Gand la future ville connectée en mobilité douce non motorisée de Belgique ?

Dans le cadre de notre cours de veille et innovation. Nous avons eu l’occasion de faire énormément de recherche sur Gand, mais aussi d’autres villes.

Cet article abordera la thématique de la mobilité douce non motorisée. Mais pour développer ce sujet, nous allons commencer étape par étape.

Tout d’abord commençons par une définition sûre qu’est-ce qu’est la mobilité :

C’est une propriété ou le caractère de ce qui peut se déplacer ou être déplacé dans l’espace et par extension ou métaphoriquement changer de fonction. Source

Ensuite, la mobilité douce ou « active », ou la mobilité durable ou encore l’écomobilité. Tous ses termes désignent l’ensemble des déplacements motorisés ou non qui ne nuisent pas à l’environnement ou du moins qu’elles respectent au mieux celle-ci.

Quelques exemples de la mobilité dite douce :

  • L’utilisation des transports en commun, la marche à pied
  • Covoiturage au lieu d’utiliser sa propre voiture
  • Le vélo électrique ou pas, ou alors l’utilisation des Villos que propose la ville de Bruxelles, les trottinettes …

Pour finir, la mobilité douce non motorisée, ce sont tous les déplacements qui ne sont pas motorisés, donc ne sont pas liés à un moteur et ne dégage aucune émission. Comme les vélos, la marche à pied, les trottinettes, les rollers …

Écosystèmes

Pouvoir public et politique

Gand est le chef-lieu de la province de Flandre-Orientale dans la région de Flandre et compte plus ou moins 255 000 habitants. Cette ville conserve en son centre-ville un patrimoine architectural et comporte une vie culturelle intense (théâtre, opéra, musées). Elle est aussi une des premières villes étudiantes de Belgique avec pas moins de 63.000 étudiant et le centre de point dans de nombreux domaines de recherche. Elle comprend aussi le troisième port du pays ce qui lui a permis d’avoir une activité industrielle importante surtout dans le textile.

Gand a comme bourgmestre Mathias De Clercq, il est membre de l’Open VLD. Il y a 11 échevins notamment Martine De Regge membre du SP à échevin de l’administration publique, Filip Watteeuw, membre du Groen, échevin des transports, de la mobilité et des Eaux.

Le conseil municipal compte 53 membres, chacun faisant partie d’une des 7 fractions (groupe politique), et comprend 6 commissions. Filip Watteeuw qui a introduit un plan de circulation radical au cours de la dernière législature.

Entreprises

En Belgique, nous retrouvons également plusieurs entreprises concernées par la notion de mobilité douce. Parfois celle-ci fait parti de leur valeur et autre fois ils sont parti prenant de leur stratégie marketing.

Nous retrouverons notamment des entreprises comme Ethias qui soutient et promeut la mobilité douce en encourageant ses employés à marcher ou faire du vélo et cela même en dehors des temps de travail et de déplacement pour le travail. Ils offrent des concours et récompenses aux employés ayant atteint un seuil de km verts.

Résultats? En 2018, 11,6% des travailleurs d’Ethias étaient cyclistes fréquents. Un nombre qui a quintuplé en 7 ans. Source

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D’autres entreprises prennent la mobilité douce au travail d’une autre dimension, il réduit l’obligation des employés d’être sur les routes belges en choisissant des télétravailleurs, donc travail principalement à domicile. D’autres compagnies profitent de cette vague de télétravailleurs pour proposer des locaux de rencontre occasionnelle pour ses équipes, telles que The Loft Coworking et Transforma.bxl.

Il est également possible dans plusieurs villes de Belgique de louer des vélos. Plusieurs entreprises sont spécialisées en location de vélo notamment Libiavelo, pour la ville de Namur, Villo, pour la ville de Bruxelles ou Blue-bike, pour Gand.

