Révolution de l’enseignement

Enseigner avec le numérique ? C’est possible ?

Que verrons-nous comme enseignement en 2028 ? Pas d’école ? Pas de professeurs ? Pas de livres ? Des tablettes ? Des robots ? À domicile ? Toutes ces idées sont ce que nous allons développer ici. Avec l’avancée de toutes ces technologies, cela pourrait être notre futur ! C’est effrayant, n’est-ce pas. C’est le sujet principal de notre article, l’enseignement et le numérique.

Décembre 2028, après 10 ans de recherches, les citoyens ont décidé de mettre en place une révolution attendue par certains et redoutée par d’autres. L’école, les professeurs, les évaluations, comment faire autrement ? C’est l’évolution actuelle et possible jusqu’à un certain point. Un colloque réunissant les ministres de l’Éducation de différents pays a travaillé de concert afin de trouver des solutions au faible taux de réussite des établissements scolaires. C’est ainsi que fut proposer l’intégration du digital et du numérique dans notre éducation. Nous parlerons des modifications que cela entraînerait dans notre société. Puis, ce que nous pourrions espérer comme changement dans l’enseignement primaire et secondaire principalement.

Enseignement digital

Les technologies incluses dans l’innovation sont principalement des robots et des caméras intelligents équipées de capteurs de mouvements. Ceux-ci sont placés dans la maison des étudiants avec l’approbation des parents pour permettre une surveillance optimale de l’enfant à domicile. Cette technologie permettra à l’enfant d’avoir un enseignement individuel selon des interfaces différentes et adaptées en fonction des cours enseignés. Nous retrouvons un apprentissage principalement via de la réalité virtuelle qui avec des jeux libres, dirigés et régis par des règles permettra à l’enfant d’apprendre de manière plus ludique et de retenir plus facilement l’information. Ceux-ci, bien sûr, seront contrôlés avec des limites de temps de relaxation et chaque activité aurait des objectifs pour assurer la réussite de l’élève. Suite à la réussite de ses objectifs éducatifs, l’enseignant pourra évaluer la réussite de son élève.

Les étudiants apprennent dans le confort de leurs domiciles, cela leur permet également d’évoluer à leur rythme sans subir la pression sociale des autres élèves. Bien sûr, un barème obligatoire de connaissance est instauré pour assurer une bonne adaptation à notre vie moderne. L’enseignant, programmeur de l’holographie, a la possibilité d’adapter sa matière selon les difficultés rencontrées par l’élève, il peut donc ,de cette manière, s’assurer la compréhension complète de son élève.

L’enseignant dans tout cela ? Son métier n’est pas remis en cause, loin de là, il est maintenant plus essentiel que jamais. Comme dans tout le domaine de l’enseignement, il est en constante évolution. En collaboration avec les programmeurs, il mettra sur pied de nouvelles méthodes et outils d’apprentissage. Il pourra donc mieux se concentrer sur son rôle éducatif et créatif plutôt que sur la répétition d’une même matière. Il sera un guide à l’apprentissage. Son rôle sera de créer du contenu éducatif et adapté pour ses cours.

L’apprentissage de la vie en société ne sera pas mis de côté pour autant. Beaucoup de critiques ont fait ralentir cette révolution. Elles disaient que les enfants perdraient le contact avec la société, qu’ils n’apprendraient ni à vivre en groupe ni à interagir avec les autres. Les ministères se sont longuement penchés sur la question. Il en est ressorti que la manière de vivre en société est enseignée aux enfants par l’environnement d’une école et la cohabitation au sein d’un groupe et non par l’enseignement des professeurs. Malgré cela, beaucoup sortent tout de même de l’école sans vraiment savoir comment agir en société. C’est pour cette raison que chaque semaine, dans un établissement scolaire, une journée sera consacrée à l’apprentissage des comportements à adopter en société et en groupe. Ils seront également sensibilisés à l’éthique liée à l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux.

En outre, cette révolution donne la possibilité d’offrir une éducation équivalente entre les pays, car les normes d’enseignement seront mondiales. Cela facilite les échanges futurs et permet même l’émergence de plus en plus de professeurs sans frontières.

Le début de tout

Tout a commencé, par un travail de projection futuriste que deux étudiantes de 1re année en Écriture multimédia à l’ISFSC ont développé en 2018. Un article sur l’innovation dans le domaine de l’enseignement qui a amené les chercheurs à se questionner sur la plus-value d’une telle innovation. Plusieurs psychologues, neurologues, instituteurs et enseignants espèrent y voir des avantages encore plus grands que le tableau blanc interactif et le tableau numérique interactif de l’époque. Notamment, pour améliorer le travail collectif entre les élèves ; leur concentration ; le temps consacré par l’enseignant et par les élèves et la facilité pour eux de mieux retenir l’information.

Dix ans auparavant, nous retrouvions déjà des tableaux interactifs dans l’environnement des écoles ainsi que dans les entreprises. Ceux-ci étaient utilisés pour les formations, les réunions et toutes autres activités d’apprentissages. Ils étaient considérés comme l’outil idéal pour combiner l’interactivité et l’apprentissage. Ils fonctionnaient en parallèle avec un ordinateur et un vidéoprojecteur lié à une surface interactive tactile. Aujourd’hui en 2028, cela semble superflu, car la majorité des enfants ont des casques de réalité virtuelle, des tablettes numériques, des téléphones analogiques … toute dernière génération qu’ils utilisent depuis leur plus jeune âge. De ce fait, comment pourrions-nous proposer un outil digital qui aiderait davantage l’apprentissage des élèves ?

Les avancées et son origine

Nous retrouvions une différence entre les écoles du monde et avons vu une avancée majeure dans l’enseignement au moment où les professeurs ont eu le contrôle de ce que faisaient leurs élèves au niveau individuel pendant leur temps de travail.

Dans l’enseignement scandinave, par exemple, on retrouve chez eux des cursus spécialisés pour les élèves handicapés ou les personnes immigrées qui ne parlent pas la langue du pays. Les classes sont séparées par niveau et le redoublement est impossible, chacun réussi à son rythme. Lors des pauses, nous retrouvons également des cours, mais qui sont plus ludiques et toujours enrichissants pour les élèves. Par exemple, ils peuvent cuisiner eux-mêmes leur repas de midi. C’est pourquoi il est encore aujourd’hui réputé pour enseigner aux étudiants l’importance de la pédagogie universelle.

En Suisse, il y a l’adéquation entre le système d’enseignement et les besoins réels du monde du travail. Les étudiants sont encouragés à maîtriser certaines matières et seront orientés en fonction du résultat de leur performance en examen.

Nous retrouvons donc de par le monde, dix ans auparavant, déjà des prémisses de l’évolution numérique d’aujourd’hui.

@Maryline Brault

Des critiques

Beaucoup de critiques disent que les technologies ne permettent pas un meilleur apprentissage d’une matière contrairement à un professeur. C’est pour cela qu’il est important préciser que la technologie ne le remplacera pas la matière d’un enseignant. Le digital est un outil conçu pour lui permettre d’optimiser la transmission de sa matière et permettre aux élèves de mieux assimiler l’information. Les ordinateurs ne sont que des outils d’apprentissages.

Plusieurs parents ont relevé leur inquiétude liée aux dépenses qu’occasionnent les achats du matériel digital nécessaire à cette méthode d’apprentissage pour leurs enfants. Depuis une quinzaine d’années, nous avons pu observer une augmentation substantielle de la dépendance qu’éprouvent les jeunes relativement aux nouvelles technologies et plus précisément concernant les jeux vidéo. La cyberdépendance est devenue si importante que bon nombre d’entre eux ont dû se rendre en cure de désintoxication.

Pour les rassurer, il est important de dire qu’il faut faire la différence entre le temps de l’apprentissage et le temps de jeu consacré sur les différents appareils. Il y a également une différence entre utiliser un appareil de manière passive et l’utiliser de manière active et productive pour explorer ses champs d’intérêt et créer quelque chose d’utile et d’expressif pour aider les autres. Nous retrouverons dans l’évolution de l’enseignement une surveillance des élèves via les hologrammes et les détecteurs. Lorsque l’enfant ne travaillera pas, il n’aura pas non plus accès à ses jeux non éducatifs. Il ne pourra pas utiliser d’autres jeux que ceux fournis dans le cadre de son apprentissage.

Également, au sujet des critiques dans le domaine de la discrimination sociale et des frais scolaires. Des études ont prouvé que l’enseignement digital demande moins de coûts que l’enseignement traditionnel. En effet, ceux-ci seront rapidement amortis avec le temps contrairement aux matériels et aux livres scolaires que les écoles doivent payer chaque année. Un autre point positif est que les outils électroniques permettent d’avoir des mises à jour continuellement et de multiplier les outils virtuels employés ce qui n’est pas possible dans l’enseignement traditionnel.

« Gardons-nous de voir le numérique comme fantastique »
Philippe Champy

Bien sûr, il existe d’autres critiques qui pourraient être données contre cette innovation. Notamment la peur des problèmes psychologiques que peut provoquer l’écran à grande échelle, mais également les problèmes de santé à risque tels que la dépression, l’obésité ou les problèmes de sommeil. À côté de cela, il est à noter une critique plus marketing dans le domaine des ventes des équipements et des entreprises qui bénéficieront de ces nouvelles normes d’éducation. Enfin, il ne faut pas oublier le volet environnemental.

Ce type d’innovation demande l’utilisation de matières premières rares et l’exploitation de métaux qui peuvent développer de l’emploi, mais également occasionner des dégâts écologiques dans les pays qui les exploitent.

Les solutions miraculeuses n’existent pas. Il faut savoir s’adapter aux changements et nous retrouverons toujours des personnes plus craintives à ces innovations. C’est pour cette raison qu’en réponse à cette avancée, des écoles traditionnelles qui interdisent ce genre de technologie et proposent un enseignement « à l’ancienne » apparaissent doucement.

En conclusion, cette innovation ne verra peut-être jamais le jour, car rappelons qu’elle n’est qu’une fantaisie de nos esprits créatifs. Nous sommes bien en 2018 et pas en 2028. Peut-être que l’enseignement ne va jamais se rendre aussi loin dans l’intégration du digital dans le milieu scolaire. Tout cela n’est que supposition. Certains penseront qu’une telle vision du futur ouvrira les portes à un avenir digital incroyable ou effrayant. Qu’en savons-nous?

