Smart-city: Tourisme et Patrimoine de Waterloo

Par Imad RomdhaniWesley BrutusBruno Medina

L’avancement de la technologie dans nos sociétés force tous les secteurs à s’adapter à leur environnement, soit par volonté de rester compétitif, soit pour offrir une expérience plus complète et plus agréable aux consommateurs. Le secteur du tourisme a donc bien entendu dû s’adapter : le terme e–tourisme est alors apparu, un terme un peu barbare et qui fait bien écho de la nouvelle mode de mettre « e » en guise de préfixe pour en donner une dimension plus connectée.

Mais qu’est-ce qu’englobe le e-tourisme ?

Le secteur de l’e – tourisme rassemble plein de domaines différents liés de près ou de loin aux activités du tourisme en général.

Les agences de voyages s’exportent de plus en plus en ligne afin d’avoir une gamme d’offre plus variée sans devoir se déplacer. En plus de ça, il est plus facile de comparer les offres de site en site, sans oublier les sites faisant les comparatifs pour les clients (ex : Trivago).

Ça c’était pour ce qui est de la préparation du voyage en amont, mais une fois sur place, il existe une ribambelle de sites et de plateformes pour nous aider à naviguer : que ce soient des conseils de visites ou des applications nous permettant de trouver des transports, qu’ils soient alternatifs ou non.

Abime-Concept©

Une autre question importante est: comment le tourisme peut évoluer dans une perspective de «smart city » ?

Ce qui nous amène au dernier point important : les technologies qui sont utilisées pour rendre un lieu touristique plus plaisant. Ces technologies ne sont pas forcément visibles ou utilisé par le grand public. Cela peut aller d’une simple borne interactive, qui est bien entendu libre d’accès, à des caméras ou tout outil d’analyse et de simulation. Dans ce dernier exemple, ces outils servent à observer et anticiper des comportements en fonction du lieu où le sujet se trouve afin de pouvoir identifier ce qui va et ce qui ne va pas.

Ecosystème

Pouvoirs publics

Ville de Waterloo : c’est une ville possédant un patrimoine très riche et qui demande à le partager avec tous. L’ajout de dispositif multimédia peut donc attirer une clientèle plus jeune qui est souvent réfractaire aux expériences peu interactives.

Le centre culturel de Waterloo est partenaire avec La Fédération Wallonie – Bruxelles, La Province du Brabant wallon et La commune de Waterloo. Ils supportent et accueillent les activités localisées sur Waterloo.

Entreprise, associations

Si le centre culturel est considéré comme une association, il est supporté par la commune

Letsgocity est une agence liégeoise qui s’occupe de projets multimédias sur le thème de smart city, elle a notamment développé l’application « Wallonie en poche », cette application est en partenariat avec Waterloo car cette ville fait partie des villes traitées par l’application. Cette app est une source d’information sur les villes wallonnes (événement, horaire de transport, etc.).

Citoyen concerné

Les touristes sont les premiers concernés forcément, car l’ajout d’outils multimédias pourrait fluidifier le déplacement de ceux – ci dans les lieux touristiques, un peu à l’image d’Oxford Circus

Cela donnera aussi une meilleure qualité de vie aux gens vivants sur place car ils auront moins de nuisances dues à la trop forte affluence de touriste à un même endroit

A l’heure actuelle nous ne pouvons pas vraiment faire de plan et d’écosystèmes bien précis car nous nous basons sur des technologies qui n’existent pas dans cette ville, il faudra donc faire des recherches sur la carte de Waterloo ainsi qu’aller sur place pour voir l’état des lieux et enfin interviewer les responsables en charge du tourisme et des événements culturels. C’est à ce moment – là que nous aurons toutes les clés en main pour nous positionner définitivement sur les besoins de la ville et ainsi avoir un plan pour fluidifier le flux de touriste.

Mind Map de l'écosystème touristique à Waterloo / Mindmup©

⌊Architecture du système

Le système ici doit être un système d’observation car le but est l’analyse de données permettant de pouvoir dresser un état sur le flux touristique de Waterloo et en retirer les bons et les mauvais points.

1. Les caméras

                                             Le Soir©

Les caméras sont les atouts les plus indispensables dans cette architecture car elles permettent d’observer un mouvement ainsi qu’un comportement de groupe. Placées à des endroits stratégiques de la ville comme des zones à fortes affluences (mais pas que), elles permettent d’avoir une représentation visuelle d’une situation dans son ensemble. Comprendre pourquoi il y a une concentration de personnes dans un coin et à l’inverse pourquoi certains endroits sont déserts, les caméras répondent à toutes ces questions. Cependant elles ne répondent pas à des questions plus spécifiques relative à l’individu.

Ex : on voit qu’un individu se dirige vers un endroit mais on ne sait pas pourquoi.

Les images sont muettes et ne reflètent qu’une partie de la réalité.

Le but avec ces caméras est d’avoir la même infrastructure que pour le projet réalisé à Oxford Circus, où des caméras ont servi à résoudre la problématique de la trop forte affluence présente sur ce carrefour. Les caméras ne furent que la première étape, car une fois les observations faites sur un laps de temps défini, ils ont pu retirer des types comportementaux essentiels à la réalisation d’une simulation. Cette simulation a permis ensuite de faire des modifications du terrain de manière virtuelle et donc d’essayer des alternatives en évitant de faire des tests sur le terrain, ce qui demanderait beaucoup de ressources, humaines et matérielles sans oublier le dérangement infligé aux citoyens.

Analyse des mouvements de foules en simulation virtuelle / Optiflux©

Ici ce projet a été réalisé pour un endroit restreint ce qui a permis une optimisation très précise du terrain, mais imaginez cela à l’échelle de zones touristiques entières. Le résultat sera donc de plus grande échelle mais avec une précision moindre faute de moyen.

2. Les bornes interactives

Digilor©

Les bornes interactives sont au service des utilisateurs (voir chapitre suivant) mais ici, dans le cadre de la collecte de données que peut-on en tirer ?

