Fiche métier : web designer

Fiche métier – Web designer

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  • Nom générique

Le web designer peut être désigné en français par l’appellation créateur ou concepteur de sites web.

  • Description abrégée

Le web designer est un architecte des sites web et des applications mobiles. Le web designer va établir le type de navigation, le wireframe, la charte graphique, les typographies et tous les autres éléments relevant de l’esthétique et du mode de fonctionnement d’une plateforme.

  • Description détaillée du métier

Le web designer conçoit des interfaces attractives de sites internet et d’applications mobiles. Il réalise l’identité visuelle de ces interfaces. Il crée tous les éléments graphiques : le choix des couleurs, les bannières, les zones d’interactivité, les illustrations, les typographies et les animations. Le web designer définit l’architecture et l’agencement du site. Il va chercher à harmoniser son interface à tous les niveaux de présentation.

Pour ce faire, il doit veiller à bien respecter les désirs de son client. Le web designer doit réaliser un cahier des charges qu’il présentera à son client. Il doit prendre en compte l’ergonomie, l’interactivité, l’usage et l’accessibilité. Il établit un plan précis de l’arborescence des pages.  Comprendre quels sont les objectifs du client lui permettra de concevoir le meilleur site en accord avec l’image et les valeurs du client et de son entreprise. Il faut aussi adapter l’interface au public visé ce qui nécessite de bien se renseigner sur celui-ci. Le web designer ne doit pas hésiter à faire remarquer à son client que son projet ou certaines de ses attentes ne sont pas adaptées à son public cible ou à l’image de l’entreprise même si cela débouche sur certains conflits.

Le web designer ne travaille généralement pas seul, il collabore avec les développeurs et les graphistes sous la direction du chef de projet. Il arrive souvent que le web designer soit polyvalent, surtout dans les petites équipes. En effet, il peut être amené à participer à d’autres activités comme le dessin des graphismes ou à se renseigner sur les phases de codages pour aider son équipe.

Il est spécialisé dans le monde du multimédia et a une très bonne maîtrise des logiciels tels qu’Illustrator, InDesign ou Photoshop. Etre créatif est indispensable, il doit imaginer l’interface la plus simple d’utilisation qui soit adaptée à tout le monde et doit essayer d’être le plus original pour que l’utilisateur ait le sentiment de vivre une expérience unique. Il doit se projeter de l’autre côté de sa production et penser au comportement que l’internaute aura lorsqu’il sera confronté à son interface.

Il doit constamment s’adapter aux tendances actuelles, en mettant à jour ces interfaces pour être en accord avec les goûts du public.

Le web designer peut travailler dans divers secteurs, qu’ils soient commerciaux ou humanitaires. Plusieurs choix de structures lui sont proposés comme l’agence web, les entreprises, les institutions publiques ou être indépendant.

L’inconvénient principal du web designer est qu’il travaille souvent dans l’urgence pour être à temps dans les deadlines ou si le client n’est pas satisfait il faut alors recommencer.  Il y a des périodes de grand stress comme lorsqu’ils ne trouvent pas de client ou lorsque, au contraire, les demandes de ce dernier sont trop nombreuses.

Pour l’instant, les parcours d’études des gens qui pratiquent ce métier sont divers car c’est un nouveau poste qui est arrivé en même temps qu’Internet. On peut avoir fait des études artistiques comme le graphisme, des études de communication, des écoles des métiers du web, des formations ou de l’informatique.

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  • Missions

L’interface que crée le web designer a plusieurs objectifs.

Elle doit valoriser l’image de son client, c’est-à-dire, qu’elle doit donner l’esprit du site ou de l’application, être cohérente dans la structure, la charte graphique. Le web designer va chercher à capter l’utilisateur.  Son interface doit être ergonomique, et doit répondre aux attentes de l’utilisateur. Elle doit aussi être facile d’utilisation pour que l’internaute trouve facilement les informations qu’il cherche. Il cherche, à travers les éléments graphiques, à véhiculer les valeurs de l’entreprise à l’utilisateur.

  • Activités principales

Le web designer crée, gère et met à jour un site internet pour des entreprises ou des institutions diverses. Son rôle consiste à mettre en page un site tout en le rendant attractif.

Le web designer va donc :

  1. cibler les besoins de l’entreprise, son positionnement et son objectif, tout en prenant en compte les contraintes techniques et financières
  2. définir le cahier des charges et élaborer la charte graphique suivant le positionnement de l’entreprise et ses besoins marketing
  3. réaliser une maquette : typologie, place des textes et des photos, choix des couleurs…
  4. définir l’identité visuelle du site en fonction du public, l’organisation des pages, l’arborescence
  5. s’assurer de respecter les différentes contraintes énumérées lors de la création du projet tout au long du processus
  6. assurer le suivi du site Internet après la livraison et effectuer les modifications qui s’imposent
  7. effectuer des tâches de mise à jour, notamment des éléments graphiques
  8. utiliser ses connaissances techniques pour assurer la bonne fréquentation du site grâce au référencement
  9. définir et concevoir les supports de communication
  • Qualités humaines requises pour le métier

Les web designers travaillent souvent en collaboration avec d’autres métiers du digital comme par exemple les développeurs. Ils doivent avancer dans leurs projets main dans la main avec le client afin de rencontrer leurs attentes. Pour cela, ils doivent être dotés d’un sens de la collaboration et d’un esprit d’équipe développés. L’essentiel du travail d’un web designer est le débuging. Il est donc essentiel de disposer d’une bonne logique et d’une bonne capacité de résolution des problèmes. Le métier allie technique, créativité et innovation afin de rendre leur production attirante, originale et plaisante. Il repose sur une base artistique importante.