Maryline Brault
Yasmina Lfrah

Sources utilisées pour la création de cette innovation futuriste

BIHOUIX, Philippe, MAUVILLY, Karine. Le désastre de l’école numérique : plaidoyer pour une école sans écrans. Paris : Seuil, 2016. 230 pages. (ISBN : 978-2-0213-1918-7). Résumé disponible sur ce site (consulté le 18 décembre 2018)

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THE GOVERNOR’S OFFICE OF STUDENT ACHIEVEMENT. What is Digital Learning [en ligne]. 18 décembre 2018. Disponible sur ce site (consulté le 18 décembre 2018)

Annexes

L’interview

Interview Enseignement

Interview avec Hélène Goffart, enseignant de l’école Institut de la Sainte-Famille d’Helmet, Schaerbeek, Bruxelles

Nous sommes à l’ère de l’informatique, les technologies avancent rapidement. Beaucoup d’écoles ont à leur disposition des tableaux informatiques (TDI). Cette technologie, selon vous, aide-t-elle réellement les jeunes d’aujourd’hui à mieux comprendre et performer dans leur apprentissage scolaire ? Oui, je pense que ça aide qu’il y a de plus en plus de TBI et ça s’utilise beaucoup. Son aide bien à suivre et c’est double support pour les élèves ça les accroche plus aux cours. Vu que nous sommes beaucoup stimulés par les écrans (GSM, ordinateurs, tablettes, ). Le contact frontal avec les profs est parfois insuffisant, il y en a beaucoup d’étudiants qui décrochent cela permet de raccrocher et de varier les canaux d’informations parce qu’il y a ce que le prof dit y a des parfois des images ou des films. Ça maintient la tension quand elle fluctue.

De plus en plus de recherche a été faite, quelques écoles ont commencé à tester l’école via internet. Est-ce le cas de votre école ? Qu’en pensez-vous ? Cours de e-learning il n’y pas du tout. Ce qui existe, c’est l’application smartschool qu’on retrouve dans beaucoup d’écoles qui permet de retrouver ce qu’on a dans le journal de classe, les programmations des cours. L’interface n’est pas conviviale. Beaucoup de profs acceptent de communiquer avec les élèves via les réseaux sociaux ou ils ont des sites ou des programmes exprès pour les cours. Ce n’est pas fait par l’école, mais individuellement les profs le font.

Est-ce que certains élèves ont plus de difficulté avec cette technologie comparativement à d’autres ? Non généralement, c’est les professeurs qui ont des difficultés que les élèves.

Est-ce que ce type de formation pourrait être une solution au problème de gestion de classe que nous retrouvons de plus en plus dans les écoles ? (Par rapport au TBI) C’est plus au niveau de l’apprentissage même, malheureusement, je pense dans les groupes classes de 20 élèves quand il y a des professeurs débutants qu’il n’a pas l’expérience ou l’émotion. On peut très bien préparer un très bon cours, malheureusement, je pense que si ça ne fonctionne pas ça ne fonctionne pas. C’est deux réalités différentes.

Serait plus intéressant pour vous d’avoir plus de temps pour créer de nouvelle façon d’enseigner et activité plutôt que d’être dans une classe et à répéter les mêmes informations ? Quitte à diminuer le temps passé avec les élèves ? Est-ce que ce type d’apprentissage pourrait intéresser et capter plus l’attention des élèves ? Oui, ça se fait de plus en plus et à différents niveaux et là, je pense que l’outil informatique peut aider et je pense que ça se fait de plus en plus au Canada qu’ici d’ailleurs. C’est-à-dire on travaille plus sur des intelligences multiples sur le fait de travailler en intégration avec des élèves qui ont des problèmes dyscalculie , dysorthographie, dyslexie, des enfants qui ont un problème type syndrome d’Asperger , des enfants qui ont parfois un frein dans certains apprentissages et le fait de passer par d’autres canaux d’apprentissage, ça je pense que ça peut aider et oui c’est que ça peut aider et notamment des élèves qui ont des problèmes dysgraphiques peuvent travailler sur des tablettes durant les cours. On a des élèves « du style Yassine » qui ont des feuilles dans tous les sens justement l’outil informatique peut ranger automatiquement des choses comme ça. À ce niveau-là, c’est une bonne chose, et c’est une toute nouvelle manière d’appréhender le métier, effectivement les élèves qui ont des problèmes « x » peuvent maintenant demander les cours en PDF et de demander aux professeurs de les envoyés. Sa demande un apprentissage, tout le monde, n’est pas au point par rapport à ça, les professeurs sont parfois réticents et ça change leurs manières qu’ils ont.

C’est plus un apprentissage pour le professeur que l’élève ? Je pense que pour l’élève c’est plus instinctif parce qu’ils sont nés dedans. J’ai quarante ans, j’ai un âge moyen pour un prof. Mais je ne suis pas du tout née là-dedans.

Est-ce que cela pourrait être néfaste concernant les acquis sociaux des étudiants ? Alors je pense que toute façon, moi je donne des cours pratiques. Que de toute façon l’entièreté des cours à domicile ce n’est pas possible, ou alors peut-être en humanité générale quoique même il y a des cours d’éducations physiques un petit peu compliqués de faire la gym devant son écran ce n’est pas extrêmement motivant où nager dans sa baignoire, fin je ne sais pas comment on fait. Donc je pense que l’entièreté des cours ça ne sera pas possible, je pense aussi que ça demanderait une discipline personnelle, les cours e-learning que tous les élèves n’ont pas. C’est-à-dire, tu leur dis étudie par toi-même à la maison, y a des élèves qui font ça pour le jury-central ce genre de choses là y a des personnes auxquelles ça ne leur convient pas du tout ça me parait quand même d’aller vraiment loin peut-être de filmer les cours pour les revoir si on est plutôt quelqu’un d’auditif ou des choses comme ça pourrait être une bonne chose. J’ai du mal à imaginer qu’on puisse vraiment être complément chez soi pour recevoir les cours.

Explication de notre idée par à l’hologramme, aux capteurs, les parents. Oui alors je pense que ça serait un frein au niveau social parce qu’il y a énormément de choses qui se passe en interactions que ça soit dans la classe, dans la récréation, sur les temps de midi, le travail en binôme, mais pas que dans l’apprentissage scolaire, dans l’apprentissage social qui sont également fondamental pour les élèves et pour les enfants au niveau de la socialisation.

Avez-vous remarqué une différence dans l’apprentissage lorsque nous sortant d’un cadre magistral des cours classiques? Lorsque vous faites des jeux ou des activités de groupe par exemple. On insiste beaucoup pour faire des apprentissages qui ne sont justement pas magistraux, les deux ont de l’intérêt. Maintenant, apprendre uniquement par des mises en situation jeux sans faire un retour aux théoriques ça n’a pas de sens parce qui va intéresser l’élève c’est le jeu c’est clair. Mise en situation ce qui intéresse l’élève c’est de faire du théâtre, fin si on ne fait pas un parallèle avec de la matière théorique dans l’immédiat, on ne va nulle part. À côté ça, pour revenir aux différents canaux d’apprentissages c’est pas mal de varier de faire une cour magistrale, des cours pratiques à côté de ça faire un jeu ça permet de mettre en application ce qu’il a appris. Dans l’inverse s’il apprend tout par cœur et n’a pas compris. Donc l’un ne va pas sans l’autre. Ce sont différents canaux d’apprentissage qui se renforce mutuellement.

Nous savons qu’il y a plusieurs types d’apprenants, des étudiants plus auditifs ou visuels par exemple. Vous êtes-vous souvent dans votre carrière retrouvez face à des élèves ayant besoin d’autres techniques d’enseignement que ceux classiquement donnés vous forçant à sortir de votre zone de confort en termes d’enseignement? Exemple qui a besoin de toucher. Oui, moi je donne cours en technique de qualification, donc à priori plus quand en humanité générale, des élèves qui apprennent par leurs expériences, ils ont des stages ils ont besoin de voir les choses, quand on vient avec des concepts qui sont uniquement théoriques, ils sont souvent bien gentils ils ne disent pas qu’ils n’ont pas compris, mais après on le voit. Il faut passer par de la pratique.

En termes du pourcentage ? Non c’est variable d’une classe à l’autre et d’un cours à l’autre et parfois on explique et parfois on explique un truc théorique celui qui est à l’Ouest qui sort une question parfaitement pertinente et à tout à fait bien compris, ça dépend d’un jour à l’autre. Ça dépend de la théorie des prérequis d’élèves, je pense que beaucoup de choses qui sont au niveau compréhension, capacité d’abstraction qui ne sont pas du domaine de l’école, mais de ce que l’enfant a déjà acquis chez lui de la façon dont il vit, la façon dont il a été éduqué.

La Belgique étant de cultures diversifiées, est-ce arrivé de devoir revoir votre manière de donnée classe pour certains élèves requièrent des besoins spécifiques ?Alors, tout d’abord il y a la règle des 18 fois, quand on n’a pas répété 18 fois un truc aux élèves on peut s’attendre à ce qu’ils n’ont pas retenu ça c’est une première chose. Oui j’essaye de réexpliquer les choses, c’est intuitif souvent c’est difficile de comprendre comment un élève fonctionne. Je connais « Yasmina » je sais qu’il y avait des tas de choses que tu devais réécrire et pour les acquérir. Mais chacun a ses canaux d’apprentissage privilégié et doit trouver lui-même, ou les logopèdes neuropsychologue s’y mettent c’est des beaucoup de séances pour comprendre comment un élève fonctionne. Alors quand on à 20 en classe et gérer une matière c’est très compliqué de faire individuellement pour chacun. Du coup oui on essaye, mais en tant que professeurs c’est se mettre une mission impossible que ce dire on va trouver le canal d’apprentissage qui convient à chacun.

Adaptations intuitif ? En tant qu’humain on comprend comment fonctionne et s’adapter.
Y a des neuropsychologues et logopèdes qui se spécialise justement dans les outils informatiques spécifiques qui peuvent aider chaque élève en fonction de ses difficultés, mais donc c’est un travail individuel qui se fait sur de nombreuses séances pour tester ce qui convient pour chaque élève. Demander aux professeurs de s’adapter à ça, je pense que c’est faisable notamment en donner cours sous format informatiques, mais par contre lui demander à lui de faire un diagnostic pour chaque élève ça ce n’est pas possible. Ce n’est pas son métier.

Lorsque vous enseignez, vous avez nécessairement des étudiants comprenant la matière de manière différente. Lorsque vous devez répéter celle-ci cherchez-vous à modifier la façon que vous l’enseigner ? Explication orale, visuelle ou graphique ou geste.

Revenir aux 18 Fois, vous les formulez à chaque fois autrement ?
Oui de nouveau c’est intuitif, la chose que l’étudiant comprend très bien c’est vous n’avez rien à faire pour demain ou vous êtes licenciée ça il suffit d’une fois.

Quel type d’évaluation privilégiez-vous ? Pourquoi ? Moi je privilégie les évaluations certificatives plutôt que formatives quitte à dire « parfait je l’annule manifestement personne n’a rien compris et on refait une nouvelle interrogation », mais là c’est pour toucher la motivation de l’élève qui est fondamentalement plus importante que la compréhension de la matière voilà, il faut être honnête l’envie de l’élève c’est de réussir, mais tout ne l’intéresse pas tout le temps je pense qu’il y a des choses dans tous les cours qui l’intéresse et qui marque, mais pour avoir vraiment une connaissance de la matière il nécessite d’étudier comprendre et savoir ne s’est pas du tout la même chose. Et quand on dit c’est formatif souvent l’élève entend chouette je ne dois pas étudier. Alors par contre oral, écrit ça dépend un peu.

