourcing permettrait ainsi d’accroître la motivation des habitants d’un même quartier (dans la réalisation de certaines tâches) ce qui aurait comme effet d’augmenter la productivité d’autres citoyens motivés eux aussi à apporter leur aide.

Qu’est-ce que le crowdsourcing ?

Le mot Crowdsourcing est une contraction composée de Crowd and Outsourcing il se traduit donc littéralement par « Foule et externalisation », l’externalisation à la foule, c’est une forme particulière du marketing participatif. C’est une sorte de marketing qui fait appel au grand public pour aider à la création de quelque chose.

Il représente l’action d’une entreprise qui assumait auparavant une tache réalisée par des employés et qui est maintenant exécutée par un réseau non défini de gens sous la forme d’un appel ouvert. «Le crowdsourcing au sens strict vise les sites Internet qui mettent à contribution les internautes, lesquels peuvent gagner quelques euros en contribuant à la création du contenu.»[1]

Dans un contexte marketing, une plateforme de crowdsourcing est une application ou un site internet qui permet de mettre en contact des personnes pour une activité particulière. Les plateformes de crowdsourcing vont donc s’occuper de diffuser les annonces, de récolter des réponses et de gérer les paiements.

Voici quelques exemples de plateformes de crowdsourcing :

Helpper

C’est une application qui va connecter des aidants dans un même quartier d’entraide ou les personnes peuvent aider ou être aidées pour des tâches quotidiennes. 

Fix My Street

Tout citoyen peut indiquer une anomalie dans un quartier ou dans un espace public d’une ville via l’application. Les utilisateurs doivent simplement décrire l’incident, préciser le lieu et y ajouter une photo si possible. [3]

Cette application est l’exemple parfait du crowdsourcing grâce à l’intervention citoyenne au sein d’un quartier/ d’une ville qui remplace les employés chargés de cette action auparavant.

Where is my Villo ?

C’est une application mobile qui permet de louer des vélos disponibles dans toute la région de Bruxelles-Capitale. L’application permet de trouver un vélo, de le remettre à sa place et d’effectuer le paiement.

 

 

Mais pour mieux comprendre une application de crowdsourcing nous allons l’illustrer et l’expliquer à l’aide d’un écosystème sur l’application Helpper.

2. Ecosystème d’Helpper

Créateur :

François Gérard est le fondateur de la plateforme. Derrière l’application Helpper se trouve une petite équipe de 8 développeurs informatiques ainsi que des experts marketing, des conseillers clients.

L’application :

Helpper est une société indépendante, c’est une application collaborative qui met en relation des personnes cherchant de l’aide, des personnes en perte d’autonomie qui ont besoin d’aide à domicile pour des tâches quotidiennes, avec d’autres personnes qui sont prêtes à aider dans le quartier. Helpper garantit aussi que les utilisateurs soient assurés, qu’ils gagnent un petit revenu supplémentaire et que le paiement se déroule simplement en toute sécurité.

Utilisateur :

Être Helpper : l’application nous met en contact avec les helppies qui se trouvent à proximité de nous et qui recherchent de l’aide pour des tâches quotidiennes. En créant un compte, nous créons un profil où nous décidons comment et quand nous pouvons aider. Nous recevons également un aperçu de tous les helppies qui cherchent nos services aux alentours et nous choisissons la personne avec qui nous voulons collaborer.

Chaque helpper doit passer une procédure de screening dans le but de proposer des Helppers vérifiés.

Chercher un Helpper : quand nous cherchons de l’aide, l’application va nous mettre en contact avec des helppers vérifiés correspondants à notre recherche et dans les alentours comme cela chaque helppie est assuré sur ses helppers. L’application offre une garantie sur les dommages de notre helpper.

Tous les Helppers ont le choix d’accepter ou de refuser des helppies et inversement.

Procédure de screening

L’application va effectuer un contrôle d’identité à toute nouvelle candidature. Chaque helpper est appelé à faire un entretien où il va être étudié dans un contexte, dans des compétences et ils vont prendre en compte ses expériences et sa motivation. C’est grâce à cela que l’application assure la fiabilité de chaque helpper.

Facturation 

L’application demande 10 euros lors de l’inscription, helpper ou helppie.