  • Compétences requises

La compétence la plus importante pour un web designer est la créativité (surtout graphique et visuelle). En effet, cette compétence, accompagnée d’une méthodologie rigoureuse et de connaissances techniques certaines, est requise pour pouvoir se présenter comme un bon web designer.

Une bonne compréhension du monde numérique est nécessaire également car par la suite il vous sera demander de concevoir ce monde.

Ensuite, il est certain qu’un esprit d’équipe dans ce métier est indispensable à la bonne réalisation des projets. Effectivement, il faut savoir accepter les avis/idées qu’émettent les autres participants au projet. Vous ne travaillez jamais seul dans ce métier, vous aurez toujours besoin de plusieurs personnes pour pouvoir avancer dans ce que vous faites. Chacun pourra apporter ses connaissances et vous formerez ainsi une merveilleuse équipe.

De plus, peut-être que certains jours vous recevrez des critiques constructives que ça soit de la part de vos collègues ou de la part du/des client(s), et lorsque ce sera le cas, il ne faudra pas vous braquer et prendre cette critique comme un mauvais jugement de votre travail. Le client a des attentes précises et vous devrez pouvoir vous retourner sur les critiques qu’il vous donnera et inversement : défendre votre avis si vous pensez que c’est bénéfique pour lui de travailler comme vous l’avez fait.  Si les critiques viennent de vos collègues, la démarche à suivre reste la même : la remise en question. Ce sont également des professionnels et ils vous aident à rester sur le bon chemin.

  • L’évolution du métier

Le métier est basé sur l’esthétique et l’esthétisme qui changent continuellement en fonction des tendances. Ce qui était joli hier peut ne plus être attrayant pour le public aujourd’hui. Le monde du digital bouge très vite. Il y a beaucoup de nouvelles technologies et le web designer doit les suivre de près. D’un point de vue de leur carrière, ils peuvent monter en grade et devenir chef de projet ou décider de créer leur propre agence de Webdesign.

  • Définition : professionnel du multimédia

Un professionnel du multimédia est quelqu’un qui va à la rencontre du graphisme, de la communication, du marketing et de l’informatique. Créer un catalogue pour un site de commerce en ligne, animer les personnages d’un jeu vidéo, concevoir une application pour smartphone, travailler sur un film en 3D, imaginer le contenu des bornes interactives dans un musée, … Pour répondre à ces enjeux, on attend des professionnels qu’ils aient des compétences techniques solides et qu’ils soient capables d’évoluer au gré des nouveautés technologiques.

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Interview de Benoît Vrins, web designer chez Spade Bruxelles.


https://soundcloud.com/perrine-juszczak/web-designer/s-9LQN2?fbclid=IwAR0MP3h0kMsZaJlgRYJbCeF_4Ku1Z6eZQsiOlP_iNbeJmvTH8hM5UjkDOqM

  • Quelles études avez-vous fait ?

Il a étudié à l’IECS, il est sorti depuis un bon moment déjà. A ce moment-là, c’était encore beaucoup du tâtonnement et il y avait moins de spécialisations. Il est sorti avec des bases et a construit son métier de web designer grâce à son expérience.

  • Quelle est votre fonction spécifique dans cette agence ?

Les fonctions sont regroupées dans les petites entreprises donc lui est co-fondateur de l’agence donc un peu « gérant ». Une partie de son boulot est de gérer l’entreprise avec ses partenaires. Il joue un rôle de directeur créatif mais pas comme ceux dans les grosses agences de publicité. Lui valide les propositions et ne les crée pas. Dernière partie de son boulot, il fait du design ux dans le sens où il travaille moins sur le visuel maintenant mais majoritairement il accompagne les clients dans la conception même des applications.

  • Description d’une journée type ?

Aucune journée ne se ressemble alors il décrit sa journée d’aujourd’hui : Rédaction d’un article de blog, mise à jour du portfolio de spade avec un nouveau projet, gérance de mails pour rdv, passer en vue un projet pour l’opéra de Liège avec sa collègue, réunion, amélioration de design après la réunion, temps chez les clients (ateliers : min entre 2 et 4h. Toute la phase ux en collaboration avec les clients).

  • Qu’est-ce qui vous plaît dans votre activité professionnelle ?

– Question difficile. Beaucoup de choses lui plaisent. De manière générale, le métier de designer est très valorisant car ils sont perçus comme des gens qui apportent des solutions donc c’est très agréable. « Grâce à moi, à spade, et à la méthodologie mise en place, ils ont maintenant un beau site. »

-Travail en atelier : phases d’interactions où il y a beaucoup d’échange, d’éléments créatifs qui sortent.

-Juste milieu entre un aspect créatif et un aspect plus technique.

  • Les points négatifs de votre métier ?

Beaucoup également. Le stress qui peut apparaître avec les deadlines à respecter ou quand le client est mécontent (qualité, retard, …). Il n’a quand même pas l’impression que c’est un milieu dans lequel où il y a plus de stress qu’ailleurs. La gestion de projet dans certains cas est très chouette et dans d’autres c’est plus compliqué pour toute une série de facteurs et généralement c’est fort lié à la confiance qu’on a avec les gens qu’on collabore.