Admettons que nous plaçons une borne dans un point touristique à forte affluence, cette borne possède toute une ribambelle d’information sur la ville, les lieux culturels et les transports. Si la borne revient à un menu neutre à chaque fois qu’un utilisateur a fini de chercher ce qu’il voulait, on pourrait littéralement compter le nombre de personne l’ayant utilisé par jour. Mais ce n’est que le début, car cette donnée pourrait seulement servir à voir l’intérêt porté par les habitants et les touristes à en savoir plus sur la ville et cela sans oublier les problèmes de fractures numériques.

*En guise d’exemple

L’idée est de suivre ce que l’utilisateur va chercher afin de dresser une liste des choses les plus demandés. La navigation dans les écrans, l’ordre des recherches et bien entendu la récurrence des recherches devront être pris en compte. Grâce à cela on peut dresser une liste comportementale.

Autre idée : dresser un parcours de borne, et c’est là que le nombre d’utilisateurs par jour précédemment cité peut être utile. A partir de maintenant nous allons tendre vers un coté plus expérimental.

Imaginons que chaque borne envoie un code QR ou un identifiant sur le téléphone de chaque utilisateur pour sa première utilisation de la borne. En passant d’une borne à une autre l’utilisateur pourra s’identifier afin que les autres bornes le reconnaissent. On pourrait donc suivre le chemin de l’utilisateur et le comparer à d’autres et ainsi faire une sorte de carte où l’on pourrait voir les trajets les plus fréquentés.

3. Les applications mobiles

Ici nous arrivons dans ce qui est un petit peu plus concret avec les applications mobiles. Sur le site officiel de la commune de Waterloo nous pouvons trouver une application du nom de Wallonie en poche déjà citée précédemment. D’un point de vue des données, comme beaucoup d’applications, l’utilisateur devra se soumettre à une politique de confidentialité.

L’idée la plus judicieuse serait donc de recréer une application spécifique pour la ville, en collaboration avec un lieu culturel comme le musée Wellington ou le centre culturel de Waterloo par exemple. Il faut une base financière et une base de savoir-faire. Le but ici est d’avoir un lien entre les différentes technologies, les caméras sont de l’ordre du privée (pas accès au grand public) donc il va de soi que celles-ci ne font partie du lot. Nous parlons donc des bornes et de l’application, il y a déjà l’échange d’identifiant cité dans le point des bornes. Le problème est que si l’application et les bornes offrent les mêmes fonctionnalités, il y a aucun intérêt d’utiliser les deux, ils doivent donc être complémentaires. Les deux peuvent posséder une carte interactive, mais pour pousser les gens à aller sur les bornes nous pouvons avoir un jeu de piste non linéaire où chaque borne est un point d’intérêt et une fois toutes les bornes visitées, le visiteur se verra accorder un bon de réduction pour le musée Wellington par exemple (d’où le fait d’avoir une collaboration). Il est important que ce jeu soit non-linéaire car comme nous l’avons déjà dit, nous voulons collecter les données de déplacement sans les altérer.

Application Wallonie en Poche où on peut retrouver la commune de Waterloo

⌊Interface usager/ville connectée

Helsinki, ville connectée et engagée / SafeSmartCity©

Les smart cities se construisent petit à petit mais ne peuvent négliger le contact avec la population car c’est l’essence même d’une ville connectée (quand on parle de connexion c’est entre deux entités, un émetteur et un destinataire). Ce contact, nous l’avons conceptualisé sous forme d’objets connectés, de capteurs. Plus précisément, pour la ville de Waterloo, nous avons imaginé, comme dit avant, des bornes et caméras physiquement visible dans la ville. Celles – ci sont donc notre lien entre l’usager et la ville.

Les bornes vont être l’élément principal de cette connexion (plus que la caméra car celle – ci interagit directement avec l’utilisateur). On peut en voir émerger ces temps – ci dans les smart cities comme Helsinki par exemple ; les bornes s’adressent plus spécifiquement aux touristes. Elles donnent des informations et proposent même à l’usager des suggestions. Helsinki se veut donc transparent dans sa connexion avec l’utilisateur et c’est ce contact-là que nous aimerions retranscrire à travers cette conceptualisation de villes connectées.

Dans notre idée, les usagers interagissent avec les bornes pour recevoir des informations sur un parcours adapté à leur déplacement. La borne se veut efficace dans le parcours et l’information. Exemple : si un endroit est bondé, la borne va diriger les usagers vers un endroit où l’attente sera moindre.

Une question se pose tout de même : pourquoi des bornes alors que l’application peut servir le même but ?

La probabilité que les bornes soient plus utilisées que l’application est importante car les bornes sont imposées aux citoyens contrairement à l’application qui demande un minimum d’investissement (la connaitre, la télécharger, l’utiliser). Mais le cas qui nous intéresse, comme cité au point précédent, est que les citoyens utilisent ces bornes en parallèle de l’application car celle-ci comprendra un jeu de piste non linéaire lié aux bornes. Les gens qui se contentent des bornes seront ravis tandis que les gens possédant l’application seront obligés de les utiliser, dans les deux cas nous avons notre collecte de données et une meilleure expérience pour les citoyens.

En ce qui concerne les caméras, elles n’interagissent donc pas directement avec les usagers. Elles seraient seulement sources des analyses de masse de foule pour optimiser leur déplacement afin qu’il soit plus aéré.

Site Web de Waterloo et Application Wallonie en poche

Le site de Waterloo est un site tout à fait correct et complet. Il permet d’accéder à toutes les activités de la commune, que ce soit de l’administratif, les événements culturels, les annuaires, ou encore l’aide à l’emploi et j’en passe. La navigation dans le site est très claire. Les infos à la une sont mises dans un carrousel dans le menu et le reste des icônes représentant des pages sont très lisible. La vraie force de ce site est qu’il parvient à faciliter la navigation avec beaucoup d’icônes et peu de texte. Nous avons fait le comparatif avec le site de Charleroi et les différences sont frappantes. Le site de Charleroi se débrouille très bien mais il est nettement moins lisible que celui de Waterloo. Le seul point noir à noter est qu’il n’est pas responsive, le mettre en grand écran est donc impératif pour qu’il soit lisible.