Le prix d’un helpper est de 9 euros par heure prestée (prix déterminé par le helppie) et le helpper reçoit quant à lui 7 euros de l’heure. Cette différence de prix comprend les assurances, le coût des transactions financières de Helpper, de leur administration et de la TVA.

Depuis la nouvelle législation belge, l’économie collaborative est devenue possible. Il s’agit d’un taux de 10% que les plateformes agréées doivent prélever et envoyer ensuite comme le font tous les secrétariats sociaux. Avec cette législation sur l’économie participative défiscalisée, le helpper ne paie pas d’impôt sur sa rémunération. (jusqu’à € 6.340 pour 2020).

Chaque helppie confirme la prestation des helppers et l’argent est directement débité du compte des utilisateurs dans les 10 jours du mois suivant. C’est-à-dire que l’argent est débité/reçu de toutes les prestations du mois pour être reçues/versées milieu du mois suivant.

Budget PAV/PVB[8]

L’application permet aussi de rémunérer son helpper avec un Budget d’Assistance Personnel (PVB/PAB). Si un helppie possède son propre assistant ou a un proche intéressé et qu’il souhaite lui faire gagner de l’argent grâce à l’application sans taxe, cela est possible. L’application permet une collaboration de manière flexible et officielle. Étant reconnu par la VAPH[9], Helpper peut rémunérer ses helppers de manière simple avec leur budget. L’application va donc prendre en charge les assurances et les aider dans l’administration en fournissant les documents nécessaires tel qu’un contrat.

Partenariat

L’application propose des services par l’intermédiaires de  « médecins de famille, les établissements de soins, les équipes de soins à domicile, les pharmaciens, les caisses de maladie, les services sociaux, les centres de garde d’enfants, les sociétés de titres-services, le CPAS et les services communaux. »[10]

Ils peuvent compter aussi sur le soutien de leurs partenaires structurels : la mutuelle Partena, Partenamut et Start it @ KBC. Partenamut parle de Helpper sur son site pour proposer de l’aide à leurs clients.

Cette application a permit de renforcer la collaboration entre professionnels, mutuelles et particuliers. Par exemple, l’entreprise Partenamut représente déjà 35% des affiliés bruxellois, celle-ci propose même à ses clients une réduction pour l’application.

3. Que font les applications de crowdsourcing avec nos données ?

Pour répondre à cette question nous avons comparé 3 applications : Helpper, Fix My Street et Where is my Villo. 

Helpper 

De quelles données se nourrit-il ? 

Les données utilisées par l’application Helpper sont des données d’identité demandées lors de l’inscription : le nom, le prénom, l’adresse, le numéro de téléphone, etc… afin de garantir le bon déroulement de l’application Helpper. Il existe également des données spécifiques collectées telles que : votre numéro de compte, le numéro de votre carte d’identité, le numéro de votre mutuelle ou encore votre situation professionnelle.

De plus l’application utilise des données de géolocalisation pour savoir où nous sommes et nous recommander d’autres personnes aux alentours.

               Comment fonctionne Helpper ? :

Etape 1  à Vous vous inscrivez :  Vous créez votre profil et indiquez clairement comment et quand vous souhaitez aider. Les helppers et les helppies dans votre quartier sauront ainsi qui vous êtes et quelle est votre demande concrète ou vos services.[11]

Etape 2  à Vérification du profil : « Les helppers dans votre quartier sont passés par un screening approfondi avant d’obtenir l’accès au lieu de rencontre Helpper. Nous vérifions leur identité et nous les avons appelés pour avoir une meilleure vue sur leurs motivations. Un peu comme un entretien d’embauche. »11

Etape 3  à Choix du Helpper : « Sur votre page de profil, nous vous ferons une proposition de helppers dont les profils correspondent le mieux à vos besoins. Vous choisissez quel(s) helpper(s) vous souhaitez contacter avant de vous décider. Si le helpper approprié n’y est pas, alors vous pouvez facilement changer vos critères de recherche. »11

Etape 4  à Le helppie décide : « C’est vous qui décidez avec quel helpper vous entrez en contact. Vous lui envoyez alors une proposition de collaboration par message. Si votre offre est acceptée, alors vous pouvez commencer à travailler ensemble. Si le helpper refuse votre proposition, tant pis, vous pouvez continuer à chercher dans votre quartier. »11

Quelles relations les acteurs du système établissent-ils entre les données récoltées ? 