Faites-vous parfois des changements dans celle-ci ? Voyez-vous une différence de résultat ? Ah, mais si on veut mettre tout le monde en échec c’est très facile, c’est évident. De toute façon les vraies ou faux avec des phrases « tarabiscotées » et des doubles négations des trucs comme ça. Honnêtement pour moi c’est de la connerie finie, la seule chose qu’on évalue quand on fait c’est la capacité de l’élève à maîtriser le français et certainement pas la connaissance qu’il a du cours. Donc vraiment je déteste ce système d’évaluation. Je préfère beaucoup plus travailler via des questions ouvertes qui donnent une meilleure vision de ce que l’élève a compris ou pas. Donc oui ça je pense qu’effectivement on peut plus ou moins simplifié ou complexifier une évaluation sur la matière. À partir du moment où toute la classe présente la même évaluation ou lorsqu’on fait des interrogations orales avec des questionnaires différents et l’élève, tire au sort, ou prépare le questionnaire à l’avance. Là on est sur quelque chose d’objectif. Effectivement quand on interroge chaque élève dans la manière dont on a envie de l’interroger et qu’on n’a pas préparé à l’avance quelque chose d’égal pour tout le monde. Alors oui ça rentre dans quelque chose de partial qui n’est pas juste.

Voyez-vous des faiblesses dans notre projet quant à la révolution de l’enseignement ? Le coup, le fait qu’il y a toujours une inégalité sociale entre les étudiants qui va être probablement plus marquée. Qui se marque moins quand on arrive dans un bâtiment où finalement tout le monde est ensemble. Un élève qui n’a pas le chauffage chez lui et qu’en hiver il doit rester devant son ordinateur ça serait quand même violent. Je pense que c’est surtout ça serait un niveau social pas uniquement au niveau du bien-être, mais au niveau de l’apprentissage de la vie en groupe. Et alors avec toute les dérive que ça entraînent d’être finalement tout le temps dans les écrans aussi la concentration je ne suis pas sûr que tout le temps être stimuler par un écran n’est pas forcément une bonne chose. De toute façon aucun système n’est parfait.

Comment voyez-vous l’enseignement dans 10 ans ? Je ne sais pas bien, ils nous parlent beaucoup du pacte d’excellence qui pour le moment un quand même très flou. Je ne sais pas idéalement, moi j’aimerais bien un système qui aille vers beaucoup moins de redoublement. J’aime bien système suisse. Ils ont par classes de 24, à partir du moment où l’élève est en difficulté on le fait passer dans une classe 7, 8 élèves, mais qui travaille en parallèle pour avoir le même programme. Et si l’élève arrive à remonter, à ce moment-là des méthodes plus individualiser on le réoriente vers des classes moyennes. En Belgique aussi il y ce genre de système « PIA » les plans individualisés d’apprentissages, c’est les enfants qui ont des difficultés en première sont normalement mieux suivis en deuxième. Alors à 24 je ne sais pas très bien comment on fait. Ça dépend des écoles aussi, y en a-ils les gardent dans des classes et dit juste qu’il y a une Pilar et alors pendant le conseil de classe on regarde ce qu’on a fait. Ce n’est pas encore suffisamment au point, je pense qu’il y a une manière dont on donne les ressources financières qui ne sont peut-être pas très optimales ici en Belgique. On a supprimé le redoublement en 1 secondaire et puis j’entends les résultats en deuxième pour le CED1D qui sont catastrophiques, donc supprimer le redoublement de manière automatique comme ça n’est pas une solution. Je trouve qu’on retourne dans le travers, quand je disais que je préférais faire des interrogations certificatives l’élève de première à très bien compris si on lui dit tu ne redoubles pas c’est bon il ne fera rien. Et donc finalement cette motivation-là elle existe, mais en Belgique 70% des élèves sortent avec au moins une année de retard y a que 30% des élèves qui sortent à 18 ans à la fin des humanités ce n’est pas normal c’est trop. Là je suis titulaire d’une classe en 5 années, j’ai vu qu’il y avait une élève qui était née sur les 17 en 2002 donc qui était dans l’année de son âge. Quand j’ai discuté avec elle, elle me dit qu’elle commencé avec une d’avance et à doubler 1 fois. Même elle en faite à recommencer et c’est énorme y aucun élève qui aime recommencer. Alors on choisit parfois le redoublement en se disant ça va lui faire du bien ça va l’aider c’est souvent le cas, mais c’est très coûteux au niveau de l’enseignement et pas agréable au niveau de l’estime de soi, au niveau de la construction des études supérieures, mais si on termine à 21-22 ans, ça fait tard pour commencer des études supérieures donc voilà c’est surtout à ce niveau-là. Trouver des solutions qui soient réalistes adaptés, je ne sais pas si c’est la culture belge qui fait ça. Quand on n’est pas dans une menace de sanctions, on se laisse aller.

Pensez-vous que cette technologie pourrait remplacer votre métier ? Non je ne pense pas, non je ne crois pas. Je ne pense pas que la robotique va nous dépasser. Fin la manière dont je vois le futur je pense qu’on va aller vers une décroissance vers moins de technologie, car on n’y arrivera pas et même si dans une période de croissance alors je crois qu’on travaillerait probablement moins. D’une autre manière, mais ça ne remplacerait pas. Ça ne m’inquiète pas.

La maison du futur

Living tomorrow, qu’est ce que c’est?

C’est un établissement qui a été créé en 1995 par Bill Gates qui lui a d’ailleurs donné son nom. Cette structure à la mission de présenter la technologie que nous pourrions retrouver dans 5 ans au coeur de notre quotidien. En 2003, les Pays-Bas ont fait également une structure similaire à celle retrouvée à Vilvoorde. Ils ont pris part à plusieurs projets d’innovations en terme d’urbanisme, par exemple ils ont participé à la construction d’une maison pour personnes âgées, maison de retraite dans laquelle il y avait plusieurs types de technologie. La pratique a soulevé plusieurs problèmes auxquels ils ne s’attendaient pas notamment au sujet de la reconnaissance des empreintes digitales. La peau des personnes âgées se détériore rapidement donc ils devaient changer la reconnaissance tous les 3 mois ce qui est inconcevable dans le quotidien.

Il y a deux parties à Living Tomorrow: Tomorrow Lab (les créateurs) et Living Tomorrow. Les créateurs cherchent à faire des prévisions dans le futur tout en restant dans le concret et le possible. Pourquoi? Tout simplement parce que le matériel coûte cher. Les prévisions comprends un délai d’évolution de 5 ans.

    • Actuellement, les évolutions sont axés sur deux grands principes :

    • L’intelligence artificielle: par exemple, dans le jeux de go, l’ordinateur perdait la première partie et gagnait les quatre suivantes contre le champion mondiale.
    • La singularité: par exemple un échange de pommes entre deux IA qui lorsqu’il n’y avait plus de pomme, elles commençaient à s’entre-tuer comme les mammifères le feraient, c’est un phénomène qui pourrait arriver vers 2035-2040.

     

  • Les créateurs de Tomorrow Lab prévoient que la majorité du travail serait remplacé sauf pour les métiers plus créatifs et liés aux émotions.

    Notre futur maison

    La première chose que nous avons vu dans la maison du futur est la porte d’entrée. Lorsque le facteur vient avec un colis, il scanne les paquets devant la borne NFC qui lui confirme l’adresse, le contenu et dans quelle boite le déposer, cette dernière s’ouvre selon l’information récupérée en le scannant. Ce système permet aussi de déposer de la nourriture avec des frigos et aussi du linge pour le nettoyeur. En Allemagne, ils utilisent déjà ce type d’innovation.

    La cuisine

    Dans la cuisine nous retrouvions un t-shirt avec de la réalité augmentée qui sert à enseigner l’anatomie humaine, ce qui est particulièrement intéressant pour l’enseignement du futur. Il y avait aussi un meuble de cuisine en corian qui est une matière déjà utilisée mais puisqu’elle est composée d’une matière assez cher à produire, il n’est pas encore accessible à tous. Ce meuble a été créé par Zaaride, un architecte. L’avantage c’est qu’il peut se travailler comme le bois, et qu’il est thermoformable à 135°C. Ce qui lui permet de reprendre sa forme après avoir été coupé et de retrouver son état lisse et ainsi empêcher les bactéries de se retrouver dans les entailles de la planche à découper. Il est également translucide et donc on peut y incorporer des Leds pour pouvoir inscrire sur le meuble comme un post-it pour laisser des messages à la famille.

    @Maryline Brault

    Il y avait aussi un écran tactile qui permettait de lister ce qu’on avait dans les armoires et le frigo pour permettre de composer la liste de course et savoir ce qu’il contenait mais également racheter en fonction de ce qui manque. Il était aussi équipé de la vérification de la péremption des aliments, qui indique leur température.

  • Le guide nous a ensuite présenté la maison intelligente qui s’adapte à nos habitudes de vie après plusieurs jours. Par exemple la bouteille de vin, musique douce, lumière tamisée tous les soirs, un jour, il suffira juste de prendre la bouteille de vin et la maison va faire le reste toute seule. Les fruits et légumes ont leur information imprimé avec de l’amidon qui permettait d’avoir de l’information sur les fruits de saison et leur provenance. Samsung utilise déjà le frigo avec une caméra intégrée.
  • Le frigo donne aussi des recettes en se basant sur les aliments qu’il reste. Les recettes peuvent être envoyées vers la télévision et contrôler avec le bracelet MYO. Le bracelet MYO est un bracelet qui enregistre les muscles utilisés. Il est déjà utilisé pour les prothèses, par exemple une personne ayant une prothèse pour la main va avoir ce bracelet sur son avant-bras qui, avec les mouvements de ses muscles et nerfs vont faire bouger la main électronique. Armin Van Buuren, DJ, utilise ce système pour gérer l’éclairage sur scène.

    Alexia

    Alexia est une enceinte sonore qui permet de rechercher vocalement des informations via Internet. Celle-ci est vendue par Amazon. Alexia écoute en permanence donc il faut faire attention à la vie privée. Il est possible de bloquer l’écoute d’Alexia via un code de sécurité qui est souvent désactivé dans le quotidien de son utilisation. il s’agit donc d’un volet éthique discutable.

    Chambre d’enfant

    Le lit Moby

    @Maryline Brault

    Il s’agit d’un lit connecté avec un filtre à air qui créé une bulle d’air filtré. Utile pour les personnes ayant des problèmes pulmonaires. Ce procédé est déjà utilisé dans les hôpitaux notamment pour les enfants qui ne veulent pas utiliser les masques à oxygène et à médication. Sur le lit, il y avait des taies d’oreiller, qui ont été imprimés en 3D qui permettaient grâce à leurs microbulles de réduire le taux d’acarien

    dans les oreilles et donc d’aider les personnes qui en étaient allergiques.