Site de Charleroi
Site de Waterloo

L’application Wallonie en poche est une application qui regroupe toutes les infos des communes wallonnes en un outil. La page d’accueil est un fil d’actualités qui se met à jour constamment. On peut aller dans une page catalogue qui regroupe les actus et les informations par thématiques. Il est aussi possible de chercher soi-même via un petit moteur de recherche. Une fois qu’on a trouvé ce qu’on voulait on peut s’abonner à ce contenu pour y avoir accès plus rapidement. La page de Waterloo est une page qui relaie principalement des infos du site. Seuls les gens voulant voyager et explorer la Wallonie trouveront leur bonheur car cette application bien que fonctionnelle n’a pas vraiment de plus-value. En effet, pourquoi télécharger cette application si je veux seulement visiter un lieu ou avoir une information précise alors que je peux juste aller sur un site d’information ou le site de la commune même ?

Comment la ville interagirait – elle durant toute l’année avec les usagers ?

Film 3D au Memorial de Waterloo / Waterloo Tourisme©

Waterloo est une source riche en évènements culturels, qui attire de nombreux touristes. La question est de savoir comment faire profiter de ces moments culturels à tout moment de l’année. On peut déjà observer des musées à Waterloo, comme celui du Mémorial qui reproduisent interactivement des événements durant toute l’année. On peut donc vivre la bataille de Waterloo sur un écran avec des lunettes 3D ; cependant on peut « upgrader » cette idée.

La technologie VR est un moyen efficace dans la connectivité entre l’usager et la culture, cela a pu être démontré par exemple avec l’exposition à la Bourse de Van Gogh The immersive experience qui utilisait la technologie de réalité virtuelle à bonne escient. Ici donc, cette technologie servirait à compléter ce film 3D, en revivant plus personnellement la bataille de Waterloo. Une expérience qui pourrait se rapprocher de la reconstitution de la bataille de Waterloo, car pendant cette expérience l’utilisateur devra interagir et fera partie de la bataille.

Revivre la bataille en réalité virtuelle ? / Waterloo Tourisme©

⌊Enjeux sociétaux et économique et polémique en lien avec la collecte de donnés

En ce qui concerne le modèle économique, nous sommes conscients que ces projets doivent coûter très cher, même s’il faut voir cela comme un investissement sur le long terme. Les outils servant à l’observation uniquement ne peuvent pas avoir un modèle économique propre car leur utilisation est purement réservée à la commune ou à toute agence s’occupant du projet. Les caméras sont donc à exclure de cela, toute fois les seuls moyens d’avoir un retour sur investissement direct serait d’avoir des pubs ou des contenu sponsorisés sur les applications et les bornes. Les pubs peuvent être trop envahissantes ou juste hors propos mais du contenu sponsorisé peut être judicieux car si on prend l’exemple de la borne, un commerce local pourrait payer pour avoir plus de visibilité sur ce support.

Au niveau des problèmes éthiques de l’utilisation des données, il est important de noter que même si beaucoup de donnée sont récoltés tout cela est fait anonymement. Il y d’abord les caméras qui ne sont pas quelque chose de nouveau dans le thème de la protection des données, donc il n’y aura pas de problèmes pour celles – ci. Pour ce qui est des bornes, dont le principe est de littéralement tracer l’utilisateur à l’aide d’un identifiant, elles peuvent poser problèmes à cause du manque d’intimité que celles – ci amènent. Mais il ne faut pas oublier que le traçage se fait anonymement car l’identifiant donné à l’utilisateur est impersonnel et donc peut se résumer à une série de chiffres ou à un code QR. Une personne ne se plaint pas de se sentir observée quand elle prend un numéro pour la file d’attente au guichet de sa commune. Et pour finir, l’utilisateur est uniquement tracé de borne en borne ce qui veut dire qu’entre ces deux points il peut aller n’importe où sans que personne ne le sache. Ce sont uniquement deux points que l’on relie et non pas une ligne tracée de manière constante.

⌊Prolongement

Afin d’améliorer le flux de touristes et de citoyens, il faut un moyen d’observation large et continu pour analyser le comportement de masse et non individuel, comme pour beaucoup d’enquêtes. Les caméras devront être placées à des endroits stratégiques et pas seulement dans les zones d’affluences, car nous voulons voir les alternatives en termes de circulation et de passage ainsi que la manière dont les foules se meuvent. A la manière d’Oxford Circus, étudier un flux de personne pour pouvoir aménager l’espace dans lequel il se déplace.

En ce qui concerne l’application et les bornes il faut trouver des développeurs d’applications ayant aussi de l’expérience dans la gamification pour rendre l’expérience le plus fluide possible. Il faudra aussi une campagne marketing solide pour faire comprendre les tenants et aboutissant de ces nouvelles infrastructures car cela peut vite sembler compliqué pour les personnes souffrant d’une fracture numérique. Si ce système fonctionne bien auprès du public, de nouvelles fonctionnalités pourraient être ajoutées comme de la réalité augmentée, qui se prête bien aux lieux historiques comme Waterloo

Pour interviewer les citoyens, il nous faudrait une méthode qui cible de façon qualitative chaque avis de chaque personne. De ce fait il nous faut donc un ressenti unique à chaque individu, les questions devront porter sur un large choix et sans biaiser le questionné par des questions proposant déjà une réponse ou alors fermées. Des questions structurées et qualitatives vont donc répondre à des questionnements plus pointus et le reste de l’observation sera laissée aux caméras.

Exemple de questions structurées pour un sondage :

Interview d’un employé du musée Wellington

Quand on vous dit smart City a quoi vous pensez ?

Je n’en ai aucune idée

Que fait votre musée pour rendre son tourisme plus en phase avec notre monde connecté ?

Les outils connectés manquent car notre musée essaye de garder un côté authentique car c’est une ancienne auberge transformée en musée nous comptons réaménager une salle pour y mettre plusieurs écrans connectés ainsi que des tablettes nous avons également une page Facebook et un site internet.

Que pourrait-elle faire pour s’améliorer à ce sujet ?

A part ajouter des écrans nous tenons vraiment à garder un style ancien propre à notre musée donc rien.

 Pensez-vous qu’il y a une volonté́ de la part de la commune d’aller dans le sens du numérique ?