La ville de Gand a établi un cloisonnement de la circulation dans 6 zones de la ville équivalent à 50 hectares. Dans cette zone, les voitures sont interdites de passage et ceux-ci sont redirigés vers des stationnements aux pourtours de la zone. Les entreprises et commerçants situés dans la zone de cloisonnement ont, au début, eu peur de l’effet sur leur marché et leur clientèle en termes de vente. Les recherches ont prouvé que les marges de ventes ont augmenté de 20% pour les marchands de la zone et que les seuls entrepris perdent des ventes sont celle offrant des services très spécialisés qui intéresse principalement les acheteurs externes à la ville de Gand.

Citoyens concernés

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Dans la ville de Gand, les habitants étaient pour le changement, car le déplacement en voiture était devenu invivable, des rues étaient paralysées.

Depuis que les projets de mobilité ont vu le jour en 2017, la circulation motorisée est interdite dans le centre de Gand. Les habitants marchent pour les petits trajets, ou alors utilisent les transports en commun pour leurs déplacements en général. Il y a aussi l’utilisation des vélos.

Architecture

Les représentants des partis politiques se nourrissent de sondages, d’études de marchés, des demandes de citoyens, des personnes de pouvoirs et ceux du gouvernement, des décideurs, les associations … Les données seront ensuite utilisées pour appliquer ce qui a été dit ou du moins les prendre en considération.

La ville de Gent a pu mettre en place son piétonnier en appliquant le principe-STOP qui revoit l’ordre des priorités :

  • S = Strappers (Piétons)
  • T = Trappers (Cyclistes)
  • O = Openbaar Vervoer (Transports Publics)
  • P = Privé Vervoer (Automobiles)

Ce principe ouvre les portes à des solutions qui se projettent dans l’avenir et permet de mettre en place la multimodalité, choix du meilleur transport en fonction de la nature du déplacement.

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Pour pouvoir mettre en place le principe du STOP, il existe quatre types d’action:

  • Aménagement de l’espace public
  • Information, sensibilisation et mobilisation
  • Exemplarité, promouvoir les déplacements professionnels à pied, vélo, rembourser les frais de déplacement domicile-travail et frais de missions réalisées en transports en commun
  • Concertations avec les autres acteurs de la mobilité

À Bruxelles il y a 1 211 026 habitants, dont 30.000 abonnements Villo. Au total en comptant les bruxellois et les non-bruxellois, c’est-à-dire ceux qui viennent travailler à Bruxelles en utilisant les abonnement Villo, il y en a  115.000.

En ce qui concerne la ville Gand, elle compte environ 270.000 habitants, et chaque année elle loue plus de 11.500 vélos.

Interfaces

En termes de déplacement en transport en commun, c’est la SCNB qui s’occupe du réseau ferroviaire en Belgique, un site web et une application “SNCB” est disponible pour répondre aux besoins des utilisateurs.

La ville de Gent ne dispose pas de Métro contrairement à Bruxelles, mais présente assez de trams et de bus pour vous faciliter le déplacement . Il vous sera facilement accessible d’utiliser ses transports avec une Citycard ou en payant un ticket sur un des lieux proposés par DeLijn.

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La STIB (Gestionnaire du réseau des transports publics à Bruxelles) et DeLijn disposent tous les deux d’une application permettant à l’utilisateur de se retrouver sur le réseau et de pouvoir programmer son itinéraire même si l’application STIB surpasse de loin celui de DeLijn.

En termes d’innovation la Flandre nous propose une application, MobiFlow. Ce dispositif, qui mets en place la mobilité connectée, permet à l’utilisateur d’interagir avec les taxis, les bornes de recharges les vélos partagés, les vélos taxis, les bus et les trams.

La STIB décide aussi de se prêter au jeu et élabore une nouvelle application MAAS. MAAS est  tout d’abord un acronyme de Mobility as a Service : un service de mobilité tout-en-un un pour Bruxelles. Elle regroupera toutes les autres applications que nous utilisons au quotidiens pour prendre nos transports en communs (DeLijn, STIB, SNCB, TEC) Mais pas que ! Cette nouveauté nous permettra aussi de réserver notre Uber, sans utiliser son application. Nous pourrions réservé et payer directement via MAAS.  En résumé, c’est tout en 1.  