Cela dépend de votre recherche, comme dit précédemment, vous pouvez être un Helpper : une personne donc proposant son aide et ses services ; ou vous pouvez être un Helppie : une personne ayant besoin d’aide.

Dans le cas d’un Helpper, seulement l’expérience de la personne sera partagée, tandis que dans le cas d’un Helppie sa situation familiale et des informations privées pourraient être données au Helpper comme son adresse (approximative pour des raisons de sécurité).

Il existe la possibilité de voir le profil de chaque utilisateur de l’application à partir du moment où on décide de collaborer avec celui-ci. Dans le cas contraire, ce n’est pas possible. Les données visibles comprennent le prénom, une photo, l’âge, la distance séparant les 2 collaborateurs, un descriptif, des mots-clés, les tâches, les langues, le nombre d’heures, les moments et les jours privilégiés.

Toute autre information est communiquée uniquement en cas de nécessité avec les entreprises avec lesquelles des contrats auraient été conclu dans lequels ils stipuleraient suivre la réglementation. GDPR[12] de L’UE.[13]

Bsit

L’application Bsit, créée par son fondateur Dimitri De Boose, met en contact des utilisateurs dans le but de trouver de l’aide en toute circonstance pour pouvoir faire du babysitting.

               Comment fonctionne Bsit ? 

Etape 1 à Une mise en confiance : Des sitters[14] recommandés par vos proches : « Profitez des recommandations de vos amis, famille, cercles de confiance (écoles, clubs de sport, collègues, associations…) et de la communauté Bsit »[15]

Des diplômes et certificats d’aptitudes : « Choisissez les profils compétents pour vos besoins, de l’étudiant au professionnel de l’enfance. »15

Des résultats géolocalisés : « Pour dénicher la perle cachée au coin de la rue. »15

Etape 2 à Un service adapté à vos besoins : tout type de garde :

Gardes occasionnelles, régulières, à long terme ou en dernière minute.

Recherche par compétences : Langues, aides aux devoirs, premiers secours, bain, cuisine, sorties d’école…

De la flexibilité : Des sitters pouvant rentrer seuls ou pros de l’accordéon, vous les trouverez tous.

Etape 3 à Une navigation simplifiée : 30 secondes pour créer votre demande : Vos Sitters favoris sont accessibles en un clin d’œil.

Lorsque vous vous rendez sur le site Bsit.com, les différents types de données personnelles collectées sont :

 « Les données d’identification (incluant vos coordonnées), informations relatives à votre ordinateur ou à votre appareil mobile (par exemple, l’adresse IP ou l’adresse MAC.), qui peuvent être recueillies automatiquement depuis votre ordinateur ou votre appareil mobile. »15

Lorsque vous vous inscrivez sur l’application Bsit, les différents types de données personnelles collectées sont :

Les données d’identification : nom et prénom, adresse e-mail, numéro de téléphone, (éventuellement) les données de géolocalisation, les cartes de crédit (pour les Parents) et le numéro de compte. Mais également, les caractéristiques personnelles (date de naissance, sexe, photo, langue), le nombre d’enfants et leur âge,  des informations sur les compétences (diplômes, expériences),  des informations sur l’appareil mobile (telles que: marque, modèle, système d’exploitation, adresse MAC,  connexion WiFi, réseau), des Informations depuis le téléphone portable tels que : vos contacts (optionnel), les données relatives à l’utilisation de l’application (vos Sitters préférés, l’historique de vos Sittings, évaluation (incluant des évaluations par Bsit), ratings etc.) et des données relatives au compte Facebook.

 Quelles relations les acteurs du système établissent-ils entre les données récoltées ? 

Pour Bsit, le site internet et l’application Bsit sont essentiellement destinés à fournir un service qui met en relation les parents et les Sitters. Lorsque vous fournissez vos données personnelles, elles peuvent être utilisées pour : Le fonctionnement et l’amélioration d’une application commerciale et la gestion de l’application. Pour des raisons promotionnelles, il est tout à fait possible de pouvoir avoir accès aux données des utilisateurs sur le site tels que la photo, le prénom et le code postal ainsi que certains commentaires.