Oui totalement car elle nous aide et un budget est donné par la ville de Waterloo

Nous avons vu que le musée de la bataille de Waterloo c’était offert une expérience en réalité virtuelle ce qui est déjà un pas vers l’avant. Il y a t-il d’autre projets en chantier d’après vos connaissances ?

Non pas de notre côté car nous voulons garder un côté ancien dans notre musée et l’intégration VR ne correspond pas à ce que nous désirons.

Selon vous la ville a t-elle plus besoin de plateforme numérique (application, site, borne numériques, etc) ou d’outil numérique avec une application concrète sur la ville (éclairage intelligent, analyse vidéo pour fluidifier le trafic, etc) ?

Je pense que cela pourrait être une bonne chose mais comme dis précédemment la ville de Waterloo aide énormément et gère très bien son tourisme.

Si vous pouviez introduire une nouvelle technologie (avec budget illimité) pour améliorer le tourisme à Charleroi, que choisiriez-vous ?

Je n’ai pas d’idée par rapport à ça mais je dirais plus d’écrans connectés.

⌊Webographie

LEVERFRE, Quentin. Expérience utilisateur et fabrique de la ville : vers l’ux urban design [en ligne]. [Consulté le 05 mars 2020] Disponible à l’adresse : https://www.urbanews.fr/2018/11/05/53441 – experience – utilisateur – et – fabrique – de – la – ville – vers – lux – urban – design/

Le site urban news est un site parlant de l’actualité des zones urbaines. Il est encore actif à ce jour et publie de manière non régulière mais de manière continue. L’auteur Quentin Lefevre quant à lui est un urbaniste et designer possédant deux masters, un en design for smart cities et l’autre en urbanisme. Il est l’auteur de plusieurs projets qui sont disponibles sur son site professionnel : http://quentinlefevre.com/

L’article est bien pertinent car il parle d’expérience utilisateur dans le cadre d’une ville

SAFE AND SMART CITY . Smart City et tourisme : des bornes connectés pour guider les touristes à Helsinki [en ligne]. [Consulté le 01 mars 2020] Disponible à l’adresse : https://safesmart.city/fr/smart -city-et-t ourisme/

Safe and smart city est un site parlant de sécurité et de mobilité dans les villes, la dernière publication du site date d’avril 2020 mais même avant ça le site n’est pas souvent mis à jour. L’auteur de l’article est inconnu, cependant il laisse en source le site de http://helsinki.urbanflow.io/ qui est un site reflétant le projet de deux firmes professionnelles Nordkapp ainsi que Urbanscale pour rendre la ville d’Helsinki plus actuelle. En bas du site on peut voir que parmi les stakeholders nous avons la ville d’Helsinki, ce qui rend cet article fiable. L’article est pertinent car il aborde l’utilisation de bornes dans une ville dans le cadre du tourisme

EL HASSANI, Jamal. A Barcelone, la smart city sous data surveillance [en ligne]. [Consulté le 05 mars 2020] Disponible à l’adresse : http s://www.journaldunet.com/economie/services/1418545 – la – smart – city – sous – data – surveillance/

Cet article provient du site journalistique JDN (journal du net) qui avait 4,6 millions de visiteurs en octobre 2018 selon Médiamétrie. Il fait également partie du groupe Figaro comptant plusieurs autres sites journalistiques important. L’auteur quant à lui est un journaliste tech pour ce même journal. Il y travaille depuis 2017 et est toujours actif sur le site. L’article est donc fiable de part sa provenance et pertinent car il parle de Barcelone et du fait que cette « smart city » est sous data surveillances

WALLONIEBELGIQUETOURISME. Mémorial Waterloo 1815 : musée interactif et Butte du Lion [en ligne]. [Consulté le 01 mars 2020] Disponible à l’adresse : https://walloniebelgiquetourisme.be/fr -be/produit/attractions/activites/musees/decouvertes/memorial – 1815-champ-de-bataille-de-waterloo/9245

Site officiel de la promotion du tourisme en Wallonie. Le site reprend toutes les informations sur le Mémorial de Waterloo, en plus de cela, est situé un annexe d’autres lieux touristiques à Waterloo. Il est pertinent au sujet étudié vu qu’il concerne le tourisme à Waterloo. Tout de même on ne connaît pas l’auteur de la page, mais cela n’enlève rien à la fiabilité, car le site reste officiel.

LEFEBVRE, Sébastien. ISE 2019 : Smart City, une nouvelle borne à découvrir chez Peerless – AV [en ligne]. [Consulté le 01 mars 2020] Disponible à l’adresse : https://www.sonovision.com/univers/item/ise – 2019 – une – nouvelle – borne – smart – city – chez – peerless – av.html

Sonovision propose des articles sur la communication et l’audiovisuel. Le site propose aussi des articles sur les nouvelles technologies. Ici, l’article parle des fonctionnalités des bornes, ce qui est seulement pertinent avec le thème de Smart-City. Le site a servi cependant à illustrer nos propos par les images de l’article.

COMMUNE DE WATERLOO . [en ligne]. [consulté le 02 mars 2020]. Disponible à l’adresse : https://www.waterloo.be/

Site officiel de la commune de Waterloo. Le site regroupe toutes les informations sur la ville en passant du tourisme à l’économie de celle-ci. Le site ainsi que ses informations et ses images sont pertinentes avec notre sujet sur le E-tourisme à Waterloo.

DIGILOR MARKETING . Les bornes tactiles, amies des touristes . Publié le 24 juin 2015 par fgundermann@digilor.fr . [en ligne]. [consulté le 10 mars 2020]. Disponible à l’adresse : https://www.digilor.fr/les – bornes – tactiles – amies – des – touristes/

Digilor Marketing est une société qui vend des supports interactifs, tels que des bornes, des tables, des écrans, des tablettes,etc… Ce site n’est pertinent que dans la thématique de la Smart-city et il n’a pas besoin de l’être plus car il nous a servi à illustrer nos propos sur les bornes interactives.