  • En général, quelles sont les attentes de vos clients ?

Des gens viennent avec un cahier des charges de 40 pages comme d’autres viennent avec un mail de 2 lignes. Pas assez de renseignements dans certains cas et dans d’autres beaucoup de renseignements précis. La maturité se construit en ateliers.

  • Quels sont vos horaires ?

Ils sont assez traditionnels chez eux car ils sont plusieurs à avoir une vie de famille et ils sont dans un état d’esprit « le travail n’est pas tout ». Entre 9h et 18h sauf s’il y a un deadline à respecter ou autre, s’il faut réparer un truc le samedi matin ok mais vraiment exceptionnelle.

  • Avez-vous eu d’autres expériences professionnelles avant ?

Oui, la boîte Spade a été créée en 2009. Il est sorti de l’école en 2000 donc a travaillé 9 ans dans une autre agence où il était responsable d’une cellule web dans une autre agence plutôt orientée associatif. Il a eu une vie d’indépendant tout seul pendant 2 ans avant de créer Spade. Pour le travail avec la croix rouge et amnesty, il a une affinité pour ça par ses études. Il aime beaucoup travailler avec le côté associatif. Chez Spade, ils ont acquis pas mal d’expériences sur les besoins des associations de manière globale.

  • Quelles sont les connaissances indispensables pour pouvoir évoluer dans ce métier ?

Benoît donne cours de design également. Il y a des compétences qui sont plus graphiques mais c’est plus dans la pratique professionnelle. Il  a également des compétences techniques ; bonne compréhension du monde numérique car après il faudra le concevoir. Pour le designer, compétences liées à son état d’esprit, à ce qu’il a envie de faire. La qualité de l’empathie est un des éléments qui peut faire la différence chez un designer. Capacité de se mettre à la place de l’utilisateur et donc pouvoir le défendre dans les réunions. Avant l’empathie il y a l’observation ; aimer observer les gens et s’en nourrir. Avoir l’envie de se mettre à la place des autres.

  • Est-ce qu’il y a souvent un conflit entre la demande du client et une bonne expérience pour l’utilisateur ?

Aspect négatif d’un projet, il pousse l’approche du ux design. On est là pour prendre la parole au nom de votre utilisateur et donc dire des choses qui ne plairont pas forcément. Conflit de temps en temps avec les clients mais ce n’est pas un problème.

  • Y-a-t-il beaucoup d’opportunités d’embauches dans ce métier ?

Question difficile car c’est un métier avec des hauts et des bas, il y a eu plusieurs fois des crises dans le secteur. Il y a eu des moments où on engageait n’importe qui mais si on prend l’état actuel, il pense que pour les gens compétents qui en veulent il y a du boulot. Lui veut quelqu’un qui cherche à se spécialiser, qui sait qu’il est plus faible dans un domaine mais plus fort dans un autre. Il cherche des gens avec une personnalité, des gens qui travaillent bien le contenu car c’est un gain de temps et les clients seront contents.

Van Gogh – The Immersive Experience

Exposition Van Gogh – The Immersive Experience

Où ?


Le Palais de la Bourse de Bruxelles

Le 22 octobre dernier, nous nous sommes rendues à l’exposition temporaire « Van Gogh – The Immersive Experience ». Elle se trouve à la Bourse de Bruxelles. Le bâtiment date du XIXème siècle et se situe en plein cœur de la capitale. La Bourse fut à l’époque le centre fédérateur rassemblant les affaires commerciales du pays. Elle ouvre maintenant ses portes à des expositions temporaires. Par sa grandeur et son architecture néo renaissance, elle offre un cadre époustouflant, propice à la culture et à la créativité.

L’exposition promet grâce à des technologies à la pointe de nous submerger dans l’univers de l’artiste, de découvrir son œuvre d’un autre angle. Un spectacle fait de son et de lumière vous entraînera à travers l’imagerie familière de l’artiste.

La concurrence


L’exposition sur la scène artistique viennoise, spécialement Gustave Klimt, à l’Atelier des Lumières de Paris offre aussi un jeu de projection jouant sur des peintures et pourrait donc être considérée comme l’un des concurrent phares. Elle se définit aussi comme une expérience immersive. Nous pouvons voir sur les photos de leur site internet que les peintures sont aussi revisitées. Elles projetées sur tous les recoins de l’Atelier, sur les murs, le plafond, le sol. Le public peut se balader parmi les œuvres de Klimt et des artistes qui se sont inspiré de l’artiste.

Pour qui ?


Nous constatons que l’exposition attire toutes les générations, en particulier les familles. Nous pensons que le caractère immersif et interactif de l’activité est un atout considérable pour rassembler la plus grande diversité de public possible. En effet, l’art et la culture sont des domaines qui attirent fortement les plus âgés et les techniques employées pour revisiter l’art d’un peintre attraient les plus jeunes. La façon de présenter les œuvres est moderne, plus accessible et surtout plus ludique. Les jeux donnés par les lumières, les sons et les projections comblent le manque d’attention des enfants dans les musées traditionnels.

Qu’avons-nous fait ?