    Salle de bain

    @Maryline Brault

    Lorsqu’on se mettait sur la dalle qui se trouvait au sol, un écran nous permettait de voir notre rythme cardiaque et d’autres informations qui permettent d’aider à faire des vérifications plus régulières au niveau médical afin d’avoir un meilleur suivi. L’écran permet aussi de pouvoir prendre directement un rendez-vous avec le médecin s’il y a un dérèglement. La ville de Dubai, veut lancer ce projet ultérieurement.

    Dans la salle de bain, on pouvait aussi retrouver un pacemaker (pour le cœur) et (pour Parkinson), la batterie avait une durée de 10 ans et ils ont l’intention de faire des batteries rechargeables via une injection d’électrolyte. Des capsules à avaler pour faire le test de gastro-intestinale.

    @Maryline Brault

    La toilette connectée permet d’analyser l’urine et les excréments. Notamment de prévenir du cancer du colon car la toilette peut détecter même une seule goutte de sang. Elle permet également de vérifier les carences alimentaires et peut être reliée à la cuisine pour faire des repas en conséquence pour aider les carences de la personne.

    Le médicament en amidon peut être digéré et permet d’assurer la prise de médicament notamment pour les personnes atteintes d’Alzheimer qui oubliaient la prise de leur médicament. Le médicament contient une puce reliée aux GSM de la personne qui permet d’éteindre l’alarme de la prise de médicament une fois digéré par le système gastrique. Cela permet de vérifier par les assurances notamment qu’en cas d’accident la personne à bien pris (ou pas) son médicament.

    Impression 3D

    La fabrication d’outil en 3D peut être construite en une fois sans avoir de petites particules. Ceci est aussi une évolution que nous allons voir de plus en plus dans un futur proche. De nos jours, les pièces d’avions sont créés en acier avec des imprimantes 3D. Un projet d’un avion transparent entièrement imprimé en 3D est encore en développement. Des tests de vol ont déjà été fait sur le prototype. On y voit également une grande utilisation dans le domaine médical. Lorsqu’il y a une fracture, la structure imprimée en trois dimensions permettra le soutien de la fracture jusqu’à sa guérison et par la suite, les médecins n’auront pas à rouvrir la plaie pour l’enlever puisqu’il sera absorbé par le corps.

    Réseau électrique intelligent

    Celui-ci fonctionne grâce à des capteurs qui permettent la détection de mouvements dans la lumière des routes, les rond-points, les lampadaires, les abribus, les passages piétons.

    Ce réseau est équipé d’un système qui permet de le recharger pendant la journée. La route aussi peut changer de luminosité selon le degré de luminosité extérieure et de la température.

    Nous retrouvons également, le drone médicale. Ceux-ci sont tous équipés de défibrillateurs. Le modèle standard vole à une vitesse de 120 km/h et les nouveaux modèles à 220 km/h. Au Pays-Bas, les coordonnées du GPS sont directement transmises au drône pour lui permettre d’arriver plus vite sur les lieux. En Belgique, les coordonnées ne sont pas transmises pour raison de transmission d’informations personnelles. Le projet va sortir dans un ou deux ans sur le marché.

    Agriculture intelligente

    L’agriculture intelligente a été aménagée sous forme de jardins sur les toits qui sont survolés par des drones pour contrôler et surveiller la croissance des champs et ils permettent de vérifier le taux de chlorophylle dans les plantes.

    @Maryline Brault

    La culture de plante qui est à la mode en ce moment et qui pourrait apporter de nombreuses solutions serait celle de l’algue, on observe notamment qu’il existe déjà un réacteur d’algues, utilisé à Anvers. Son utilisation en agriculture se définit par un mélange d’algues, d’eau et de dioxyde dans un sac qui permet la reproduction des algues, ainsi que sa production dans les milieux arides et difficilement cultivables. Elle permet aussi une production plus rapide. Nous pouvons également l’utiliser comme carburant. C’est aussi utilisé dans l’agriculture pour nourrir les crevettes en Belgique.

    @Maryline Brault

    Dans le domaine de l’élevage, il existe un appareil dénommé le moniteur de toux de porc qui fonctionne comme un micro pour prévenir le fermier de l’état de ses bêtes. Si beaucoup d’animaux sont malades une alarme est déclenchée pour informer le fermier de soigner ses bêtes. Cela permet de réduire l’utilisation des antibiotiques.

    Qui sont les principaux intéressés?

    Le public cible de Living Tomorrow est composé en grande partie des entreprises puisque les installations permettent d’organiser des évènements qui les concernent et cela leur permet aussi d’avoir une collaboration future avec eux. Cela ne les empêche pas d’accueillir aussi des classes comme la nôtre ou des plus jeunes puisque lors de notre visite, une classe de primaire allait aussi visiter le lieu.

    La visite guidées de Living Tomorrow incluent des visites de certaines parties du bâtiment. Le guide a d’abord présenté le lieu en parlant des créations de l’établissement, ses projets et ses objectifs. Ensuite, il a nous conduit dans différentes parties de l’exposition en nous expliquant les différentes technologies mises en place avec leur avantages et leurs inconvénients.

    Notre présence dans cette visite s’intégrait au cadre de notre cours de Creative Lab et permettait de nous présenter des innovations qui existent mais qui ne sont pas encore à la portée de tous. Ces innovations sont intéressantes parce qu’elles permettent d’améliorer le quotidien, chacune à sa façon.

    Il y a deux points de cette visite qui nous interpellés.

    • Le premier, toutes ces technologies pourraient être accessibles à tous si les coûts n’étaient pas si importants, il y a des équipes de chercheurs au sein de leur bâtiment avec lesquelles ils collaborent. Alors pourquoi, n’ont-ils pas encore trouver comment pallier à ce facteur? ou plutôt pourquoi ne mettent-ils pas des chercheurs sur le coup?
    • Deuxième point, toutes ces technologies existent déjà certes, il faudra du temps pour qu’elles soient vraiment utilisées par le plus grand nombre mais comme elles existent c’est contradictoire avec l’esprit de living tomorrow qui considère que ce sont des avancées futures.
    • Living tomorrow présentent des technologies innovantes, la plupart étaient en lien avec le monde du digital. La protection de la vie privée et des données personnelles serais un enjeux dans la majorité de ses évolutions. Comme la plupart de ces technologies recueillent des données, écoutent en permanence ou sont même équipées de caméra, la question qu’on pourrait se poser serait où vont toutes ses données collectées et quel est l’usage qui en est fait? Et puis qu’est-ce qui nous protégerait des hackers qui pourraient prendre le contrôle total de notre maison?

    Également, l’établissement parle beaucoup du futur au niveau numérique mais le futur pourrait également inclure un retour à la nature. De nombreux citoyens prennent déjà l’initiative de faire leurs propres plantations. De même que dans certaines écoles, nous pouvons retrouver des potagers dans la cour de récréation, notamment à l’école maternelle Des Marolles. École dont la pédagogie inclut des sorties en forêt ce qui permet la création de liens avec la nature ainsi qu’une implication plus active dans le monde qui les entoure.  Les gens sont d’un naturel méfiant par rapport à tout ce qui tourne autour de la technologie, donc il est fort possible que tout ce qui concerne le monde digital et l’informatique s’inclut dans notre vie mais pas de manière aussi prédominante et ouverte sur l’information personnelle et public.

    Pour améliorer la visite de son établissement, Living Tomorrow pourrait présenté l’évolution de ces innovations dans 10 ans, montrer les conséquences possibles que ces technologies vont apporter sur l’ensemble du système économique et social. Il pourrait également faire des simulations d’une société avec l’ensemble des technologies proposées et amener un propos plus critique sur les technologies. Si elles existent pourquoi ne sont-elle pas plus utilisées? Il serait également intéressant de parler de ce qui n’est pas encore en place parce que leurs chercheurs travaillent déjà dessus, ce que nous avons vu était déjà utilisable et en construction.

    Outre Living Tomorrow

    Comparer à BelExpo, le public visé est plus vaste, l’objectif de l’exposition n’amènent pas tout à fait le même message malgré qu’il y ait aussi la partie écologie mais pas seulement.

    Nous pouvons faire des liens avec plusieurs cours que nous avons à l’ISFSC.

    • Le cours de scénarisation interactive puisque beaucoup des technologies présentées peuvent interagir entre elles et qu’il y a vraiment un travail de scénarisation derrière. Le cours de gestion de projet de par la diversité d’idées et de la mise en place ainsi que l’expérience utilisateur de la visite qui sont tous des éléments que l’on peut prendre en compte dans notre projet d’année.
    • Nous retrouvons aussi des liens avec le cours de plateforme collaborative car les innovations sont parfois plus avancées qu’on ne le croit et dans le cadre de notre innovation, les technologies qui seront présentes dans 10 ans sont parfois déjà en création maintenant. Cette visite nous fait réaliser que la technologie change mais pas aussi vite qu’on pourrait le croire.
    • Pour le cours de Creative Lab, nous pouvons faire un lien avec notre visite libre, Kikk in town, qui proposait dans le Market des activités visionnaires sur l’évolution du digital. Nous avons retrouvé le même type d’informations innovantes lors du salon de Digital First. Il y avait beaucoup d’activités dans la même ligne directrice que se voulait la visite de Living tomorrow soit la nouveauté, le futur et l’innovation en matière de vie quotidienne.

    Maryline Brault
    Elodie Rits

    Sources

    LIVING TOMORROW. Notre manière de vivre de demain dépend de ce que nous faisons aujourd’hui. Living Tomorrow, 2018. Disponible sur : https://www.livingtomorrow.com/fr (consulté le 18 décembre 2018)

    COORDINATION SOCIALE DES MAROLLES DE BRUXELLES. Ecole maternelle de la Marolle. 2018. Disponible sur : https://www.lesmarolles.be/liste-des-associations-et-services/ecole-de-la-marolle (consulté le 18 décembre 2018)

Fiche métier – Graphiste

Nom générique et appellation

Graphiste, Graphic designer, Infographiste, Computer graphics designer, Concepteur-graphiste, Web design, Animateur graphique, Motion design, Conception du mouvement, Motion graphics design, Technicien de l’image et du son, Graphiste Web

Description abrégée du métier

Avant toute chose, le graphiste est là pour traduire des idées en images. Il va élaborer l’univers graphique d’un produit et/ou d’une entreprise et lui donner son identité visuelle. Qu’il s’agisse de secteurs différents comme la communication, la presse, l’édition ou encore la publicité, son rôle principal reste le même bien qu’il doive veiller à respecter les exigences et autres particularités liées à chacun d’entre eux.

Description détaillée du métier

Le graphiste est chargé de concevoir et réaliser une image, un ensemble visuel pour représenter une idée, un produit ou une marque et participer ainsi à l’identité de l’entreprise ou d’un projet.