Pour éviter ou détecter toute activité frauduleuse et /ou illégale sur l’application dans le cadre de la sécurité et de la confidentialité lors de l’utilisation du service de Bsit. Et enfin pour connaître les préférences des utilisateurs pour permettre d’apprendre comment les services de l’application sont utilisés.

LES DONNÉES ET BRUXELLES

Comme d’autres smart cities[16], la Région de Bruxelles-Capitale applique une politique Open Data[17] dans le cadre de la stratégie smartcity.brussels. En proposant sous licence ouverte un maximum de données et de documents dont ils sont propriétaires, les pouvoirs publics bruxellois veulent favoriser une réutilisation maximale de ces données par la société civile, les entreprises voire les pouvoirs publics eux-mêmes ! La smart city se révèle ainsi un accélérateur de services intelligents. C’est dans ce but que le portail Opendatastore.brussels regroupe les données ouvertes des administrations bruxelloises et de leurs partenaires. Les bénéfices sont nombreux quant aux services utilisant les données ouvertes par les pouvoirs publics.

4. Interfaces

Helpper 

     Interfaces homme/machine (UI/UX).

Il est important de souligner que le succès de ces applications est dû, selon, Claire Gerardin[18],  au fait que les technologies évoluent de plus en plus au point que les nouvelles applications sont susceptibles de nous rendre accros/addicts grâce à l’ensemble des moyens mis en place afin de retenir l’attention (techniques de rétention) appliqués par les web designer. Comme, par exemple, la captologie [19] ou encore le nudge[20] (« coup de pouce »), selon lequel « des suggestions indirectes peuvent, sans forcer, influencer les motivations, les incitations et la prise de décision des groupes et des individus » (Wikipédia).

Capteurs : caméras, objets connectés :

Selon le blog lesjeudis.com, une équipe multidisciplinaire de professionnels techniques et de marketing, les objets connectés vont faire parties de notre quotidien sans même que nous y prêtions attention : « De la télé intelligente à la voiture connectée, nos loisirs, nos déplacements sont facilités par ces nouveaux outils qui augmentent grandement notre confort. Le potentiel des objets connectés est énorme. Une étude de 2016 du cabinet Gartner prévoit qu’en 2020, plus de la moitié des outils et process métiers feront appel à l’Internet des Objets. Les applications sont variées et recouvrent de nombreux domaines : industries, sciences, santé, … ».[21]

Pour Helpper, les interfaces utilisées ont toutes les fonctionnalités dont dispose un smartphone ou une tablette tels que l’écran tactile, une connexion WiFi, etc. L’application ne nécessite aucun autre objet connecté pour pouvoir fonctionner correctement.

Le site propose une brève explication de l’application et met en avant une FAQ[22] pour répondre à vos éventuelles questions.

Bsit

     Interfaces homme/machine (UI/UX).

Tout comme Helpper, les interfaces utilisées ont toutes les fonctionnalités du smartphone ou d’une tablette tels que l’écran tactile, une connexion WiFi. L’application ne nécessite aucun objet connecté pour fonctionner correctement.

Une nouvelle fois, le site propose une explication complète de l’application et met en avant une FAQ pour répondre à vos éventuelles questions.

L’application vous propose de fixer une date avec le Sitter pour qu’il puisse s’occuper d’un éventuel babysitting à partir d’un horaire qui conviendra à tout le monde. Bien évidemment, vous avez accès au profil du Sitter, au moyen de paiement (soit via l’application, soit en cash), de définir votre critère de recherche par rapport au Sitter (son âge, son expérience) et bien sûr de pouvoir dialoguer via à un tchat avec le Sitter choisi par vos soins.

Applications sur smartphones & tablettes, sur bornes interactives :

Les applications Helpper et Bsit sont disponibles sur smartphone & sur tablette. Pour des informations complémentaires vous pouvez même vous rendre sur leur plateforme internet.