Une fois rentrées dans le bâtiment nous avons directement été plongées dans l’univers de Vincent Van Gogh. En effet, la première salle expose la chambre de l’artiste ainsi que son œuvre « Vase avec douze tournesols ». En continuant notre chemin, nous avons franchi les rideaux qui menaient à la seconde salle, la plus impressionnante de toutes selon nous. Cette salle proposait deux autres pièces chacune d’un côté. Sur votre droite, vous pouviez assister à une projection cinéma tandis que sur la gauche se trouvait une pièce dédiée à toutes personnes voulant se mettre dans la peau d’un célèbre artiste le temps d’un dessin. Celle-ci débouchait sur l’avant dernière salle ou la dernière en fonction de votre choix. Effectivement, cette salle proposait des lunettes de réalité virtuelle qui nous permettaient de se promener dans plusieurs œuvres de l’artiste pour un supplément de 2€ sur le prix initial (14,50€).

Plus en détails…


Le vase

Sur la gauche se trouve une reproduction de la chambre jaune où l’artiste vécut, des panneaux sont disposés sur tous les murs de la pièce y racontant sa vie et plus à droite une projection de fleurs sur un grand vase accroché au mur, le vase change de couleurs, se remplit et se vide de fleurs, illustrant ainsi les couleurs et les textures caractéristiques de Van Gogh. Quelques chaises sont mises à disposition pour pouvoir admirer le vase éclairé.

L’immersion

Place à une grande salle, haute de plafond, où se déroule une projection de ses œuvres à 360° sur chaque recoin de la pièce. Des tapis avec des oreillers ainsi que des transats sont éparpillés dans tout l’espace. Nous pouvons nous installer confortablement et se laisser porter pour un voyage à travers les tableaux Van Gogh. On profite entièrement du moment, ça nous transporte, on est happé par les images, par la musique, c’est fluide, très représentatif, on voit Van Gogh en plein dans son art. https://soundcloud.com/perrine-juszczak/van-gogh/s-iBvMm?fbclid=IwAR3SWeOuP_pQfDP0yuT8Wble7vpoimza1yv-c8AR9q-Xax3fRdBB6k_1u1M

Le film

Un écran projette un documentaire qui analyse l’une des œuvres les plus connues de l’artiste (« La nuit étoilée ») dans une petite salle. Des chaises sont installées face à cet écran, permettant aux personnes de s’installer pour visionner ce petit film.

La recreation

Plusieurs tables avec des chaises occupent une salle. Un présentoir sur lequel se trouvent les dessins vierges de quelques œuvres de l’artiste ainsi que des crayons de couleur est dans un coin de la pièce. Chacun est libre de laisser aller son imagination face à ce dessin, un crayon dans les mains.

La realite augmentee

Armé de son casque et assis sur une chaise, nous faisons l’expérience dans la troisième salle de la réalité augmentée. Nous partons à l’aventure dans un monde littéralement irréel. Nous traversons ainsi plusieurs œuvres de Van Gogh en observant ses inspirations, tout cela en restant assis dans une pièce vide. Cette activité n’est pas comprise dans le prix d’entrée, elle est donc en option. Nous pouvons la réaliser en payant un supplément de quelques euros.

Pourquoi ce lieu ?


Perrine et moi avons choisi cet endroit car, connaissant l’artiste et ses œuvres, nous voulions les découvrir sous un autre angle. Très curieuses de voir comment tout cela était agencé, comment ils allaient pouvoir exposer la vie de Van Gogh d’une différente façon que le basique. De plus, le spectacle de lumière et d’images nous ramenait sur le digital.

Le digital…


C’est là un parfait terrain commun où la culture s’entremêle avec le digital, aspect qui rend un contenu plus accessible aux enfants. Cependant, les nouvelles technologies et la revisite totale d’un contenu souvent déjà familier à un public plus âgé attisent leur curiosité, leur envie de voir quelque chose sous un autre angle. L’apport multimédia de cette exposition permet de rassembler sous le signe de la découverte, ou de la redécouverte.

Nous faisons un lien avec le cours de scénarisation interactive de M. Buchel. En effet, les histoires se racontent par le biais d’images, de sons, et d’autres éléments multimédias.

Notre ressenti…


L’exposition réussit à créer une ambiance relaxante et intense. Nous sommes happés par les images, comme si au lieu d’admirer l’art, nous faisions partie de l’art. L’ambiance sonore est calmante et apaisante. Nous passons plus d’une demi-heure dans la deuxième salle sans voir le temps passer grâce au scénario captivant projeté. Tout est très fluide et se déroule lentement devant nos yeux, lézardant calmement les murs. Nous faisons presque partie de l’intimité de Van Gogh. Nous pouvons lire les lettres qu’il envoyait à son frère, et observer les inspirations de son génie. L’expérience nous donne un nouveau regard sur son travail, les techniques utilisées nous rapprochent de l’artiste. La ligne entre le spectateur et l’acteur de l’art devient fine. Ce que nous vivons est plus fort et plus envoûtant qu’une visite traditionnelle sur Van Gogh. Comme, par exemple, l’exposition au BAM qui exposait simplement plusieurs de ses œuvres.