WIKIPEDIA . E – tourisme . Publié en novembre 2010 . [en ligne]. [consulté le 25 février 2020]. Disponible à l’adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/E – touris

Wikipédia est une encyclopédie libre où chacun peut amener une information concrète à un sujet. La page en question sur l’E-tourisme est pertinente avec le sujet traité mais est aussi fiable avec les nombreuses sources à disposition et malgré l’absence d’auteur.

Rendre la ville de Mons connectée : un atout pour le tourisme ?

De plus en plus de villes dans le monde souhaitent devenir des « Smart Cities ». Il s’agit d’une ville qui utilise les innovations technologiques pour améliorer la qualité de vie et préserver l’environnement. Nous nous posons la question de la pertinence de tels dispositifs dans le domaine du tourisme, et nous nous dirigeons vers Mons.

Que propose déjà la ville de Mons en matière de technologies ?

  •  L’administration communale a mis en place une plateforme « e-guichet » pour permettre aux citoyens de recevoir des documents administratifs directement par courrier postal ou par mail (exemple : un acte de naissance).
  • La présence de la Ville et des différents partenaires sur les réseaux sociaux et internet.
  • Le wifi urbain est apparu à Mons vers 2013-2014. Cela permet ainsi aux citoyens et aux touristes d’avoir une connexion internet de qualité et gratuite. Actuellement, le système connaît quelques problèmes techniques et nous ne connaissons pas la durée de vie qu’aura ce dispositif.
  • MuseumLab, du pôle muséal, fait en sorte d’intégrer les nouvelles technologies dans les musées montois. Par exemple, on retrouve une expérience immersive au Mons Memorial Museum. Plusieurs musées utilisent des supports numériques comme l’Artothèque, le Musée du Doudou, …
  • Une application « Visit Mons » destinée aux touristes dans laquelle se trouvent plusieurs fonctionnalités comme « Où dormir ? » « Où manger ? » « Parcours », etc.
  • Aux niveaux des horodateurs, ceux-ci ont été remplacés en 2019. Ils ont plus modernes avec un écran tactile et un système de paiement par carte. Une application a également vu le jour pour prendre son ticket et payer son stationnement.

Certains projets digitaux existants pourraient être améliorés, notamment le service en ligne du service population car il ne fonctionne pas toujours bien.

Un facteur qui expliquerait le retard numérique de la Ville est le manque de fonds, de subsides. Mais avec la volonté, la participation des membres politiques et des citoyens, on pourrait mettre en place des projets numériques à moindre coût. Par exemple, la Ville de Wavre a créé son sa propre connexion wifi urbaine, elle-même.

Comment la Ville de Mons communique-t-elle en matière de tourisme ?

La première et la meilleure source d’information est l’Office du Tourisme « VisitMons », qui se trouve sur la Grand-Place. Elle possède un site internet (www.visitmons.be) qui est très bien fourni et qui possède tous les renseignements nécessaires pour découvrir Mons.

En parrallèle, l’équipe de VisitMons est très active sur les réseaux sociaux notamment avec leur page Facebook, qui possède un trafic de visite important. Ils sont également présents sur Instagram, YouTube, Twitter et Google+.

Et en matière de culture ?

La Ville de Mons n’a pas vraiment UN acteur bien précis centralise les manifestations et infrastructures culturelles. Voici les différents acteurs : le Pôle Muséal, le Théâtre Royal, Mars, la Fondation 2025, et le Service Culture.

Écosystème étudié : quels sont les acteurs ?

Faire de Mons une « Smart City » : quels avantages ?

L’usage des technologies à Mons permettrait de :

  • Faciliter le travail,

  • Limiter les coûts,

  • Rendre certaines actions plus interactives.

Mais surtout cela pourrait solutionner plusieurs problématiques présentes dans l’agglomération, notamment au niveau de la mobilité, de la sécurité, de l’éducation, de l’environnement, ou encore de la santé.

Si un dispositif était mis en place, quelles questions devrions-nous nous poser ? Et quelles hypothèses pourraient être émises ?

1. Quels sont les changements dans l’écosystème ?

  • Un nouvel acteur se crée, la technologie numérique.
  • Les responsables du tourisme deviennent médiateurs entre les technologies de la Smart City et les citoyens.
  • Le pouvoir public a un contact plus direct avec les citoyens.

2. Sur quelles bases de données s’appuyer et lesquelles utiliser ?

  • Instauration d’une récolte de visites grâce aux sorties et entrées des bâtiments touristiques. 
  • Création d’un algorithme.
  • Les réseaux connectés.

3. Sous quelle forme connecter la ville de Mons pour en faire une Smart City touristique ?

  • Une application mobile

Freepik

Comme dit précédemment, une application mobile existe déjà pour la Ville de Mons. Il s’agit de « VisitMons ». Elle a été téléchargée plus de 15000 fois et est un indispensable pour découvrir Mons et ses alentours ! Disponible sur l’AppStore et le PlayStore, on y retrouve les itinéraires/parcours de visite, les activités à faire, les restaurants, les logements, les endroits branchés, un agenda, les manifestations culturelles, les musées, … 

Après avoir tester l’application, nous trouvons celle-ci très pertinente et bien fournie pour des touristes, avec une bonne expérience utilisateur. Par contre, nous trouverions intéressant soit de rajouter des catégories en plus dans l’application « VisitMons », soit de créer une autre application destinée aux citoyens où on pourrait retrouver les informations utiles comme le ramassage des déchets, le programme détaillé des évènements, les horaires des services communaux, la retransmission en live des conseils communaux, …

Cependant, présenter la ville de Mons sous forme de visite interactive avec une géolocalisation qui permettrait aux utilisateurs de trouver des restaurants, hôtels, musées, monuments, etc. qui se trouvent à proximité d’eux serait intéressant et cela n’existe pas pour le moment.

On pourrait également retrouver plusieurs fonctionnalités telles que : 

  1. Agenda : calendrier qui reprendra toutes les dates d’exposition à ne pas rater, personnalités qui se rendent à Mons, … .
  2. Autour de moi : le plan pourrait également être repris sous forme d’une liste dans laquelle se trouvent hôtels, musées, restaurants, bars, … à proximité. Cette liste pourra être personnalisée à l’aide de filtres.
  3. Communauté : section dans laquelle les utilisateurs pourraient partager leur expérience sur telle ou telle infrastructure.