Enjeux sociétaux et économiques et environnementaux

Les enjeux sociétaux

En ce qui concerne les avantages sociaux de la mobilité douce, celle-ci encourage les rencontres, les échanges et les liens sociaux entre voisinages ce qui entraîne une augmentation de la solidarité.

La multimodalité permet aux citoyens de choisir convenablement le mode de transport ce qui amène à une diminution de pertes de temps dans le choix d’une place de stationnement, une diminution de stress dû aux embouteillages et améliore donc la concentration.

La mobilité douce encourage fortement la rencontre, les échanges et le lien social. Moins de voitures dans l’espace public, c’est plus de place pour les autres moyens de transport, pour le lien social, pour la nature, pour les jeux et le sport.

Enjeux économiques

C’est intéressant pour le secteur marchand, car les entreprises qui vont louer ou vendre des vélos ou autres engins non motorisés comme les skateboards… C’est avantageux pour eux.

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La marche à pied sera beaucoup plus encouragée. Mais certains marchands auront des répercussions sur leurs marchés économiques. Parce que certaines pourraient être rebutées par la distance entre son véhicule stationné et sa boutique.

Une externalité positive, une augmentation au niveau des achats de vélo, d’engin non motorisé.

Une externalité négative, les marchands qui ont des boutiques spécialisées. Ils seront touchés par ce piétonnier. Des personnes se viendront plus, pour cause manque de place de stationnement ou des stationnements payants trop chers.

Enjeux controverses

Les automobilistes ont, présentement, du mal à circuler dans la ville de Gand, car les panneaux de circulation donc à l’extérieure de la zone piétonne indiquait mal la route.

C’est un modèle collaboratif, car le gouvernement attendait de la part des citoyens une collaboration. Au début ce n’était pas le cas, car les personnes devaient changer leurs habitudes de déplacements. Mais tout changement s’accompagne d’opposition. La controverse à diminuer avec le temps, et les citoyens de Gand ont adopté leurs nouvelles habitudes de déplacement.

Une externalité positive, le gouvernement pense à l’environnement de sa ville. Et au bien-être et à la santé de ses citoyens.

Une externalité négative, les citoyens n’ont plus la liberté de prendre leurs voitures et de se déplacer comme il le souhaite. Le choix vient du gouvernement et les citoyens doivent le suivre.

Comme problème ethnique, le gouvernement a mis en place la zone piétonne sans avoir l’avis de tous les citoyens de la ville de Gand.

Maryline Brault ; Yasmina Lfrah ; Charlotte Orban

Bibliographie

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La Cité Ardente (se) bouge !

Historique

Dans le passé, Liège a essayé de (se) bouger plusieurs fois. En effet, l’histoire du tram ne date pas d’hier ! Voici une ligne du temps récapitulative des événements marquants de la mobilité liégeoise jusqu’à aujourd’hui.

Ecosystème

Pouvoirs publics

Le projet du tram est soutenu par la Ville de Liège, et donc implique aussi la Région Wallonne, vu qu’elle en fait partie. Pour installer le tram, la Banque Européenne d’investissement (BEI) a payé un contrat de financement de 200 millions d’euros avec le consortium Tram’Ardent, le maître d’œuvre, le prestataire choisi par la Région Wallonne. Bien sûr, TEC, le donneur d’ordre et gestionnaire de la mobilité en Wallonie, s’occupe de l’organisation et de l’exploitation du tram.

Entreprises

Comme dit plus haut, l’installation du tram dans la Cité Ardente est liée par un contrat entre la Région Wallonne et le consortium Tram’Ardent qui s’occupe de la construction et de l’installation du tram. C’est donc un partenariat « public-privé ».

Le groupement Tram’Ardent comprend Colas, spécialisé dans les travaux d’infrastructures, CAF, un constructeur espagnol et DIF, le partenaire financier.