 

Ce qui pourrait être améliorer


Malgré le fait que nous avons adoré cette visite, nous pensons qu’on pourrait imaginer mieux agencer la pièce avec les lunettes virtuelles, voir l’agrandir. Il n’y avait pas assez de casques virtuels pour le nombre de visiteurs présent sur quelques minutes. Une autre idée serait de mieux annoncer la pièce qui diffuse le documentaire sur l’œuvre « La nuit étoilée » de l’artiste. En effet, l’entrée cachée d’un rideau avec aucune direction donnée, beaucoup de personnes sont sûrement passés à côté de cette salle. La dernière piste serait pour la plus grande et impressionnante des salles ; pourquoi ne pas diffuser les œuvres sur le plafond également ? Nous sommes couchés sur des tapis et notre regard se dirige vers le haut.

Living Tomorrow

Living Tomorrow

  • Présentation du lieu de sortie

Google Images

Living Tomorrow est un lieu où peuvent se rencontrer des entreprises novatrices qui permettent aux visiteurs de découvrir des objets, des matériaux, des services qui améliorent notre qualité de vie, d’habitation et de travail. C’est un concept unique au monde situé à Vilvorde, Bruxelles. Leur objectif est d’informer les clients quant aux nouveaux produits et services disponibles aujourd’hui mais également leur permettre de découvrir les évolutions futures. Pour eux, la combinaison unique du marketing et de l’innovation est primordiale pour engendrer des résultats.

Auparavant, Living Tomorrow se faisait appeler « Maison du Futur ». C’est en 1955 qu’ils ont ouvert leurs portes. Depuis, ils ont évolué pour devenir une plateforme d’innovation et de démonstration encore plus large.

Vidéo explicative réalisée par la RTBF : https://www.youtube.com/watch?v=x_RXesDYMvg

  • Contenu général de la sortie

Nous avons débuté notre visite dans un auditoire, là où l’un des guides nous a présenté le lieu, ses objectifs/missions, … Il nous a également donné quelques exemples pour pouvoir contextualiser les choses. Ensuite, nous sommes partis à la découverte de 2-3 produits/services que le salon proposait. Nous nous sommes d’abord rendus dans une pièce qui était une salle d’eau où se trouvait un grand miroir. Nous avons ensuite continué dans un espace dédié au drone secouriste. Par la suite, nous avons visionné une vidéo sur les éclairages publics connectés. Après, nous nous sommes rendus dans l’espace dédié aux agriculteurs et avons découvert le bienfait que pourrait procurer la ferme du futur. Finalement, nous nous sommes rendus dans la dernière (mais pas la moindre) pièce qui était la cuisine connectée où nous avons pu découvrir le frigo, les armoires connecté(e)s mais également Alexa.

  • Public cible

Living Tomorrow accueille + de 150 000 visiteurs par an. Parmi ceux-ci sont comptés + de 15 000 étudiants qui ont entre 14 et 22 ans. Ce nombre élevé représente la source d’inspiration incroyable qu’est ce salon pour ses visiteurs.

  • Description de l’activité

-Dans l’auditoire :

Après une présentation du lieu, le guide nous a expliqué leurs projets. Tout ce qui est exposé dans ce salon n’est pas issu de la science-fiction mais est bel et bien une représentation des produits/services connectés réalisables dès à présent ou qui le seront d’ici quelques années.

Nous avons rencontré le robot qu’ils ont créé et avons pu assister à quelques petites performances (danse, parle, informe, …).

-Salle d’eau :
RTBF

 

Cette salle d’eau contient un grand miroir devant lequel vous pouvez vous observer. Une sorte de dalle (qui sert de déclenchement de l’interaction) est placée devant ce miroir. Une fois positionné(e) sur celle-ci, le miroir se met à vous parler. Vous pouvez alors commencer votre analyse médicale. Votre poids, votre taille, vos os, … plus rien ne sera un secret pour ce miroir. Une sorte de fiche médicale sera alors créée.

-Drone secouriste :
Living Tomorrow

 

Ce drone a été développé pour les personnes faisant soudainement face à une crise cardiaque aiguë. Il peut cependant être équipé pour d’autres raisons médicales. Grâce à ses 6 moteurs répartis sur 3 bras, il peut générer une vitesse de 125km/h et affronter des vitesses de vent atteignant les 80km/h. Des capteurs lui sont intégrés afin qu’il puisse éviter tout obstacles qui se présentera sur son chemin. Un des plus grands avantages de ce drone est qu’il peut arriver très rapidement sur place et donc sauver des vies qui n’auront pu être sauvée si une ambulance normale était venue à la rescousse du patient (qui met en moyenne 15 minutes pour arriver sur place).

Vidéo représentative du fonctionnement du drone : https://www.youtube.com/watch?v=y-rEI4bezWc

-Éclairages publics connectés :
Living Tomorrow

La rue dans laquelle se trouve Living Tomorrow dispose déjà d’éclairages publics connectés. L’objectif de ce projet est de minimiser la consommation d’énergie. En effet, lorsqu’aucun mouvement n’est signalé dans la rue, le niveau de lumière diminue et s’élève alors seulement à 15%. Dès lors, lorsqu’un des capteurs détecte un passant, la caméra détermine s’il s’agit d’un cycliste/piéton ou d’une voiture. Cette information est ensuite transmise au système de télégestion qui veille alors à augmenter le niveau d’éclairage à 100% afin que le passant ait une visibilité absolue. Cette solution d’éclairage intelligent offre à tous les utilisateurs une sécurité optimale tout en réalisant une économie d’énergie de 60% et une réduction considérable de CO2.