Analyse UX/UI de BSIT :

La navigation de l’application BSIT ne semble pas poser de problèmes puisque des éléments visuels font en sorte que nous puissions nous identifier correctement :

Le menu composé de : L’accueil, du réseau, des services proposés et d’une option «+» pour les réglages et paramètres.

Tous ces éléments identifiés régissent aux principes d’ergonomies tels que ceux de :

  • L’utilité à Concerne ce que l’interface permet de faire (autrement dit, ce à quoi elle sert pour l’utilisateur). Pour en juger, vous devez donc nécessairement avoir une idée des besoins et envies de vos utilisateurs. Les connaître en détail vous permettra de deviner ce qui va leur être utile ou non. Dans le cas de BSIT et/ou de Helpper ce sont des applications dont les interfaces mettent en avant un système d’aide au personne souhaitant être aidé ou au personne souhaitant aider.
  • D’utilisabilité à Cela passe essentiellement par la satisfaction des utilisateurs d’une même application. Un utilisateur satisfait est potentiellement un internaute qui revient. Pour cela, il faut un site, une application qui fonctionne correctement. Moins il y a de bugs, de problèmes techniques mieux c’est.
  • D’efficacité à Permettre à l’utilisateur de pouvoir faire ce qu’il désire sur l’application mobile, cela implique les notions d’aisance d’utilisation et de facilité d’apprentissage. L’efficacité est le critère primordial à satisfaire pour les interfaces grand public et, plus largement, pour celles où les nécessités de séduire de nouveaux utilisateurs sont fortes. Permettre donc pour BSIT & Helpper de trouver de l’aide ou d’apporter son aide via l’application sans difficulté.
  • D’efficience à A l’ère de l’immédiateté, l’ergonomie web offre la meilleure expérience possible dans les délais les plus brefs. L’efficacité ne suffit pas. Certes, il est important que l’utilisateur réussisse à accomplir ses objectifs, mais il doit pouvoir le faire rapidement et avec le moins d’erreurs possibles. C’est ce que l’on appelle l’efficience. D’où l’importance de pouvoir identifier rapidement les éléments d’un menu.
  • De satisfaction à Plus les attentes des utilisateurs sont comblées, plus ils auront l’impression de contrôler le système et ils aimeront ça. Le dernier composant de l’utilisabilité, c’est la satisfaction des utilisateurs. Dans ce cadre, votre objectif doit être de mettre le site web ou l’appli au service de ses visiteurs. 

5. Enjeux sociétaux

Utilité du système étudié et pour qui ?

Selon une étude menée par Helpper à Bruxelles, un tiers de la population aurait besoin d’aide et parmi ce tiers plus de 50% ont peur de demander de l’aide. De plus, 60% des répondants connaissent quelqu’un dans le besoin. Toujours selon la même étude, 75% des Bruxellois sont prêts à aider leurs voisins et 65% des personnes pensent qu’il n’y a pas assez de soutien pour les groupes vulnérables à Bruxelles.

C’est là qu’intervient Helpper. D’après le fondateur, François Gérard, le but de l’application est d’offrir du soutien aux groupes vulnérables.

D’après le site web d’Helpper, ce système cible les personnes âgées, ayant un handicap, porteuses de maladies chroniques ou pour les parents surchargés.[23] En Belgique 3600 Helppers sont présents pour 1450 helppies.[24]

Modèle économique sous-jacent ?

Le modèle économique sous-jacent est l’économie collaborative. L’économie collaborative se crée grâce au partage ou à l’échange entre particulier de bien, ou de connaissances avec une transaction financière ou non.[25]

Cette définition colle assez bien à Helpper car le principe de l’application est de proposer de l’aide aux citoyens par les citoyens contre une petite rémunération. De particulier à particulier.