Dans un premier temps, le graphiste rencontre son interlocuteur pour identifier et analyser sa demande. Cela va lui permettre de prendre connaissance du message qu’il va devoir transmettre. Sous les directives que lui aura donner le client, il va alors pouvoir passer à la seconde étape de son travail qui consiste à l’élaboration d’ébauches, de croquis qui permettront d’illustrer les idées voulues.

Pour transmettre son message, le graphiste va utiliser plusieurs procédés : le dessin, les couleurs, les typographies et ce, tout aussi bien avec un crayon qu’une souris d’ordinateur.
Concrètement, son rôle sera de créer un visuel cohérent et accrocheur pour le message que le client souhaite transmettre. Il pourra ainsi concevoir des logos, du matériel promotionnel (affiches, flyers, cartes de visite, etc.), des couvertures d’ouvrages ou du packaging. Il pourra également réaliser la mise en page ou la charte graphique de logiciel ou de site internet. Dans ces cas là, il sera amené à collaborer avec le webdesigner pour créer des écrans ou des interfaces. Très proche de l’opérateur PAO (Publication Assistée par Ordinateur) et de l’infographiste, il travaillera également souvent en étroite collaboration avec ces professionnels du graphisme.

Une fois le commanditaire du projet satisfait du travail du graphiste, ce dernier pourra être amené à assurer le suivi de la production (fabrication, impression). Le graphiste assure donc plusieurs missions, de la réception du concept à la livraison du projet tout en respectant les exigences et les demandes du client.

Si dans une grande agence son rôle peut se limiter à trouver une idée puis la traduire simplement par une image avant de confier le projet à d’autres professionnels, dans une petite structure, il est souvent amené à prendre part à toutes les étapes de la réalisation. Il doit alors faire preuve de polyvalence.

Entre infographiste et graphiste la frontière est floue. Né des nouvelles technologies de l’information, l’infographiste se définit comme « graphiste en informatique » .Le graphiste a un rôle plus général mais toutefois similaire car ses compétences sont censées s’étendre au-delà de l’outil informatique (peinture, dessin,etc). Le graphiste joue donc un rôle davantage artistique/créatif là où l’infographiste est plutôt exécutant.

L’infographiste peut intervenir dans différents domaines:

  • Le marketing : L’infographiste travaille à définir l’environnement marketing d’une entreprise, d’une marque, etc. Il doit étudier les valeurs mises en avant par son employeur et les faire transparaître dans la charte graphique. Pour cela, il doit donc faire un ensemble de choix visuels et mettre en place une stratégie marketing sur l’ensemble des supports de communications de la marque.
  • L’audiovisuel : II est surtout chargé de créer des génériques, d’intégrer des effets spéciaux ou de participer à la réalisation de dessins animés.
  • Les jeux vidéos : Il intervient à différentes étapes au niveau de la mise en forme des images et de leurs enchaînements. Il peut même se spécialiser dans une discipline en particulier : personnages, décors, mouvement, lumière, etc.
  • La publicité ou l’édition : Il se charge de la réalisation de sites internet et crée toutes sortes d’interfaces visuelles, animées ou non.

Le motion designer est également liée au métier de graphiste car il a pour objectif la communication visuelle en passant par l’animation et le graphisme. Assez polyvalent, ce professionnel sait manipuler l’image, le son et les différents éléments de montages et d’animation graphiques comme la typographie, l’audio, l’animation 3D ou 2D, les effets spéciaux et les vidéos. Grâce à cela, il sera à même de réaliser des films de présentation, des clips musicaux ou des messages publicitaires. Il pourra donc travailler dans de nombreux domaines : le cinéma, la publicité, les jeux vidéo ou le web.

Mission : c’est l’objectif du métier

De l’affiche au logo en passant par l’emballage, ce professionnel a pour objectif de donner une identité visuelle forte et claire à chaque produit pour attirer et séduire le public.
“Il est comme le metteur en scène de l’information : il manie les textes et les images pour composer un message clair et efficace. Un as du crayon, doublé d’un virtuose de la souris informatique.”

Activités principales

  • Rencontrer son interlocuteur ou son client pour identifier et analyser sa demande
  • Rédiger le cahier des charges
  • Exprimer la demande du client par la création du moodboard
  • Élaborer des story-boards
  • S’implique dans toutes les étapes de la réalisation : conception, création, exécution (dans le cas du print s’ajoute l’impression)
  • Dans le cas d’un spot télé ou d’autres supports avec un format vidéo:
    • Concevoir des planches de vidéo
    • Rendu des images
    • Montage
    • Étalonnage
    • Encodage
  • Animer des vidéos et intégrer les sons et effets spéciaux
    • Adaptations aux découpages techniques
    • Conception des mouvements
    • Mise en place des effets de transition
  • Participer au montage, à la numérisation, au choix des couleurs, à l’incorporation du texte
  • Assurer les échanges permanents avec le client, mais aussi avec son directeur artistique et éventuellement le rédacteur pour veiller à la bonne conduite du projet

Compétences requises pour le métier

  • Posséder une bonne culture générale
  • Maîtriser les techniques d’illustration, de dessin, de typographie, d’impression, etc.
  • Maîtriser les notions de perspective, de mise en page
  • Pouvoir proposer, synthétiser ou développer une idée originale
  • Avoir le sens des couleurs
  • Allier compétences techniques et fibre artistique
  • Respecter la demande du client
  • Argumenter et défendre ses idées
  • Bien connaître les publics visés
  • Respecter les délais impartis
  • Faire des recherches, se documenter afin de se tenir au courant des derniers logiciels et des dernières techniques sur le marché (outils, tendances graphiques, etc.)
  • Posséder des notions de gestion (indépendant)
  • Maîtriser les logiciels de traitement et de création de l’image, d’animation, de programmation, etc. ( After-Effects, Adobe Première, Illustrator, Photoshop, Flash, Dreamweaver, Indesign, 3DS, Première pro, DVD etc.)
  • Structurer les différents éléments afin de faciliter leur compréhension
  • Tenir compte des contraintes techniques et budgétaires
  • Connaître une ou plusieurs langues (surtout la maîtrise de l’anglais)
  • Doit détenir un des diplômes suivants :
    • Bachelor en Motion Design
    • Maquettiste infographiste multimédia,
    • Communication visuelle,
    • Création digitale,
    • Designer graphique et multimédia,
    • Infographiste jeu vidéo,
    • Designer graphiste,
    • Dessinateur-concepteur option édition multimédia,
    • Dessinateur-concepteur option jeu vidéo,

Qualités humaines requises pour le métier

  • Créativité, imagination
  • Sensibilité artistique
    • Esprit créatif
    • “Sens de l’image”
    • Sens de l’esthétique développé
    • Oeil d’artiste
  • Sens de l’observation
  • Grande curiosité, Être en veille permanente
  • Persévérance
  • Être à l’écoute et savoir communiquer
  • Analyse
  • Capacité d’adaptation par rapport au travail, aux délais mais aussi aux contraintes de clients
  • Résistance au stress
  • Polyvalence
  • Rigueur et précision
  • Rapidité
  • Capacité à travailler en équipe et Leadership
  • Bonnes capacités relationnelles
  • Accepter les critiques
  • Savoir remettre en question son travail

Évolutions du métier

La grande question concernant l’activité de graphiste et la carrière envisagée est de savoir comment l’exercer. Cela peut être en tant qu’indépendant ou alors en tant que salarié.

L’évolution ne se fait donc pas de la même manière en fonction du statut.

Quoi qu’il en soit, les débuts sont souvent difficiles, la concurrence étant importante et le marché plutôt au ralenti.

Du coup, la tendance est soit à la formation soit à la spécialisation.
Certains choisissent d’élargir leurs connaissances afin de mettre plus en avant leur polyvalence.Tandis que d’autres se spécialisent dans une technique donnée afin de montrer leur connaissance approfondie de celle-ci.

Le graphiste freelance doit s’appuyer sur son book avec ses réalisations pour aller démarcher des clients.

Sa réputation et l’excellence de son travail l’aideront à progresser dans le métier et à décrocher des contrats.

Quant au salarié qui débute en agence, il occupe souvent le poste d’assistant directeur artistique ou encore de maquettiste et roughmen avant de franchir petit à petit les étapes.

Le multimédia et, plus particulièrement, le commerce en ligne offrent des perspectives de développement.

Après quelques années d’expérience et une bonne connaissance du marché, l’infographiste pourra reprendre ou créer une entreprise.

Notre définition d’un professionnel du multimédia

Pour moi, un professionnel du multimédia est une personne polyvalente possédant des compétences de base, comme ici le graphisme. Il est également capable de pouvoir réaliser d’autres tâches, le sortant de son champ de compétence. Il arrive à allier différents outils comme des logiciels informatiques mais aussi des techniques plus traditionnelles pour créer d’autres types de supports multimédias.

Il s’informe de tout ce qui existent en matière de multimédia et des différentes techniques de diffusion, des concurrents selon le domaine de la boîte, ou le client qui l’emploi.

Il s’agit aussi d’une personne qui est à l’écoute aussi bien de son client mais aussi de son équipe.

Il a un tempérament d’acier et un esprit d’ouverture puisqu’il doit gérer son temps, son stress et les critiques de son travail.

Il est le jongleur qui a entre ses mains la boule du relationnelle, de la maîtrise et de la créativité et c’est en amenant sa touche personnelle dans cet équilibre qu’il sortira du lot.

Fiche créé par
Maryline BRAULT
Elodie RITS
Laura WIBAUT

Sources

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Annexe : Entrevue réalisée avec Stéphane Maréchal, Infographiste.

« Vous pourriez peut-être nous parler un peu de votre expérience en agence, est-ce que vous avez directement travaillé en agence ou vous avez fait autre chose avant? En fait, j’ai travaillé pendant trois ans en agence à Liège. C’était intéressant car quand on sort des études on n’a pas toujours l’expérience nécessaire donc ça m’a appris pas mal de choses. Je n’ai pas tout de suite fait du graphisme, au départ j’étais web designer. Le graphisme est venu un peu après même si c’est quand même fort lié. En parallèle, j’ai fait un peu de print mais pas beaucoup parce qu’on était une petite équipe de 4 et qu’on avait 3 graphistes qui travaillaient avec moi. Toujours en parallèle de ça, j’ai donné des formations.
En 2010, après cette expérience de trois ans, j’ai décidé de créer ma boîte, elle aura dix ans l’année prochaine. On en est très fier.
Au départ j’étais livré à moi-même, tout en effectuant des formations privées sur le côté, j’étais à la recherche de clients et d’un aspect plus commercial et entrepreneur.
Très honnêtement, au début, je n’étais pas très attiré par le print. C’est après deux, trois ans de web dans la programmation que j’ai décidé de m’y intéresser. En préparant des formations pour des étudiants en print, je me suis également encore plus intéressé à différents outils qui ont fortement changé il y a quelques années. C’est de là qu’est venu l’ouverture de notre département print.

Quel est le nom de votre agence? L’agence s’appelle The good idea compagny, on a changé l’année dernière. Auparavant elle s’appelait Business consult.