-La ferme du futur :
Living Tomorrow

Avec l’augmentation considérable de la population, il devient difficile pour les agriculteurs d’exercer leur métier en toute tranquillité. En effet, il leur est demandé de faire « plus avec moins ». D’ici 2050, il faudra produire de la nourriture pour 9 milliards de personnes alors que les matières premières menacent de se faire plus rares. C’est pourquoi la « smart farm » (ferme intelligente) a été imaginée. Grâce à ce concept basé sur la technologie par capteurs, les entreprises pourront s’axer sur les besoins de croissance individuels des animaux et des plantes et donc créer un cadre de vie optimal.

-Cuisine connectée
Pinterest

Cette cuisine a été conçue par la célèbre designer Zaha Hadid. Elle se compose de 2 îlots distincts : l’un pour cuisiner, l’autre pour l’évier. Sur le côté se trouvent des armoires ainsi qu’un écran tactile. Cet écran tactile nous indique tous les aliments présents dans notre cuisine et donc nous facilite la tâche lorsqu’on doit se rendre au magasin pour faire les courses. En effet, lorsque l’on passe devant cet écran avec notre produit acheté, ce dernier est scanné et entré dans la base de données. Ainsi, vous pouvez accéder à des recettes suivant les aliments présents dans votre frigo/vos armoires qui seront diffusées sur l’écran de télévision près des plaques électriques. Vous pouvez également acheter directement vos produits via cet écran tactile.

-Alexa 

Dans cette cuisine se trouvait également Alexa. Alexa est la technologie développée par Amazon pour les appareils contrôlés par la voix. C’est un assistant personnel intelligent capable d’interactions vocales, de jouer de la musique, d’enregistrer des listes de choses à faire, de mettre en place des alarmes, de lire des livres audio, de donner la météo du jour, etc. En résumé, elle peut accomplir des milliers de tâches dans différents domaines sur simple commande vocale.

  • Rapport avec le digital

Le digital est partout. Les éléments exposés sont des technologies connectées les unes aux autres et les utilisateurs peuvent interagir avec celles-ci.

  • Enjeux éthiques ou déontologiques

D’un point de vue éthique, plusieurs questions peuvent se poser ;

-Sommes-nous prêts à changer notre quotidien et à accueillir ces nouvelles inventions à l’intérieur même de nos maisons ?

-Est-ce que ces technologies vont renforcer le marché de nos données privées et de nos habitudes au profit des entreprises commerciales ?

-L’ère de l’assistanat arrive-t-elle pour amputer les êtres humains de leurs capacités les plus simples ?

  • Technologies embarquées

  1. Un robot
  2. Une salle de bain connectée
  3. Une cuisine connectée
  4. Drone secouriste
  5. Écrans tactiles
  6. Alexa
  7. Éclairages urbains intelligents

Les technologies citées ci-dessus sont celles que nous avons pu découvrir lors de notre visite à ce salon. Cependant, il en existe d’autres que nous n’avons malheureusement pas pu voir. Celles que nous avons pu découvrir ont été expliquées et illustrées plus haut.

  • Pistes d’amélioration

En ce qui concerne les pistes d’amélioration, nous ne pouvons que dire de notre expérience qu’une visite d’une heure est bien trop courte pour explorer le lieu.

  • Différences avec Belexpo

Ces deux visites présentent quelques ressemblances mais également plusieurs différences. Tout d’abord, toutes les deux proposent quelque chose axé sur le futur. Cependant, Belexpo se penche plus vers la résolution de certains problèmes (production des déchets, pollution, alimentation, l’énergie, …) qui nuisent à l’environnement tandis que Living Tomorrow invente des services connectés afin de faciliter le quotidien des personnes. Enfin, ces salons proposent tous les deux de l’interactivité. En effet, des tables interactives d’un côté et des pièces connectées de l’autre, nous pouvons dire que nous sommes plongés dans l’interactivité.

  • Lien avec mes cours ? Lequel ? Pourquoi ?

Le lien avec notre cours de plateforme collaborative s’est révélé être flagrant dès lors que nous avons franchi les portes de ce salon. En effet, toutes les innovations réfléchies dans le but d’améliorer notre qualité de vie présentent le même objectif que ce cours. Pour ce dernier, nous avons dû, nous aussi, imaginer une innovation qui serait réalisable selon nous d’ici quelques années et qui pourrait également améliorer notre quotidien.

  • Lien avec une autre visite ? Laquelle ? Pourquoi ?

Comme dit un peu plus haut, nous pouvons faire un lien avec Belexpo  car elle aussi mettait un accent sur la notion durable et écologique de notre quotidien grâce à de nouvelles technologies.

Le robot de consultation

La robotisation des métiers de la consultation pour les cas légers afin de palier à la surcharge de travail des médecins et de leur permettre de se spécialiser dans les cas les plus graves.

Les robots pour remplacer les médecins, une possibilité dans le futur ?

Sarah Baneton, Perrine Juszczak et Soline Verbeyst

  • L’origine de cette innovation

L’idée nous est venue durant le brainstorming lors du premier cours de plateforme collaborative. On réfléchissait à comment se passaient les visites médicales de nos jours. On s’est rendu compte que c’était de plus en plus rapide. Les médecins nous reçoivent dans leurs bureaux, on leur explique ce qui nous dérange et après quelques minutes de questions et réponses, ils nous donnent leurs verdicts, nous prescrivent une ordonnance et passent au patient suivant tels des robots.