L’application existante contient certaines de ces fonctionnalités mais les améliorer et les rendre plus attrayantes augmenterait les avis positifs des utilisateurs.

  • L’installation de bornes

Freepik

Les bornes interactives représentent de nombreuses opportunités pour valoriser le territoire.

  1. Au niveau de l’office du tourisme : cette solution apporterait aux touristes toutes les informations dont ils ont besoin pour profiter pleinement de leur séjour, et ce, 24h/24 7j/7. Ces derniers pourraient avoir accès aux informations en plusieurs langues et pourraient laisser leur avis sur les activités touristiques.
  2. Pour la valorisation des monuments : l’histoire du monument, des photos d’époque, des documents audiovisuels,… .

  • Les sites web, les gadgets technologiques

Un site web “visitmons.be” existe déjà 

4. Quel avenir pour les responsables du tourisme servant de lien entre le pouvoir public et les citoyens ?

  • L’usage des nouvelles technologies dans la Ville aura un impact sur l’emploi. En effet, les différentes infrastructures digitales remplaceront le travail de certains membres du personnel de la Ville de Mons. Il s’agit, à nos yeux, du seul inconvénient pour Mons de devenir une “smart city …
  • Mais pour éviter la perte d’emploi de plusieurs travailleurs, notamment les plus anciens, des formations seraient organisées pour leur permettre de comprendre comment les intégrer dans leur travail et apprendre à les utiliser correctement. Cela va permettre ainsi aux employés d’acquérir de nouvelles compétences.
  • Qui dit nouvelles technologies, dit potentiels problèmes techniques et donc du personnel de maintenance  sera recruté et formé pour pouvoir s’assurer du bon fonctionnement des outils numériques.  

En guise de conclusion, reprenons notre question de départ qui est : « Faire de Mons une ville connectée, un atout pour le tourisme ?« 

Selon Guillaume Soupart, conseiller communal à la Ville de Mons (Groupe Mons En Mieux), les touristes ne viendraient pas juste parce que c’est une « smart city » mais cela ferait partie d’une appréciation globale dans une expérience, un voyage. Tout dépend aussi de quel type de personnes nous visons à attirer. En effet, si l’on veut attirer des touristes qui ne bougent pas beaucoup, Mons paraît très bien tandis que si l’on veut attirer des touristes qui voyagent beaucoup (Angleterre, Etats-Unis, Australie, …), dans ce cas-là ça sera peut-être un plus qui améliorera leur expérience.

BANETON Sarah, DESCAMPS Nicolas, JUSZCZAK Perrine

Bibliographie

  • DEPRET, Alain. Smart cities : Mons et Sambreville. Mouvement Communal. Juin-Juillet 2017, n°919, p28-33, URL : http://www2.uvcw.be/no_index/articles-pdf/6869.pdf
  • BREUX, Sandra et DIAZ, Jérémy. La ville intelligente : origine, définitions, forces et limites d’une expression polysémique. INRS. Paris : INRS, 2017, 37p. URL : http://espace.inrs.ca/4917/1/Rapport-LaVilleIntelligente.pdf
  • FAURE, Elliott. Intégrer le numérique dans la stratégie de développement d’une Structure Touristique Territoriale [en ligne]. Master tourisme et hôtellerie. Toulouse : Université de Toulouse ii – Jean Jaures – Institut Supérieur du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Alimentation, 2014-2015. Disponible à l’adresse : http://elliottfaure.com/assets/files/FAURE_ELLIOTT_M2_TD.pdf
  • Jonckheere, Laurent ; De Coninck, Aurélien. « L’état d’avancement de l’Internet des Objets dans le secteur de la maison intelligente, de la distribution, de la ville intelligente et plus particulièrement des soins de santé́ : le consommateur belge est-il prêt à adopter l’usage de la surveillance à distance dans ce secteur ? ». Louvain School of Management, Université catholique de Louvain, 2019. Prom. : Schuiling, Isabelle. Disponible à l’adresse : https://dial.uclouvain.be/memoire/ucl/object/thesis:20596
  • Eric Corijn, Christian Vandermotten, Jean-Michel Decroly et Erik Swyngedouw. Bruxelles, ville internationale. Note de synthèse, EGB nº 13. Brussel, internationale stad Brussels as an international city. Bruxelles : 2009. [Consulté le 12 février 2020]. Disponible à l’adresse : https://journals.openedition.org/brussels/991
  • Camal Gallouj et Erick Leroux. E-TOURISME, INNOVATION ET MODES D’ORGANISATION Management Prospective Ed. │ « Management & Avenir » 2011/2 n° 42 | pages 213 à 231. Disponible à l’adresse : https://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2011-2-page-213.htm
  • Interview du Conseiller communal Guillaume Soupart (Mons En Mieux).
  • Contact en cours pour les deux autres interviews : Echevine de la Culture et Responsable de MuseumLab

Annexes

Méthodes de recherche utilisées

Premièrement, afin de comprendre la relation entre les entreprises (le pouvoir public) et les citoyens, nous utiliserons l’observation immédiate

  • Dans un premier cas, nous nous rendrons dans l’office du tourisme en tant que touriste et poserons des questions à un employé pour voir les renseignements/conseils, qu’il donne aux touristes, etc.
  • Dans un deuxième cas, nous demanderons l’accord à l’office du tourisme pour nous faire passer pour un employé (tout en restant encadré par un vrai employé) afin de voir comment agissent les touristes, pourquoi ils viennent, quelles questions ils posent, etc.

Deuxièmement, afin d’obtenir des témoignages où l’interviewé peut exprimer ses sentiments et/ou ses émotions, nous réaliserons une interview qualitative en approche directe envers les citoyens.