Voici une vidéo d’explication détaillée de Michel Rucquois, le directeur général de Tram’Ardent :

WAZE est l’application qui est utilisée par la Ville de Liège afin de proposer des itinéraires de circulation pendant les travaux. L’application n’est néanmoins pas en situation de partenariat avec la ville de Liège.

Et les citoyens dans tout ça ?

Les citoyens sont les acteurs à ne pas négliger car l’installation du tram résulte au départ, d’une demande des citoyens.

Pour expliquer que le tram est un projet à destination des citoyens, voici quelques chiffres (provenant du site « letram.be ») :

  • Liège compte plus de 4000 voyageurs qui prennent le bus par heure de pointe et par sens, d’un bout à l’autre de la ville.
  • Environ un tiers des utilisateurs du TEC provient de la zone urbaine de Liège.
  • 5 à 8% d’augmentation du nombre de clients par année.

Liège est également la ville la plus touristique de la Wallonie. En effet, les attractions touristiques telles que la parc de La Boverie, l’Opera, ses cathédrales, et tant d’autres ont vu s’amasser plus d’une foule devant leurs portes. Bien qu’intéressant, nous reviendront sur ce point plus tard.

Qui dit tourisme, dit commerce. Ceux-ci sont fortement présents dans la ville. Plusieurs travaux sont prévus devant les commerces et les gérants de ces établissements se doivent d’être prévenus à temps et indemnisés par la Ville de Liège.

Les automobilistes sont tout aussi concernés, car l’installation du tram provoque des travaux et est également la première étape qui a pour objectif de rendre la ville piétonne. Ces derniers devront changer, ou adapter leur mode de déplacement à Liège.

D’autres acteurs à ne pas oublier et devant être pris en compte sont les personnes âgées et les personnes à mobilité réduites, car la réalisation du tram a pour valeur d’être accessible pour tous.

Autant d’acteurs méritent une bonne communication et méritent d’être informés de manière cohérente, complète et structurée. Heureusement, la Ville de Liège et TEC ont pensé à tous et essayent d’être accessibles à un maximum de publics différents !

Les moyens de communication

D’abord, TEC gère un site, https://letram.be, qui explique de manière claire l’intérêt du tram dans la ville et comment il est géré avec beaucoup de transparence à destination des personnes qui sont intéressées par le tram à Liège. Par exemple, quand il y a des travaux dans la ville, les barricades mentionnent le site web du tram.

Sur ce site on retrouve également un numéro vert, le 0800 88 022, accessible à tous car il est gratuit afin d’informer les personnes.

Cependant, la fracture numérique demeure présente et est une réalité à Liège. C’est pourquoi, la ville a mis en place l’Espace Tram, un point de rencontre pour avoir des informations supplémentaires sur le tram et son installation, ouverte à tous et disponible à toute heure de la journée pour les personnes n’ayant pas accès aux autres moyens de communication mis en place. Il y a également une permanence hebdomadaire sur les différents fronts de chantier, afin que chaque citoyen puisse poser ses questions directement aux acteurs du projet. Des responsables de chantier ainsi que différents régisseurs ou collaborateurs pourront donc partager de plus amples informations à ceux qui en seront désireux.

En octobre 2019, pendant deux semaines, les différents acteurs du projets, les citoyens compris, pouvaient visiter la maquette en bois du futur Tram. Voici une vidéo de l’événement :

Les riverains sont aussi maintenus au courant des travaux qui auront lieux chez eux grâce à des toutes-boites qui leurs sont envoyées à chaque évolution.

TEC a également une newsletter afin de prévenir les citoyens en cas de déviations sur le réseau des bus. Cette newsletter informera donc tous les adhérents sans distinction d’aucune sorte et mettra régulièrement à jour les infos concernant l’avancement du projet.

La Ville de Liège envoie également des informations relatives aux travaux par SMS et par mail via une inscription sur leur site. L’inscription sur leur site contient un formulaire afin de centraliser les infos pertinentes pour l’utilisateur.