  • Pourquoi?

Cela va permettre aux médecins de pouvoir se concentrer sur les cas les plus graves en se spécialisant ou en passant plus de temps avec ces patients qui demandent une attention particulière. Ils pourraient aussi rejoindre leurs compères de la recherche scientifique afin de les aider à trouver des remèdes aux maladies grâce à leur expérience. C’est aussi un projet, qui pour l’instant, n’a pas encore réussi à être mis en place, ce qui le rend unique.

  • En bref

« Je pense avoir de la fièvre, je suis épuisée et je tousse. Je me rends chez le robot de consultation du coin. Il me scanne de haut en bas et voit ma gorge enflammée. Après avoir pris ma température, il cherche dans son immense base de données. « Vous sentez vous fatiguée ? Avez-vous des douleurs musculaires ? » je réponds que oui. J’ai la grippe. Sans attendre, la prescription fraichement imprimée sort de son buste, le certificat pour excuser mon absence au boulot aussi. « Juste un conseil, j’ai examiné le taux de gamma GT présent dans votre foie, diminuez la consommation d’alcool. » J’acquiesce en souriant, lui demandant d’effacer cette information de ma fiche médicale électronique et complète qu’il possède. Il refuse. Peu importe, il est programmé pour suivre la clause de secret médical quoi qu’il arrive. »

Voilà ce à quoi ressemblera une consultation chez le médecin dans 10 ans… Un robot sera capable de vous ausculter et de vous diagnostiquer comme un réel médecin ayant fait les années d’études nécessaires à l’acquisition de ces connaissances.

  • Un peu de contexte

De plus en plus, les médecins sont obligés de rallonger leurs horaires et de sortir tard de leurs cabinets pour essayer de recevoir tous leurs patients. Cependant, il ne faut pas oublier que ces médecins restent des personnes humaines qui ont besoin de temps pour leurs vies personnelles ou leurs vies de famille, mais aussi -et surtout- pour avoir l’occasion de soigner des cas plus graves que ceux qu’ils traitent actuellement. Voilà pourquoi ces robots-médecins seront plus qu’efficaces dans les prochaines années. Ils seront considérés comme les médecins de famille ; ils sauront quoi faire pour soigner toutes les petites maladies les plus courantes comme le rhume, la grippe, la gastroentérite ou la bronchite. Ces robots laisseront ainsi l’opportunité aux « réels » médecins de pouvoir se déplacer pour partir à la rencontre de cas plus complexes et de pouvoir par la même occasion se spécialiser dans un domaine précis.

  • N’ayez crainte

Pour les personnes qui se méfieraient de cette innovation ; ne vous inquiétez pas. La technologie est telle que ce robot-médecin ressemblera à une personne humaine. Il ne présentera aucun signe qui pourrait montrer que la « personne » en face de vous est un robot. Ce sera, en effet, un robot mais il tiendra une conversation avec vous telle une personne réelle. Il aura les connaissances d’un médecin diplômé de ses années d’études obligatoires. Les consultations resteront inchangées. Vous aurez alors l’impression d’assister à une consultation habituelle. Cependant, tout aura changé. En inventant ces robots-médecins pour toutes les visites basiques (gastro, grippe, varicelle, rhume, bronchite, …), nous offrirons aux « réels » médecins la possibilité de recevoir des cas plus inquiétants et de les soigner dans les plus brefs délais. De plus, ceux-ci seront aussi soumis à une clause de confidentialité où vos données seront protégées et gérées selon vos souhaits. 

  • Comment ça se passe ?

L’utilisateur, appelons le Julien, tombe malade, il appelle son généraliste pour avoir un rendez-vous.  Il en a un le lendemain matin. Il se rend chez son docteur qui n’habite pas la porte à côté mais c’est son médecin de famille depuis toujours et il le connait bien.

Arrivé dans la salle d’attente, il a pris de quoi lire car il sait que son médecin a généralement du retard. Dans la salle d’attente, il entend une dame discuter au téléphone des robots-docteurs, et comme que, même s’ils ne sont pas humains, ils sont efficaces.

Plus tard dans l’année, julien tombe encore une fois malade et décide d’aller voir un médecin-robot. Il se rend donc dans un cabinet près de chez lui. On lui demande si c’est sa première fois. On l’invite à remplir un formulaire en attendant le docteur. Le formulaire comporte des questions sur ses antécédents familiaux. On lui demande si il a déjà subi des opérations, ses informations personnelles comme son âge, son poids et son adresse. Il y a une case qui demande si le patient autorise que ces informations soit enregistrées. Elles pourront être transmises aux autres médecins-robots pour qu’il n’a plus à remplir de formulaire. Il accepte.

Dès qu’il a fini de remplir son formulaire, on lui demande de se rendre chez le docteur. Il tombe sur le robot qui le salue et lui demande de se mettre debout contre le mur. Le robot commence à effectuer un scan grâce à ces yeux. Il a détecté une zone très enflammée dans sa gorge. C’est une angine. Il l’annonce à Julien et une prescription sort du robot et il la prend. Le robot lui dit de prendre ces médicaments pendant quatre jours. Si sa maladie ne s’améliore pas d’ici la, il fallait revenir. Enfin il le salue et lui demande de quitter le cabinet.