Exemples de questions que l’on poserait :

  • Qu’évoque pour vous le terme « Smart city », une ville qui utilise les innovations technologiques pour améliorer la qualité de vie et préserver l’environnement ?
  • Comment imaginez-vous une Smart city ?
  • Que pensez-vous des attractions touristiques existantes dans la ville (musées, monuments, activités, évènements, …) ?
  • Quelle est la meilleure découverte (que ce soit restaurant, musée, hôtel,…) que vous ayez faites/expérience que vous ayez eue dans Mons ou dans une autre ville ? Racontez-la nous.
  • Quelles technologies utilisez-vous dans votre vie quotidienne ?
  • Quelle place la technologie prend-elle dans votre quotidien pratique ? (en avez-vous besoin pour vous déplacer, pour choisir un restaurant, pour commander, …)
  • Pensez-vous qu’une application mobile sur la ville de Mons serait intéressante ? Si oui, qu’aimeriez-vous trouver dans cette application ?
  • Pensez-vous que le tourisme pourrait augmenter si on rendait la ville de Mons connectée ? 
  • Selon vous, concernant la ducasse du Doudou, qu’est-ce qu’on pourrait lui ajouter afin de la rendre plus connectée ? Et serait-ce souhaitable ?

Dernièrement, afin de récolter des informations importantes sur notre sujet, nous réaliserons une enquête structurée à laquelle les citoyens répondront tout seul. 

Voici le questionnaire réalisé :

Nous sommes trois étudiants en écriture multimédia qui menons une enquête sur les Smart Cities. Notre problématique est : « Faire de Mons une ville connectée : un atout pour le tourisme ? ».  Ce questionnaire a pour objectif d’identifier les touristes se rendant dans la ville de Mons et d’apprendre à plus les connaître. Votre avis nous est donc extrêmement précieux et nous vous remercions d’avance pour le temps consacré à ces questions.

Pour répondre aux questions, veuillez cocher la case adéquate.

Ce questionnaire est et restera strictement confidentiel.

1. Êtes-vous originaire de Mons ?

Réponse : OUI – NON

2. Utilisez-vous les nouvelles technologies régulièrement (smartphones, ordinateur, console, réalité virtuelle, …) ?

Réponse : OUI – NON

3. A quelle fréquence venez-vous dans le centre-ville montois ?

Réponse : Échelle fourchette

  1. Une à deux fois par mois
  2. Plus de deux fois par mois
  3. Une à deux fois par an
  4. Plus de deux fois par an
  5. Autre

4. D’après vous, quelle est l’importance accordée aux nouvelles technologies par la ville de Mons ? Indiquez votre choix par un nombre sur une échelle de 1 à 10.

Réponse : Échelle de 0 à 10

5. Avez-vous déjà visité des infrastructures numériques dans la Ville de Mons (musée et espace public) ?

Réponse : OUI – NON ; Si oui, quoi ?

6. Avez-vous déjà entendu parler du concept des « Smart Cities » (Traduction : Villes Intelligentes) ?

Réponse : OUI – NON

7. Selon vous, est-ce que des supports numériques dans les musées de la ville pourraient attirer encore plus de touristes ?

Réponse : OUI – NON 

8. Connaissez-vous d’autres villes belges ou d’autres pays qui utilisent les nouvelles technologies dans l’espace public ?

Réponse : OUI – NON ; Si oui, veuillez indiquer quelle(s) ville(s) et quelles sont les infrastructures installées.

9. Parmi cette liste, quelle technologies seraient intéressantes d’installer à Mons ? Veuillez mettre un numéro de 1 à 10, pour classer les différents items selon vos préférences.

Réponse :

  1. … Une connexion wifi gratuite dans le centre-ville
  2. … Des stationnements prévus pour voitures électriques
  3. … Tablettes tactiles pour visiter la ville sous forme de jeu, par exemple
  4. … Véhicules électriques partagés
  5. … Éclairages publics intelligents
  6. … Transport en commun écolo
  7. … Feux de signalisation géré à distance

10. D’après vous, des infrastructures digitales permettraient-ils de pallier à des problématiques existantes dans la ville comme le tourisme, la mobilité, la santé, etc. ? À quoi pensez-vous ?

Réponse : OUI – NON ; réponse libre

11. Sexe ?

Réponse : Masculin / Féminin

12. Âge ?

Réponse : libre

13. Aimeriez-vous ajouter quelque chose par rapport aux sujets abordés ?

Réponse : libre

Merci d’avoir participé à notre enquête !

Interview réalisée avec Guillaume Soupart, conseiller communal à Mons

1. Pour vous, quand on parle de smart city, à quoi cela vous fait pensez ?

« Le but principal est d’utiliser les technologies dans la gestion de la ville. Il y a différents aspects notamment ; permettre de faciliter le travail, de rendre certaines actions plus interactives et de limiter les coûts, autrement dit, ça revient moins cher si les nouvelles technologies font certaines choses à notre place.

Les principaux points d’une smart city : la mobilité (smart-mobility : pas encore mis en place à Mons), le tourisme, l’administratif (e-guichet, boite mail pour le personnel de la Ville de Mons, …), l’éducation (accessibilité des nouvelles technologies dans les écoles, …) »

2. Quels sont déjà les supports numériques existants ?

  • E-guichet ;
  • Plateforme qui reprend tous les documents du conseil communal ;
  • Les vecteurs de communication via les réseaux sociaux (page de la Ville, du pôle muséal, …) ;
  • Au niveau des écoles, c’est plus les Directions qui se « bougent » pour intégrer les nouvelles technologies que la Ville de Mons (Tableau interactif, …) ;
  • Wifi urbain (Interpellation sur son site web www.guillaumesoupart.be et articles de presse dispo sur internet). Le wifi urbain a commencé en 2012 (inspiré de la ville de Luxembourg). Marcourt qui était ministre à l’époque voulait débloquer 3 millions uniquement pour la Ville de Mons mais les autres villes voulaient aussi recevoir des fonds. En 2013-2014, le wifi a été installé à Mons. Pour l’instant, le wifi ne fonctionne pas bien et va peut-être disparaitre. Le wifi urbain c’est pas une priorité mais c’est un plus car ça permet d’avoir une meilleure connexion que la 4G, pour les personnes qui souhaitent travailler en Ville, … ;
  • Museumlab qui intégre les nouvelles technologies dans les musées (ex : l’Artothèque, projet au BAM, expérience immersive au MMM, quelques supports numériques au musée du Doudou) ;

« Il n’y pas encore grand-chose en matière de digital à Mons. Certains projets digitaux existants pourraient être améliorés notamment le service en ligne du service population car ils ne fonctionnent pas toujours bien. »

3. Quelle est la position de la Ville de Mons par rapport cette nouvelle tendance ? (Pour ? Contre ?)

« La Ville n’est pas contre mais dans les faits, il n’y a pas grand chose qui se fait. C’est aussi une question de subsides. À Mons, tant que l’on n’a pas de subsides on ne fait rien alors que la Ville de Wavre a fait son wifi urbain tout seul, sans subsides. Outre les subsides, c’est une question de volonté politique et de là où on souhaite investir l’argent.