La Ville de Liège, comme on peut le voir, est proche de ses habitants. C’est pourquoi, elle s’est inscrite sur la plateforme CitizenLab. Cette dernière est une plateforme citoyenne où les habitants peuvent communiquer à la Ville les différentes restrictions, recommandations et autres remarques qu’ils ont à faire à l’égard du projet. Néanmoins, la responsable que nous avons eu l’occasion d’interviewer nous a précisé que peu d’interventions avaient été opérées via cette plateforme depuis le lancement du projet et que l’attention portée à celle-ci n’était donc pas la plus conséquente.

La ville a également une application, Liège en poche, à destination des citoyens. Cette dernière permet de communiquer en temps et en heure les travaux qui auront lieu dans la ville. L’application permet aussi de prévenir des déplacements d’arrêts de bus ou des différentes perturbations qui auront lieu sur le réseau à cause des aménagements demandés par le projet.

D’autre part, comme mentionné plus haut, WAZE est également une application qui propose des trajets adaptés aux travaux signalés par la Ville de Liège. Toutefois, celle-ci demeure une entreprise bien à part et continuera de développer sa propre application, n’ajoutant là que des facultés supplémentaires à son outil mobile déjà très efficace.

Les deux applications ne feront donc pas doublons étant donné que celle de la ville possède des objectifs bien différents à terme (tourisme, mobilité, culture, …).

Enfin, RTC Liège est une chaîne de télévision locale en partenariat avec la Ville de Liège. Cette dernière propose une émission hebdomadaire concernant l’avancée du tram de Liège. On y retrouve des capsules de vidéos de 6 minutes qui expliquent aux habitants l’avancée de la construction du tram.

Architecture

De quelles données se nourrit le projet et quelles relations les acteurs du système établissent-ils entre celles-ci ?

Le système mis en place se nourrit essentiellement de données prélevées directement à la source, c’est-à-dire en s’adressant immédiatement aux personnes concernées : les citoyens liégeois et toutes les personnes concernées par le projet ou qui s’y intéressent.

En effet, les entrepreneurs ont mis à disposition du collectif citoyen de nombreux moyens pour leur poser des questions, leur faire des recommandations ou encore des reproches concernant le projet. Parmi ceux-ci, nous retrouverons les deux sites web concernant le tram, diverses applications téléchargeables sur mobile, l’une ou l’autre plateforme citoyenne (à l’instar de Citizen Lab par exemple) ou encore un point d’information physique implanté en ville à destination des populations qui ne sont pas digitalisées.

Après la récolte de toutes ces données, les différents acteurs du projet décident des entreprises à effectuer afin de répondre au mieux aux attentes des citoyens. Chirine Najm-Eddine, attachée spécifique au développement stratégique de la ville de Liège et responsable communale liée au projet du tram, pourra par exemple analyser l’ensemble des informations perçues afin d’imaginer des solutions potentielles ou des campagnes de communication qui permettront de remédier aux problématiques relevées. Néanmoins, cette dernière n’agira évidemment pas seule et chaque sujet sera minutieusement analysé par un collectif d’experts (dont elle peut faire partie) afin de déterminer la meilleure des solutions envisageables.

Interfaces Homme/machine

En 2007, la ville de Liège a lancé le projet du tram. Avant de voir l’idée émerger, la ville a demandé aux habitants de proposer des actions qu’ils souhaitaient voir se réaliser dans Liège. Cette campagne a été réalisée par le moyen de flyers et par internet. En effet, la ville a mis à la disposition des liégeois une plateforme pour qu’ils puissent proposer leurs idées.

Les résultats étaient largement majoritaires en faveur dudit programme de construction. Les habitants étaient tous optimiste à l’idée de remettre l’ancien projet sur pied. Les habitants voulaient un tram. La ville a donc décidé de lancer le plan via un appel d’offres.

Pour pouvoir tenir les citoyens informés de l’évolution et les accompagner au mieux dans cette métamorphose de la ville, Liège a mis en place un site internet pour pouvoir communiquer les informations sur l’arrivée du tram en ville. Une application nommée « Liège en poche » a également été développée aux mêmes fins. Les renseignements sur le projet sont aussi consultables sur le site web « letram.be ».