  • Les bénéfices

Les bénéfices d’un robot qui nous diagnostique sont nombreux. Notre diagnostic est direct, il arrive souvent qu’on ne se sente pas bien mais que le docteur ne voit rien.  Il nous envoie voir un autre docteur ou on le fait de notre plein gré. S’il s’agit d’un robot, il a une base de données immense.

Lorsqu’on accepte que nos informations soient transmises aux autres robots-docteurs, peu importe où on se trouve, le robot sera exactement tous les soucis de santé qu’a eu son patient et les médicaments qu’il a dû prendre.

Les robots, ont une mission, détecter ce qui ne va pas, le temps du diagnostic est beaucoup plus rapide que chez un généraliste car celui si ne discute pas d’autres choses. Il sait qu’il a 20 minutes pour un patient et s’y tient.

D’un autre point de vue, cette innovation ouvrira les portes à de nombreux nouveaux métiers. Effectivement, il faudra des personnes pour créer ces robots et les entretenir.

  • D’un point de vue déontologie et éthique

La robotisation et l’automatisation des emplois soulèvent un grand débat. En effet, l’évolution et l’extension de ces technologies amènent actuellement au licenciement de travailleurs, spécialement dans les domaines des hôtesses d’accueil, des assistants et des caissiers. Si cela a été bénéfique pour la suppression de métiers dangereux et néfastes pour la santé des êtres humains, elle peut maintenant enlever du marché des emplois corrects. Cependant, la société et les technologies étant en changement constant, il est difficile d’aller contre ce mouvement. Le plus judicieux serait de reformer les emplois. En effet, ces machines demandent une création, une maintenance et une assistance. Ces étapes ouvrent un nouveau champ de travail, à condition d’instaurer des formations correctes pour y réinjecter les désœuvrés.

Une innovation robotique dans le domaine de la médecine pose aussi une question essentielle : celle du contact humain. Si scanner soi-même ses articles au magasin est concevable dans la conscience collective, sommes-nous prêts à renoncer aux conseils d’une personne qui – comme les médecins de famille- nous connait depuis des années, voit nos enfants grandir et prête une attention particulière à tous les critères et antécédents qui composent notre santé ? Aussi, sommes-nous enclin à ne plus disposer de ce climat de discussion et d’écoute sensible et humaine  qu’un médecin peut apporter ?

Il ne faut pas oublier que les médecins, ou plutôt « guérisseurs » dans le sens large, ont toujours fait partie intégrante de notre société. Des druides au mires du moyen-âge, ils font partie d’une entité culturelle. Mais la différence entre les guérisseurs à pouvoirs divins et mystiques de l’antiquité et les saignées pratiquées des siècles plus tard avant d’arriver à la médecine moderne que nous connaissons. C’est la preuve que le profil de ce que l’on considère comme professionnel de la médecine change au fil du temps. La robotisation pourrait n’être que l’étape suivante de cette évolution.

 

Une interview avec J. Héros (Flénu, Hainaut), jeune médecin généraliste

  • Que penses-tu de la robotisation des emplois en général ?

« Je suis mitigé. En un sens, je pense que cela pourrait éliminer les travaux à peine et qui demande de la répétition, un environnement qui pour moi pèse beaucoup sur le bien-être des travailleurs. Il ne faut pas oublier que la mécanisation à sauver des populations, en tout cas en occident, des métiers à risques… Pense aux mineurs de fond de la région auparavant. Cependant, je pense que l’on ne réfléchit pas à la transition. Je connais des employés de banques ou de postes qui ont perdu leur emploi à cause de l’automatisation. Sans aucune prise en charge des patrons et sans aucune formation permettant d’être redirigé ailleurs… »

  • Tu parles des domaines du service. Est-ce que tu te considères dans cette catégorie ?

« Bien sûr. C’est l’essence même de mon travail. Servir, aider, conseiller et prendre soin des autres. »

  • Et que dirais-tu si ton travail était remplacé par un robot dont l’intelligence artificielle aurait absorbé toute la matières de tes années d’études ?

« Alors d’abord, je serai effondré et relativement en colère ! Ca, c’est sûr, et aussi, subjectif. Sinon, d’un point de vue objectif et bien… pourquoi pas.

Je veux dire… En soi je suis un peu comme une machine. J’ai ma base de données, qui évolue, je suis confronté à des problèmes, je les analyse, et je trouve une solution. »

  • Donc tu penses que ce serait possible ?

« Oui et non. D’un point de vue technologique, oui j’y crois. Mais d’un point de vue sociétaire, jamais. Je m’explique. Les gens viennent ici parce qu’ils ont confiance. Le lien médecin-patient est vital. Il est rassurant. On a bien trop peur de l’erreur informatique pour mettre sa santé entre les mains d’une machine. Aussi, je ne pense pas que les qualités d’un robot soit comparables à nos capacités humaines. Beaucoup de gens ont le dos brisé, la solution directe c’est des antidouleurs et des séances chez le kiné pas vrai ? Sauf si je peux, grâce à mon contact direct avec mon patient mes connaissances approfondies sur lui, comprendre que ces maux sont liés au stress qu’il ressent à cause de son boulot ou de sa vie de famille et qu’une thérapie psy serait en fait la solution adéquate. »