À Mons en Mieux, c’est une thématique qui nous est proche car les élus sont jeunes, ils s’intéressent au wifi urbain, à la mobilité pour avoir des panneaux interactifs, aux salles de gym connectées (la première va arriver bientôt à l’école de Saint-Symphorien), …

La Ville vient de recevoir un subside de la Commission Européenne (15.000€) qui va enfin permettre de mettre du wifi dans les écoles, alors qu’on est en 2020 …

Les bons de commande électronique seraient intéressants à mettre en place pour que tous nos actes administratifs soient faits par internet. »

4. Pensez-vous que si Mons devient une smart city, cela augmentera le tourisme ?

« Je ne pense pas que les gens viendraient parce que c’est une smart city mais ça fait partie d’une appréciation globale dans une expérience, un voyage.

Ça dépend aussi qui nous voulons attirer. Si l’on veut attirer des touristes qui ne bougent pas beaucoup, Mons paraît très bien tandis que si l’on veut attirer des touristes qui voyagent beaucoup, dans ce cas là ça sera peut-être un plus qui va améliorer leur expérience.

Le lien entre nouvelles technologies et tourisme n’est pas forcément flagrant ! »

5. Y a-t-il des fonds mis en place ?

« Pas vraiment. »

6. D’après vous, des infrastructures digitales permettraient-elles de solutionner des problématiques comme la mobilité, la sécurité, l’écologie notamment pour les industries, la santé, la biodiversité, … ?

« Dans la mobilité, ce qui est intéressant c’est à la fois la sécurité des usagers grâce à des dispositifs lumineux/intelligents (exemple : À Liège, passage piétons lumineux) et aussi pour gérer sa congestion de voiture, les technologies peuvent aider : si on répartit mieux les voitures, on peut mieux indiquer vers où aller, les itinéraires bis, (exemple : l’autoroute qui arrive jusque Lyon, les panneaux sont lumineux et permettent d’indiquer, en fonction du flux actuel, à quelle vitesse il faut rouler pour essayer de ne pas tomber dans les embouteillages)

Sécurité : caméras, bodycam, luminaires connectés pour surprendre les gens qui font des dérives, …

Environnement : énergie renouvelable, technologies pour mieux gérer sa consommation d’électricité, …

Santé : écrans dans les nouvelles chambres de l’hôpital Ambroise Paré, dispositifs connectés hors et dans le patient (ex : pacemaker), … »

7. Fondation 2015 qui se transforme en fondation 2025 ?

« La Fondation poursuit ce qu’ils ont fait auparavant avec une grosse réduction de personnel, étant donné qu’il n’y a pas les mêmes subsides.

Au niveau culture, c’est pas très structuré, clair car beaucoup de partenaires, d’acteurs : Mars, théâtre royal, pôle muséal, service culture, Fondation 2025, … Ce serait plus intéressant d’avoir une seule structure pour avoir une vision globale. »

8. Dans cette liste, quels seraient les premiers projets qui pourraient être mis en place, aujourd’hui, à Mons ?

  • Une connexion wifi gratuite dans le centre-ville : « Pas optimale mais elle existe. »
  • « Supprimer l’usage de la voiture en zone urbaine. »
  • Stationnements prévus pour voitures électriques : « Avoir des bornes dans le centre-ville. La Ville a déjà mis en place des stationnements 30 minutes, partenariat avec Cambio (voiture partagée), .. »
  • « Payer par carte partout avec bancontact ou app. »
  • Utilisation de l’énergie solaire pour chauffer l’eau : « Ecolo a eu des subsides pour mettre des panneaux solaires : diminuer la consommation énergétique des bâtiments. »
  • Électricité 100% renouvelable : « Compliqué d’arriver à 100% mais oui, ce serait l’idéal. »
  • Installation de panneaux solaires sur les toits des immeubles, des magasins, … : « Ils vont en mettre sur le bâtiment de l’administration communale. »
  • Visite interactive/virtuelle de la ville de Mons (exemple : tablettes tactiles pour visiter la ville sous forme de jeu) : « Dans les musées ça existe mais pas dans la Ville (ex : application interactive dans la Ville, …). »
  • « Véhicules électriques partagés. »
  • « Réduire la taxe sur les taxis pour les pousser à avoir des véhicules électriques (ex : A Barcelone, tous les taxis sont quasi des hybrides). »
  • « Créer une application pour les taxis comme le modèle uber et revoir les prix aussi. »
  • « Éclairage publiques intelligents. »
  • Transport en commun écologique / Gratuité des transports en commun : « la gratuité c’est bien facile mais il y a toujours quelqu’un qui paie à la fin (ex : Grand-Duché est passé à la gratuité car ils ont beaucoup d’avantages). »
  • Potagers urbains : « créer une application pour la gestion des potagers mais le problème des applis c’est que ça demande un coût important. »
  • « Feux de signalisation gérés à distance. »
  • Robotisation : pour faciliter le travail des employés communaux et intelligence artificielle : « Pas encore pour l’instant. »
  • Création d’un application mobile disponible pour tous les citoyens de la commune. Sur cette app, ils retrouveraient les infos nécessaires sur la ville, les infrastructures mises en place, … : « Pour l’instant, ils ont une app VisitMons mais c’est orienté pour les touristes. Ce serait sympa de créer une appli avec les évènements du jour, … »
  • « Concernant la mobilité, Londres a été précurseur en instaurant dès 2003 un péage pour les automobiles. La ville a également développé un système d’incitation à la marche : les piétons sont accompagnés tout au long de leur parcours grâce à des bornes interactives. » : compliqué pour une Ville comme Mons.