L’application mise à disposition des liégeois comporte différentes fonctionnalités qui touchent à tous les domaines que traitent la ville (actualité, évènements, crèches, brocantes, marchés, collecte de déchets, soins de santé, …). Il y a aussi une partie plus pertinente pour la thématique qui propose des horaires de bus, de trains, des navettes fluviales mais également la localisation des parkings hors voiries et de parkings motos.

Pour améliorer la circulation dans et autour de la ville, la municipalité partage ses open-datas avec l’application de circulation WAZE qui en profite pleinement et donne à ses utilisateurs l’opportunité de réorienter leurs trajets en temps réel en étant prévenus des retards ou déviations éventuels. Voici l’explication du fonctionnement des open-data de Mme Najm-Eddine :

Photo de profil du Linkedin de Chirine Najm-Eddine Disponible sur : https://www.linkedin.com/in/chirine-najm-eddine-bbb25240/

Une fois toutes les stations de tram édifiées, la ville y implantera des bornes de payement automatiques. L’achat de tickets se fera uniquement par ce moyen-là, aucun moyen de payement ne sera donc disponible dans le tram. Grace à cela, l’entreprise TEC pourra récolter plus facilement les données de transit concernant ses utilisateurs.

Enjeux sociétaux et économiques

La volonté première du projet était de désengorger la ville du trafic dû aux voitures et aux bus. Ce surplus de circulation provenait des arrondissements de la ville. L’entreprise TEC a donc intelligemment pensé la création du trajet. La ville avait donc comme intention de réduire drastiquement l’afflux du trafic dans le centre-ville et de pouvoir ainsi le rentre plus piétonnier. Le projet du tram était donc une bonne idée pour répondre à la demande de ses habitants.

Le modèle économique sous-jacent est pour nous collaboratif. D’une part, comme expliqué au-dessus, à partir d’un référendum de la ville et ses habitants, et ensuite, parce qu’il y a eu un un projet à appel d’offre et donc un partenariat public-privé.

Au niveau de la récolte de données, la TEC a, pour choisir le trajet optimal du tram, récolté les données des utilisateurs et choisi les lieux qui sont et seront les points centraux de cette métropole 2.0. Mais la ville est consciencieuse et les consignes sont très stricte au niveau de la collecte de données personnelles et du respect des RGPD dans le cadre de ce projet.

Madame Najm-Eddine nous en dit plus concernant les règles dont sont soumises les personnes qui ont accès aux données des liégeois :

Et dans la situation de l’installation du Tram ?

Audran Charpentier, Hicham Benyahya, Matthieu Decoene

Sources

NAJM-EDDINE, Chirine(Responsable développement et spécialité communication de la ville de liège). Propos recueillis par DECOENE Matthieu, CHARPENTIER Audran et BENYAHYA Hicham. Liège, 6 mars.

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J.-M. C. . Mobiliège construira le tram liégeois [en ligne]. DH, le 10/12/2014 à 17h55 [Consulté le 24/03/2020]. Disponible sur : https://www.dhnet.be/regions/liege/mobiliege-construira-le-tram-liegeois-54887aff35707696bb0a8e96

Le Vif. Eurostat recale le financement du tram de Liège – La Ville de Liège lance une pétition en faveur du projet, menacé [en ligne]. Levif.be, le 16/01/16 à 18h45 [Consulté le 24/03/2020] Disponible sur : https://www.levif.be/actualite/belgique/eurostat-recale-le-financement-du-tram-de-liege-la-ville-de-liege-lance-une-petition-en-faveur-du-projet-menace/article-belga-451075.html

Belga. Adieu « TEC », bonjour « OTW »: qu’est-ce qui va changer pour le groupe de transport wallon? [en ligne]. Lalibre.be, 29/03/2018 à 09h19 [Consulté le 24/03/2020] Disponible : https://www.lalibre.be/belgique/adieu-tec-bonjour-otw-qu-est-ce-qui-va-changer-pour-le-groupe-de-transport-wallon-5abc8cefcd702f0c1a964ca7