Externalité 

Le crowdsourcing est une forme d’externalisation positive qui apporte du travail, de l’argent, des compétences, des connaissances, de l’intelligence, de la créativité ou de l’expérience, par engagement volontaire ou involontaire d’utilisateur. Cette externalisation fait suite à l’appel d’un individu, d’une institution ou d’une organisation. Les internautes bénéficieront d’une reconnaissance sociale et d’une expérience, de l’acquisition de compétences, de récompenses tel qu’une rémunération.[26]

Il faut aussi noter que la fracture numérique[27]  reste un des plus grand problème : nouveaux clivages entre utilisateurs des technologies de la communication, entre peuples connectés, entre personnes, entreprises, institutions, régions, sociétés, etc. Faute d’argent ou de compétence informatique, de nombreuses personnes sont déconnectées. Les exclus du numérique sont principalement les personnes âgées, les non diplômé et les personne a bas revenu. En Belgique, cette fracture ne représente que 10% de la population mais celle-ci représente 52%[28] de la population mondiale. Avec la croissance des pratiques de crowdsourcing, celle-ci conduit des consommateurs à produire en partie les biens et les services qu’ils achètent, ce qui bouscule encore plus les frontières du travail et introduit de nouvelles inégalités.[29]

             Problèmes éthiques 

N’est pas helpper qui veut. C’est-à-dire que pour devenir helpper, il faut d’abord s’inscrire mais ensuite l’équipe opère un contrôle d’identité grâce à un accès à une plateforme du gouvernement pour en vérifier la validité. Ensuite le futur helpper passe un entretien téléphonique où lui sont posées des questions sur sa motivation, son expérience. C’est donc l’équipe d’Helpper qui décide si oui ou non la personne sera activée en tant qu’helpper. Ce qui peut créer une sélection non-objective.

6. Conclusion

En conclusion, le Crowdsourcing permet de mettre en relation des personnes d’une même rue, d’un même quartier voire d’une même ville, de faciliter l’échange et la connaissance entre les individus et ce de manière tout à fait contrôlée et sécurisée. Il est facilité par l’utilisation d’applications et de sites internet.

Il permet un grand nombre d’avantages. Au-delà du fait qu’il vise la collaboration en ligne, pour résoudre des questions délicates et pointues, il permet aussi un grand partage de connaissances culturelles ou humaine. Cela peut être quelque chose de très enrichissant pour tout le monde, que ce soit pour des hommes, pour une entreprise ou même un pays. C’est une opportunité de rapprochement entre les peuples ! Le crowdsourcing crée de nouvelles formes de collaboration, de relation de travail entre personnes qui s’aident au quotidien.

7. Glossaire

  • Captologie : « L’étude de l’informatique et des technologies numériques comme outil d’influence et de persuasion des individus » [30]
  • FAQ : Foire aux questions.
  • Fracture numérique : Processus social d’exclusion par rapport au développement de la « société de l’information » : les exclus de l’Internet et du monde, son économie, ses réseaux de communication.
  • Helppies : Les helppies sont les personnes qui sont à la recherche d’aide pour des tâches quotidiennes. On distingue 5 catégories : les personnes âgées, personnes handicapées, malades chroniques, ou parents occupés, clients centres sociaux (Anvers).
  • Le nudge : « La théorie du Nudge est un concept des sciences du comportement, de la théorie politique et d’économie issu des pratiques de design industriel, qui fait valoir que des suggestions indirectes peuvent, sans forcer, influencer les motivations, les incitations et la prise de décision des groupes et des individus »[31]
  • Open Data : « Les données ouvertes ou open data sont des données numériques dont l’accès et l’usage sont laissés libres aux usagers »[32]
  • PAV/PVB : Persoonsvolgende Financiering/ Persoonsvolgende budget = Financement du suivi personnel / Budget du suivi personnel[33]
  • Screening : Traduction : Dépistage.
  • Sitters : Utilisateur en charge de garder de jeunes enfants en l’absence de leurs parents.
  • Smartcity : « L’expression « ville intelligente », traduction de l’anglais Smart City, désigne une ville utilisant les technologies de l’information et de la communication pour « améliorer » la qualité des services urbains ou encore réduire ses coûts. »[34]
  • VAPH : Vlaams Agentschap voor Personen met een Handicap[35]

8. Annexe

Site web Helpper :

Site web Bsit :


Application bsit :

Prolongement :

1. Que serait-il intéressant d’observer (Crowdsourcing) pour mieux comprendre la relation avec le citoyen ?

  • Quelle méthode d’observation pourrait être utile : L’observation participante & incognito car c’est intéressant de voir comment les utilisateurs de l’application réagissent sans savoir qu’ils sont observés. Une observation participante car c’est du crowdsourcing et donc très intéressant de voir sur le terrain les effets de cet application.
  • La décrire par la suite (présenter quelqu’un qui cherche de l’aide sur la plateforme en question) : On propose l’utilisation de plusieurs applications en rapport avec l’entre-aide et le crowdsourcing tels que Helpper & Bsit où une plateforme mobile est proposée au citoyen afin d’agir face à une situation particulière (besoin de baby-sitting, besoin de faire le ménage).