Pourquoi vous avez changé? On a changé de nom parce que l’équipe s’agrandit et qu’on a réorganisé nos services et nos activités. Nous avons intégré des nouveaux services que nous n’avions pas par le passé. J’en avais également marre de ce nom que je traînais depuis dix ans et qui n’était pas très funky. Comme la boîte prend un tournant légèrement différent, on a surfé sur la vague de quelque chose d’un peu moins sérieux tout en restant en corporate.

Quel est votre travail dans l’agence ? Quels services offrez-vous ? Alors on fait différentes choses, on a plusieurs pôles d’activités. Il y a, forcément, le pôle print où on réalise toute une série de supports assez classique et variés : cartes de visite, dépliants, brochures, affiches, bilans annuels, rollup, kakémono, bach… ce genre de choses et aussi du print classique, des brochures, des magazines, des catalogues, des journaux, tout ça.
À côté, on a un volet digital, où l’on crée des campagnes digitales sur mesure avec différents outils, soit les médias sociaux, soit les espaces publicitaires digitaux. On a la partie web, où on crée des portails web.
Par le passé, nous nous occupions du développement sur mesure mais on en fait de moins en moins pour éviter d’en faire à terme. On se contente des sites de présentation classique du type WordPress.
Nous avons un pôle marketing et communication où nous sommes davantage sur l’accompagnement de la stratégie globale et l’audit marketing avec le service de positionnement et de stratégie de la marque.
On a un pôle consultance et gestion de projet, où on détache un consultant qui s’occupe de A à Z d’un projet en intégration dans une équipe. Par exemple, on travaille pour Engel & Völkers, un groupe d’agence immobilière prestigieuse mondiale que vous connaissez peut-être. Nous nous occupons de leur branche en France, au Luxembourg et en Belgique. Actuellement nous avons un consultant détaché qui rédige pour eux des articles d’actualités, qui crée des photos, des visuels, des supports, etc. C’est vraiment l’équipe conseil dans la stratégie externe donc c’est l’accompagnement du projet de A à Z.
Pour finir, nous avons le volet de formations et événements. Là, nous accompagnons les entreprises dans le développement de leurs compétences aussi bien en infographie qu’en développement commercial, en marketing, en communication ou en team building. On fait de l’animation d’équipe par le jeu et la communication, surtout en interne. On organise également des événements uniquement corporate.

C’est très varié ! Oui, c’est très varié, mais en fait on tourne à 360 degrés autour du client et de sa communication autant externe qu’interne. Il y a également un pôle vidéo dont je ne vous ai pas parlé parce que ça rentre dans l’agence créative. Pour cela nous travaillons en général avec des collaborateurs spécifiques.
C’est donc effectivement assez varié mais cela reste de la communication. On tourne vraiment autour du client et c’est ça qu’il apprécie car grâce à un interlocuteur, on peut lui offrir une palette de services différents.

Combien d’employés avez-vous dans l’agence ? On est huit à l’agence et nous essayons encore de nous développer.

Donc, quelles sont vos tâches quotidiennes ? C’est particulier, dans une petite entreprise comme ça, je fais beaucoup de commercial et d’administratif. J’essaie de faire de moins en moins de production mais j’y suis malgré tout obligé dans des moments de rush comme maintenant. Aujourd’hui, c’est… pour vous dire je n’ai pas dormi depuis quarante-huit heures, comme ça vous le savez. Nous sommes actuellement sur un projet web qui doit sortir la semaine prochaine, j’y travaille non stop depuis trois jours. Ce qui se passe c’est qu’il faut absolument que ça sorte et personne ne peut m’aider car toute l’équipe est full. Je m’en occupe donc seul.
Je fais également beaucoup de validations. Je reçois des documents de la part des équipes qui travaillent et je valide si ça correspond au message du client.
Ça m’arrive encore de faire du print et je fais pas mal de bénévolat pour aider des associations. Nous travaillons notamment pour le conservatoire de la danse à Bruxelles, pour lequel on crée des supports, des visuels, du partenariat, des contrats de sponsoring, etc. Il y a donc encore pas mal de travail graphique. J’ai un œil assez pointu quand je vois des travaux revenir de mes équipes qui sont superbes mais pas avec la finition que j’espérais. Dans ces cas-là, je les remballe et leur demande de retravailler et peaufiner les documents.C’est rare mais ça arrive.

Es-ce que cela vous arrive dans des gros projets de collaborer avec d’autres agences? Cela nous arrive dans le cas de consultance en gestion de projet. Par exemple, certains clients ont déjà leur agence, ils ont leur graphiste, leur web designer, etc mais par contre ils ne veulent pas s’occuper de la gestion et la coordination des projets. Nous collaborons alors avec ces agences en lien avec le client final pour amener une couche marketing et stratégique.
Par contre, pour les projets que nous réalisons pour nos clients directs, il est très rare qu’on travaille avec d’autres agences. Si on collabore c’est avec des partenaires freelances. Par exemple, notre spécialiste vidéo est un freelance. Nous ne pouvons l’avoir tous les jours donc nous le contactons ponctuellement tout comme notre photographe. C’est des gens avec qui on travaille et collabore mais qui ont leur job et missions de leur côté. Ils viennent s’intégrer dans notre planning quand on en a besoin.

Qu’est ce qui vous a poussé à développer votre propre entreprise ? Alors déjà j’ai des parents qui sont indépendants, cela donne une culture et une mentalité spécifique. Je ne dis pas que c’est bien, au contraire parfois c’est très compliqué par contre, ça donne une vision de la vie qui est un peu différente.
J’ai un caractère très autonome et j’ai besoin d’une grande liberté.
Je ne vous en ai pas parlé mais j’ai travaillé pendant cinq ans dans le ministère de l’enseignement. Je créais des cours et m’occupais de l’infographie pour une cellule qui s’appelle “enseignement à distance” et qui permet d’enseigner à distance aux gens qui ne peuvent pas aller à l’école, aux personnes qui veulent se convertir, pour des parents avec des enfants qui ne savent pas bouger, des prisonniers, etc.
Ce qui m’a également donné envie de créer ma boîte c’est que j’ai besoin de liberté. Je me suis senti enfermé dans ses jobs, aussi bien en agence qu’au ministère.
Quand on est huit heures par jour avec les même « têtes de cons », c’est compliqué s’ils ne nous reviennent pas. C’est chouette de s’entourer d’une bonne équipe quand on est à l’école, on se fait des amis mais c’est parfois un peu différent quand on travaille avec des gens avec qui on ne s’entend pas forcément.
Je vous avoue qu’un jour lorsque j’ai regardé mes collègues râler car je n’avais pas envie de manger avec eux à midi, je me suis dit “non ce n’est pas possible. Je peux pas faire ma vie ici, avec ses gens à qui je n’ai rien à dire, qui ne partagent pas la même passion, la même envie. Si je me démène c’est pour moi.”
Tout ça vient d’une réflexion plus profonde sur la liberté et sur le choix de… parce que je vous assure que quand vous commencez de zéro, les trois premières années c’est vraiment dur. Et même maintenant, après dix ans, il y a encore des mois où on mange des pâtes. Donc ce n’est pas forcément évident mais cela reste malgré tout enrichissant, passionnant et très valorisant. Je vis de ça depuis dix ans et tous les jours je crée mon job et je fais ce que j’ai envie.
Par contre, ce qu’on oublie souvent de dire c’est que quand on crée son job, on se dit “ouah c’est super je travaille quand je veux, je travaille la nuit et pas le week-end » mais dans la réalité, cela ne se passe exactement comme ça. Il y a une énorme pression et beaucoup de contraintes des clients.

Cela vous arrive-t-il souvent de travailler plus de trente-cinq heures par semaine ? Cela m’est arrivé de faire des semaines de quatre-vingt heures. Après chacun fait ses choix, je suis un peu workoolique donc j’ai vraiment besoin de travailler, c’est un moteur. Je connais des confrères qui font leurs huit heures par jour et j’ai une collègue avec qui on travaille à Liège qui preste huit heures par jour. Elle termine à seize heures le vendredi parce qu’elle a des enfants, que ça l’arrange et qu’elle a réussi à cadrer sa vie avec un projet régulier, un mari qui gagne bien sa vie, etc. Cela peut donc également être faisable sans trop de prise de tête. Ce n’est juste pas du tout mon mode de fonctionnement, peut-être qu’il n’est pas bon je ne sais pas mais ce n’est pas mon mode de fonctionnement.

Lorsque vous engagez du nouveau personnel, quelles sont les compétences que vous recherchez ? Alors comme vous avez compris, dans l’agence on fait pas mal de chose. Là on est actuellement en pleine période de recrutement. Notre staff print, designer, graphiste est complet à l’heure actuelle par contre, on cherche un web designer.
Si je devais engager un infographiste demain, les compétences principales qui me paraîtraient intéressantes c’est déjà le style, donc le look et la patte graphique que va amener l’infographiste.
Par exemple, là on travaille avec une de mes anciennes étudiantes, une fille vraiment géniale. Elle comprend tout, tout de suite. C’est aussi une question de feeling, quelqu’un qui comprend tout de suite l’esprit graphique. Ça c’est quelque chose qu’on a ou pas. On peut ne pas l’avoir, c’est mon cas pour être très honnête. Par contre, en étant malin, on peut développer d’autres compétences qui permettent d’être bon. C’est également ça qui est intéressant et qui fait certainement notre différence. C’est peut-être un élément à côté duquel beaucoup d’employeurs passent. Et pourtant ce n’est pas parce qu’on a pas une compétence ou une autre qu’on ne peut pas en développer d’autres pour y palier. Cela j’y crois vraiment.
Une autre chose qui est très importante dans notre métier c’est le respect des délais.
Avoir une maîtrise des délais et des coûts, savoir travailler de manière autonome ou en équipe sont des compétences importantes.
Dans mon entreprise, nous travaillons beaucoup en équipe parce qu’on a des projets sur long terme. Parfois on se passe des documents, on s’échange des données et on a des meetings avec les clients.
Une autre chose à savoir aussi, même si cela peut paraître futile, c’est qu’il faut avoir une bonne présentation. C’est hyper important dans notre milieu. L’année passé, on a engagé une stagiaire qui venait de l’ULB et qui avait des ongles de six cm de longs avec brillants et d’autres trucs. Alors c’est super joli et tout ce qu’on veut pour sortir mais pour aller voir un client, c’est non. En tout cas, c’est mon positionnement d’image de marque qui me permet de dire “Je vais démarcher un client qui est l’Oréal, Coty, …” ce sont des gens qui sont dans cette même philosophie alors pour moi c’est très important.
Après tout le monde a son style. Pour moi, tant qu’il y a un style et une vrai réflexion ça m’intéresse. Il y’a également le feeling qui est très important. Il n’y a rien à faire, je préfère engager quelqu’un qui est un peu moins bon mais avec qui j’ai un super feeling et avec qui je me marre toute la journée que quelqu’un qui est super efficace mais qui m’ennuie, à qui je n’ai pas envie de parler. L’ambiance chez nous c’est vraiment primordial.