2. Les interviews qualitatifs à définir les sujets, les questions qui seraient bien de traiter à La méthode opportun pour les questions que l’on se pose :

  • Localisation des Helppers : Quelle est la répartition des Helppers dans la région de Bruxelles-Capitale ?
  • Est-ce qu’il arrive (est commun) qu’un Helppie ne trouve pas d’aide ?
  • Combien de temps attend un Helppie en moyenne pour trouver de l’aide ?
  • Quelles sont les groupes d’individus les + représentés par les Helppies ?
  • Quelles sont les plaintes et/ou les suggestions récurrentes des utilisateurs ?

Helppie

  • Est-ce que vous trouvez rapidement un Helpper ?
  • Avez-vous déjà rencontré des problèmes avec un Helpper ou avec l’application ?              
    • Si oui lesquels ?
  • Quel est l’impact de l’application sur votre vie actuelle ?

Helpper

  • Est-ce que vous trouvez facilement un Helppie ?
  • Avez-vous déjà rencontré des problèmes avec un Helppie ou avec l’application ?              
    • Si oui lesquels ?
  • Êtes-vous satisfait du montant de la rémunération que vous recevez ?
    • « Inciter à raconter leur (Helpper) histoire »

3. Qu’est-ce qui serait intéressant de faire comme enquête structurée auto-administrée ?

*Rédiger un questionnaire d’enquête qui pourrait s’adresser à un public où on récolterait des informations pour notre sujet, et on le formulerait complétement (avec une introduction – des questions – une clôture = un remerciement)

*Grand Public à le public n’est pas encore dans la base de données.

  1. Connaissez-vous l’application helpper ?
    1. Oui
    1. Non
  • Aimeriez-vous utiliser l’application en tant qu’helpper (une personne qui aide une autre contre une petite rémunération) ?
    • Oui
    • Non
  • Trouvez-vous la rémunération xxx suffisante ?
    • Oui
    • Non
  • Si non, de combien voudriez-vous l’augmenter ?
    • 20%
    • 40%
    • 60%
    • 80%
    • 100%
  • Auriez-vous besoin d’utiliser l’application en tant que helppie (personne qui a besoin d’aide) ?
    • Oui
    • Non
  • Si oui, pour quelle catégorie ?
    • Personne âgée
    • Personne ayant un handicap
    • Malade chronique
    • Parent surchargé
  • Voulez-vous ajouter quelque chose ?

9. Bibliographie 

  1. 360 Webmarketing. Le crowdsourcing : definition, enjeux, typologie [en ligne]. Dans : 360 Webmarketing. Agence webmarketing & marketing digital [en ligne]. [consulté le 08/03/2020]. Disponible à l’adresse : https://www.360-webmarketing.fr/crowdsourcing/
  2. A. SCHENK, Eric. GUITTARD, Claude. Crowdsourcing: What can be Outsourced to the Crowd, and Why ? [en ligne]. Dans : RESEARCHGATE. Advance your research. Discover scientific knowledge, and make your research visible. [en ligne]. Janvier 2009. [Consulté le 12-02-20]. Disponible à l’adresse : https://www.researchgate.net/publication/40270166_Crowdsourcing_What_can_be_Outsourced_to_the_Crowd_and_Why
  3. ANDRO, Mathieu. Outils et usages numériques, v.4. Dans : Bibliothèque numérique et crowdsourcing. Illustrée. ISTE Group. 2017. ISBN 1784052787, 9781784052782.
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  7. COAVOUX, Samuel. Introduction . des classes sociales 2.0 ? [en ligne]. Dans : Reset. Reset. 2012. Disponible à l’adresse : https://journals.openedition.org/reset/127#tocto1n1
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