Comment vous faites pour vous tenir régulièrement à jour sur des nouveautés, sur des nouvelles technologies et ce genre de chose? Je me tiens à jour parce que j’y suis obligé. Dans notre métier c’est constant. Personnellement, je vais en formation au moins vingt heures par an, c’est à dire souvent deux heures par mois, ce qui est tout de même pas mal.
Elles traitent de domaines bien spécifiques que ce soit le digital, l’infographie, le marketing, le management ou peu importe. Donc, déjà il y a cet aspect formatif. En plus de cela, je suis formateur et donc en contact avec des étudiants en permanence. Ça m’oblige à constamment être formé aux nouveautés, aux mises à jour. Là par exemple on a une grosse mise à jour de la suite Adobe, forcément je suis obligé de me tenir au courant pour savoir expliquer les nouveautés. D’une certaine manière, c’est pour ça que j’y suis obligé. Ca m’embête parfois parce que c’est une contrainte mais d’autre part, c’est positif parce que c’est également enrichissant pour moi.
Puis au fil de dix ans, on fait des rencontres, on s’abonne à des newsletters, on a Facebook, qui est formidable, on a LinkedIn. Des outils comme ça nous permettent, de temps en temps quand on ne s’y attend pas, d’avoir des inputs qui nous permettent de faire un peu de veille technologique. Instagram est formidable, vous tapez “Logo type, Infographie” ou tout ce que vous voulez et vous avez des trucs de dingue qui apparaissent. Vous avez aussi Behance qui est super pour ça. Il y a également plein de magazines : Étape,… enfin je peux en citer plein mais moi j’adore la collection Pyramyd. C’est des chouettes bouquins pour les infographistes. Vous avez Trends tendance qui vous donne un aspect plutôt économique du métier.
À côté de cela, il y’a des salons et conférences : assez souvent le salon de la comm, le salon du marketing,le salon du digital,le salon du web 2.0, le salon des applis mobiles où là il faut participer un peu aussi. Il y a des groupements d’entreprises, des chambres de commerce, où là vous êtes aussi à la rencontre du même secteur.
Par exemple, il y a quinze jours ou trois semaines, c’était la rencontre de meet à Lisbone, un énorme événement qui regroupe tous les professionnels du secteur du web, c’était clairement l’un des événements de l’année. Vraiment c’était un truc de dingue. Moi, je n’y suis pas allé mais j’ai envoyé une collègue.
Donc voilà,il faut avoir envie, ça ne vient pas tout seul. Au début, c’est difficile parce qu’on ne sais pas trop où aller mais après quelques années, ça se fait assez naturellement.
J’ai une collaboration, Pauline que vous connaissez, elle est très forte là dedans, elle fait beaucoup de veille. Elle achète beaucoup de bouquins, c’est quelque chose qu’on voit en cours et elle l’a vraiment bien appliqué. C’est génial, elle a plein de sources et grâce aux forums beaucoup de choses sont gratuites maintenant. Elle s’investit beaucoup, elle lit des articles, elle applique.
Il y a également beaucoup de tutos. Ça c’est également une chouette opportunité. Si vous voulez travailler votre graphisme, je vous conseille d’aller sur une plateforme en ligne qui s’appelle Video2brain. Ca a été racheté par LinkedIn il y a quelques mois et c’est assez incroyable. Avant, c’était Line Art qui était derrière la plateforme en ligne. Ce n’est pas cher, pour les étudiants je crois que c’est 150 euros par an et vous avez des milliers de tutos sur tous les logiciels que vous voulez.

Cela fait dix ans que vous avez créé votre entreprise, comment vous voyez-vous dans l’avenir? C’est une bonne question. Honnêtement, sans vouloir vous décourager parfois je me dis que j’en ai vraiment marre et que j’ai envie de faire autre chose. Je suis quelqu’un qui aime bien le changement, j’ai aussi envie de voyager, ce que je n’ai pas l’occasion de faire beaucoup malheureusement. Enfin, un peu plus que la moyenne des gens mais pas suffisamment.
Comment je me vois ? Très honnêtement, j’ai envie de moins travailler. Ça fait dix ans que je travaille vraiment, vraiment, vraiment beaucoup, sept jours sur sept. Ça représente vraiment une grosse masse de travail et c’est assez épuisant. Je me rends compte que je n’ai pas utilisé la bonne stratégie, faire un démarrage lent et serein plutôt qu’un démarrage sur les chapeaux de roues.
La première année je faisais déjà mon chiffre d’affaires et j’étais content. J’avoue que là, dans les dix ans à venir je ne sais pas vous dire, dans les cinq ans, je me vois bien engager encore deux-trois personnes qui s’occuperont des choses que j’ai plus du tout envie de faire. Je pourrai ainsi me libérer un peu de certaines contraintes et faire vraiment ce que j’aime bien et ce qui m’éclate. Ce ne sera pas tout à fait le cas et c’est normal car en tant que dirigeant d’entreprise, vous faites jamais vraiment des trucs qui vous plaisent. Vous récupérez le savoir des autres, vous assumez donc c’est très sympa mais parfois c’est un peu pesant. Enfin voilà, j’ai vraiment cet objectif d’alléger mes semaines et pouvoir avoir de vrais week-ends comme tout le monde et pouvoir dire à tout le monde le vendredi “salut à lundi” ce qui ne m’est pas arrivé depuis dix ans.

Quel genre de conseil donneriez-vous à un jeune qui se lancerait dans le graphisme et qui débuterait ? Le conseil que je lui donnerais c’est “Vas-y!”. Je vous raconte quand même la petite histoire, je pense que c’est important. Quand je me suis lancé, j’avais un CDI, j’étais dans mon agence. Tous les organismes que j’ai rencontrés, que ce soit l’ONEM, Actiris, le Forem, le guichet d’entreprise, la Cantal, peu importe, ils m’ont tous dit “Mais t’es malades, pourquoi tu fais ca?”. C’était en pleine crise financière. “Pourquoi tu fais ça? C’est pas possible. Tu peux pas.” Etcetera. “T’as un CDI, c’est bien, tu es bien payé”.
Les seuls qui m’ont supporté c’est ma famille évidemment parce qu’ils croyaient tout simplement en moi. Je pense que la confiance en soi est primordiale.
On peut ne pas avoir confiance en soi, se dire : “Ouais mais non je vais pas y arriver” mais sincèrement, il faut essayer de le dépasser. Comme je le dis toujours, il y a du travail pour tout le monde si vous avez un petit grain de folie, une petit patte, une petite énergie, un bon relationnel, ou je sais pas, un truc.
Par exemple, j’ai une étudiante très jeune, elle doit avoir vingt ans. C’est une illustratrice comme je n’en ai pas vu depuis très longtemps dans ma vie. Elle n’a pourtant pas du tout confiance en elle, elle trouve que tout ce qu’elle fait est nul, que c’est moche que c’est pas assez professionnel. Personnellement, je vendrai à 1000 euros le dessin sans problème.
Je lui est dit : “Ma cocotte faut que tu te bouges, tu te fais un portefolio, un beau cv, un portail web et tu y vas”. Elle s’est créer un Instagram et en une semaine, elle avait deux mille followers.
Avoir un contrat, un premier contact, faire une carte de voeux pour le baptême de votre petite nièce, c’est des petites choses comme ça qui donnent confiance.
Tout vient d’abord par la famille et les amis puis petit à petit ça grandit et vous commencez à avoir des clients qui vous paient un peu des sous. Vous commencez à monter un petit peu vos tarifs et c’est parti.
Donc vraiment mon conseil c’est de ne pas avoir peur. Surtout que maintenant, vous êtes à Bruxelles et il y a des formules qui n’existaient pas à mon époque. Celle que je trouve génialissime et que vous connaissez peut être, c’est la SMART. C’est un organisme, smart.be qui comme Merveille.be, permet de conserver vos allocations sociales, donc les allocations de chômage et de travailler en même temps comme freelance.
Le jour où vous travaillez, vous devez cocher un petit formulaire et ces journées-là, vous n’êtes pas payé par le chômage mais par votre prestation. Vous n’avez pas besoin de comptable, il n’y a pas trop de formalités administratives et il n’y a pas de plafond maximum. C’est vraiment un statut génial que vous pouvez avoir même en travaillant en tant qu’employé.

Merci beaucoup! En tout cas, si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me contacter par mail, je vous répondrais si j’ai un peu de temps. Merci beaucoup ! Au revoir. »

Kikk in Town

Brault, Maryline
Rits, Elodie

Le festival de Kikk a été fondé en 2011 à Namur. Il s’est donné comme missions de lier le monde de l’art, des sciences et de la technologique avec l’organisation de différents événements. Pour la 8e édition de ce festival, il y a eu notamment des expositions, des conférences, des fablabs et des masterclass ou workshop. L’édition de cette année, Species and Beyond, s’est fait une volonté de relier le monde du digital avec les espèces et la nature.

Comme le festival traite de la culture numérique, c’est une activité qui s’inscrit dans la semaine du numérique mais aussi dans le cadre nos cours. De plus, comme elle est composée d’expositions et de conférences, ainsi que d’un parcours dans la ville, il s’agit d’une expérience complète qui peut nous fournir beaucoup d’informations ainsi que d’inspiration pour notre projet d’année.

Ses principaux concurrents en Belgique sont notamment Konect, un festival digital ayant lieux à Liège à la mi-octobre, TechSummit prenant place à Bruxelles pendant le mois de juin, Digital Contemplation en novembre à Villers-la-ville, ainsi que le festival nomade Transnumérique qui aura lieux à Louvain cette année de mars à mai.  Nous retrouvons également des festivals ayant cette thématique un peu partout en Europe, en France (Instants Vidéo, Viva technology ou Festival des arts numériques), à Berlin (Transmediale), en Italie (Netmage), en Espagne (Artfutura,Digital Entreprise Show), au Portugal (Meetup).

Les activités sur place

Le public ciblé par le festival de Kikk in town était assez diversifié. Lors des conférences nous retrouvions beaucoup de professionnels dans diverses branches du digital. Les expositions, elles, regroupent beaucoup de jeunes familles, adolescents ou jeunes adultes qui visitent et découvraient les créations d’artistes du digital. Le tout étant assez éclectique ce qui permettaient de véritablement démontrer que le festival était pour tous.

Les activités se présentait en deux parties. La première était composée d’expositions, la deuxième de conférences. Nous avons décidé de dédier la matinée du 2 novembre à visiter les expositions puis l’après-midi à écouter des conférences.

Expositions

Oeuvre Water par Leonardo Cantoni, Reajane Crescenti et Raquel Kogan.
Photographe : Maryline Brault

Les deux premières œuvres que nous avons observés nous ont fait vivre un choc contradictoire de par l’endroit où celles-ci étaient installées. Water était une œuvre composée d’un miroir flexible sur le sol permettant avec le poids et les mouvements d’une personne de changer la position des reflets produits par des projecteurs sur les murs. Ces reflets se projettent sur le plafond donnant cette impression de fluide.

La deuxième œuvre en place s’appelait Monolith. Il s’agit de 2400 tiges en acrylique qui bougent sur un écran. Le mouvement de ses tiges offre la vision d’une animation en mouvement qui se déplace au fur et à mesure que les tiges bougent.

Ce qui nous a frappé, c’est  le contraste qui nous était présenté puisque des œuvres très actuelles et innovantes étaient présentées dans un cadre ancien, à l’intérieur de la cathédrale de Namur. Au même moment que notre visite à la cathédrale, une messe avait lieu , donc notre visite a été accompagnée par les chants des croyants.

Photographe : Maryline Brault

Nous avons ensuite entamé une série de petite expositions virtuelles via une application offrant des expériences de réalité augmentée. Nous devions scanner des bornes sur lesquelles étaient imprimés des codes QR via l’application. Celle-ci nous offrait une expérience unique, parfois déconcertante, hypnotisante ou même décevante puisque certaines ne marchaient pas.

 

 

 

Screen du GSM d’Elodie Rits
Screen du GSM d’Elodie Rits

 

 

 

 

 

 

 

 

Au travers de notre promenade dans Namur, nous avons vu beaucoup de petites expositions solitaires qui contenaient une seule oeuvre. Notamment, le Woodpeckers qui ressemblait à des piverts frappant sur un métal qui entoure les arbres. Ceux-ci réagissent aux ondes de notre smartphone. Lorsque nous approchions il frappait l’arbre de manière plus frénétique mais la différence était assez légère puisque l’environnement même était rempli de ce type d’ondes et nous permettait de voir à quel point ces ondes sont constantes dans notre environnement urbain.

L’espace contenant les oeuvres les plus intéressantes se trouvait à l’École Sainte-Marie, elle contenait des oeuvres qui défiaient les logiques de la nature et étaient autant dérangeantes qu’incroyables. Nous retrouvions notamment ;

Phonofolium, une technologie qui permettait de transformer en son les vibrations des plantes aux touchés. Un peu comme les voix des plantes, dès que les visiteurs touchaient les feuilles celles-ci émettaient une plainte douce qui résonnait dans le hall de l’école.

Edge of Chaos, une arbre fabriqué entièrement avec des blocs de cartons qui s’ouvrent et se referment, bougent, s’allument et s’éteignent en un ballet de lumières et de mouvements au fur et à mesure que nous avançons dans l’espace réservé à l’oeuvre.

The Timid Wilderness est une fleur technologique qui est plongée dans le noir et qui est éclairée par des lumières ultraviolets. Celle-ci réagit au bruit pour se refermer.

Sonic Jungle est une oeuvre dans laquelle nous nous retrouvons au sein d’une forêt de lianes tombantes qui lorsque nous circulons dans son environnement émettent des sons discrets et chaque plante à son propre son qui est caractérisé et unique.

Cette espace particulier nous a vraiment plongées dans le thème du festival, nous faisant remettre en question le lien entre la technologie, la société et la planète. Nous avons eu des opinions différentes sur ce que les oeuvres nous évoques individuellement. Elodie a vue toutes ces expositions et, particulièrement, cette espace comme une manière de nous ouvrir sur les différents moyens technologiques dont on dispose pour mieux comprendre notre planète et l’aider. Cela lui évoque de l’espoir dans une humanité égoïste et plongé dans le consumérisme. Maryline pour sa part à vue cette exposition comme un éventuelle problème de société qui incite le remplacement des plantes par la technologie, notre planète étant peuplée de différentes espèces, l’humain choisi de remplacer les arbres, les plantes et les êtres vivants par des machines pour leur enlever la honte de la destruction que les humains amènent. Nous avions donc des opinions assez drastiquement opposés mais tout aussi valable l’une que l’autre.

Conférences

Par la suite, nous avons assisté à plusieurs conférences en après-midi. La première conférence a été particulièrement intéressante. Un conférencier américain spécialisé dans le Storytelling, Graham Mc Donnell du New York Times, est venu nous présenter les bases de comment présenter une histoire, attirer l’attention et la garder.

Ensuite nous avons assisté à une présentation d’artistes britanniques, Thomson et Craighead, qui présentaient les différents oeuvres qu’ils créaient basés sur la technologie. Une sur les fuseaux horaires nous a particulièrement intéressées puisqu’elle a pu nous être utile dans le cadre de notre projet de fin d’année. Cette présentation nous démontre l’utilité de ne pas osé pousser nos idées jusqu’au bout qui pourrait nous faire passé à côté de quelque chose qui pourrait être géniale. Ces artistes démontrent que de simple idées développées et testées permettaient de créer des oeuvres hors du commun.

Quand retire t’on?

Dans le cadre de notre visite nous avons pu voir plein de technologies embarquées dans les différents expositions ; de la réalité augmentée, un écran avec tiges lumineuses en acrylique, des petits hauts parleur flottants, des méduses reliées à un poumon,des tubes reliés à des fleurs produisant des sons lorsqu’il y avait des mouvements,un arbre avec une structures en cube qui se déplaçait et changeait de luminosité lorsqu’il y avait du mouvement. Des fleurs artificielles qui s’ouvraient ou se fermaient grâce aux sons, des plantes qui émettent un bruit lorsqu’on caresse le dos d’une feuille. Des écrans qui forment une chorale qu’on peut diriger avec une baguette. Des Piverts en acier qui réagissaient aux ondes. Des Impressions de structure en 3D confronté à une ruche, un film graphique autonome suivant des algorithmes, de l’impression 3D de visage à partir d’ADN retrouvés sur des chewing-gums et autres déchets, des sculptures augmentées sur un écran avec projecteur, de l’impression 3D de sculptures et différentes timbales reliés entre elles qui vibraient et faisaient bouger des perles.

Toute ses technologies nous ont permis de remettre en question notre monde autant au niveau technologique qu’environnemental. Ce qui amène à débattre clairement entre deux opinions déontologiques contradictoires ;  nous retrouvons une transformation massive de l’environnement dans les expositions vues. On y voit une transformation d’espèces de manière totalement numérique et mécanique (arbre, fleur, …). On y voyait un remplacement et une dénaturation de l’environnement ce qui en soit pose des problèmes au niveau éthique puisque nous avons besoin des plantes et des arbres pour respirer. Mais également on y voit de l’espoir en l’humanité de chercher à vivre avec les espèces et leur facilité la vie notamment en leur donnant une voix, ou une protection mécanique pour les aidés à se protéger.

Plusieurs améliorations auraient pu être apportées dans le festival en général notamment que l’application ne contenait pas de GPS, pour les habitants de Namur le parcours est très simple mais pour les visiteurs celui-ci n’était pas vraiment facile à retrouver. Cela n’était pourtant pas le but. Ils auraient pu offrir plus de de soutien pour les usagers en offrant le parcours en suivi puisqu’en plus celui-ci se faisait à l’extérieur, dans la ville. Cela aurait simplifié le parcours et ils auraient pu être reliés simplement à Google Maps.

Certaines conférences manquaient de descriptif notamment Not here le vendredi entre 3h30 et 4h10 en après-midi. La conférence faisait référence à l’art contemporain, l’internet et la société selon le guide offert à l’entrée de Kikk. Lors de la conférence nous avons rencontré des artistes avant-gardistes qui utilisent internet pour créer de l’art notamment au niveau mondial pour relier les différents pays ensemble et créer des espaces où la distance n’a plus lieux d’être. Cela parlait en effet de contemporain, d’internet et de société, cependant nous ne nous attendions pas à ce genre de présentation avec le descriptif se trouvant dans le guide.

Des expositions, tel que Water aurait nécessité d’être entretenu régulièrement puisque l’effet imprégnant dans l’activité était dû à des effets de miroirs. Lorsque nous avons visité le vendredi, le nettoyage aurait donner une activité beaucoup plus agréable aux utilisateurs.

Notre domaine dans tout ça?

D’abord nous retrouvons plusieurs liens avec différents cours que nous avons à l’ISFSC. Particulièrement le travail de fin d’année. Dans le cours de Gestion de projet 1, nous avons retrouvé dans le festival beaucoup de présentation liés à de la réalité virtuelle mais également différents autres oeuvres qui utilisaient d’autres technologies et cela nous a permis de ne pas rester centrées sur l’application mais bien d’ouvrir nos horizons à tout le musée dans notre projet. On pouvait également voir un projet d’une ampleur bien plus grande qu’un simple centre mais bien qui inclut la participation de toute une ville, cela nous a permis de repérer les imperfections liés au grands espaces d’expositions et aux problématiques des utilisateurs lorsqu’ils doivent se déplacer pour pouvoir visiter tout l’espace d’exposition.

Ensuite, l’aspect de la mise en place de la réalité augmentée et sa scénarisation qui se rapporte bien à notre cours de Scénarisation Interactive. Nous avons également eu plein d’idées de scénarisations et de guides sur comment attirer et conserver l’attention du spectateur / lecteur / visiteur lors de la conférence en après-midi.

Tout l’aspect de la communication du festival, de sa publicité et le contact avec la presse nous relie à notre cours de Communication Transmédia.

Le Kikk Market nous reliait également au cours de Métier du Digital car en circulant entre les stade de présentation cela nous a permis de voir tout l’étendu des métiers travaillant dans le monde digital et pas uniquement les métiers liés à notre discipline mais également ceux avec qui nous serons amenés ultérieurement à travailler, dessinateur, illustrateur, programmeur, …

Toute le festival était également lié aux cours de Plateforme Collaborative car ils nous permettait d’entrevoir les évolutions du futur dans notre domaine et avoir une idée de comment celui-ci va évoluer.

Creative Lab dans tout ça?

Après avoir vu toute les visites liés à ce cours, nous pouvons faire des parallèles avec chacune d’elles ;

Le festival était aussi bien situé en extérieur qu’en intérieur alors qu’à BelExpo n’était placé que dans le bâtiment du Bel. L’expérience était moins interactive mais plus complète et touchait un public plus large que les enfants.

Celle des Nuits sonores et de l’European Lab du Bozart dans laquelle on pouvait aussi retrouver des créations artistiques qui nous poussait à porter un autre regard sur la société ainsi que les inventions présentées qui permettait d’améliorer notre quotidien.

La visite de Vision nous à offert des oeuvres défiant la gravité et les sens comme pour Melting memories dans le festival. Elles nous faisaient remettre en question ce que nous voyons réellement et de ce que nos autres sens perçoivent.

Living Tomorrow nous à amener une vision d’un futur possible et le festival nous a permis également de l’appréhender de manière digital et dans un avenir très proche.

Finalement, nous pouvons conclure que cette visite fut extrêmement enrichissante et riche d’idées nouvelles et de remises en question sur notre planète, notre environnement mais également sur la façon que nous allons la concevoir de manière individuelle.

Sources

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